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Quand internet met à nu les agents de la CIA | 17 août 2006


Selon le Chicago Tribune, une simple recherche sur la toile suffit à démasquer quelque 2 600 membres des services secrets ainsi que les sociétés-écrans de l'agence.

 
Le directeur de la CIA, Porter Goss au côté de George W. Bush, lors de son dernier briefing, le 3 mars dernier, au siège de l'agence, sur le site de Langley, en Virginie. (Photo AP/J. Scott Applewhite)
 
« Elle a 52 ans, mariée, a grandi dans la banlieue de Kansas City, habite aujourd'hui en Virginie, dans une toute nouvelle maison à trois chambres ». C'est par cet état-civil surprenant que le Chicago Tribune se vante de sa découverte : en quelques clics de souris, il est aisé de mettre en lumière les identités d'au moins 2 600 employés de la CIA. Le rêve de tout téléphage avide de séries d'espionnage, en somme. Et surtout du pain-béni pour les ennemis de Washington.
 

 
Même si tous les noms découverts n'appartiennent pas à des agents sous couverture (certains étant par exemple analystes), l'enquête a tout de même permis de révéler 50 numéros de téléphones internes, la localisation d'une douzaine de propriétés de la CIA (en Virginie du Nord, en Floride, en Ohio, en Pennsylvanie, en Utah, dans l'état de Washington et à Chicago) ainsi que l'identité d'agents en poste dans des ambassades américaines en Europe.
 

 
Pour ce faire, explique le quotidien de l'Illinois, il suffit de faire appel à un service de renseignement, parfois payant, et surtout complètement légal.
 

 
Le directeur de la CIA « horrifié »
 

 
A la demande de la CIA qui essuie un camouflet de taille, le Chicago Tribune a accepté de ne pas publier la liste des agents découverts, leurs coordonnées ou même le modus operandi complet.
 

 
La nouvelle a fait l'effet d'une bombe au siège de l'agence, à Langley, en Virginie. Son directeur Porter Goss s'est dit « horrifié » par cette découverte. « La couverture est une question complexe qui le devient encore plus à l'heure d'internet », a déclaré la porte-parole de l'agence, Jennyfer Dyck.
 

 
La CIA compte remédier à ces failles béantes dans son système de couverture, sans toutefois détailler les moyens choisis. « Nous ne voulons pas que les méchants savent ce que nous modifions », a ajouté la porte-parole. S'il est un peu tard pour s'en soucier, l'agence a déjà fait disparaître quelques noms d'internet, à commencer par ceux de compagnies-écrans servant de couverture ainsi que celui d'une petite agence de transport aérien.
 

 
Selon le quotidien de Chicago, même le camp d'entraînement Peary, près de Williamsburg, en Virginie, est à nu. Surnommé « la Ferme », cet endroit passe pour être l'un des plus secrets des Etats-Unis. Or une simple recherche permet ainsi de trouver les noms de 26 de ses employés ainsi que le calendrier de 17 avions ayant décollé de la piste de ce camp.
 

 
Pour l'heure, l'agence de renseignements n'a pas été en mesure de fournir quelque explication à ce scandale. Un officiel s'est seulement abrité derrière le fait que le credo de la CIA avait toujours été que les « individus soient les premiers responsables de leur couverture », rapporte le Chicago Tribune.
 

 

 



 

Publié par ihajjiten à 15:56:07 dans Dossiers | Commentaires (0) |

Document : Les projets secrets de Al-Qaïda | 17 août 2006

L'une des menaces les plus importantes qui pèse sur notre époque est celle que représente Al-Qaïda, ainsi que divers grands attentats l'ont prouvé ces dernières années. La grande question que se posent de nombreux observateurs est de savoir, dans le fond, quel est le projet de ce groupe terroriste. Or, comme on le sait, il est plus que difficile de pénétrer la pensée de ses dirigeants, puisque même les approcher physiquement est une mission impossible – et pour ceux qui y parviennent, et qui sont prêts à en faire part aux Américains, de très grandes sommes d'argent sont promises, mais la question est de savoir si celui qui les recevra aura devant lui beaucoup le loisir d'en profiter...


Parmi toutes les tentatives de comprendre ce phénomène contemporain, celle de Fouad 'Hussein, un journaliste jordanien, a attiré l'attention, parce qu'elle a semblé la plus proche de la réalité, la plus plausible. Elle n'en est pas moins redoutable...


les Sages disent  que la fin des temps sera marquée par un grand affrontement entre 'Essaw et Yichma'ël (la Perse, dans la présentation des maîtres, mais, ainsi que l'explique le Maharal, c'est de Yichma'ël qu'il s'agit, et ce, d'autant plus clairement que l'islam moderne est né dans ce pays. Jusqu'à voici peu, une telle éventualité était peu compréhensible, parce que les Arabes ne représentaient plus aucune force dans le monde. Pour qui veut comprendre comment une telle éventualité est envisageable, l'histoire actuelle peut apporter des éléments de réponse, mais découvrir les projets de Al-Qaïda, tels que Fouad 'Hussein les a saisis, permet de voir en ligne droite la perspective de ce grand affrontement global, dont parlent déjà nos Sages...


Bien d'autres journalistes ont tenté avant Fouad 'Houssein de parvenir à décrire une image aussi fidèle que possible de ces groupes terroristes, ce qui n'est pas forcément impossible, car bien que terroristes, et terrés, ces gens sont intéressés à se faire connaître, et à faire savoir au mieux dans le monde quelle est leur idéologie. Avec Al-Qaïda, surtout de nos jours, c'est plus difficile, mais Fouad y est parvenu, et avec force détails : il a lui-même déjà fait de la prison pour activités terroristes, et a aidé à faire libérer Zarkaoui en son temps... En tout cas, son livre, Al-Zarkaoui, et la seconde génération de Al-Qaïda, ne cesse de faire parler de lui. Avec le programme, à la fois angoissant et surréaliste, que ce groupe terroriste se serait donc imposé. Mais le monde a appris, à ses dépends, qu'avec Al-Qaïda, tout est possible, et celui qui ne prend pas ses précautions risque de se retrouver un beau jour dans une situation ressemblante à celle des Américains voici quatre ans, des Espagnols voici moins, et des Anglais, voici quelque semaines...


Al-Zarkaoui est l'une des sources de Fouad, mais il repose aussi sur Al-Adl, un jeune membre de Al-Qaïda, qui a fourni à ce journaliste un réel programme de Al-Qaïda, qui ne peut que laisser rêveur. Il est question d'un véritable projet de conquête du monde – des Protocoles des Sages de Bagdad ? – en plusieurs phases, le tout, afin d'instaurer un nouveau califat, une sorte de roi arabe suprême, dont la vocation est de régner sur le monde entier. L'Occident, pense-t-on à Al-Qaïda, sera trop faible pour s'y opposer.


Les sept phases


Al-Qaïda veut arriver à ce résultat en sept phases.


En un premier temps, cet organisme a tenté d'éveiller les Arabes. C'est ce qui s'est passé entre 2000 et 2003, en particulier avec l'attentat du 11 septembre 2001. L'autre élément a été la chute de Bagdad en 2003 : si pour les Américains, c'est d'une victoire facile contre Sa'adam 'Houssein qu'il s'est agit, pour Al-Qaïda, c'est d'une tout autre affaire dont il a été question ! Grâce à la présence américaine en terre d'islam, Al-Qaïda veut depuis lors unir les pays arabes contre les USA, l'ennemi central du peuple arabe, qui occupe une terre islamique.


Les résultats sont plus qu'encourageants : nombreux sont les extrémistes musulmans qui sont à présent prêts à lever le fanion contre les USA et les pays qui les suivent.


La seconde phase – qui est en train de se réaliser – est celle qui a pour but de conduire à l'ouverture des yeux des pays occidentaux, qui doivent prendre conscience du fait qu'il y a face à eux une « communauté islamiste ». Et d'éveiller de plus en plus de jeunes à adhérer à cette dynamique.


Fouad révèle à cet égard que le point central de la lutte d'Al-Qaïda est à présent en Irak, où ce groupe renforce sa présence, dans le but d'en rejeter les troupes américaines.


En 2007, c'est la troisième phase qui doit commencer, sur trois ans : « S'éveiller et se lever ». Al-Qaïda doit alors utiliser les forces qu'il a réussi à éveiller de par le monde pour passer à l'action dans le monde entier, tant dans les pays arabes qu'ailleurs. C'est la Syrie qui doit alors servir de base à cette action, où Assad fils, qui est d'une grande faiblesse, ne pourra rien faire pour s'opposer à cette intrusion. Une fois ces deux bases, la Syrie et l'Irak, conquises, Al-Qaïda veut se diriger vers la Turquie : ce pays est déjà musulman, et peut former un objet de proie facile, afin d'élargir la base de laquelle doit partir le projet de conquête du monde musulman. Yisraël, bien entendu, ne sera pas épargné, et Fouad pense que la Jordanie tombera également comme proie entre les griffes de Al-Qaïda.


Nous voici en 2010. Là Al-Qaïda se tournera vers d'autres pays arabes, afin de renforcer son emprise sur le monde arabe. Est-ce que l‘\'c9gypte et l'Arabie saoudite pourront résister ? Pour renforcer cette politique, Al-Qaïda dirigera ses flèches vers les pays producteurs de pétrole par des grands attentats, afin de les affaiblir.


Et alors, cette quatrième phase comprendra également une attaque en règle contre les USA, mais cette fois-ci en s'en prenant au talon d'Achille, c'est-à-dire les réseaux informatiques de ce pays. Le rêve moderne de la guerre de l'avenir : mettre à plat le système ennemi en s'introduisant dans le réseau informatique. Al-Qaïda en est-elle capable ? Difficile de savoir, mais depuis le 11 septembre, nul ne peut se permettre de rejeter ce genre de menaces comme étant inoffensives...


En 2013, avec la cinquième phase, le califat arabe sera proclamé, et l'influence musulmane sera de plus en plus forte dans le monde, face à celle de l'Occident. Yisraël sera-t-il encore présent sur la carte du monde ? Al-Qaïda ne le pense pas.


Les régimes arabes neutres seront liquidés, les opposants suivront le même sort, et des enceintes, destinées à faire comprendre ce qu'est l'islam extrémiste, seront mises en place partout.


Enfin en 2016, cela sera, avec la sixième phase, la guerre totale ! L'armée des fidèles sera levée, et elle livrera une guerre impitoyable aux incroyants. C'est précisément le grand rêve – ou le cauchemar pour le reste du monde – de Bin Laden, depuis qu'il a lancé son mouvement. En quatre années, Al-Qaïda escompte terminer la conquête du monde, pour arriver en 2020 à ce qu'ils appellent la « victoire finale ».


Avec une Europe décadente, et des états-Unis d'Amérique en non moins meilleur état, Al-Qaïda pense que ce projet est réalisable, et sera concrétisé avec le temps.


Conclusion


Folie ? Rêves ? Le problème est que jusqu'à présent, Al-Qaïda a pas mal réussi dans ses plans. Qui peut nous garantir que la suite ne sera pas concrétisée ? Fouad 'Houssein, selon les autres journalistes, est une personne sérieuse, digne de confiance.


Il se peut, bien entendu, que tout ceci n'est que désinformation volontaire, afin de prendre revanche de l'Occident, qui aurait réussi à contrer une bonne partie des attaques de Al-Qaïda et à empêcher ses dirigeants de vivre à l'air libre.


Nul ne le sait. En attendant, l'ouvrage de Fouad 'Houssein se vend bien, et les médias occidentaux lui font une grande publicité.

Publié par ihajjiten à 10:39:15 dans Dossiers | Commentaires (0) |

Terrorisme: La fabrique des Kamikazes | 15 août 2006

Si les kamikazes sont en train de devenir l'arme absolue du djihad, ceux qui le pratiquent réfutent pourtant cette appellation et se qualifient plutôt de martyrs. Devenus le bras armé de l'islam sur toutes les terres de djihad, les auteurs d'attentats-suicides trouvent leur origine dans l'épopée des premiers temps de la religion musulmane. Ils se considèrent comme les descendants des Assassins, cette secte médiévale de sicaires drogués au haschisch qui se sacrifiaient pour aller poignarder les chevaliers francs des Etats croisés du Levant. Hassan al-Sabah, fondateur de cette secte, a théorisé cette stratégie : « Il ne suffit pas d'exécuter et de terroriser, il faut aussi savoir mourir. Car si en tuant nous décourageons nos ennemis d'entreprendre quoi que ce soit contre nous, en mourant de la façon la plus courageuse, nous forçons l'admiration de la foule. Et de cette foule, des hommes sortiront pour se joindre à nous. »


Tombé en désuétude pendant plusieurs siècles, l'attentat-suicide réapparaît avec le conflit israélo-palestinien. Il est alors considéré comme la seule réponse à un rapport de forces par trop défavorable ; une option beaucoup plus économique qu'une guerre frontale. Le tout premier ne vise pourtant pas Israël : il frappe l'ambassade d'Irak à Beyrouth en décembre 1981, acte probablement commandité par l'Iran de Khomeiny. Puis le Hezbollah généralise cette pratique. Il n'est guère étonnant que ce soit un mouvement chiite, branche de l'islam cultivant le culte du martyre, qui ait relancé l'usage de l'opération suicide. Mais les résultats sont jugés suffisamment convaincants pour que les sunnites l'adoptent à leur tour. En Irak, ce sont eux qui y recourent le plus souvent ; on compte parfois jusqu'à une dizaine d'attentats commis quotidiennement et des centaines de jeunes gens seraient en cours de « formation ».


 


Les kamikazes palestiniens se multiplient à partir de 1992 et deviennent rapidement l'arme privilégiée du Hamas et du djihad islamique aux dépens de la prise d'otages. Mais le martyre reste l'objet d'un débat intense au sein d'une religion qui, comme les autres, prohibe le suicide. Seule exception aux yeux de certains : le djihad. « Allah peut faire des martyrs, explique Fathi Shiqaqi, ancien dirigeant du Djihad islamique. Il peut purifier ceux qui ont la foi et qui détruiront complètement les infidèles. »


Ce débat sur le caractère licite de l'attentat-suicide est réapparu à l'occasion du 11 septembre. Le cheikh Youssef al-Qardhawi, le célèbre téléprédicateur égyptien qui participe au principal talk-show religieux d'Al-Jazira, exalte en général les kamikazes palestiniens, mais il avait condamné les auteurs des attentats de New York. Même verdict de la part du cheikh Fadlallah, guide spirituel du Hezbollah libanais.


Une fatwa à l'intention des femmes.


Un autre débat doctrinal concerne les femmes. Le maître à penser du Hamas, Cheikh Yassine, avait édicté une fatwa à leur intention. Il y affirmait que « les femmes qui commettent un attentat suicide et tuent des juifs sont récompensées au paradis en devenant encore plus belles que les soixante-douze vierges promises aux hommes martyrs ». D'ailleurs, Wafa Idriss, la toute première Palestinienne kamikaze, avait déclaré avant de mourir que « permettre à une femme d'accéder au martyre constitue une étape décisive vers l'égalité des sexes dans le monde arabe».


Dans son article « Genèse et futur de l'attentat-suicide », le chercheur américain Scott Atran estime que le phénomène kamikaze ne relève pas de la psychiatrie. Il réfute également la thèse selon laquelle les candidats seraient recrutés parmi les franges les plus pauvres ou les moins éduquées d'une société. Selon lui, le choix du sacrifice résulte d'un lavage de cerveau digne de celui que pratiquent les sectes ; d'autant plus efficace que la personne ressent un sentiment d'humiliation ou d'injustice. L'une des clés de cet endoctrinement tient dans la propagande menée par d'autres kamikazes, à travers des vidéos enregistrées peu avant leur mort. Cette propagande parachève un travail de conditionnement que déplore Iyad Sarraj, psychiatre à Gaza : « Ce qu'on apprend aux enfants dans les mosquées, à la télévision ou à l'école, c'est à mourir. »

Publié par ihajjiten à 11:36:06 dans Maroc News | Commentaires (2) |

Document secret | 12 août 2006





Attentats du 11 septembre : Un document secret enfonce Mohamed El Fizazi

















 

C'est une cassette vidéo, enregistrée dans une mosquée de Hambourg, qui lève le voile sur les multiples voyages de Mohamed El Fizazi en Allemagne pour des prêches enflammés sur le jihad et la guerre sainte. Les voyages en question s'étalent sur trois ans, entre 1998 et 2001. Parmi les visages que l'on voit sur cette bande détenue par la brigade anti-terroriste allemande et dont le FBI a une copie qu'il a présentée dans un rapport sur le rôle des imams marocains dans le jihad, on peut reconnaître plusieurs visages. Outre Mohamed Atta, l'Egyptien et chef de file du commando du 11 septembre, et Ramzi Benalshibh, il y avait lors de ses réunions des disciples marocains vivant en Allemagne comme Saïd Bahaji, Mounir Motassadeq et Abdelghani El Mzoudi. Selon la police allemande, plusieurs copies ont été faites de cette bande et envoyées dans plusieurs pays arabes pour permettre de mettre des « noms sur des visages ». Surtout que lors de ces leçons particulières, il y avait un grand nombre de Tunisiens et d'Algériens qui sont toujours en fuite

Publié par ihajjiten à 15:49:43 dans Maroc News | Commentaires (0) |

Le 5e bureau reprend le contrôle de la sécurité militaire | 12 août 2006

 Après le démantèlement du réseau terroriste «Ansar Al Mahdi»

Quelques semaines après les attentats du 16 mai, un jeune soldat répondant au nom de Youssef Amani est appréhendé à Meknès avec en sa possession 7 fusils Kalachnikov et 15 boîtes de cartouches subtilisés à la caserne de Taza. Le fait est tellement grave que le général Belbachir, en charge du cinquième bureau de l'armée et donc de la sécurité militaire, demande, avec insistance, la création d'une direction de la sécurité dépendant directement du Souverain et à laquelle beaucoup de moyens seraient alloués.


Le souhait du général Belbachir a été exaucé. Il se retrouve du coup à la tête d'une direction de la sécurité relevant de la plus Haute autorité du Royaume avec pour effectif 1 % du personnel de l'armée. En 2004, les premiers résultats commencent à voir le jour. Une centaine de sous-officiers et de soldats voient leurs contrats résiliés. En 2005, c'est la disparition de roquettes RPG 7 de la caserne de Aïn Harrouda qui défraie la chronique.

Plusieurs de ces roquettes défensives ont disparu sans laisser de traces. Malgré la présence du général Belbachir pendant les premiers jours de l'enquête, la toute puissante direction de la sécurité subit son premier échec. Dès lors, l'enquête est confiée à un colonel de la Gendarmerie Royale. Cependant, le coup de grâce lui est assené en août 2006.


La DST, en collaboration avec la Gendarmerie Royale, démantèle un réseau terroriste de 44 personnes. Depuis les attentats de Casablanca du 16 mai 2003, le Maroc avait redoublé de vigilance et les coups de filets se sont succédé. Plusieurs cellules terroristes seront découvertes et appréhendées avant leur passage à l'acte. Néanmoins, le fait que cinq membres de ce réseau soient des militaires, dont trois encore en activité au sein des FAR, inquiète fortement l'Etat-major.


D'ailleurs, deux d'entre eux appartiennent au génie militaire et sont donc experts en le maniement des explosifs, deux autres appartiennent à l'orchestre des Forces Royales Air et le dernier dépendait du centre sportif des FAR. Cela faisait plusieurs semaines que la DST avait soumis cette cellule à une surveillance rapprochée.


Après l'annonce de l'arrestation des membres du réseau «Ansar Al Mahdi», le général Belbachir a été immédiatement limogé et la direction de la sécurité qu'il avait réclamée et obtenue dissoute.


Le colonel-major Mohamed Maïche qui relevait jusque-là de la Gendarmerie Royale est nommé à la tête du cinquième bureau qui est rétabli dans ses fonctions initiales. Mais l'affaire est suffisamment importante puisqu'elle a poussé les observateurs notamment internationaux à se poser des questions sur l'imperméabilité de l'armée face aux tentatives d'infiltration de l'islamisme radical.


D'après, Mohamed Zarouf, un ancien de la Gendarmerie Royale, le risque zéro n'existe pas puisqu'un soldat passe huit heures par jour dans une caserne et le reste du temps avec sa famille et ses amis.


D'ailleurs, ajoute-t-il, les FAR sont enracinées dans le pays et sont à l'image de la société donc susceptibles d'êtres traversées par les différents courants qui existent en leur sein. Le problème donc est celui de l'optimisation de l'utilisation de tous les leviers de sécurité afin de lutter contre d'éventuelles infiltrations terroristes ainsi que la mise en place d'une observation sécuritaire de proximité. Ce qui, d'après Mohamed Zarouf, a été fait à temps puisque le danger a été déjoué.


Demeure alors une autre question cruciale. Pourquoi la DST a-t-elle collaboré avec la Gendarmerie Royale plutôt qu'avec la direction de la sécurité que chapeautait le général Belbachir ? Selon des spécialistes de la chose militaire, la DST n'a fait qu'appliquer les textes. C'est aux agents de la Gendarmerie Royale que la loi accorde la qualité d'officiers de police judiciaire militaire donc qualifiés pour poursuivre et arrêter les suspects appartenant à l'armée.


Somme toute, cette affaire, si elle a bien révélé une chose, c'est que les autorités prennent au sérieux toutes les menaces terroristes qui planent sur le pays et font particulièrement attention à l'armée parce qu'elles connaissent l'intérêt stratégique que représente cette institution aux yeux des «illuminés».


Publié par ihajjiten à 09:55:39 dans Maroc News | Commentaires (0) |

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