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برنامج مكافآت - Rewards Program | 28 juin 2007

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الهجمات الوشيكة: اذا كان في حوزتك معلومات تتعلق بهجوم وشيك من قبل المتمردين او الارهابيين ضد المدنيين أو عن البنية التحتية أو الاماكن العامة أو مصالح الولايات المتحدة، نطلب منك أن تفيد بهذه المعلومات فوراًً بالإضافة إلى إبلاغ قوات الشرطة المحلية.

التطرف العنيف والارهاب: تريد حكومة الولايات المتحدة أن تدعم السلام والإستقرار في جميع أنحاء العالم. فإن المنظمات التي تعزز وتستخدم الإرهاب كأداة لتحقيق مآربها والمتطرفين الذين يلجأون للعنف بالإضافة إلى هؤلاء الذين يدعمون النشاطات العنف كلهم يريدون تقويض مستقبل بلدكم. إن المكافآت متوفرة مقابل معلومات محددة والتي يمكن التحقق من صحتها والتي تساعد على إلقاء القبض او حرمان الإرهابيين من الملاذ والتأييد، مثل معلومات عن:

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  • الافراد أو الجماعات الذين يحصلون على متفجرات و أسلحة أخرى لإستخدامها ضد المدنيين أو أهداف حكومية
  • الأفراد أو الجماعات المتورطة في التفجيرات (شراْالقطع،البناء، الإستهداف أو التجنيد)
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  • الافراد او الجماعات الذين يجنّدون ويسهّلون ويجمعون التبرعات ويقومون بأي عمل لمساندة الارهاب
  • الافراد الذين يزوّدون الارهابيين بوثائق لتسهيل تنقلاتهم بين الدول
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  • الأشخاص أو المنظمات المتورطة في تصنيع الاسلحة والذخيرة والمتفجرات والمعدات التي يمكن إستخدامها في المتفجرات

أشخاص ذو أهمية قصوة: تُمنح مكافآت للأشخاص الذين يوفرون معلومات التي قد تستخدم مباشرةً للقبض على قادة المتطرفين والمنظمات الإرهابية.

هذه المعلومات قد تتضمن التالي:

  • المكان الحالي و نشاطات هؤلاء الاشخاص
  • مع من يتقابل هؤلاء الاشخاص وما هي مخططاتهم المستقبلية
  • البنية التحتية الداعمة لهؤلاء الاشخاص من ضمنها مصادر التمويل
  • الاشخاص الذين يدعمون أو يساعدون هؤلاء الاشخاص

منع إنتشار الاسلحة: تُمنح مكافآت للأشخاص الذين يوفرون معلومات محددة التي يمكن التحقق من صحتها والتي تساعد على منع إنتشار الاسلحة وقدرات إنتاجها للمتطرفين والمنظمات الإرهابية. تُمنح مكافآت للمعلومات المحددة التي يمكن التأكد من صحتها عن:

  • مواقع تخزين المواد المستخدمة في تركيب هذه الاسلحة
  • معلومات عن أشخاص أو جماعات متورطة في تهريب هذه الاسلحة وتجهيزاتها
  • شحنات غير عادية تتضمن معدات تقنية عالية والتي قد تستخدم في تصنيع وإنتاج هذه الاسلحة

Publié par ihajjiten à 08:30:44 dans Terrorisme ... | Commentaires (0) |

Un ancien agent du MI5 explique que le 11 septembre était un coup monté de l'intérieur | 21 juin 2007

Un ancien agent du MI5, David Shayler, qui avait déjà dénoncé le gouvernement britannique d'avoir versé à Al-Qaïda £200.000 (300.000€) pour procéder à des assassinats politiques, a refait parler de lui en faisant part de son intime conviction selon laquelle le 11 septembre était un coup monté de l'intérieur afin de créer un état d'urgence permanent en Amérique et de paver la route pour les invasions de l'Afghanistan, de l'Irak et en dernier ressort, de l'Ian et de la Syrie.

David Shayler a rejoint le MI5 en octobre 1991 et y a travaillé pendant cinq ans. Il a d'abord intégré la branche F (contre-subversion) en janvier 1992, puis il a travaillé à la branche T (terrorisme irlandais) d'août 1993 à octobre 1994. Il a quitté cette organisation en 1996.

Shayler a fait une apparition sur le Show d'Alex Jones pour lancer ce qui sera une campagne publique plus vaste pour informer [le plus grand nombre] au sujet des questions relatives au 11 septembre [demeurées sans réponses] ainsi que la corruption gouvernementale. Une fois encore, en s'exprimant, Shayler a risqué la prison. Le gouvernement britannique dispose d'une façon légale de le bâillonner et de l'empêcher de parler de son travail durant ses années au MI5. Mais comme ce dont Shayler a discuté avait déjà été rendu public [par ses soins] (une des conséquences fut son emprisonnement à deux reprises distinctes), il se sent à présent plus serein en apparaissant au grand jour.

Shayler a fouillé dans ses anciennes enquêtes ainsi qu dans les preuves qui ont conduit certaines personnes au sein du MI5 de conclure que les Israéliens avaient plastiqué leur propre ambassade en juillet 1994. Shayler a déclaré que les Israéliens avaient monté une machination contre deux Palestiniens qui sont toujours, à ce jour, en prison.

"La même chose est arrivée à deux Palestiniens qui furent inculpés de conspiration dans l'attaque de l'ambassade israélienne en Grande-Bretagne en 1994. Mais le MI5 n'a pas rendu public deux documents qui démontraient leur innocence. Le premier document indiquait que c'était un autre groupe qui avait mené les attaques ; et le deuxième, relatait la conviction d'un officier du MI5 selon laquelle les Israéliens avaient vraiment plastiqué eux-mêmes leur propre ambassade, par explosion contrôlée, afin de tenter d'obtenir une meilleure sécurité. Ces documents n'ont jamais été produits au juge du tribunal et à plus forte raison à la défense."

Shayler a expliqué que ses soupçons à propos du 11 septembre se sont éveillés pour la première fois lorsque le parcours habituel des enquêtes sur la scène du crime a été entravé par l'envoi maritime immédiat des décombres saisis vers la Chine.

"En fait, déranger une scène de crime est un délit et, pourtant, dans l'affaire du 11 septembre, tout le métal des buildings a été envoyé par bateau en Chine. On n'a fait aucune expertise sur ce métal. Et bien, cela me suggère qu'ils n'ont jamais voulu que quiconque examine ce métal parce qu'il n'aurait pas fourni la preuve qu'ils voulaient pour montrer aux gens que c'était [l'œuvre d'] Al-Qaïda."

Shayler a poursuivit en balayant la théorie de l'incompétence.

"Plus je m'intéresse à cette affaire, plus je réalise qu'il ne s'agit pas d'incompétence. Les officiers du FBI étaient partout dans le pays. Il est évident que c'est Colleen Rowley qui a réussi à obtenir une audition au Congrès et qu'il y avait sûrement une tonne de preuves." "Il y a tellement de questions qui nécessitent une réponse ! On a passé outre les protocoles au sein de la défense nationale ; des personnes ont été activement empêchées de mener leurs enquêtes. Il ne s'agit pas d'un hasard, ils avaient conscience que des renseignements indiquaient ce type d'attaques. Il y a eu des interceptions par le FBI dans les jours qui ont précédé les attaques qui le prouvent. Lorsque vous examinez tout cela, [il est évident que] les services de renseignements étaient au courant. Pourtant on les a empêchés de faire leur boulot, on les a empêchés d'essayer de protéger les Américains, et cela est criminel."

Puis Shayler est entré dans les détails, expliquant que ces preuves suggèrent que l'attaque a été conçue à l'origine pour être d'une bien plus grande envergure, et qu'il s'agissait d'une tentative de coup d'état violent destiné à décapiter l'ensemble du gouvernement, pour servir de prétexte à l'instauration de la loi martiale.

"Donc, vous observez une situation dans laquelle vous avez presque un coup d'état, parce que vous devez garder présent à l'esprit qu'il y avait des armes qui ont été découvertes sur les avions qui n'ont pas décollé le 11 septembre. A présent, les gens pensent forcément qu'ils allaient peut-être attaquer la Maison-Blanche et le Capitole. Pour moi, cela ressemble à une tentative de détruire le gouvernement américain et de déclarer l'état d'urgence. En fait : un coup d'état, un coup d'état violent." "On se pose tellement de questions là-dessus ! Et vous vous rendez compte une nouvelle fois qu'aucune demande de renseignements ne peut aller au fond des choses. [Ces gens-là] ne prennent pas en compte l'ensemble des preuves. Le plus souvent, lorsque qu'ils témoignent sous serment, ils ne produisent aucune preuve, alors qu'ils devraient le faire, particulièrement parce que c'est sous serment."

Shayler a affirmé sans ambiguïté que ces attaques avaient été planifiées et exécutées au sein des décideurs du complexe militaro-industriel..

"Ils ont laissé cela arriver. Il l'ont fait arriver afin de créer une étincelle qui permette de déclencher l'invasion de l'Afghanistan et l'invasion de l'Irak ; et, bien sûr, ce qu'ils essayent de faire maintenant est la même chose pour envahir l'Iran et la Syrie."

Shayler a fini par mettre en doute la nature hautement suspecte de l'effondrement des tours jumelles et du Building no7 - les premiers gratte-ciel de l'histoire qui se sont effondrés le même jour, à cause des seuls dégâts causés par un soi-disant incendie.

"J'ai vu les résultats d'explosions terroristes et ce genre de choses. Aucune explosion terroriste n'a jamais fait s'effondrer un gratte-ciel. Lorsque l'IRA a placé quelque chose comme des tonnes d'explosifs artisanaux en face du bâtiment du Baltic Exchange à Bishopgate et qu'ils ont déclenché cette bombe, toutes les vitres se sont brisées, le building a un peu tremblé, mais personne n'a jamais cru que le building pouvait tomber. Cela n'obéit pas aux lois de la physique. Les buildings ne tombent pas ainsi, [du moins] de la façon dont le World Trade Center s'est effondré [le 11/09/2001]. Vous disposez donc d'une comparaison des deux: si l'on compare l'effondrement du building no7 à celui des tours nord et sud, on constate que c'est la même chose : elles ont été [volontairement] démolies."

David Shayler a rejoint plusieurs dénonciateurs récents et crédibles avec lesquels il partage les mêmes sentiments au sujet de la véritable histoire qui se cache derrière le 11 septembre. [Il y a d'abord] Morgan Reynolds, l'ancien chef économiste du Ministère du Travail lors du premier mandat du Président George W. Bush. Il a publiquement mis en doute au début du mois [de juin 2005] l'effondrement inexpliqué du Building no7. Et aussi, Paul Craig Roberts, ancien Secrétaire-adjoint au Trésor sous la Président de Reagan, a fait part, la semaine dernière, de ses inquiétudes en déclarant que l'Administration Bush commettait les mêmes erreurs que les Nazis lorsqu'ils envahirent la Russie à la fin de l'hiver. Roberts met sérieusement en doute l'explication officielle du 11 septembre

Publié par ihajjiten à 09:34:07 dans Dossiers | Commentaires (1) |

L'homme d'al-Qaïda | 21 juin 2007

À une époque, il était proche d'Oussama ben Laden. Il a une connaissance approfondie de la logistique d'al-Qaïda, de son financement et de son réseau au sein de l'armée pakistanaise. Pourtant les services secrets des Etats-Unis n'ont pas été capables de l'attraper.

Ghulam Mustafa, 38 ans, a été appréhendé à Lahore,  et aucune charge n'a été retenue contre lui : on s'attend à ce qu'il disparaisse dans un "trou noir" et qu'il se fera tranquillement oublier.

Pourquoi ? Parce que Mustafa était auparavant le chef des opérations pakistanaises d'al-Qaïda et qu'il a des histoires à raconter. Et les autorités du Pakistan préfèreraient qu'on ne les entende pas, surtout pas les Américains, même si Islamabad est un membre signataire de la "guerre contre le terrorisme".

L'ascension et la chute de Mustafa fournit une étude de cas très intéressante sur les complexités du pouvoir pakistanais et sur les forces puissantes qui font des services secrets et de l'armée de ce pays des alliés des Etats-Unis si imprévisibles.

La fabrication d'un Djihadi

Mustafa vient du Pendjab, où il fut, pendant un temps, le dirigeant du Jamaat-i-Islami, le parti islamique le plus important du Pakistan. Dans les années 1980, pensant que l'idéologie du parti était diluée par la politique électorale, il est parti en Afghanistan rejoindre les Moudjahidin dans leur lutte contre les forces soviétiques occupantes.

Son éducation et la clarté de sa pensée sur les questions idéologiques l'ont rapidement conduit dans le camp des combattants arabes de ce pays et il ne fallut pas longtemps pour qu'il entre dans le cercle rapproché de ben Laden.

Pour Mustafa, connu aussi sous son nom de Djihadi, Omar, ou Shahjee pour ses amis, 1989 s'est avérée être une année déterminante sur deux fronts.

D'abord, lorsque les Soviétiques se sont retirés, l'Inter-Services Intelligence (ISI) [les services secrets pakistanais] décidèrent de "remporter" au moins une ville afghane, dans laquelle ils pourraient établir un gouvernement moudjahidin fantoche et le faire reconnaître par la communauté mondiale. C'est Jalalabad qui fut choisie. Les principaux commandants de la résistance afghane, comprenant des Arabes, des Pakistanais et des Afghans, furent rassemblés dans une cellule de l'ISI pour accomplir cela. Ben Laden et Mustafa faisaient tous deux partie de cette cellule.

Ensuite, le soulèvement au Cachemire a lui aussi débuté en 1989. L'ISI était impliqué dans la fourniture de logistique et le soutien financier, à la fois aux Cachemiris du Cachemire administré par l'Inde, combattant l'injonction de Delhi, et aux partisans de la lutte armée, basés au Cachemire administré par le Pakistan, engagés dans des activités transfrontalières.

Un grand nombre de ces militants étaient entraînés à la guérilla dans des camps de guerre, établis par la résistance afghane, dans et autour de Jalalabad. l'ISI affecta Mustafa à la surveillance de ces opérations, conjointement avec ben Laden, ce qui le rapprocha encore plus du dirigeant d'al-Qaïda.

Pendant ce temps, Mustafa avait pénétré en profondeur le cercle de Syed Mubarik Ali Gilani, un Soufi révéré et gardien du mausolée de Mian Mir à Lahore, d'où l'ISI gère l'un de ses réseaux les plus efficaces. (Daniel Pearl, le journaliste étasunien assassiné, s'était rendu au Pakistan, ce qui lui fut fatal, pour enquêter sur le réseau de Gilani).

S'occupant, pour le compte de l'ISI, des questions de logistiques et financières des Moudjahidin cachemiris, Mustafa est entré en contact avec des officiers de l'armée du 10ème Corps, qui étaient impliqués dans les opérations au Cachemire.

C'était vraiment lui qui aiguillait les contacts entre ben Laden et l'armée en faisant en sorte que les partisans de la lutte armée soient entraînés en Afghanistan.

Ainsi, Mustafa avait deux casquettes : celle de coordinateur en chef des activités des agitateurs au Cachemire et celle d'organisateur des transferts d'argent et de ressources humaines pour al-Qaïda, du Pakistan vers l'Afghanistan et vice-versa.

Après le 11 septembre 2001, Mustafa s'est vu confier le cercle pakistanais d'al-Qaïda. Ses missions de bases comprenaient la coordination entre ben Laden et ses partisans au Pakistan. Il prenait ses ordres directement auprès de ben Laden et les transmettaient aux hommes d'al-Qaïda, éparpillés dans tout le Pakistan. Il était aussi toujours impliqué pour al-Qaïda dans les questions financières.

Cependant, à ce moment, le Pakistan avait rejoint la "guerre contre le terrorisme" et subissait la pression de Washington pour livrer les membres d'al-Qaïda.

Le 11 août 2004, le beau-frère de Mustafa, Usman, fut arrêté à Islamabad en relation avec de prétendues activités de sabotage dans la capitale. Des appels du téléphone d'Usman permirent de remonter à Mustafa à Karachi et il fut, lui aussi, arrêté.

Les appels du minaret

À ce stade, deux personnalités religieuses prééminentes sont entrées dans l'histoire. Ghazi Abdul Rasheed et Maulana Abdul Aziz, les fils Maulana Abdullah, le dirigeant religieux assassiné de la Mosquée Lal d'Islamabad. Abdallah était un proche du dictateur, aujourd'hui décédé, le Général Zia ul-Haq. Ses sermons du vendredi étaient populaires parmi les militaires et les fonctionnaires et il prêchait souvent la cause du Djihad.

Ses fils ont poursuivi son héritage : ses appels au Djihad et son mysticisme. Ils ont été la force motrice d'un décret religieux, insistant sur le fait que le personnel militaire pakistanais tué dans des combats contre des membres tribaux du Waziristân méridional se verraient refuser un enterrement musulman.

Ils appelaient littéralement à la mutinerie au sein de l'armée, ce que certains ont d'ailleurs considéré. Cependant, étant données les origines et l'influence des deux frères, le gouvernement préféra ignorer leurs bravades.

Mais après l'arrestation de Mustafa et d'Usman, [les autorités] récupérèrent la voiture d'Usman, qui avait été possédée par l'un des frères, Rasheed. Pour le Président-Général Pervez Musharraf, ceci constituait une preuve claire du lien qui existait entre la Mosquée Lal et al-Qaïda.

Les ordres d'arrestations furent émis au plus haut niveau, mais les frères réussirent à s'échapper de leur séminaire — tuyautés par des sympathisants dans les forces de sécurité.

Tandis que les frères se cachaient, le ministre des affaires religieuses et le fils du Général Zia, Ejaz ul-Haq, rencontrèrent Musharraf pour lui expliquer que si le gouvernement osait toucher à un cheveu de ces deux hommes, il serait anéanti.

Musharraf en fut convaincu et les frères retournèrent au pupitre de la Mosquée Lal après avoir passé un accord avec Ejaz.

Dans l'entrefaite, Mustafa et Usman se trouvaient toujours dans des centres d'interrogatoire séparés de l'ISI. Détenu dans un refuge à Karachi, Mustafa expliqua clairement les liens puissants qui l'unissaient avec ben Laden, des responsables de l'armée et la lutte cachemiri.

Craignant très probablement que Mustafa, qui savait beaucoup de trop de choses, puisse impliquer le Pakistan, l'ISI ne l'a jamais remis aux services secrets des Etats-Unis. À la place, ils le remirent entre les mains de la police, qui l'emmena à un tribunal antiterroriste. Ce qui est peut-être surprenant, c'est que le tribunal ne retint aucune charge contre lui et il fut relâché en septembre.

Mais désormais, Mustafa était souillé et al-Qaïda n'aurait plus rien à faire avec lui, puisqu'il était considéré comme marqué.

Un nouvel ennemi

Faisant partie du "courant dominant" d'al-Qaïda, Mustafa croyait avec ténacité que le Djihad devrait être livré contre les Etats-Unis, mais pas contre les pays musulmans pro-américains.

Une faction d'al-Qaïda au Pakistan, emmenée par le Cheikh Essa, pense que tous les sympathisants des Etats-Unis sont des cibles, qu'ils soient ou non musulmans.

Lorsque Mustafa fut arrêté pour la première fois, un grand nombre de ses supporters, amers que l'Etat se retourne contre l'un de ses meilleurs atouts, rejoignirent le camp d'Essa. Ces supporters mécontents d'al-Qaïda ont été derrière plusieurs tentatives d'attaques contre la vie de Musharraf. Les Djihadistes et des militaires firent aussi quelques tentatives pour assassinat Musharraf.

Maintenant que Mustafa se trouve de nouveau en détention, on s'attend à ce qu'encore plus de personnes rejoignent la vision radicale d'Essa, qui inclut de prendre Musharraf pour cible.

En même temps, les autorités mettent la Mosquée Lal au pied du mur. Alors qu'elles sont trop effrayées pour les arrêter, Ghazi Abdul Rasheed et Maulana Abdul Aziz ont été déclarés "terroristes" et "criminels recherchés".

C'est une mesure dangereuse, étant donné que l'accord passé entre Ejaz et les frères semeurs de discorde était qu'en échange de leur liberté, ils utiliseraient de leur influence partout où c'est possible pour freiner ceux qui poursuivent Musharraf.

Mustafa est peut-être hors de vue, mais sa détention échauffe déjà un mélange explosif.

Publié par ihajjiten à 09:29:12 dans Dossiers | Commentaires (0) |

Document confidentiel de l'armée algérienne | 20 juin 2007

Le 1er juin 2000, le quotidien français "Libération" faisait état d'un "document confidentiel" élaboré par un "groupe d'une douzaine d'officiers travaillant autour du général Touati, considéré comme l'idéologue du régime" algérien. "Libération" indiquait que ce document envisageait une "rupture radicale avec le multipartisme" par la "dissolution de tous les partis" : c'est ce document qui, selon "Libération", servirait "de base au débat qui se déroule [depuis quelques mois] dans le cadre de la commission de réforme de l'Etat". Depuis le début des événements en Kabylie, nombre d'indice confirment cette hypothèse. D'où l'importance de ce document dont nous publions ci-après, en exclusivité, l'intégralité.

ANALYSE DE CONJONCTURES DES ORIGINES RECENTES DE LA
CRISE AUX PERSPECTIVES

QUOI FAIRE, COMMENT ET POURQUOI ?

La proximité d'autres échéances électorales (des élections de plus et une démarche de trop) dans un contexte dont les paramètres déterminants ne sont pas encore assez identifiés pour pouvoir fournir une lecture d'un avenir démocratique nous incite à de nouvelles interrogations.

Quel enjeu fondamental et quelles orientations pour le gagner sachant que toutes les voies empruntées depuis la " création " du pluralisme politique n'ont mené que vers des impasses et que toutes les démarches entreprises sont vite devenues obsolètes devant la persistance de la crise ?.

Progresser encore sur la même voie ou entreprendre une autre démarche qui ne soit pas en rupture radicale avec le passé risquerait, sans nul doute, de reconstituer les. mêmes conditions de l'échec et d'éloigner définitivement l'espoir qu'une solution de sortie de crise existe quand même.

Aussi, serait-il illusoire de croire arriver à œuvrer à la recherche de solutions aux tensions existantes sans prendre en considération l'exacte mesure des problèmes et l'identification des éléments de rupture à introduire dans la tendance lourde qui imprime son rythme à l'évolution de la crise.

I. CONSTAT
Comment comprendre que sur le plan de l'organisation actuelle politique, économique, associative, sècuritaire ou sur celui des rapports entre les trois pôles triangle (pouvoir, partis, populations), il n'y ait pas eu d'implications positives sur la situation politico-sécuritaire à part des accalmies qui pourraient être interprétées comme étant des pauses stratégiques, observées par les terroristes à l'effet d'adopter des stratégies plus appropriées pour contourner la montée en puissance des forces de sécurité dans leur adaptation à un phénomène pour lequel elles n'étaient pas préparées ?.

Une partie majoritaire (prépondérante) de la réponse trouverait les éléments explicatifs dans l'origine récente de la crise.

II. DES ORIGINES RECENTES DE LA CRISE
L'Algérie, dispose-t-elle d'un paysage politique nouveau ?. Principalement, trois partis politiques, le FLN, le MDA (qui a disparu) et le FFSexistaient (les deux derniers dans la clandestinité) antérieurement à la création du multipartisme.

Les autres partis n'ont été que le produit de la reconduction de courants politiques " clandestins " vers leur légalisation.

Toutes les oppositions au FLN (parti unique) ont été consacrées partis politiques en opposition au même FLN qui symbolisait et symbolise toujours le système à abattre.

D'où proviendraient alors l'émergence du FIS et pas d'autres partis politiques ?.

Principalement, trois facteurs pourraient l'expliquer :

- L'ancrage sociologique du FFS (voulu ou naturel) en Kabylie

- Répression en octobre 1988 concentrée sur la gauche

- Récupération par Ali Benhadj le 10 octobre 1988 des événements d'octobre et réception à la présidence de la république du même Ali Benhadj et de Abassi Madani consacrés ainsi interlocuteurs représentants de la mouvance islamiste.

Dés le départ était ainsi née une bipolarisation FLN-FIS hors Kabylie devenue chasse gardée du FFS.

CONSEQUENCES SUR LES ELECTIONS LEGISLATIVES DE
DECEMBRE 1991

La reconduction du FLN sous le même sigle et dans les mêmes composantes a induit :

- L'expression du vote sanction dont a bénéficié le FIS.

- Une large abstention dont a également bénéficié le FIS.

- Un vote identitaire de la Kabylie en faveur du FFS en réaction aux constantes arabo-islamiques prônées par le FLN et le FIS.

Même si le FFS se savait législativement impuissant, sa position était doublement confortée du fait que :

- A l'APN, il était appelé à représenter l'espace démocrate face au FLN (état policier) dont le passé de parti unique ne pouvait lui conférer des atouts démocrates et face au FIS (état intégriste).

- Culturellement, il représentait l'Amazighité de l'Algérie qu'il était seul à revendiquer au nom d'une identité collective et intégrante par rapport aux dénégations du FLN et du FIS.

Depuis la légalisation de l'expression plurielle et de la perception enracinée selon laquelle le FIS serait une réponse active et " légitime " au FLN, la représentation du champ politique dans l'imaginaire collectif est lue sous l'angle d'une image triangulaire FLN-FIS-FFS quand bien même que la dissolution judiciaire du FIS fut prononcée et que le RND fut crée.

LES FACTEURS DE RESURECTION DU FIS

- Les participants à la conférence "gouvernement-partis" d'Août 1991 ont déploré majoritairement l'absence du FIS dont les dirigeants furent incarcérés en j uillet 1991.

- Des participants au dialogue avec le HCE avaient réclamé un dialogue sans exclusive.

- Les dirigeants Ali Benhadj et Abassi Madani ont reçu en prison la visite du ministre de la défense puis installés à la résidence El Mithak.

- Les pouvoirs successifs remettaient eux mêmes à l'ordre du jour le dossier du FIS en déclarant à chaque fois sa clôture définitive.

LES MOTIVATIONS DE CEUX QUI RECLAMENT LE RETOUR DU FIS

- LePT
Louiza Hanoune n'est pas une intégriste dans le sens religieux du terme et n'a pas de sympathie islamisante, mais est convaincue que ce que symbolise le FLN ne peut ni ne veut se réformer de l'intérieur et qu'il a besoin d'un véritable contre poids que seul le FIS a pu constituer.

Elle estime impossible pour les démocrates de casser le système FLN et que seul le FIS pourrait y aboutir quitte à ce que les démocrates empruntent alors deux voies :

- Prendre en main en phase terminale l'issue de la confrontation FLN-FIS.

- Régénérer l'espace démocrate en réveillant et mobilisant le gisement démocrate qui ne croit plus en la démocratisation depuis la reconduction du FLN et la légalisation du FIS dont la création a été perçue comme devant servir d'épouvantail pour rabattre l'électorat apeuré vers le FLN.

- Le FFS
Lui non plus n'a pas de réelle sympathie islamisante et voit en le FIS une création du pouvoir FLN pour marginaliser les démocrates. Il aspire à renvoyer dos à dos le FLN et le FIS qu'il perçoit comme étant les deux faces de la même pièce anti-démocrate.

Il est alors perçue que le système FLN a épuisé en son sein les possibilités d'alternance et qu'il a intégré d'autres partis dans la coalition qu'il parraine pour mieux assurer sa survie.

Il apparaît alors que les partis cités, à savoir le PT et le FFS (et d'autres encore) pensent devoir ne pas faire le jeu du FLN en entrant dans une coalition anti-FIS et maintiendront leurs positions tant que demeure en place le système FLN dont la disparition aurait laissé la porte ouverte pour l'émergence de l'espace démocrate dans sa convergence anti-islamiste (ou plutôt anti-intégriste car l'usage du mot islam même avec le iste (signe de l'extrémisme) heurte encore des sensibilités).

PERSPECTIVES
Tant que le paysage politique demeure encore dans ses mêmes composantes sous les mêmes sigles, les contradictions sources des inconciliations et de l'insécurité connaîtront leur prolongement, d'autant que ni les élections, ni le dialogue n'ont abouti à leur extinction, et que les courants légalisés comme partis ont transférés leurs méfiances du temps de l'opposition clandestine au FLN parti unique vers la période actuelle ou il est perçue que c'est toujours le FLN qui est pouvoir avec son système.

Le FLN a raté déjà deux opportunités pour se rénover :

- Le premier se situe à la naissance du multipartisme (les militants dirigeants auraient dû changer de parti pour rester fidèles à leurs idées, au lieu de rester fidèles aux mêmes idées dans un parti qui n'a pas changé de sigle). . - Céder sa place au RND pour mieux s'adapter à un contexte promis au changement.

L'absence de mutation a déplacé les préoccupations vers l'ANP appelée à jouer son rôle d'arbitre pour la dissocier de la perception selon laquelle elle aurait lié son destin à celui du système FLN.

Cela se perçoit sur un double plan :

- Lorsqu'il a été tenté de retirer la couverture politique aux groupes armés, des partis-ont voulu retirer la couverture populaire à la lutte anti-terroriste en déclarant que la sécurité est du seul ressort des forces régulières de sécurité, ceci pour démontrer qu'il s'agit d'une lutte pour le pouvoir entre ceux qui sont attachés à la perpétuation du système et ceux qui veulent y accéder pour perpétuer le leur et qui n'a rien à voir avec la démocratie.

- Lorsqu'est évoquée la notion de pouvoir réel et de pouvoir apparent, c'est encore pour dissocier le FLN de l'armée car le FLN est perçue comme jouant le rôle de façade civile de l'armée.

Deux perspectives s'offrent alors pour l'Algérie :

1) CONTINUITE ET SES IMPLICATIONS
a) Poursuivre la lutte anti-terroriste dans le cadre du système politique actuel avec reconduction des mêmes contradictions dans un contexte ou les moyens sécuritaires disponibles connaissent leurs limites dans l'objectif d'une certitude de l'extinction du terrorisme à une échéance précise.

Dans ces conditions qui ont épuisé toutes les démarches entreprises (dialogue - élections - concorde), et du fait même de la médiatisation des embuscades tendues aux forces de sécurité pour faire accréditer la thèse qu'il s'agit d'un conflit interne armé, la tendance à l'ingérence internationale pourrait devenir inéluctable avec comme enjeu central la réhabilitation du FIS et le retour fatal à la bipolarisation des années 90 et 91.

La grille de lecture que plaque l'occident sur la situation interne Algérienne est identique à celle qu'elle plaque sur tous les conflits survenus principalement en Afrique, preuve en est que notre diplomatie extérieure a échoué dans sa mission principale qui est celle de faire partager notre propre perception à la communauté internationale.

D'autre part, le risque d'un bouleversement de la situation géopolitique avec une montée en puissance de l'islamisme au Maroc qui serait encouragé par le constat que les forces de sécurité Algériennes ne sont pas arrivées à mettre fin à la violence pourrait inciter le Maroc à formuler auprès de la communauté internationale (OTAN, conseil de sécurité notamment) un appel à une ingérence en Algérie pour normaliser la situation.

b) Dans un contexte d'absence de relance économique, d'aggravation des frustrations socio-économiques susceptibles de renforcer le potentiel de violence, de la double impossibilité pour les forces de sécurité à éradiquer le terrorisme et pour les groupes armés à se saisir du pouvoir, de la poursuite des inconciliations dans le champ politique, il y aurait le risque de l'établissement du constat selon lequel un accord politique avec les groupes armés et leurs commanditaires serait une nécessité.

Aït Ahmed avait vu en Sant'Eggidio le cadre de dialogue entre politiques en mesure d'éviter la possibilité (ou l'inéluctabilité) d'un accord entre l'armée et les groupes armés.

2) RUPTURE RADICALE
Cela consiste à faire admettre la thèse selon laquelle la situation actuelle n'est que le résultat d'un biais introduit dans le procesus de démocratisation dés son lancement et dont les implications sont les impasses qui en ont résulté et qui sont déjà consommées.

Le processus de démocratisation a démarré et continue à se dérouler dans le contexte durable de différences qui ne se surmontent pas, mais qui se menacent mutuellement en refusant l'une pour l'autre le droit à l'existence, et dont les profonds antagonismes sont devenus une source permanente d'insécurité.

Cette tendance aux inconciliations n'a pas connu d'infléchissement en dépit de l'expérience de la coalition dont il avait été espéré qu'elle puise constituer un des éléments de sa rupture.Sa prolongation sur le terrain sous la forme redoutable d'un terrorisme qui cible les populations est susceptible à terme de provoquer un désarmement moral généralisé susceptible d'aggraver davantage les vulnérabilités nationales d'autant que des interrogations pernicieuses provoquent une faille profonde d'ordre intellectuel : " contre qui, comment et jusqu'où faut-il se battre ? " d'autant que la presse, livrée elle même à son inexpérience en absence de stratégie de l'information, contribue à accréditer la thèse selon laquelle l'étatl tâtonne et que les " clans " parasitent toute solution.

Il n'est, selon des analystes, "pire catastrophe dans le domaine de la stratégie que d'être contraint de changer de stratégie au pire moment ".

Le pire moment n'est pas " encore " arrivé car les populations et les forces armées ont su conserver leur cohésion malgré que la rupture de celle-ci soit l'un des objectifs fondamentaux poursuivis par les terroristes qui n'ont pas " encore " réussi à capitaliser le " qui tue qui ".

Pour quelles options et à quel moment changer radicalement de stratégie sans que cela ne soit perçu comme une catastrophe dans le domaine de la stratégie et dont l'implication de celle-ci serait la perte de maîtrise et de contrôle par l'état du processus d'évolution de la situation politico-sécuritaire ?.

Parmi toutes les options, il y a celle de la réhabilitation du FIS et celle d'une reconstruction nouvelle du paysage politique.

OPTION 1 :
Réhabiliter le FIS, c'est retouner à la bipolarisation et à la réédition des années 90 et 91 dans un double contexte où la mouvance démocrate ne constitue pas une force mais posséde une voix qui porte.

OPTION 2 :

RECONSTRUCTION DU PAYSAGE POLITIQUE

Avec l'accord de la communauté internationale (ou sa compréhension qu'une diplomatie rénovée, débarrassée de tous les principes figés qui maintiennent encore en otage notre politique extérieure, devrait s'attacher à obtenir), l'Algérie utilisera ses propres moyens nationaux dans la mise en œuvre d'un programme politique qui s'étalera sur trois ans, à des échéances fixées et à respecter scrupuleusement pour ne pas mettre à mal son crédit.

Le programme devrait être formulée selon des axes stratégiques définis autour desquels auront à s'articuler les politiques d'action :

o Dissolution (concertée si possible, sinon d'autorité) de tous les partis politiques sans exception aucune.

o Concordat de trois ans à l'effet de définir tous les critères d'accès à la légalisation sous forme de partis politiques.

o Election d'une constituante avec pour implication une " desidéologisation " de la constitution (aucune référence à toutes les langues, ni à la religion).

o Recréation de partis politiques sur la base de l'interdiction du retour de tous les sigles déjà existants (aucune référence à tout ce qui est patrimoine commun).

o Mise en place d'une commission de réflexion de long terme sur les réfonnes politico-administratives à mettre en œuvre selon des lignes de force :

> Positionnement de l'état par rapport aux partis politiques.

> Reformulation des compétences des assemblées élues locales par rapport à l'administration.

> Articulation des communes et wilayas autour de régions à compétences " légiférantes " locales dans des codes spécifiquement locaux.

o Concertation sur la nature du nouvel ordre national interne à instaurer, ses principaux constituants, les principes qui le régissent et les équilibres qui le garantissent.

Publié par ihajjiten à 09:04:05 dans Dossiers | Commentaires (0) |

Espions devenez agents doubles | 20 juin 2007

Les services spéciaux russes ont publié une drôle d'annonce sur leur site internet. Ils offrent un poste d'espion aux agents étrangers agissant actuellement en Russie. Tout James Bond intéressé doit contacter le FSB via e-mail ou téléphone.
Le FSB, les services spéciaux russes, ont publié sur leur site internet une offre d'emploi s'adressant aux espions étrangers, à qui ils proposent de devenir agent double tout en en gardant leur salaire. Donnant le numéro du "téléphone de confiance" du FSB et son adresse mail, l'ex-KGB va droit au but : "les citoyens russes collaborant avec les services de renseignements étrangers peuvent appeler le FSB en utilisant le téléphone de confiance pour devenir agents doubles.
Dans ce cas, les honoraires reçus par de tels agents des services étrangers spéciaux leur seront acquis et ils travailleront avec des agents du FSB du plus haut niveau", indique l'annonce. Celle-ci garantit aux éventuels intéressés "l'anonymat et la confidentialité". Interrogé par téléphone, le FSB s'est refusé à tout commentaire.

Numero Tel FSB: 0070959142222

Publié par ihajjiten à 08:46:19 dans Espionage | Commentaires (1) |

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