ILS étendent officiellement la chasse au terrorisme islamique au Maghreb et au Sahel. Cette chasse connaîtra son baptême du feu avec la tenue de prochaines manuvres conjointes des forces spéciales maghrébines, sahéliennes et américaines. Selon le général Jim Jones, le Pentagone appuie la traque engagée contre les terroristes dans cette zone en fournissant conseils, formation et renseignements aux Etats de cette région qui pourrait constituer « un nouvel Afghanistan » pour les militants islamistes et combattants liés au réseau Al Qaïda dans le Sahel, dont le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien. Selon toute vraisemblance, la décision de George W. Bush de mettre en uvre le volet sécurité de son projet indique la détermination des Américains à adapter leur « initiative Pan Sahel », lancée dès la fin 2002 avec le Tchad, le Niger, la Mauritanie et le Mali pour « assurer conjointement la protection des frontières, le suivi des mouvements de personnes, la lutte contre le terrorisme et la coopération régionale ». Selon le New York Times, le budget de « Pan Sahel », fixé initialement à 7 millions de dollars, devrait être porté à 125 millions de dollars sur 5 ans, et pourrait être élargi à d'autres pays africains. 13 chefs d'Etat des pays membres de la communauté des Etats sahélo-sahariens (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad, Soudan, Nigeria, Togo, Bénin, Libye, Erythrée, Somalie, Centrafrique et Sénégal) se retrouveront vendredi à Bamako pour un 6e sommet qui abordera diverses questions, dont celles du terrorisme. Des représentants du Maroc, de la Tunisie, de l'Egypte, de la Gambie et de Djibouti, dont les Premiers ministres marocain Driss Jettou et tunisien Mohamed Ghannouchi, seront présents. Ce sommet devrait, selon ses initiateurs, dégager « clairement un plan d'action ». Riches de leur expérience en Afghanistan et en Irak, les Américains comptent mener leur projet en s'appuyant sur les forces locales. Ils fourniraient à ces dernières un appui logistique pour traquer des groupes terroristes souvent équipés de matériel GPS de positionnement par satellite. Comme ils l'ont fait dernièrement. Selon le New York Times, les Etats-Unis ont fait intervenir un avion de reconnaissance de la marine américaine (Orion P3), qui assurait auparavant la surveillance des sous-marins de l'ex-Union soviétique, pour détecter des positions du GSPC.
Commentaires