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La CIA monte une structure secrète à Alger | 19 juin 2007

Le même type de structure a été monté à Paris avec les services secrets français, en Jordanie et en Egypte.
Tout comme l'action terroriste, la lutte contre ce fléau n'a pas de frontières. Le quotidien américain, The Washington Post, vient de révéler dans ses colonnes l'existence d'une structure secrète à Alger depuis trois ans entre la CIA et les services de sécurité algériens. Ce centre secret, dénommé « Alliance Base », a été créé en 2002 pour « analyser les mouvements transnationaux des terroristes suspects et lancer des opérations pour les capturer ou les espionner », précise The Washington Post. La coopération, selon la même source, porte à la fois sur le renseignement classique traditionnel (sur les personnes suspectes, leurs activités, leurs déplacements ...) et sur le renseignement opérationnel, « celui qui débouche directement sur le démantèlement de réseaux et des interpellations ». Selon le quotidien américain, le même type de structure, « Alliance Base », a été monté à Paris avec les services secrets français, en Jordanie et en Egypte. Cette structure dispose d'agents de Grande-Bretagne, d'Allemagne ou du Canada. Forts d'une expérience de dix années de lutte contre le terrorisme, les services de sécurité algériens ont été cités à plusieurs reprises comme exemple par leurs homologues américains. Une reconnaissance réaffirmée dans le dernier message du président américain G. W. Bush à son homologue algérien. « L'Algérie est un partenaire de grande valeur dans la lutte contre le terrorisme », a en effet déclaré le président américain dans un message transmis dimanche dernier à son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, à l'occasion du 43e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie. « L'Amérique continue de compter sur l'Algérie en sa qualité de partenaire de grande valeur dans la lutte contre le terrorisme et dans notre objectif commun de promouvoir la démocratie et la prospérité dans votre région ainsi que de par le monde », a encore écrit le président américain dans ce message cité par l'agence officielle APS.
Tissée dans le secret le plus total, la coopération entre les services secrets américains et leurs homologues algériens, a pris un véritable essor depuis les attentats du 11 septembre 2001 à New York. Plusieurs visites secrètes ont été effectuées à Alger, depuis 2002, par des délégations représentant les services américains de renseignement dont le FBI, la CIA. La succession de missions, aussi bien d'officiers supérieurs du DRS aux Etats-Unis, que d'agents américains de haut rang en Algérie, a entériné une coopération sécuritaire entre les deux pays. Dans un rapport publié par la Maison-Blanche en 2004, les stratèges de la lutte antiterroriste ont insisté sur la coopération entre les services de renseignement et ceux des pays directement impliqués dans cette lutte, susceptibles d'abriter des réseaux actifs ou dormants. C'est dans ce cadre d'ailleurs que M.Tounsi, DG de la Sûreté nationale, s'était rendu en visite de travail du 7 au 14 août 2004 à Washington, où il a rencontré des responsables du secrétariat d'Etat américain à la Justice et du FBI. L'ambassadeur américain à Alger, a affirmé en mars de la même année que « la contribution de l'Algérie dans la lutte contre le terrorisme a été remarquable ». Le secrétaire d'Etat adjoint américain chargé de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, William Burns, a, de son côté, expliqué la démarche américaine révélant que « son pays avait accru son assistance à l'Algérie dans sa lutte contre les groupes islamistes armés », précisant que cette assistance consiste à former des officiers et à fournir des équipements militaires. Le budget de cette assistance était de l'ordre de 700.000 dollars uniquement pour l'année 2003.
Parallèlement à cette coopération de fait, les services de sécurité américains viennent d'établir une liste composée de trente-cinq (35) nationalités qu'ils considèrent comme des pays « d'intérêt spécial » en raison soit de leur soutien au terrorisme, soit de l'existence d'organisations potentiellement terroristes comme c'est le cas de l'Algérie. Après la dernière liste des organisations terroristes publiée et qui a vu le Gspc algérien élevé au rang d'une organisation « extrêmement dangereuse dans le monde », cette nouvelle nomenclature prend comme alibi, en plus du terrorisme, la lutte contre l'immigration clandestine. Les immigrés clandestins appréhendés et appartenant à ces pays subissent des contrôles d'une extrême rigueur. Ces contrôles se font sur des bases de données soigneusement établies par le FBI et les agents fédéraux de la lutte antiterroriste. Il faut noter que dans cette guerre, une attention particulière est actuellement portée sur le Sud algérien et la bande du Sahel. Cette région est décrite par les services américains comme un nouvel Afghanistan. Une affirmation qui se confirme par les manifestations terroristes « remarquables » du Gspc.

Publié par ihajjiten à 10:50:54 dans Dossiers | Commentaires (0) |

Cherchons agents secrets | 19 juin 2007

Quels sont les projets des terroristes? Que font les mafias? Comment savoir les plans des cartels de la drogue? Quelle attaque militaire ce dictateur dangereux prépare-t-il? Pour connaître les réponses à ces questions, des milliers d'agents secrets s'occupent de rassembler des informations pour la police, pour l'armée, pour le gouvernement.
 
Le métier vous intéresse? Ce mois-ci, les Services de Renseignements français et britanniques recrutent des gens qui connaissent des langues étrangères et qui sont bien au courant des nouvelles technologies de l'information. En effet, les temps ont changé. L'image de l'espion caché dans une petite chambre, observant jour et nuit l'ennemi, appartient au passé. Les agents secrets d'aujourd'hui sont en premier lieu des linguistes et des professionnels de l'Internet, des e-mails, de l'informatique.
Pour éviter que des tas de gens incapables ne se présentent, le GCHQ (Government Communications Headquarters) a décidé de placer un premier obstacle aux candidats. Le site Web du GCHQ, qui annonce les candidatures, affiche aussi le texte suivant:
 "Un message a été décomposé en 5 éléments, chacun contenant 5 lettres. Les 5 parties ont été cachées de différentes manières sur ce site Web. Retrouvez les, décryptez-en le sens, et placez-les dans le bon ordre. Vous découvrirez alors notre message. Si vous incluez le message dans votre candidature, nous serons certainement intéressés à vous rencontrer."
 Le journal britannique, le Times, a résolu l'énigme et en a publié le résultat:
 WELLD
ONE-N
OWAPP
LYFOR
AJOB!
 Autrement dit: "Well done - Now apply for a job!" (Bien joué - Maintenant envoyez votre candidature). Un des éléments était caché dans le code source d'une des pages du site, le deuxième apparaissait en survolant le texte "The salary" avec la souris, le troisième était écrit en morse, le quatrième utilisait la même couleur que le fond de la page, et le dernier s'affichait également en passant la souris sur le logo du GCHQ. Le GCHQ se garde le droit de modifier l'énigme, maintenant que tout le monde a pu lire la solution dans le journal.

En France, la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) va embaucher  nouveaux collaborateurs . À cette fin, la Piscine, comme on la surnomme, a mis en place un concours divisé en trois catégories pour sélectionner des analystes, des linguistes et des ingénieurs.
 Les analystes ont comme tâche de découvrir toutes les façons possibles d'obtenir des informations. Pour les linguistes, ceux qui parlent le russe, l'arabe ou le chinois sont particulièrement recherchés. Les spécialistes des "sciences de l'ingénieur", s'occupent de ce que l'on appelle le renseignement électronique: interceptions des télécommunications, intrusions informatiques, etc.
 
Les candidats ou les candidates doivent être âgés de 21 à 35 ans, et doivent posséder un diplôme d'études supérieures. Si vous êtes encore à l'école secondaire, encore un peu de patience donc. 
Discussion
 1.   Quels sont les buts des Services de Renseignements?
2.   Quelles sont les méthodes des Services de Renseignements?
3.   Quels peuvent être les côtés positifs et négatifs du travail des Services de Renseignements?
4.   Aimeriez-vous travailler pour les Services de Renseignements? Pourquoi (pas)?
 
Jetez donc un coup d'œil sur les sites officiels:
 
http://www.defense.gouv.fr
http://www.gchq.gov.uk

Publié par ihajjiten à 10:31:22 dans Espionage | Commentaires (0) |

Les secrets d’Al-Qaida | 19 juin 2007

Contournant la censure appliquée au discours d'Al-Qaida par les médias français, Al-Qaida dans le texte  permet d'accéder enfin à des documents jusque-là réservés à une poignée d'experts et de chercheurs. Pour de nombreux lecteurs, ce sera une surprise, tant le discours d'Oussama Ben Laden et d'Ayman Al-Zawahiri échappe à l'enclos théologique dans lequel on l'avait un peu rapidement enfermé. Ces textes recèlent en effet un argumentaire politique aisément compréhensible par tout esprit non frotté de science religieuse : quarante ans après les indépendances, l'Occident a instrumentalisé des régimes autoritaires et répressifs avant d'investir militairement le Proche-Orient, détenteur de la majorité des ressources énergétiques de la planète. Face à cette recolonisation, Ben Laden et Zawahiri ont clairement fait le choix de la contre-offensive.

Les trois premiers auteurs sont incontournables. Abdallah Azzam théorise la résistance armée, Zawahiri décortique la domination sanglante des régimes soutenus par l'Occident, Ben Laden organise et incarne la guérilla islamique mondiale. On notera que le quatrième texte n'est pas vraiment à sa place : « découverte » par l'armée américaine en des circonstances invérifiables, hâtivement authentifiée par l'équipe Kepel, la lettre d'Abou Moussab Al-Zarqawi a été imprudemment jointe au florilège. On regrettera plus largement que les commentaires relèguent l'histoire politique du Proche-Orient au second plan.

C'est l'ouvrage de François Burgat qui donne la clé des écrits d'Azzam, Zawahiri et Ben Laden. A l'analyse des textes, il ajoute en effet la lecture essentielle des contextes successifs qui ont nourri la radicalisation à la fois doctrinale et guerrière de la « génération Al-Qaida ». Arc-bouté sur un long travail de terrain, L'Islamisme à l'heure d'Al-Qaidadécoupe l'histoire de l'islamisme en trois grandes temporalités : la lutte contre la domination coloniale ; l'opposition à l'autoritarisme des régimes issus de l'indépendance ; la résistance actuelle, de plus en plus radicale car de plus en plus violemment combattue, au « nouvel ordre du monde » issu de la fin de la guerre froide. Il serait pourtant faux de voir dans cette radicalisation un résultat inévitable du choix d'un « parler musulman » opéré, pour des raisons essentiellement identitaires, par la grande majorité des acteurs politiques arabes.

Il serait tout aussi erroné de croire qu'il suffira de « désislamiser » l'ennemi du moment pour lui ôter tout désir de remettre en question l'hégémonie occidentale. Du Yémen à l'Egypte et à l'Arabie saoudite, François Burgat montre au contraire que la radicalisation islamiste est moins le symptôme d'une « maladie de l'islam » que l'expression extrême d'un différend politique avec l'Occident. Et que la mouvance Al-Qaida, dans sa monstruosité et sa violence, est moins inspirée par la lecture des textes sacrés que par le bouclage hermétique des scènes politiques arabes et la banalisation de la torture.

On peut toujours théologiser à outrance le discours d'Al-Qaida, au risque d'alimenter cet autisme guerrier dans lequel l'Occident se meut aujourd'hui. C'est à une posture plus calme que ces deux livres appellent : renvoyer la radicalisation islamique à son contexte de production et au malaise d'un monde arabe que, plus que jamais, l'on empêche d'être.

Publié par ihajjiten à 10:22:34 dans Terrorisme ... | Commentaires (0) |

FEMMES - Violences et santé | 19 juin 2007

Les violences faites aux femmes, jeunes filles et fillettes prennent aujourd'hui l'ampleur d'une épidémie : elles constituent un terrible affront aux droits humains et portent gravement atteinte à la santé publique. Partout dans le monde, des femmes subissent régulièrement des violences sexuelles et des coups infligés par leur partenaire intime, des membres de leur famille, des voisins ou des inconnus. Elles sont aussi victimes de violences liées au genre pendant et après les conflits et les guerres. Ces violences entraînent des atteintes physiques – ecchymoses, fractures, blessures – et parfois même la mort. Mais les conséquences sur la santé des femmes vont au-delà de ces souffrances. Elles ont en effet de profondes répercussions sur le bien-être psychologique des femmes, sur leur santé en matière de sexualité et de procréation, ainsi que sur le bien-être et la sécurité de leur famille et de leur entourage. Ces violences ont un coût humain énorme, ainsi qu'un coût économique.
Il est indispensable de connaître les différentes formes de violences contre les femmes, les contextes dans lesquels elles se produisent et leurs conséquences pour pouvoir apporter à ce fléau une réponse relevant des droits humains ; il faut aussi convaincre les gouvernements que c'est une affaire de santé publique et qu'ils doivent donc y réagir, comme ils le font face à d'autres crises relatives à la santé.
En outre, il s'avère de plus en plus nécessaire de sensibiliser et de former les professionnels de la santé afin qu'ils puissent :
• mieux identifier les victimes et veiller à ce qu'elles reçoivent les soins nécessaires ;
• signaler les victimes de violences aux services d'aide appropriés ;
• contribuer à répondre de manière efficace et adéquate au besoin de sécurité et de justice des femmes ;
• coopérer efficacement avec les autres secteurs de la société pour mieux protéger les femmes et répondre à leurs besoins ;
• défendre plus efficacement le droit des femmes au meilleur état de santé susceptible d'être atteint.
En mars 2004, Amnesty International a lancé une campagne de longue durée appelée Halte à la violence contre les femmes. Le présent rapport s'inscrit dans le cadre de cette campagne et étudie les liens entre la violence contre les femmes et la santé de celles-ci. Il est publié à l'occasion du bilan qui va être réalisé pour le dixième anniversaire de la Déclaration et du Programme d'action de Beijing et va traiter, entre autres thèmes, de la violence à l'égard des femmes et de la santé des femmes. Avec les Objectifs du Millénaire pour le développement, le Programme d'action de Beijing propose des objectifs clairs pour améliorer la santé et les droits fondamentaux des femmes.
Le présent rapport examine les différentes formes que peut prendre cette violence : violences physiques, sexuelles, psychologiques, affectives et privations économiques ou autres. Il étudie également les contextes dans lesquels elle se produit et analyse les risques encourus par certains groupes de femmes spécifiques.
Les conséquences des violences subies par les femmes sur leur santé sont notamment les suivantes : blessures physiques, infections sexuellement transmissibles dont le VIH/sida, autres maladies, troubles mentaux, handicaps, répercussions sur la santé en matière de reproduction ; elles entraînent parfois la mort.
Le présent document traite également des soins médicaux aux victimes de violences, des démarches médicolégales destinées à rendre justice aux femmes et du rôle des professionnels de la santé dans l'action à mener face à la violence contre les femmes.
En conclusion, il adresse quelques recommandations d'action aux gouvernements et aux organismes professionnels.

Publié par ihajjiten à 10:15:01 dans Dossiers | Commentaires (0) |

ALGERIE : Mafia Algerienne

Mohamed Tayert expose

Algerie - Pouvoir et sa police, flagrant delit de racisme à Berriane

Rabat-Salé projet pharaonique