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Il était une fois un roi pas content, pourtant tout le monde l'aimait, on l'avait plébiscité à la mort de son prédécesseur Jacquot 1er.
Le petit roi, avait, dès son plébiscite, eu une idée formidable : redonner le goût de l'histoire aux petits français sur les bancs de l'école en leur faisant lire une lettre d'un héros méconnu. Cette lettre emprunte d'émotions allait sans doute leur donner le goût de la nation, et ça, c'était bien pour le petit roi car pour lui il fallait aimer la nation.
Mais le petit roi n'avait pas pensé que pour que ces petits chenappans lisent cette fameuse lettre, il fallait que leurs professeurs le leur demande : car, oui, les petits chenapans du pays merveilleux du petit roi n'étaient pas assez sérieux pour se documenter seul sur le sujet.
Et ce sur quoi le petit roi n'avait pas compté non plus, c'est que les professeurs n'avaient pas envie de lire cette lettre, pour des raisons d'éthique : ne pas confondre l'école et la propagande du petit roi, et ne pas utiliser l'histoire à des fins de propagandes. Alors le petit roi pas content du tout, fit parler son plus proche conseiller. Ce conseiller, respecté de tous au palais, eu la bonne idée de faire comprendre aux professeurs ce qu'ils avaient à faire. En effet, les professeurs, eux aussi, avaient été à l'école et devaient beaucoup à la nation d'en être arrivé là où ils en était (1500 euros de salaire pour un bac +5, c'est vrai que c'est encourageant), et que pour cette raison, ils pouvaient bien lire une lettre tout de même.
Mais le petit roi et son conseiller n'ont pas pensé que remettre ainsi en cause la liberté des professeurs, c'était se mettre beaucoup de monde à dos, surtout en période où les conducteurs de trains n'étaient pas du tout content eux non plus. Ce n'était pas à un petit roi de remettre en cause un programme.
En plus des professeurs, le petit roi et son conseiller se sont mis à dos tous les historiens, et avec eux, tous les étudiants en histoire et peut-être d'autres...ce qui fait quand même beaucoup de monde, sans compter les petits gauchistes qui sont toujours contre tout, et qui veulent rester dans un immobilisme total selon le petit roi et son conseiller.
Le petit roi et son conseiller n'avaient sans doute pas pensé que leur petite phrase "Tout cela est très triste et amène à s'interroger sur ce que doivent être au fond à la fois l'éthique et les devoirs d'un professeur dont la Nation a payé les études, dont la Nation paye les salaires et auxquels la Nation confie ses enfants[...] Je pense qu'il devrait y avoir de la part de chacun d'eux une conscience de ce qu'ils doivent à la Nation" pouvait avoir une autre signification.
Car en effet, dans ce petit royaume merveilleux, tout le monde ou presque avait été à l'école, c'était du moins obligatoire de 6 à 16 ans même pour ceux qui n'était pas originaires du petit royaume merveilleux, ainsi, tout le monde devait rendre des comptes à la nation ? Tout le monde au royaume merveilleux cotisait pour ses vieux jours, tout le monde au royaume merveilleux pouvait se faire rembourser des consultations chez le médecin -même si le pourcentage se réduisait-, ainsi, tout le monde avait un rapport avec la nation qui lui donnait la possibilité d'être dans un petit royaume évolué, et fier de l'être, où l'on tentait tant bien que mal d'aider les plus démunis et de faire preuve de solidarité. Et parce que le petit royaume était évolué, les petits sujets devaient tout leur respect à leur petit roi.
Dans ce petit monde merveilleux, où le petit roi pas content du tout avait décidé qu'on ferait tout comme il le souhaitait, on avait un peu l'impression d'être dans une dictature où aucune voix ne pouvait s'élever. A chaque tentative, le petit roi répondait "j'ai été élu pour ça". Aussi, le petit peuple, bien content d'être allé à l'école, se servait de son cerveau et tentait tant bien que mal de résister aux envies de pouvoirs démesurés de son petit roi.
Publié par deline à 22:15:05 dans Politique | Commentaires (3) | Permaliens
L'année dernière, j'étais dans un cours de débutant en italien. J'ai toujours voulu faire de l'italien, j'avais même emprunté une méthode Assimil à la médiathèque quand j'avais 14-15 ans. Autant vous dire que j'ai rapidement abandonné, le seul souvenir qui m'en est resté est qu'en italien pour dire "le" on dit "il", et encore c'est très impréci, cette façon de présenter...
L'année dernière donc, la première fois que je pouvais suivre un cours d'italien, j'ai sauté sur l'occasion. Au bout de quelques mois, j'ai réussi à faire une phrase avec sujet, verbe, complément digne du collège. Souvenez vous de quand vous avez appris votre première langue au collège, de quoi vous souveniez vous à la fin de l'année ? Moi, c'est "the cat is in the kitchen. The car is in the garage. I've two sisters. I live in Breuil-Magné".
En italien, c'était à peu près ça, on peut y rajouter : comment commander un plat au restaurant et comment demander son chemin et comprendre la réponse, et comment décrire son appartement (très utile en milieu hostile...
). Autant dire pas grand chose.
Et voilà que l'école nous demande de choisir la langue qu'on veut faire cette année : ben italien intermédiaire. Et me v'là dans un cours d'italien avec des confirmés, parce qu'ils ont fondu les deux cours...et en plus avec une prof qui nous fait bosser alors qu'en anglais, ils regardent Harry Potter (en même temps, venir en cours pour regarder un film que j'aime pas...).
Alors, comment pratiquer une langue, quand on ne connait que difficilement le présent et le passé composé ? Certains y arrivent mais moi, j'ai l'impression d'être en panne. 
Ca me rappelle ces longues heures d'espagnol où la prof nous lisait un texte et nous posait des questions après : j'avais toujours besoin de relire le texte pour le comprendre, décortiquer chaque phrase. Ce n'est même pas un problème de vocabulaire mais de syntaxe. Après être passée pour une conne en disant que je pouvais pas dire si le texte qu'on avait eu à lire m'avait plu ou pas puisque j'avais pas tout compris, j'ai décidé d'arrêter de demander le sens des mots puisque c'est les phrases entières que je comprends pas.
C'est pas bien, je sais...mais c'est assez désagréable cette sensation de ne plus rien comprendre. Pourtant, j'aime bien l'italien...en sortant, je suis allée chez Gibert, je devais acheter un livre : 100 pages en italien...elle est folle la prof ! Pour faire passer la pilule, j'ai acheté Il piccolo principe (devinez ce que c'est) : au moins un livre dont je connais déjà l'histoire, ça réglera déjà un problème, et en plus y'a des images, je me suis dit qu'Astérix, c'était moins sérieux.
Publié par deline à 20:20:25 dans La fac | Commentaires (9) | Permaliens
Hier, jour de grève, mes cours étant annulés (aujourd'hui non...allez comprendre la logique). J'ai donc eu une journée studieuse, après avoir lu le magasine de la BNF (Bibliothèque Nationale de France) arrivé dans la boîte aux lettres (le facteur n'était pas en grève), j'ai eu envie d'aller voir un exposition qu'ils ont mis en ligne (mais qui est aussi visible sur site : mais j'allais pas m'embêter à y aller hier !).
L'exposition est ici: c'est une exposition de photographie, mais également d'histoire, de géographie, d'ethnologie. Bref, la photo ça sert à tout et même à essayer de reconnaître les differents procédés photographiques. J'avoue que passé la photo sur papier albuminé et le cyanotype, j'ai un peu de mal...Mais c'est quand même très intéressant à repérer, même si on se rappelle pas de tout.
Source
La société de géographie a été créée en 1821 : les photos regroupées dans un fonds de la BNF proviennent de photographes partis aux quatres coins du monde dans le but d'inventorier tant des monuments, que des paysages ou encore des populations vouées à disparaître. C'est donc une incitation au voyage tant dans le temps que dans l'espace.
Ce qui m'a plu, c'est donc le contenu en lui-même. En plus des photos, il y a aussi des récits (provenant de Galica) parlant de voyages d'explorateurs. Et bien sûr, comme pour toute exposition qui se respecte, une bibliographie...
Mais je dois avouer que l'exposition virtuelle me paraît un peu austère (même s'il y a beaucoup de photos) et trop statique, un peu de mouvement, du son ou des vidéos ne seraient pas de trop pour une exposition sensationnelle ! Et pour les "lunetteux", ne les oubliez pas, où alors servez vous du Ctrl+molette pour agrandir.
Quelques conseils : si vous avez envie de vous y plonger, prenez un moment où vous êtes vraiment libres...et si vous trouvez que les photos sont trop petites, il y a une rubrique "à la loupe" qui permet de les agrandir, la qualité de numérisation est vraiment très bonne. Enfin, pour les profs, il y a un dossier pédagogique à venir (j'aurais adoré voir quelque chose comme ça quand j'était petite...).
Publié par deline à 19:46:13 dans Lu, vu, entendu | Commentaires (0) | Permaliens
Cela rappelle peut-être une certaine rubrique d'un certain journal d'une certaine chaîne de télévision à 23h...
J'ai décidé de vous faire part de ce que je trouvais d'intéressant, sur le net ou ailleurs...histoire que vous aussi sachiez les choses passionantes qu'on peut trouver ! Et peut-être aussi une bonne façon de "procrastiner" utile...(est-il besoin de donner une définition de la procrastination ?)
L'idée m'est venue hier en voyant une expo virtuelle bien sympa. Je vous en parlerais donc dans un prochain article.
Publié par deline à 19:21:02 dans Vie du blog | Commentaires (4) | Permaliens
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