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lenomdelarose

La Rose est sans pourquoi

Beatitude | 07 juin 2006

HEUREUX,

celui qui sait rire de lui-même,

il n'a pas fini de rigoler.

Mgr Alfred Ancel

 

Publié par lenomdelarose à 10:39:41 dans vitriol | Commentaires (0) |

Echec & mat (El-cheikh mout) | 07 juin 2006


On reconnait à ceci celui qui a des dispositions pour la quête intérieure: il mettra au-dessus de n'importe quelle réussite l'échec, il le cherchera même, inconsciemment s'entend. C'est que l'échec toujours essentiel, nous dévoile à nous-même, il nous permet de nous voir comme Dieu nous voit, alors que le succès nous éloigne de ce qu'il y a de plus intime en nous et en tout.


Cioran


Publié par lenomdelarose à 10:37:03 dans philosophes à vendre | Commentaires (0) |

jean de la croix | 07 juin 2006

 

JEAN DE LA CROIX


Grenade 1581


En l'an quinze cent quatre vingt et un suivant le soleil du Christ marchant sur sa quarantième année


Aux cavernes des Égyptiens paraît un homme au dessous de la moyenne en son capuce blanc


Au Couvent des Martyrs nouveau prieur des Carmes


Pour apaiser la soif dévorante du Seigneur chez ses fiancées


Qui fait de l'Alhambra construire un aqueduc


Il porte dans ses yeux la vision céleste et vient achever ici ce cantique à Tolède entrepris dans la prison Gocémonos Amado familiarité de l'Âme envers Dieu son amant


Jouissons mon bien-aimé puis allons voir en ta beauté


Le mont et la colline d'où l'eau pure jaillit


Entrons au plus profond dans le profond taillis


Et d'abord aux cavernes hautes de la terre nous irons


Si bien dissimulés


Amour de Dieu furtif amour volé


Adultère du ciel et de l'âme ô rendez-vous divin ô divine bravade


Lieu de passe de l'enfer au paradis


Et nous y entrerons


Goûter le vin bourru de la grenade


Que dit-il au delà des mots quel


Blasphème admirable ou sainte moquerie et pourquoi


Chez les Gitans cherche-t-il la couche obscène du Seigneur


Quel enseignement cherche-t-il parmi vous proxénètes


Qui dansez vos robes de couleur


Autour du couple mystique


Salut à toi Jean de la Croix les pieds nus t'en venant


Parmi ces enfants de l'Inde comme si


D'eux tu pouvais tirer leçon de sagesse anci-


Enne et comme si leur impiété même veillait sur une petite flamme


Ainsi qu'en portent les cœurs peints dans cette vie à l'étroit


Salut à toi Jean de la Croix je t'attendrai Que le répons au chant d'Islâm


De toi m'arrive et donne-moi neuve folie afin que j'y croie


Jean de la Croix ne voit pas le Fou près de cent ans en arrière


Jean de la Croix n'entend pas la question posée


Et tant que sur le front de la fleur la plus humble il luit une goutte de rosée


Jean de la Croix se défend dans sa parole à cause de la Sainte-Hermandad sans doute et sont les hautes cavernes selon lui


Des mystères divins La pierre dont il parle


Celle sur qui l'Apôtre a bâti son église et ce vin


Bourru qui sourd des graines de la grenade


Exprime ici que des merveilles de Dieu sort et s'essore


L'unique jouissance et délectation de l'âme


*


Jean de la Croix je te demande


Autrement qu'un corrégidor


Ce qu'est l'homme et ce qu'est l'amour


Ce qu'est la nuit ce qu'est le jour


Jean de la Croix


Il dit que l'âme est une lampe


Et d'elle ne vient point le feu


Il faut que quelqu'un le lui donne


La flamme d'amour est de Dieu


Jean de la Croix je te demande


Non des mots pour l'Inquisiteur


Mais d'éclairer la Nuit obscure


De ta lumière


Jean de la Croix


Il dit que la flamme couronne


La lampe comme le Saint-Esprit


L'apôtre et la lampe n'est lampe


Qu'autant que sa flamme a mûri


Jean de la Croix je te demande


Quelle est la sagesse secrète


Ainsi qui fait lampe la lampe


Jean de la Croix


La vive flamme de l'amour


Est pourquoi la lampe fut faite


Sans elle qui n'est qu'un plomb lourd


La flamme est l'avenir de l'âme


Jean de la Croix je te demande


De dire au clair ce qu'est la flamme


Elle est l'avenir de la lampe


Si je te crois


Il dit à nouveau que la lampe


Est l'âme et la flamme l'amour


Une autre fois je lui demande


D'où vient l'amour et qu'est la femme


Jean de la Croix je te demande


Qu'est l'avenir


Le jour vient de t'en souvenir


Jean de la Croix


*


Ubeda 1591


Et quand il est à s'en mourir


Jean de la Croix sur la montagne


Se souvient de la nuit gitane


Des enfants couleur de châtaigne


Et quand il est à s'en mourir


Mieux que prière et pénitence


Il se souvient des longues danses


Qui furent sa chapelle ardente


Et quand il est à s'en mourir


Au dernier moment de la cendre


La guitare entre dans sa chambre


Le feu reprend pour le chant sombre


Et quand il est à s'en mourir


Jean comprend sa douleur extrême


La nuit obscure de lui-même


Et les clous de Dieu dans son âme


Jean de la Croix


Jean de la Croix je te reconnais tu ressembles


A tous ceux pour qui le rite et le dogme étaient prisons


Et qui cherchèrent chemin droit vers Dieu laissant les lacets interminables de la raison


Jean de la Croix tu n'es que le nom chrétien de tous ceux qui se damnent d'amour


Jean de la Croix tu meurs autrement mais pourtant comme


Mansoûr al-Hallâdj hors de ta religion comme lui car la Loi


De Dieu toujours qu'il soit de Judée ou d'Islâm tu le sais met à mort les Saints


La Loi de Rome ou de La Mecque inexpiable tient l'excès d'aimer fût-ce Dieu Jean de la Croix


Et moi comme toi qui n'ai de passion mesure


Je passe le lit de tes douleurs au delà de l'amour de Dieu


Car la réponse est de ce monde à la question que je suis


Qui s'en écarte se perd et ne trouve


Que l'abîme au bout du raccourci quand la réponse est en ce monde-ci


Dans ce monde-ci l'amour et l'accomplissement de l'homme


Jean de la Croix


x


Aragon. Le fou d'Elsa



 

Publié par lenomdelarose à 10:16:28 dans poètes disparus | Commentaires (0) |

Longfellow | 06 juin 2006

A psalm of life.




Henry Wadsworth Longfellow 1839

What the heart of the young man said to the psalmist.

Tell me not, in mournful numbers,
"Life is but an empty dream!"
For the soul is dead that slumbers,
And things are not what they seem.

Life is real! Life is earnest!
And the grave is not its goal;
"Dust thou art, to dust returnest,"
Was not spoken of the soul.
Not enjoyment, and not sorrow,
Is our destined end or way;
But to act, that each to-morrow
Finds us farther than to-day.

Art is long, and Time is fleeting,
And our hearts though stout and brave,
Still, like muffled drums are beating.
  Funeral marches to the grave.

In the world's broad field of battle,
In the bivouac of Life,
Be not like dumb driven cattle!
Be a hero in the strife!

Trust no Future, howe'er pleasant!
Let the dead Past bury its dead!
Act, -- act in the living Present!
Heart within, and God o'erhead!

Lives of great men all remind us
We can make our lives sublime,
And, departing, leave behind us
Footprints on the sands of time;

Footprints, that perhaps another,
Sailing o'er life's ocean main,
A forlorn and shipwrecked brother,
Seeing, shall take heart again.

Let us, then, be up and doing,
With a heart for any fate;
Still achieving, still pursuing,
Learn to labour and to wait.

Un psaume de la vie.
Ce que le cœur du jeune homme a répondu au psalmiste.

Ne me dites pas, dans de sombres accords,
« La vie n'est qu'un rêve, la vie n'est qu'absence ! »
Car celui dont l'âme s'assoupit est un mort,
Et les choses ne sont pas selon les apparences.

La vie est authentique ! La vie est griève !
Ailleurs que dans la tombe est sa cause ;
« À la poussière tu retourneras, art de la poussière, »
Ce n'est guère ainsi que l'âme cause.

Ni plaisir, ni souffrance,
Ne nous sont formule ou délivrance ;
Mais agir, pour chaque lendemain
Être de ce jour plus lointain.

L'art est long, et le Temps fugace,
Mais nos cœurs encor, crânes et coriaces,
Tels en sourdine vers la fosse, des tambours,  
De leur marche funèbre, battent toujours.

Dans ce vaste champ de bataille ici-bas,
Dans le bivouac de la Vie,
Ne sois pas au troupeau bêtement conduit !
Mais un héros au combat !

En aucun Avenir ne te fie, tout séduisant qu'il est !
Laisse au Passé mort ses morts enterrer !
Agis, -- agis dans l'ardent Présent !
Dieu en-dessus, et le cœur en dedans !

Les vies des grands hommes nous rappellent à tous
Que rendre insignes nos vies, nous le pouvons tous,
Et, partant, laisser derrière nous
Les traces des pas dans le sablier du temps ;

Le sillage d'une vie sur l'océan,
Dans lequel un autre peut-être, naviguant,
Un frère, naufragé et désespéré,
Reprendra encor courage à le considérer.

Alors, allons, restons debout, et faisons
Contre mauvaise fortune bon cœur ;
Achevons toujours, toujours continuons,
Apprenons, patience et labeur.

Traduction :


lenomdelarose


 

Publié par lenomdelarose à 19:25:00 dans poètes disparus | Commentaires (0) |

Sois Zen | 06 juin 2006

Calligraphie: Peace - Sceau: Il n'y a de dieu que Dieu

Dans le non-agir, rien ne demeure inaccompli.


Lao-Tseu


Publié par lenomdelarose à 18:54:41 dans tao | Commentaires (0) |

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