
Tout ce que j'avais vu durant ce jour, m'apparaissait comme magique. Je
n'avais jamais savouré une rêverie avec autant de plaisir. Parce que je
savais que cette fois-ci, elle se concrétiserait. L'impression de
toucher les rêves du bout des doigts. C'était une métaphore qui prenait
vie ; chaque kilomètre que nous parcourions me ramenait dans
l'existence, m'ancrait vers le futur, vers mon destin ; ce destin que
j'avais choisi, que je contrôlais.
J'ai voyagé, j'ai traversé toute la France, je L'ais rejoins. La plus belle
expérience ; la plus troublante. J'ai rejoins le bonheur. J'ai agis. Je
me suis arrachée à ces chaînes blessantes ; j'ai jaillis hors de ce
gouffre stagnant. J'étais oiseau emplis de liberté, jeune fille pleine
d'ambitions, enfant les yeux inondés de rêves. Tout défilait et je
réalisais ce que je m'étais promis depuis des années, ce que j'avais
prédis tous les matins lors des plus sombres périodes : un jour, je
prendrais la route, et je changerais de vie...
Je voudrais tellement écrire encore sur ce jour, qui me conduisit dans la vie... A ma Vie...
Publié par einsamkeit à 14:52:10 dans Culture | Commentaires (3) | Permaliens

C'est comme après une triste constatation, une sombre réalisation ; je sens mon âme vidée, déchue. Milles pensées se rencontrent et s'éloignent les unes des autres, l'harmonie troublée, le regard perdu au loin. Je me verrais courir dans ces champs que le train me présente tous les jours. Je me verrais sauter et peindre des fantasmes qui ne vivront jamais ailleurs que dans mon esprit malade. La maison, perdue à l'orée de la forêt, je l'entrevois en songe, bordée d'étranges fantaisies, et sous les arbres je m'enfonce tandis que les oiseaux descendent du ciel. Il se succéderait une pluie si violente mais chaude, qu'elle me rappellerait celles de l'année 1998, et je retrouverais alors peut être toute l'insouciance qui m'a quitté depuis ce temps là. Et je voudrais courir, courir si fort que je ne sentais plus mes jambes, ni mon souffle, lorsque mon corps se dérobant, mettrait fin à cette folie. Et j'ouvrirais les pages d'un roman pour me fondre entre les lignes...
Si je me trouvais enfermée dans un cloître, j'élèverais alors mon âme si haut vers les cieux que ni soleil, ni lune, ne me détournerait de cette extase. Je parviendrais à quitter le monde matériel pour voguer illusoirement là où je ne suis pas. Ce vertige deviendrait habituel et remplacerait les battements sourds de mon cœur, la douleur malsaine qui m'assaille. Je suis en proie à un lyrisme contenu et désenchanté, qui se meurt peu à peu, et que je contemple froidement sans chercher à la sauver, parce que j'ai compris qu'il ne faisait point parti de ce monde. Que pour survivre mieux vaut devenir automate et se fondre dans la foule, dans la société, dans le mode d'existence imposé. Mieux vaut s'annihiler, annihiler ses rêves, ses désirs, ses aspirations et ses ambitions. La religion propose une bien douce consolation en affirmant que nous ne sommes sur terre que pour souffrir, qu'un monde meilleur nous attend là haut...
Publié par einsamkeit à 11:38:23 dans Emotion | Commentaires (4) | Permaliens
Photo: mai 2006
Publié par einsamkeit à 15:33:51 dans Reflexions | Commentaires (0) | Permaliens
William Bouguereau (1825- 1905), peintre français, s'interessait à la mythologie grecque et aimait à représenter des scènes tant allégoriques, idylliques, que réalistes. Ses tableaux romantiques représentent majoritairement des jeunes filles, scènes champêtres familiales, parfois enfantines(Jeune fille aux oies, Deux soeurs... ), ou plus surréalistes, inspirées de la religion (Dante et Virgile en Enfer, Le printemps) , sentiments d'amours, mêlés de mythologie (Elegy, Jeune fille se défendant contre Eros..).
Ayant découvert depuis quelques temps déjà ces magnifiques peintures, je tenais à vous les faire partager. J'aime la sensualité des corps, l'atmosphère fraîche et douce, et les sentiments purs qui émanent de ces oeuvres. En voici quelques unes:
Publié par einsamkeit à 17:20:07 dans Culture | Commentaires (2) | Permaliens
1|
" Cet amour violent qui m'anime est l'unique principe de ma vie, il ne cessera jamais qu'avec elle..."
Aline et Valcour, Sade
Depuis le 24-06-2006 :
44035 visiteurs
Depuis le début du mois :
503 visiteurs
Billets :
11 billets