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Fleurs de soumission

Uniquement le plaisir...

Le glaçon | 08 septembre 2006

Publié par pecheusedereve à 22:48:39 dans Art et photographie | Commentaires (1) |

Onze minutes - Coelho Paulo - (suite 7 ) | 06 septembre 2006


Tandis qu'il fumait, Terence éprouvait un certain contentement à se dire que la pls grande partie de l'humanité était incapable de comprendre ses pensées. C'était mieux ainsi : appartenir à un club fermé, auquel seuls les élus avaient accès. Il se rappela comment, dans son cas, le tourment d'être marié s'était métamorphosé en émerveillement. Sa femme savait à quelle fin il venait à Genève, elle n'en était pas dérangée - au contraire, dans ce monde malade, elle était heureuse que son mari trouvât la récompense escomptée après une semaine de labeur.
La fille qui venait de sortir de la chambre avait tout compris. Leurs âmes étaient proches, il le sentait, bien qu'il ne fût pas prêt à tomber amoureux car il aimait sa femme. Mais il se plut à penser qu'il était libre et à rêver d'une nouvelle relation.
Restait l'expérience la plus difficile : faire d'elle la Vénus à la fourrure, la Souveraine, la Maîtresse, capable de l'humilier et de le punir sans pitié. Si elle passait l'épreuve, il serait prêt à lui ouvrir son coeur, et à la laisser entrer.



Journal de Maria, encore ivre de vodka et de plaisir :
"Quand je n'ai plus rien eu à perdre, j'ai obtenu. Quand j'ai cessé d'être ce que j'étais, je me suis trouvée moi-même. Quand j'ai connu l'humiliation et la soumission totale, j'ai été libre. Je ne sais pas si je suis malade, si tout cela était un rêve, ou si ça n'arrive qu'une fois. Je sais que je peux vivre sans, mais jaimerais le rencontrer de nouveau, répéter l'expérience, aller encore plus loin.
J'avais un peu peur de la douleur, pourtant elle était moins forte que l'humiliation - ce n'était qu'un prétexte. Lorsque j'ai ressenti mon premier orgasme depuis des mois, après tous ces hommes et tout ce qu'ils fait avec mon corps, je me suis sentie - est-ce vraiment possible ? - plus près de Dieu. Je me suis rappellé ce qu'il avait dit au sujet de la peste noire, ce moment où les flagellants, offrant leur douleur pour le salut de l'humanité, trouvaient en elle le plaisir. Je ne voulais pas sauver l'humanité, ni lui, ni moi-même ; j'étais seulement là.
L'art du sexe est l'art de contrôler la perte de contrôle."

Si vous désirez encore quelques lignes il vous faudra posseder cet ouvrage ;)

Publié par pecheusedereve à 13:07:07 dans Lithératures | Commentaires (2) |

Les Rayons et les Ombres | 04 septembre 2006



Les champs n'étaient point noirs, les cieux n'étaient pas mornes ;
Non, le jour rayonnait dans un azur sans bornes
Sur la terre étendu,
L'air était plein d'encens et les prés de verdures
Quand il revit ces lieux où par tant de blessures
Son coeur s'est répandu,

L'automne souriait; les coteaux vers la plaine
Penchaient leurs bois charmants qui jaunissaient à peine ;
Le ciel était doré ;
Et les oiseaux, tournés vers celui que tout nomme,
Disant peut-être à Dieu quelque chose de l'homme,
Chantaient leur chant sacré,

Il voulut tout revoir, l'étang près de la source,
La masure où l'aumône avait vidé leur bourse.
Le vieux frêne plié,
Les retraites d'amour au fond des bois perdues,
L'arbre où dans les baisers leurs âmes confondues
Avaient tout oublié,

Il chercha le jardin, la maison isolée,
La grille d'où l'oeil plonge en une oblique allée,
Les vergers en talus,
Pâle, il marchait. - Au bruit de son pas grave et sombre
Il voyait à chaque arbre, hélas ! se dresser l'ombre
Des jours qui ne sont plus,

Il entendait frémir dans la forêt qu'il aime
Ce doux vent qui, faisant tout vibrer en nous-même,
Y réveille l'amour,
Et, remuant le chêne ou balançant la rose,
Semble l'âme de tout qui va sur chaque chose
Se poser tour à tour !

Les feuilles qui gisaient dans le bois solitaire,

S'efforçant sous ses pas de s'élever de terre,
Couraient dans le jardin ;
Ainsi, parfois, quand l'âme est triste, nos pensées
S'envolent un moment sur leurs ailes blessées,
Puis retombent soudain,

Il contempla longtemps les formes magnifiques
Que la nature prend dans les champs pacifiques ;
Il rêva jusqu'au soir ;
Tout le jour il erra le long de la ravine,
Admirant tour à tour le ciel, face divine,
Le lac, divin miroir.

Hélas ! se rappelant ses douces aventures,
Regardant, sans entrer, par-dessus les clôtures,
Ainsi qu'un paria,
Il erra tout le jour. Vers l'heure où la nuit tombe,
Il se sentit le coeur triste comme une tombe, Alors il s'écria :

- « O douleur ! j'ai voulu, moi dont l'âme est troublée,
Savoir si l'urne encor conservait la liqueur,
Et voir ce qu'avait fait cette heureuse vallée
De tout ce que j'avais laissé là de mon coeur !

« Que peu de temps suffit pour changer toutes choses ?
Nature au front serein, comme vous oubliez ?
Et comme vous brisez dans vos métamorphoses
Les fils mystérieux où nos coeurs sont liés !

« Nos chambres de feuillage en halliers sont changées ;
L'arbre où fut notre chiffre est mort ou renversé;
Nos roses dans l'enclos ont été ravagées
Par les petits enfants qui sautent le fossé.

« Un mur clôt la fontaine où, par l'heure échauffée,
Folâtre, elle buvait en descendant des bois ;
Elle prenait de l'eau dans sa main, douce fée,
Et laissait retomber des perles de ses doigts !

« On a pavé la route âpre et mal aplanie,
Où, dans le sable pur se dessinant si bien,
Et de sa petitesse étalant l'ironie,
Son pied charmant semblait rire à côté du mien !

« La borne du chemin, qui vit des jours sans nombre,
Où jadis pour m'attendre elle aimait à s'asseoir,
S'est usée en heurtant, lorsque la route est sombre,
Les grands chars gémissants qui reviennent le soir.

« La forêt ici manque et là s'est agrandie.
De tout ce qui fut nous presque rien n'est vivant ;
Et, comme un tas de cendre éteinte et refroidie,
L'amas des souvenirs se disperse à tout vent !

« N'existons-nous donc plus ? Avons-nous eu notre heure ?
Rien ne la rendra-t-il à nos cris superflus ?
L'air joue avec la branche au moment où je pleure ;
Ma maison me regarde et ne me connait plus.

« D'autres vont maintenant passer où nous passâmes.
Nous y sommes venus, d'autres vont y venir ;
Et le songe qu'avaient ébauché nos deux âmes,
Ils le continueront sans pouvoir le finir !

« Car personne ici-bas ne termine et n'achève ;
Les pires des humains sont comme les meilleurs ;
Nous nous réveillons tous au même endroit du rêve,
Tout commence en ce monde et tout finit ailleurs.

« Oui, d'autres à leur tour viendront, couples sans tache,
Puiser dans cet asile heureux, calme, enchanté,
Tout ce que la nature à l'amour qui se cache
Mêle de rêverie et de solennité !

« D'autres auront nos champs, nos sentiers, nos retraites.
Ton bois, ma bien-aimée, est à des inconnus.
D'autres femmes viendront, baigneuses indiscrètes,
Troubler le flot sacré qu'ont touché tes pieds nus.

« Quoi donc ! c'est vainement qu'ici nous nous aimâmes !
Rien ne nous restera de ces coteaux fleuris
Où nous fondions notre être en y mêlant nos flammes !
L'impassible nature a déjà tout repris.

« Oh ! dites-moi, ravins, frais ruisseaux, treilles mûres,
Rameaux chargés de nids, grottes, forêts, buissons
Est-ce que vous ferez pour d'autres vos murmures ?
Est-ce que vous direz à d'autres vos chansons ?

« Nous vous comprenions tant ! doux, attentifs, austères,
Tous nos échos s'ouvraient si bien à votre voix !
Et nous prêtions si bien, sans troubler vos mystères,
L'oreille aux mots profonds que vous dites parfois !

« Répondez, vallon pur, répondez, solitude,
O nature abritée en ce désert si beau,
Lorsque nous dormirons tous deux dans l'attitude
Que donne aux morts pensifs la forme du tombeau ;

« Est-ce que vous serez à ce point insensible
De nous savoir couchés, morts avec nos amours,
Et de continuer votre fête paisible,
Et de toujours sourire et de chanter toujours ?

« Est-ce que, nous sentant errer dans vos retraites,
Fantômes reconnus par vos morts et vos bois,
Vous ne nous direz pas de ces choses secrètes
Qu'on dit en revoyant des amis d'autrefois ?

« Est-ce que vous pourrez, sans tristesse et sans plainte,
Voir nos ombres flotter où marchèrent nos pas,
Et la voir m'entraîner, dans une morne étreinte,
Vers quelque source en pleurs qui sanglote tout bas ?

« Et s'il est quelque part, dans l'ombre où rien ne veille,
Deux amants sous vos fleurs abritant leurs transports,
Ne leur irez-vous pas murmurer à l'oreille :
- Vous qui vivez, donnez une pensée aux morts !

« Dieu nous prête un moment les près et les fontaines,
Les grands bois frissonnants, les rocs profonds et sourds,
Et les cieux azurés et les lacs et les plaines,
Pour y mettre nos coeurs, nos rêves, nos amours ;

« Puis il nous les retire, il souffle notre flamme.
Il plonge dans la nuit l'antre où nous rayonnons ;
Et dit à la vallée, où s'imprima notre âme,
D'effacer notre trace et d'oublier nos noms.

« Eh bien ? oubliez-nous, maison, jardin, ombrages !
Herbe, use notre seuil ! ronce, cache nos pas,!
Chantez, oiseaux ? ruisseaux, coulez ! croissez, feuillages !
Ceux que vous oubliez ne vous oublieront pas.

« Car vous êtes pour nous l'ombre de l'amour même !
Vous êtes l'oasis qu'on rencontre en chemin !
Vous êtes, à vallon, la retraite suprême
Où nous avons pleuré nous tenant par la main !

« Toutes les passions s'éloignent avec l'âge,
L'une emportant son masque et l'autre son couteau,
Comme un essaim chantant d'histrions en voyage
Dont le groupe décroît derrière le coteau.

« Mais toi, rien ne t'efface, amour ! toi qui nous charmes ?
Toi qui, torche ou flambeau, luis dans notre brouillard ?
Tu nous tiens par la joie, et surtout par les larmes ;
Jeune homme on te maudit, on t'adore, vieillard.

« Dans ces jours où la tête au poids des ans s'incline,
Où l'homme, sans projets, sans but, sans visions,
Sent qu'il n'est déjà plus qu'une tombe en ruine
Où gisent ses vertus et ses illusions ;

« Quand notre âme en rêvant descend dans nos entrailles,
Comptant dans notre coeur, qu'enfin la glace atteint,
Comme on compte les morts sur un champ de batailles,
Chaque douleur tombée et chaque songe éteint,

« Comme quelqu'un qui cherche en tenant une lampe,
Loin des objets réels, loin du monde rieur,
Elle arrive à pas lents par une obscure rampe
Jusqu'au fond désolé du gouffre intérieur ;

« Et là, dans cette nuit qu'aucun rayon n'étoile,
L'âme, en un repli sombre où tout semble finir,
Sent quelque chose encor palpiter sous un voile...
C'est toi qui dors dans l'ombre, à sacré souvenir ! »

Publié par pecheusedereve à 11:34:14 dans Art et photographie | Commentaires (0) |

Le regard des femmes - V. Hugot | 04 septembre 2006


Le regard des femmes ressemble à certains engrenages tranquilles. On passe à côté tous les jours paisiblement et impunément. On va, on vient, on rêve, on parle, on rit. Tout à coup on se sent happé. L'engrenage vous tient, le regard vous a pris. Vous êtes perdu. Vous y passerez tout entier. Un enchaînement de forces mystérieuses s'empare de vous. Vous aller tomber d'engrenage en engrenage, d'angoisse en angoisse, de torture en torture, votre esprit, votre fortune, votre avenir, votre âme.

Publié par pecheusedereve à 11:24:55 dans Art et photographie | Commentaires (0) |

Sur un toit de vent - Paul Laraque | 04 septembre 2006


Que t'est le bouclier de tes seins
Quand ma flèche t'abat comme un vautour
L'haleine des grands bois dépouille le dieu neuf
Et me voici nomade
Libre des défroques empruntées
Chargé du legs sans partage
J'arrive primitif du fond de moi-même
Que dis-tu du beau nu dans l'arène
La mer n'englobe cet élan
Près de l'arbre mûr pour l'abandon
Si ta main indique la seule étoile
Je bois la coupe du ciel
Dans la défaillance de ta chair
Ivre comme une voile en partance
N'attends le mot qui brise
Je rejette l'éloquence des feuilles en l'air
Crains la richesse du sphinx
Qui bondit
Hirsute
Dans l'or décadent des âges
Le vent des clartés lointaines
M'embarque pour le vertige sans issue
La barque vogue sur la danse des joies
D'une lune qui luit tes cuisses écartées

N'objecte la préséance de nul carquois
Sur le bord des vagues rebelles
Je dis que le fruit tombera
Dans le creux d'ombre de tes mains d'attente
Si fragiles qu'elles sont rire de gosse blessée
Pourquoi l'armoirie au front des nuits
Quand bourrasque le rythme de l'éphémère
L'écueil de ma vie
C'est la flamme de ta hanche
Qui s'enhardit aux horizons
L'aube pâlit la grâce des jeunes dents
Reconnais le pouvoir de chaque fenêtre
Rayant le désert d'une âme qui s'affronte
Le lambi somnambule sur la table
Crie l'alléluia d'une gueule sans gêne
Qui heurte la pâmoison des corps
Je vois des lendemains qui flambent
De tous les jets d'eau du monde
Fantasques comme des miroirs
Et je t'entends partir aux cascades des faunesses
Parmi ces champs dressés comme le glaive de ton sexe

Publié par pecheusedereve à 11:16:15 dans Intimité | Commentaires (0) |

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Et oui je sais vous allez me dire encore un blog où une minette raconte sa vie. Je suis une femme ayant la trentaine et je me pose des milliers questions sur la vie. Je suis très intriguée par ce monde soi disant parallèle qui est le BDSM. Au fil de mes articles vous allez découvrir mon évolution à ce sujet. Je vais essayer d'être la plus clair possible dans mes explications et de vous montrez les différents visages du BDSM.



   

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