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Mon premier vote dans cette nouvelle ville de 20 000 habitants : on est parti voter pendant une éclaircie avec le parapluie à la main. Au passage, sur les 15 min à pieds, j'ai vu pour la première fois les panneaux électoraux de ma commune.
Ca m'a fait bizarre d'aller dans un nouveau bureau de vote, en plus le circuit était pas logique.
Une première table à droite en entrant avec un homme qui regardait nos cartes d'électeurs et qui faisait des petits batons...dans notre ancienne ville de 10 000 habitants, on émargeait à l'entrée et à la sortie !
Plusieurs personnes bloquaient l'accès aux deux seuls isoloirs ! On en avait quatre avant !
J'allais pour rentrer dans un quand un monsieur arrive en ouvrant le rideau, comme ça...et puis il fait pareil avec le deuxième...j'avais peur qu'il fasse la même chose alors que j'étais dedans !
Je rentre dans l'isoloir, je vérifie qu'on ouvre pas le rideau...je mets mon bulletin (ou plutôt la feuille A4) dans la tite enveloppe et je vais vers l'urne. Mais non, c'était pas le bon chemin, on me dit qu'il faut aller au bout de la table...là ma carte d'electeur passe entre les mains de trois personnes, seulement la dernière donne mon nom. On me demande de mettre mon enveloppe, j'attends qu'il ouvre l'urne...mais non on me demande de signer avant...Bizarre non ? J'ai donc dû laisser mon enveloppe en dehors de l'urne. J'ai pas aimé ça du tout !
A la fin, on m'a demandé si j'étais libre le soir pour dépouiller.
On est donc allés dépouiller.
"Pour Bip naturellement - Pour Bip naturellement - Bip, osons l'avenir -Pour Bip naturellement - Pour Bip naturellement - Pour Bip naturellement - Bip, osons l'avenir - Pour Bip naturellement - Pour Bip naturellement - Bip, osons l'avenir - Ecolo Bip."
A ma table : 113 petits bâtons pour Bip naturellement, 68 petits bâtons pour Bip, osons l'avenir et 17 petits bâtons pour Ecolo Bip et 2 petits bâtons blancs et nuls.
Verdict sans appel : 55% pour l'ancien maire UMP, environ 25% pour le PS et sa piscine et 10% pour leurs verts et leurs circulations douces.
Avec un taux d'abstention, ou de participation, aux environs de 50%... Je n'arrive pas à comprendre que 50% des gens n'aillent pas voter !!
Et on a eu droit à une cannette d'oasis à la fin...
Publié par deline à 19:38:17 dans Politique | Commentaires (2) | Permaliens
Comme vous le savez les élèves fonctionnaires de mon école se battent pour sauver leurs privilèges.
Une réunion devait avoir lieu entre la ministre de tutelle (ou plutôt son cabinet, puisqu'on ne peut pas tout faire quand on est ministre...), le directeur de l'école et des représentants du syndicat.
Réunion annulée, sans être reportée.
Heureusement qu'il y a dans cette école une certaine personne faisant parti d'une liste UMP pour les municipales de Paris. Monsieur a fait joué ses relations, et comme pas hasard, ils ont eu une réunion avec le cabinet de la ministre : comme pas hasard en période électorale, comme pas hasard, le gouvernement est UMP, comme par hasard, monsieur y été convié alors qu'il n'est pas représentant du syndicat, comme par hasard les interlocuteurs étaient réceptifs.
Et ça n'a l'air de ne choquer personne. L'initiatrice du syndicat est MJS, ça ne la choque pas et remercie publiquement le gentil UMP qui a réussi à leur obtenir un rendez-vous ! Mais où est l'éthique ? Où est la morale ? Quelles sont les valeurs de ce syndicat qui se dit de gauche ? Il suffit d'arriver à ses fins ?
Quelle est cette démocratie où l'on annule des rendez-vous avec des syndicats représentatifs ? Quelle est cette démocratie où l'on accepte de reprendre un rendez-vous parce que quelqu'un est assez influent ?
Quel est ce gouvernement qui accepte le clientélisme ?
Mais comment ça peut-être encore comme ça de nos jours ?
Je trouve ça tout simplement immoral, et vraiment sans éthique et je critique les deux parties, ceux qui font du clientélisme et ceux qui l'accepte.
La chose s'est passée avec un gouvernement UMP, mais qu'en aurait-il été avec un gouvernement PS ?
Publié par deline à 13:07:42 dans La fac | Commentaires (2) | Permaliens
C'était ma première municipale...et beh, c'est pas beau à voir.
Bilan de la campagne : où y'a-t-il eu signe de campagne ?
Deux tracts dans la boite aux lettres.
Les politiques s'acharnent à aller sur les marchés, franchement qui de normalement constitué va sur les marchés en pleine semaine ? Aller sur les marchés, c'est une façon de cibler ceux qui ne travaillent pas...donc les retraités ou les sans-emploi ou les femmes au foyers ou ceux qui bossent à mi-temps ou ceux qui font croire qu'ils travaillent...
Mais ceux qui bossent n'ont pas le droit d'être informés ? Aucune info de réunion publique, rien, le néant ! Débat inexistant...démocratie pourrie !
Je ne vis pas dans ma ville : j'y dors c'est tout. Je fais mes courses ailleurs, et je prends le RER dans la ville d'à côté. Faut dire que je suis à la limite de ma ville et alors ? Cela ne me donne pas le droit de voter pour le maire d'à côté. Au final, je sais plus ce qu'il se passe sur la ville d'à côté que chez moi. Utile pour voter demain !
J'avais décidé de suivre la campagne sur le net : grosse erreur ! Y'a rien de plus sur leurs sites que dans les trucs qui arrivent dans nos boites aux lettres et pourtant on aurait pu croire que ce fût une bonne idée de se servir d'internet pour une campagne municipale qui ne bénéficie pas des mêmes moyens médiatiques qu'une campagne présidentielle.
Nous avons découvert quel était la troisième liste mercredi dans le courrier officiel qui nous a aussi amené nos cartes d'électeurs !...pour voter dimanche.
La lutte réside entre l'UMP caché et le PS débile autour de la question fondamentale pour une ville de 20 000 habitants : où va-t-on mettre la piscine que tout le monde attend ? Les uns et les autres s'accusant mutuellement de dire des conneries. Dans une campagne où il n'y a aucun moyen de se renseigner sur ce qu'il se passe vraiment : entre la propagande fournie par le journal mensuel de la mairie et les accusations de parti-pris de l'autre côté...que peut-on faire ?
Eh bien, on va faire comme ceux qui sont sur la troisième liste, ne pas participer à cette guerre stérile qui persiste à faire croire qu'on va voter pour l'un ou pour l'autre pour soutenir Sarkozy ou lui dire qu'on l'aime pas mais sans voter pour un projet ou pour des idées, juste s'opposer pour dire qu'on s'oppose. Comme pour les législatives, les municipales ne sont pas le lieu pour dire au président ses quatre vérités.
Puisque la bataille ne laisse présager aucune victoire de la gauche, de toutes façons, pas la peine de voter utile, et puis je ne pense même pas que voter PS serait voter utile dans cette ville, alors, zoup, allez les verts !
Publié par deline à 18:30:51 dans Politique | Commentaires (3) | Permaliens
Je ne sais pas si c'est spécifique à Paris ou à la région parisienne, mais j'ai l'impression qu'il faut éduquer les gens...connaissent-ils les mots "politesse" et "respect" ?
Ca a commencé à la caisse de Carrefour : un mec devant nous avec un chariot rempli de choses dégueulasses avec les écouteurs de son lecteur MP3 sur les oreilles, la caissière lui demande s'il a la carte de fidélité "Quoi ?", elle répète "Quoi ?", elle répète, là il pense à enlever ses écouteurs "Quoi ?".
A la poste de Châtelet-les-Halles, un panneau indique "Portable interdit au guichet" (truc qui m'énervait particulièrement quand j'étais vendeuse, au point qu'à la fin, je ne leur disais même pas bonjour ni au revoir, on est pas poli avec moi, je ne le suis pas non plus, faut pas déconner !). Au passage, le mec était l'archétype de la caricature du fonctionnaire : il est affalé sur sa chaise à roulettes à 2m du guichet et j'attends qu'il daigne finir sa conversation avec son collègue...
A la caisse de Carrefour, toujours, un homme un peu impatient fait une remarque à la caissière, qui lui répond "oui monsieur, mais j'attends que la personne devant vous ai fini de ranger ses courses, c'est une question de politesse".
Tous les jours, je passe devant la banque d'accueil de la bibliothèque où je suis en stage : en général, le matin, la personne présente répond à mon bonjour. Et victoire (!) je n'ai plus droit à la question de la vieille acariâte "Vous êtes quiiii ?". En général, le soir, que ce soit le mec ou la femme (toujours les mêmes), je n'ai pas de réponse à mon "au revoir". Sont-ils sourds ? Est-caractéristique des milieux qui reçoivent du public ? Suis-je invisible ? Bizarrement j'avais eu le même problème avec une certaine personne dans un précédent stage, j'ai persévéré jusqu'au bout, pendant deux mois, j'ai dit "bonjour" sans jamais avoir de réponse. Eh bien maintenant, quand quelqu'un parle d'elle, je dis ce que je pense...
Serait-ce faire une généralité de constater que tout ce que je vous raconte ne concerne pas des personnes jeunes, pourtant souvent la cible de réflexions du style "ah la jeunesse, plus aucun respect, de mon temps...blablabla", "même plus bonjour !" et "regardez comme ils s'habillent, ils n'ont aucun respect pour eux même"...?
Publié par deline à 22:18:49 dans Strelitzia | Commentaires (1) | Permaliens
Dimanche dernier, virée à Saint-Germain-en-Laye : visite du musée d'archéologie, balade dans Saint-Germain-en-Laye (très mignon Saint-Germain...), arrêt dans un salon de thé pour manger des crêpes, et balade dans le parc du château.
Quelques photos, parce que c'est souvent mieux que des grands discours...
Vue sur la défense
Le parc en contre-jour
La façade du château
Le côté du château, avec église intégrée
Le côté qui donne sur le parc
Il est vraiment sympa ce château...j'aime beaucoup, ça change un peu...
Publié par deline à 19:03:40 dans Strelitzia | Commentaires (2) | Permaliens
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