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<< pathétique je vous disais... | Laurent | Resurection >>
Mon cher Laurent,
Deux ans. Deux années de combat acharné. Contre mon passé, contre le tien. Contre elles, contre moi. Contre ton temps, contre eux. Contre le monde, contre toi.
Deux ans. Deux années qui remplissent mes yeux de larmes. Larmes de joie, de nostalgie. Larmes de tristesse, de déception. Larmes de frustration, d'angoisse.
Deux ans. Deux années qui me donnent des envies. Envie de plus, d'éternité. Envie d'hurler, d'exploser. Envie de fuir, envie de combattre. Encore.
Le gémeaux et la balance. Deux signes doubles. Pas dans le même sens. Nous sommes deux comme si nous étions quatre. Le yin et le yang. Le zen et l'impulsif. Le romantique et le terre à terre. L'impliqué et l'autre pas. Comment tous les concilier?
La lune et le soleil ne se rencontrent jamais. L'ombre n'existe pas sans la lumière. Les aimants, les amants, s'attirent et se repoussent. Comment concilier cette attirance et ce rejet. Je tente de t'attirer, mais tu me repousses encore et toujours. Je me lasse, je m'éloigne. Tu me retiens. Combien de temps l'équilibre tiendra-t-il?
Ma théorie de la limite. Quand la limite est atteinte la solution devient évidente. Mais j'ai le sentiment que tu connaîs ma limite. Tu ne me laisses pas la franchire. Tu ne me laisses pas partir. Tu ne me laisse pas rester.
Deux ans. Deux années pour te découvrire. T'aimer, te détester. T'en vouloir, te vouloir. Je commence à partir, mais je reste là. Et même si je suis là, je suis déjà partie.
Enfin, une seule de mes jambes à franchi le seuil.
Publié par pi.nut à 00:19:11 dans Lettre à ... | Commentaires (0) | Permaliens
Au commencement
Je suis jalouse, donc fâchée.
J'ai parcouru quelques blogs. Certains sont drôles, d'autres beaux et d'autres encore sont touchants. Jusqu'à maintenant, l'idée d'un blog me terrifiait. Le problème, c'est qu'il me faut mon intimité, mon univers autour de moi pour créer, délire, patager. Et puis ce que j'aime surtout, c'est le papier, les stylos, l'encre. Les vraies photos et la colle.
Et puis là, qui lit? Tout le monde? Personne? A vrai dire, on s'en fout. Le papier, il faut le transmettre et donc se dévoiler. On sait à qui on le remet. En retour, il/elle sait qui je suis. Le jeu en devient intimidant...
Mais voilà, il faut bien se lancer. Se jetter pour avancer. Se découvrir pour respirer. Alors en route!
On The Road Again...
Vos mots doux...