Une semaine courte puisqu'il y a le 14 Juillet...j'aime bien les semaines de 4 jours c'est assez sympa je trouve :-)
Donc cette semaine, j'ai continué mes petits registres interrompue par des atchoum assez répétitifs. Ma chef pense que c'est allergique alors elle a décidé de me faire changer de boulot. Ca me dérange pas moi, mais j'sais pas si c'était vraiment allergique, si ca se trouve c'était un rhume et c'était juste une coïncidance qu'il se soit arrêté quand j'ai arrêté les registres.
Maintenant, j'ai des dossiers de pensions toujours dans la série F14. Ce sont des dossiers du ministère des travaux publics, donc ce sont des gens qui demandent leur retraire ou des veuves qui demandent une pension parce qu'elles n'ont plus de ressources étant donné que leur mari est mort d'une "mort fulgurante".
C'est assez marrant, surtout quand on voit les motifs de demande de retraite, certains la demande parce qu'ils savent qu'ils en ont le droit après 30 ans de "services", d'autres la demande mais ne savent pas écrire (on le voit à la signature qui est faite d'une façon un peu tremblante comme un gosse alors que le reste de la lettre est superbement écrit), et il y a ceux qui la demande pour raisons de santé. C'est ceux là les plus interessant puisqu'ils permettent de voir la pénibilité des différents métiers. Par exemple, un gardien de pahre se plaignait d'être toujours dans l'humidité et d'avoir des problèmes pulmonaires et des rhumatismes. Des sécrétaires du minitères ont "la crampe de l'écrivain" toujours à la main droite ! Les éclusiers meurent souvent pendant leur service à la suite d'un accident, ou d'une maladie résultant d'un accident. Mais c'est quand même un parcours du combattant pour obtenir sa retraire à la fin du XIXe : le premier que j'ai lu en entier concernait un monsieur qui avait des problèmes de mémoires. Il lui fallait plusieurs certificat médicaux pour le prouver : celui de son médecin actuel, celui de son médecin de son ancienne résidence, la confirmation du maire (on se demande bien qu'elles sont ses compétences !), le médécin du ministère et encore un autre d'une faculté de médecine de je ne sais plus où ! Le plus drôle c'était celui du médecin de campagne qui expliquait que son patient était atteint d'un "ramollissement du cerveau" et qu'il ne pouvait donc plus exercer ces fonctions, et en plus c'était incurable !! Beaucoup d'éclusier, de gardien de phare se plaignent de maladies pulmonaire, d'emyplégie (je sais plus comment ça s'écrit...), bref c'était pas rose tous les jours. Ceux là en plus meurent assez vite après leur mise à la retraite.
Quand ils sont mort, leurs femmes vont se plaindre directement au ministre (!) parce qu'elles n'ont plus de ressources. En général elles obtiennent le 1/3 de la pension qu'avait leur mari, sachant que pour l'instant les pensions allaient de 1 000 francs et quelques à 200 francs et des poussières...
Je suis tombé sur un dossier qui contenait un petit carnet d'un employé qui était soit militaire ou avait fait son service militaire (j'ai pas trop su). Ce petit carnet est très interessant (et pourtant l'histoire militaire, c'est pas trop mon truc) mais là c'est comme quand on part en colo au début du carnet ils disent le matériel de base que doit avoir un soldat : " calecon 1 durée 1 ans"...je me suis demandé comment ils faisaient quand ils le lavaient, pareil pour les bretelles, les divers chapeaux, les armes...
et à la fin, un petit tableau qui récapitule outes les peines encourues par les soldats : "assasinat" c'est la mort, "meurtre" c'est les fers pendant pas mal d'années...quelle est la différence ? je sais pas..."viol" c'est 4 ans de fers et "viol sur mineur de moins de 12 ans" c'est 12 ans de fers. Reste à savoir si c'était réélement les peines qu'ils avaient. Pour diverses trahisons ca pouvait aller jusqu'à la mort. Ce modèle de carnet datait de 1840, je me demande si les peines encourues étaient les mêmes pour l'époque de Dreyfus...normalement il aurait dû encourrir la peine capitale s'il était coupable comme ils le pensaient, pourtant il n'a été "que" dégradé. Il faudra que je me penche sur la question.
Cet après-midi, j'ai fait du reconditionnement, j'était contente d'avoir une blouse blanche...qui est devenue dès le premier carton assez noire ! Les cartons sont super vieux, ils essayent de les changer, mais comme ils ont pas les moyens (c'est toujours le même problème...) ils font comme ils peuvent et parrent au plus pressé. Résultat, il y a des cartons assez vieux qui laissent passer la lumière et la poussière, pas super pour les documents mais pas non plus pour les chercheurs qui ne peuvent pas accéder aux cartons trop abimés ou alors qui ressortent des archives noires de poussière. Mais là j'ai pas éternué...je ne pense donc pas être allergique à la poussière.
Vos blablas