Attention, poème protégé par la SACEM
LA PEUR DE L'AUTRE
Torturé dans le silence
Les souvenirs de l'enfance,
Avoir peur d'un passé obstrué,
Des châtiments que l'on voudrait effacer.
Se dire que l'on est mal aimé.
Qui pourrait le comprendre
Si ce n'est un mort-né ?
Je voudrais oublier pour tout recommencer
Je voudrais oublier pour pouvoir aimer,
Mais je reste esclave de mon passé,
De ces choses qui m'ont assassiné.
Oui, je suis mort-né.
Une cicatrice éternelle
Empêche l'envol d'une hirondelle.
Le silence du soir me renvoie un miroir,
Penser, c'est ouvrir un tiroir
La souffrance est un dossier incomplet qui ne peut être détruit,
Je suis cet arbre qui ne donne pas de fruit,
Mes racine ont du mal à aller en profondeur
Car mes abysses me font peur.
Je suis mort-né
Et ne pourrais rien changer.
Ecrit par Juliani ZO'OMBA
Publié par peacefulangel à 15:59:38 dans actus et pot pouri : poèmes, sport, musique, ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Attention, texte protégé par la SACEM!
La blessure
La blessure qui ronge et qui gronde
Elle dévore notre intérieur à chaque seconde
La blessure de nos proches, c'est celle qui s'accroche
Elle nous entraîne à la débauche
Aucune consolation n'est possible
On marche sur une terre aride, sensible comme une cible
Le cœur se contracte à chaque souvenir
Et la peine se déchaîne et efface l'avenir
On perd le goût de tout
On s'abandonne au dégoût
On cherche la rédemption chez l'autre
On l'écoute comme un apôtre
L'âme veut se libérer de son enveloppe
Et retrouver la liberté d'une antilope
Le temps défile et décime
Les questions qu'on se posent pour élucider le crime
Les réponses se font et se défont
Mais on reste seul au fond
Le trous semble être insurmontable
L'aide parait être introuvable
On devient un autrui
Le mal remplace un ami
La douleur ne fait pas de bruit
La solitude épaule lorsque vient la nuit
Publié par peacefulangel à 15:42:20 dans actus et pot pouri : poèmes, sport, musique, ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Je vois la mort venir sans combattre
Je connais l'enfer pour pouvoir en débattre.
Être né dans le pays de la désolation
Avoir pour capital conspiration
Et pour nationalité désespoir,
Peut rassurer n'importe quelle personne arpentant le trottoir.
Je vois, je deviens un cadavre parmi mes semblables,
Comme un enfant naît innocent, nous somme tous nés coupables,
Non par l'intelligence, ni même le sang, mais par la peau
Le ciel aurait pu s'abstenir de ce joli cadeau...
Je vois la mort venir sans combattre
Mais je reste solide tel un arbre.
L'homme est mon seul obstacle
Mon existence est un miracle
Je n'ai aucun droit
Mais je lève tout de même mon doit
Babylone me stigmatise :
Mon épiderme est sa hantise
Il me craint comme les éléments
Oui, qui peut contrôler les vents ?
Je suis le fils d'Adam
Ils le savent bien
Aussi vrai que Ichesse n'est pas née de la terre
Mais de la côte de Iche qui est poussière.
Écrit par Juliani ZO'OMBA, novembre 2005.
Publié par peacefulangel à 15:40:00 dans actus et pot pouri : poèmes, sport, musique, ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Attention, poème protégé par la sacem!
UNE CLANDESTIN DE PLUS
Je quitte mon pays en proie à la jacquerie,
Je suis poussé par la survie :
Le vol partant pour Paris pourrait me sauver la vie.
Mon regard de jais
Contemple ceux que je ne reverrai jamais.
Le vol décolle
Voilà je m'envole.
Me voici, pays des Lumières
Enfin je vais fuir mes misères.
Camoufflé dans la soute à baggages,
Le froid me tétanise le corps et je sens mon naufrage.
Mes yeux se ferment peu à peu et je rêve de Paris.
Je rêve de tout ce que je voulais y faire jadis...
Mais mon réveil est brutal car le froid me glace les entrailles.
La congère se forme entre mes mailles.
J'ai froid à en crever
Et je sens que je vais crever.
Mes lèvres sont tellement pétrifiées que je ne peux criailler.
A nouveau je m'endors, pourtant je voudrais rester éveillé.
Je suis trop transis alors je m'abandonne à mon sort.
Je désire juste le baiser de la mort
Qui me ferait arriver à bon port.
Ecrit par Julaini ZO'OMBA
Publié par peacefulangel à 15:36:33 dans actus et pot pouri : poèmes, sport, musique, ciné | Commentaires (0) | Permaliens
Attention, poème protégé par la SACEM !
LES DAMNES DE DIEU
Si Cham n'avait pas regardé
Si j'avais pu l'exhorté
Deux milles ans plus tard nous n'aurions pas payé la nudité
Mais esclaves de nos frères, nous sommes restés.
Après les chaînes, après la discrimination
Que nous arrivera-t-il encore comme oppression?
Si Cham n'avait pas regardé
Martin aurait survécu au meurtre déguisé
La France n'aurait pas inventé la discrimination positive
Origine d'une Amérique active.
Ecrit par Juliani ZO'OMBA, avril 2006.
Publié par peacefulangel à 15:34:30 dans actus et pot pouri : poèmes, sport, musique, ciné | Commentaires (0) | Permaliens
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