La chambre baignée de lumière avait quelque chose de virginal qui donnait une très grande pureté à leurs gestes. Debout dans son dos, Louis était penché sur le cou d'Isabelle, l'embrassant et la léchant doucement tandis que ses mains se promenaient avec avidité sur ce corps qu'il avait hâte de découvrir. Elles trouvèrent la fermeture de la robe qui glissa à terre. Isabelle ne bougea pas, ne tenta pas de se dégager de la robe à ses pieds. Elle était gênée d'être vue ainsi dans cette guêpière et avec ces bas qui représentaient pour elle le comble de la perversité. Et pourtant jamais elle ne s'était sentie si femme. Louis ressentit sa tension, et ses caresses se firent moins précises, allant réveiller les zones érogènes de son corps qu'elle ignorait probablement. Ses mains s'attardèrent dans le creux de ses coudes et de ses poignets tandis que sa bouche venait se presser à la commissure des oreilles. Insensiblement, le corps d'Isabelle s'était mis à onduler entraînant avec elle Louis qui ne pouvait plus résister à l'attrait de ces seins qui le fascinait. Il avait toujours aimé les seins plantureux et généreux. Isabelle les avaient lourds, blancs, laiteux et pourtant très fermes pour son âge trouva-t-il.
Doucement, il la fit pivoter pour l'allonger sur le lit. En lui ôtant ses chaussures, il ne put résister à l'envie de lui embrasser les pieds, puis de remonter doucement, très doucement le long des jambes. Il voyait la peau d'Isabelle frémir plus il approchait de son objectif. Raisonnable il décida de se concentrer sur sa bouche et ses seins. Ce n'est que plus tard qu'il put approcher sa main de son sexe et la caresser avec délicatesse, autour du clitoris sans jamais le toucher ni même l'effleurer. Les poils pubiens d'Isabelle longs et sauvages le firent frémir, mais le plaisir de la sentir réagir prit le dessus. Malgré tout son savoir faire, concentré sur les réactions d'Isabelle, il n'arrivaient pas à la faire décoller. Elle prenait un plaisir certain à ses caresses, mais clairement ce n'était pas comme cela qu'elle avait ses orgasmes. Ni par la pénétration, comme il avait pu le constater au square.
Isabelle se sentait parfaitement bien. Elle était là où elle désirait le plus être, et vivait ce moment avec beaucoup d'intensité. Elle avait rarement pris autant de plaisir à faire l'amour, ainsi doucement, en se laissant aller, en ne s'occupant et en ne pensant qu'à elle. Ses caresses étaient merveilleuses de douceur, et elle était ravie que ce ne fût pas un homme uniquement intéressé par le coït comme elle en avait rencontré tant. Comment pouvait elle se sentir ainsi aussi femme dans cette guêpière blanche, immaculée, qui semblait lui aller si bien ? A moins que ce ne soit elle qui aille si bien à la guêpière.
Louis semblait très attiré par ses seins. Elle avait pris du plaisir à le voir les caresser, les lécher, les sucer avec autant d'avidité. Moins le plaisir de la sensation que le plaisir de le voir satisfait.
« J'ai envie de t'attacher en croix au quatre coins du lit ». La voix de Louis, sourde, profonde lui fit l'effet d'un électrochoc. A moins que ce ne soit l'image qu'il évoquait. Son univers bascula, et elle ferma les yeux.
« Tes mains et tes pieds seront solidement attachés par une corde aux montants du lit. Ainsi écartelée, nue, tu ne pourras pas fermer tes jambes, te protéger. Je te laisserai là toute la journée. Lorsque j'en aurais envie, je te prendrais puis te laisserais ainsi. Si tu t'ennuies, j'appellerais tes voisins pour qu'ils puissent eux aussi en profiter. »
Dès qu'il avait commencé à lui parler doucement à l'oreille, Louis senti le sexe d'Isabelle se liquéfier et ses grandes lèvres se gonfler de sang. La transformation était spectaculaire. Il continua à masser son clitoris mais plus vigoureusement, en laissant quelques doigts traîner dans son vagin et jouer avec ses petites lèvres. Enfin, il la sentait partir, son souffle se fit plus profond et plus rapide. Il continua doucement :
« Tu resteras ainsi tant que je le voudrais. Demain matin je viendrais te détacher pour que tu ailles à ton travail. Tes pieds et mains seront marqués par les liens et tout le monde saura ce que tu auras subi. Le soir tu devras revenir te refaire attacher et subir tous les assauts que j'aurais décidés. J'appellerai mes amis pour ... »
Un râle puissant l'interrompit. Isabelle s'arc-bouta, comme clouée au lit par son sexe, émettant des grognements et des jappements incompréhensibles.
Doucement, elle reprit sa respiration et retomba, tandis que Louis lui caressait doucement les jambes. Lorsqu'il se pencha sur elle pour l'embrasser, il eut la surprise de trouver son visage noyé de larmes. Sans dire un mot il l'enlaça tandis qu'elle pleura longuement. Sans oser le regarder et entre deux sanglots, Isabelle lui dit :
« Je n'ai encore jamais joui. Je ne savais même pas que l'on pouvait jouir ainsi. »
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