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lenomdelarose

La Rose est sans pourquoi

Fatalité | 26 février 2007

Juxtapose à la fatalité la résistance à la fatalité. Tu connaîtras d'étranges hauteurs.

 

René Char

 

Publié par lenomdelarose à 19:34:35 dans poètes disparus | Commentaires (0) |

Feuilles d'Herbe | 25 février 2007

 

A child said What is the grass? fetching it to me with full hands;
How could I answer the child? I do not know what it is any
      more than he.


I guess it must be the flag of my disposition, out of hopeful green
      stuff woven.


Or I guess it is the handkerchief of the Lord,
A scented gift and remembrancer designedly dropt,
Bearing the owner's name someway in the corners, that we may
      see and remark, and say Whose?
 
Or I guess the grass is itself a child, the produced babe of the
      vegetation.
Or I guess it is a uniform hieroglyphic,
And it means, Sprouting alike in broad zones and narrow zones,
Growing among black folks as among white;
Kanuck, Tuckahoe, Congressman, Cuff I give them the same,
      I receive them the same.


And now it seems to me the beautiful uncut hair of graves.


Tenderly will I use you curling grass,
It may be you transpire from the breasts of young men,
It may be if I had known them I would have loved them,
It may be you are from old people, or from offspring taken soon
      out of their mothers' laps,
And here you are the mothers' laps.



 

Un enfant m'a dit : « Qu'est-ce que l'herbe ? » en m'en apportant à
      pleines mains ;
Quelle réponse donner à l'enfant ? Je ne sais pas plus que lui ce

      que c'est.

Je suppose que c'est le drapeau de mon humeur, taillé dans le
      tissu vert de l'espérance.


Ou bien je suppose que c'est le mouchoir du Seigneur,
Cadeau parfumé, souvenir qu'il a exprès laissé tomber,
Et qui porte en quelque sorte le nom du propriétaire dans un
      coin, afin que nous puissions le voir et le remarquer et dire :
        « A qui est-il ? »


Ou bien je suppose que l'herbe est elle-même un enfant, un bambin de la végétation.
Ou bien je suppose que c'est un hiéroglyphe universel,
Et qu'il signifie : je pousse également dans les zones larges et dans
      les zones étroites,
Je grandis parmi les noirs comme parmi les blancs,
Canadien, Virginien, membre du Congrès, Moricaud, je les traite
      de même, je les reçois de même.


Et maintenant l'herbe me semble la belle chevelure non coupée
      des tombes.


Je vais te traiter avec tendresse, herbe frisée,
Peut-être suintes-tu de la poitrine de jeunes hommes,
Peut-être les aurais-je aimés si je les avais connus,
Peut-être proviens-tu de vieilles gens ou d'enfants arrachés trop
      tôt au sein de leur mère,
Et voici que tu es le sein des mères.

Walt Whitman


 

Publié par lenomdelarose à 21:44:14 dans poètes disparus | Commentaires (0) |

Densité | 12 février 2007

Tu as la densité de la Rose qui se fera.

René Char

 

 

Publié par lenomdelarose à 17:20:41 dans poètes disparus | Commentaires (0) |

Diarrhée | 12 février 2007

C'est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.

 

Boris Vian.

 

Publié par lenomdelarose à 17:00:01 dans poètes disparus | Commentaires (0) |

Back from Ireland | 18 octobre 2006

 











All things bright and beautiful


All things bright and beautiful,
All creatures great and small,
All things wise and wonderful,
The Lord God made them all.

Each little flower that opens,
Each little bird that sings,
He made their glowing colours,
He made their tiny wings.

The rich man in his castle,
The poor man at his gate,
God made them high or lowly,
And ordered their estate.

The purple-headed mountain,
The river running by,
The sunset and the morning,
That brightens up the sky;

The cold wind in the winter,
The pleasant summer sun,
The ripe fruits in the garden
He made them every one.

The tall trees in the greenwood,
The meadows where we play,
The rushes by the water
We gather every day;

He gave us eyes to see them,
And lips that we might tell,
How great is God Almighty,
Who has made all things well.





 



Cecil Frances Alexander








Publié par lenomdelarose à 22:13:20 dans poètes disparus | Commentaires (0) |

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