Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

lenomdelarose

La Rose est sans pourquoi

Aller loin | 30 juin 2006





Sans franchir le pas de sa porte,
on connaît le monde.
Sans regarder par la fenêtre,
on perçoit le SENS du Ciel.
Plus quelqu'un va loin,
moins il en sait.





C'est pourquoi le Sage n'a pas besoin de s'en aller
pour connaître toute chose.
Il n'a pas besoin de voir
pour être lucide.
Il n'a pas besoin de faire
pour accomplir.



Lao-Tseu

Publié par lenomdelarose à 18:54:34 dans tao | Commentaires (0) |

Illusion | 28 juin 2006

Encore une réalité qui vient de se fracasser sur le roc de l'illusion.




Slavoj Žižek 
psychanalyste lacanien directeur des services secrets roumains.




Publié par lenomdelarose à 17:57:44 dans vitriol | Commentaires (0) |

Agir | 28 juin 2006

AGIR, JE VIENS
 
Poussant la porte en toi, je suis entré
Agir, je viens
Je suis là
Je te soutiens
Tu n'es plus à l'abandon
Tu n'es plus en difficulté
Ficelles déliées, tes difficultés tombent
Le cauchemar d'où tu revins hagarde n'est plus
Je t'épaule
Tu poses avec moi
Le pied sur le premier degré de l'escalier sans fin
Qui te porte
Qui te monte
Qui t'accomplit





Je t'apaise
Je fais des nappes de paix en toi
Je fais du bien à l'enfant de ton rêve
Afflux
Afflux en palmes sur le cercle des images de l'apeurée
Afflux sur les neiges de sa pâleur
Afflux sur son âtre... et le feu s'y ranime
 
AGIR, JE VIENS
Tes pensées d'élan sont soutenues
Tes pensées d'échec sont affaiblies
J'ai ma force dans ton corps, insinuée
...et ton visage, perdant ses rides, est rafraîchi
La maladie ne trouve plus son trajet en toi
La fièvre t'abandonne





La paix des voûtes
La paix des prairies refleurissantes
La paix rentre en toi





Au nom du nombre le plus élevé, je t'aide
Comme une fumerolle
S'envole tout le pesant de dessus tes épaules accablées
Les têtes méchantes d'autour de toi
Observatrices vipérines des misères des faibles
Ne te voient plus
Ne sont plus





Équipage de renfort
En mystère et en ligne profonde
Comme un sillage sous-marin
Comme un chant grave
Je viens
Ce chant te prend
Ce chant te soulève
Ce chant est animé de beaucoup de ruisseaux
Ce chant est nourri par un Niagara calmé
Ce chant est tout entier pour toi
 
Plus de tenailles
Plus d'ombres noires
Plus de craintes
Il n'y en a plus trace
Il n'y a plus à en avoir
Où était peine, est ouate
Où était éparpillement, est soudure
Où était infection, est sang nouveau
Où étaient les verrous est l'océan ouvert
L'océan porteur et la plénitude de toi
Intacte, comme un œuf d'ivoire.





J'ai lavé le visage de ton avenir.
 





Henri Michaux

Publié par lenomdelarose à 17:24:22 dans poètes disparus | Commentaires (0) |

laurier rose | 28 juin 2006

Publié par lenomdelarose à 11:30:31 dans la vie en rose | Commentaires (0) |

Me de Pressensé | 28 juin 2006

LE PSAUME DE LA VIE



Imité de Longfellow
 
Oh ! Ne me dites plus que la vie est un rêve,
Une ombre qui s'enfuit et flotte sous nos pas,
C'est le temps de la lutte, et si rien ne s'achève,
L'éternel avenir a son germe ici-bas.



La vie est un combat, la vie est une arène
Où le devoir grandit du triomphe obtenu ;
C'est le sentier qui monte et pas à pas nous mène
Aux sommets d'où la vue embrasse l'inconnu.
 
Âme ! Souffle divin, captive frémissante,
Toi dont l'aile meurtrie usera sa prison,
Celui qui t'a créée immortelle et vivante
Te fit libre et t'ouvrit un immense horizon.



Pour l'homme, né de Dieu, rayon de sa pensée,
Le repos, c'est l'oubli, le sommeil, c'est la mort.
Souviens-toi, fils du ciel, qu'immobile et glacée,
La tombe est un passage ; elle n'est pas un port.



Marche ! et que chaque jour te trouve à son aurore
Plus près du but sacré, le flambeau dans la main
Agis ! le temps est court ; il se hâte et dévore
Ce qui n'est pas réel, immortel et divin.



Que jamais le regret, la crainte ou l'espérance,
La joie ou la douleur ne retardent tes pas.
N'entends-tu pas ton cœur qui bat dans le silence ?
Marche ! il n'est rien pour lui d'assez grand ici-bas.



Que ton pied sur le sol laisse une noble empreinte,
Et peut-être, suivant tes sentiers après toi,
Quelque esprit agité par le doute et la crainte
Retrouvera l'espoir, le courage et la foi.



Laisse au vague avenir ses lointaines promesses,
Au stérile passé son sourire d'adieu ;
Bannis les rêves d'or et les molles tristesses.
Le présent est à toi, mais le reste est à Dieu.



A Dieu, ce passé mort qu'Il répare et pardonne ;
A Dieu, cet avenir que lui seul a scruté ;
A nous, l'heure qui fuit aussitôt qu'elle sonne,
Mais qui contient l'éternité.



Décembre 1855.



Madame Edmonde de Pressensé (1826-1901), épouse de Francis de Pressensé sénateur inamovible (1853-1914).

Publié par lenomdelarose à 11:10:43 dans poètes disparus | Commentaires (0) |

1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| >>

Tous les derniers titres