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Chrismondial

Alltermondialiste - Antiraciste - Antisexiste - Laïc ( http:// Krismondial.blogg.org )

Présentation






Christian





DELARUE






http://www.tlaxcala.es/images/auteur_294.jpg







MILITANT







ALTERMONDIALISTE





 





 





MRAP / ATTAC







 







Fonctionnaire aux Finances


Licencié en droit Rennes


né le 20 juillet 1955







Activités politiques






Membre de la LCR de 1985 à 2006






Candidat de la LCR aux élections de mai 1997






Soutien Maintenant à gauche !


 


www.maintenantagauche.org






 








Activités antiracistes :






Secrétaire national du MRAP






Membre du Bureau exécutif du MRAP et de son Conseil d'Administration.






Responsable de sa commission Mondialisation.






Représentant / délégué du MRAP auprès d'ATTAC au titre de membre fondateur d'ATTAC





MRAP =




Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples
Movement against Racism and for Friendship among Peoples
Movimiento contra el Racismo y por la Amistad entre los Pueblos

Statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social de l'ONU

43, Boulevard Magenta, 75010-Paris, France
Tel : 33 1 53 38 99 99
Fax : 33 1 40 40 90 98
e-mail : accueil@mrap.fr
web : http://www.mrap.asso.fr/






 


Activités altermondialistes




Membre du Conseil d'Administration d' ATTAC France





Association pour la Taxation des Transactions pour
l'Aide aux Citoyens

http://www.france.attac.org/



Participation au FSE de Paris St Denis en 2003




Membre du CA d'ATTAC Rennes







Activités syndicales :






Elu à la CE de l'UL CGT Rennes en dec. 1993 comme responsable de l'activité "jeune"






Elu à la CE du SNADGI-CGT 35 en juin 1993





Membre de l'UGFF-CGT 35





 





Militant associatif à AC! (Agir ensemble contre le chômage)





de nov 93 à 98 (Travaillons tous, travaillons moins, travaillons autrement)





 






Militant antisexiste - féministe






Représentant de la LCR Rennes aux Assises de la CNDF de mars 1997






Signataire :





- de "Des hommes s'engagent : Faire l'amour, pas la haine - Non à la virilité machiste !"





- du Manifeste "Encore féministe"






 


*



Les conférences et contributions sont publiées sur divers sites :


 


- rennes-info.org (rubrique contributions)


 


 


 


- amitie entre les peuples,


 


http://www.amitie-entre-les-peuples.org/





- Bellaciao,


 


http://bellaciao.org/fr/spip.php?mot157





- PAG69





- alternativeunitaire2007.org/


 


 


 


- pour la République sociale PRS


 


- ATTAC FRANCE, ATTAC 35, ATTAC 89...


http://www.france.attac.org/spip.php?auteur1353




- MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples)


 



- altermonde-sans-frontière


 


http://www.altermonde-sans-frontiere.com/


 


http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?auteur67


 


- Europe solidaire sans frontière


 


http://www.europe-solidaire.org/


 


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Trio en post-rupture : dette et discrétion. | 24 décembre 2009

TRIO en POST-RUPTURE : DETTE et DISCRETION
 

I - HISTOIRE

Histoire de la discrétion perdue rapportée à l'idée de dette.. Le problème évoqué n'a jamais été la rupture proprement dite mais d'agir en tenant compte du passé, de la dette.Ou comment on peut être poussé à l'indiscrétion par une méconnaissance reconduite de la dette de politesse accumulée.

a) Le réactif...
 
En l'espèce,  mon indiscrétion n'est pas issue d'une menace ou d'une vengeance issue de la rupture. Je ne l'ai jamais menacé de quoi que ce soit. Je n'ai même jamais  été dans la vengeance. J'ai tjrs dit mon estime pour elle, Martine G, lui Alain G et son frère Philippe. Je le répète encore. Cette indiscrétion s'explique par une réaction à son comportement néantisant son attitude méprisante qu'aucun mot est venu démentir.

b) La dette

Ce n'est là que la première partie de l'explication. Fondamentalement, elle s'explique par la dette accumulée par Martine G. Pendant les 9 ans de vie amoureuse Martine ne me saluait que très discrètement sur le lieu de travail. Pdt cette très longue période elle a accumulé une DETTE. Il lui fallait tenir compte de cette dette en me quittant.

c) La récurrence de la néantisation .

Il y a eu par mail "tu n'existe plus" sans même un bonjour en plate formule de politesse. Il y a eu des bonjour en regardant par terre, sans mon prénom, des passages à côté de moi en regardant droit devant. Le 14 février à Chantepie elle m'a dit enfin bonjour. Mais cela sentait le toc, le manipulatoire car aucune parole n'est venu lui donner du sens. Philippe m'a dit bonjour puis plus rien. Elle aussi.


II - ROMPRE EN CONSIDERANT LA PLEINE HUMANITE DE L'AUTRE


 
Le passé explique qu'elle devait soigner l'aspect politesse élémentaire et veiller à rompre en donnant de l'estime à l'autre.. Rompre respectueusement pour l'un et l'autre c'est possible. C'est autre chose que la fuite sans dire du bien de l'autre même si on le quitte. En cas d'erreur on s'excuse, on se pardonne, on rectifie.
 
Pendant 9 ans elle comblait l'absence de salutation t le matin par téléphone ainsi que le midi et soir très directement mais elle savait que se dire bonjour était important pour moi. Pour rompre elle devait m'assurer de son estime, me ditre que notre passé commun avait été aussi riche et plein de bonheur et ensuite préciser des impossibilités de salutation dans certains lieux;
 
La discrétion maintenue était parfaitement possible sous condition 1 d'un minimum de courtoisie et 2 de considération du passé.  Les deux conditions se cumulent et se concentrent sur un même comportemment qui consite au maintien d'un "bonjour" et même d'un "BONJOUR CHRISTIAN". Le prénom montre une attitude positive de considération posée sur le comportement froid de politesse. Car on peut dire bonjour en regardant ses pieds. Comme on peut écrire plusieurs mails en respectant l'autre, sans le harceler. ( Il suffit d'avoir de l'estime pour elle, Alain et son frère Philippe et cela ne pose pas souci.)
 
Or, elle n'a jamais prononcé mon prénom une seule fois depuis la rupture. Et plusieurs fois, elle est passé à côté de moi sans me saluer. La dette s'est accrue au lieu de s'éteindre. C'est la dette qui empêche de dire "plus tard elle pourra te saluer". Ce genre de proposition "plus tard" n'a jamais faite par elle. Elle apparait comme un nouveau chèque en blanc tiré sur l'avenir gonflant la dette.
 
C'était à elle d'assumer sa responsabilité . Il fallait en discuter donc chercher un équilibre, un compromis. Elle n'a jamais voulu en discuter, ni par mail, ni par téléphone, ni par une rencontre physique seul à seul  ou avec un tiers.  Ni même par un intermédiaire mandaté (pas du sauvetage qui vire en persécution). Elle a donc adopté la stratégie de la fuite.

"J'ai le droit" puis  "tu n'existe plus", etc.. La violence du "tu n'existe plus" a redoublé l'effet de dette non remboursée.

Certains vont dire qu'on ne rembourse jamais une dette de ce type. Certes. Je suis d'accord. Mais est-ce une raison pour faire l'inverse ?
 
Qur gagne-t-on de blesser l'autre de façon réccurente ? 
 
Je suis de ceux et celles qui revendiquent inlassablement l'estime réciproque et sa traduction concrète - les salutations - après la rupture.

III - QUE FAIRE ?

Une solution positive : prendre contact via un tiers pour se rencontrer, se donner enfin de l'estime.
Une fois soigné, ainsi réparé par des paroles authentiques on pourra sans doute mieux se croiser sans se saluer.
.

CD
 
 

Publié par ockren à 20:03:24 dans ce qui reste | Commentaires (0) |

Equilibration contre emprise : Pour des petits minarets et clochers. | 04 décembre 2009

Clochers et minarets : Autorisation en équilibration contre emprise.

Le vote suisse est dangereux pour la dérive haineuse globale qu’il entraine . A question mal posée risque de mauvaise réponse. Mais il est encore possible de reconnaitre le fait architectural religieux tout en affirmant vouloir circonscrire sa trop forte emprise dans l’espace public qu’il s’agisse de minarets, clochers ou autre.

Le premier texte portant sur l’emprise du religieux et du marchand a été complété par un autre qui emporte des précisions d’ordre culturel et idéologique.

I - Autoriser mais limiter l’emprise du religieux sur l’espace public


Le débat sur les minarets donne lieu à des positions radicales opposées alors qu’un compromis est réalisable à partir de principes clairs et cohérents. Les principes ne sont que des indicateurs mais ils doivent être diffusés.

L’espace public devrait être neutre. Cet idéal n’est pas évidemment pas respecté. On peut même dire que c’est utopique. Il subi l’emprise de la marchandisation et celle du religieux. A défaut d’être totalement neutre on devrait limiter cette double emprise. Car qui dit emprise dit dépassement d’une limite. Un peu de religieux çà va trop c’est trop ! On peut en dire autant de la marchandisation : un peu de pub çà va trop c’est trop. On peut à cet égard invoqué la notion d’équilibration qui vient de Proudhon sous le sens "équilibration des contraires" et qui a été exhumée ou réhabilité par le sociologue altermondialiste Philippe Corcuff.

A) Du côté de l’emprise MARCHANDE

Les tableaux d’affichage associatif (souvent moches certes) disparaissent au profit des grands panneaux publicitaires (très propres évidemment). Cette dynamique va dans le sens de l’emprise de la marchandisation du monde. Une autre dynamique plus respectueuse de la vie locale (mêmes avec ses quelques débordements) viserait à favoriser l’expression associative de quartier avec plus de panneaux et à limiter la prolifération des grands affiches commerciales. Il en va de même pour l’emprise historique du religieux qui est mon propos principal.

B) Du côté de l’emprise RELIGIEUSE


Autoriser des locaux de prière pour les différentes religions ne fait pas problème pour l’immense majorité des gens mais sous certaines conditions. Les religions disposent toutes de locaux sauf l’islam. Ce que l’on nomme l’islam des caves qui devient l’islam à ciel ouvert - euphémisme d’islam dans la rue - n’est pas une solution. L’exercice du culte doit être privé. Ce qui suppose des locaux. Les religions ont de l’argent pour en construire.

Reste à examiner les conditions.

Il convient de rassurer la population sur ce point . Si aucune garantie n’est prise sur les conditions d’installation alors on trouve des réactions de protection qui ne font pas dans la nuance Un compromis, un équilibre des tolérances est nécessaire . Il y a besoin que les élites politiques affichent leur sens du compromis dont elles sont par ailleurs coutumières à l’ordinaire . Ce compromis devrait limiter l’emprise forte du religieux dans l’espace public . Autoriser certes mais en donnant des limites. Ce qui pose problème ce n’est pas l’existence de minarets discrets c’est l’existence de grands minarets et de minarets faisant appels bruyants à la prière. C'est pareille pour les grands clochers et les envolées répétés de cloches. Les cloches des églises sonnent d'ailleurs beaucoup moins que jadis . De la même manière que l’appel du muezzin est à brider si l'idée apparait. Mais il semble que ces appels soient rares pour l'instant.

Que comprendre ?

C’est le caractère ostentatoire et même impérialiste de certaines constructions qui gêne, qui importune. Une castration des phallus religieux est demandée qui n’est pas de l’islamophobie.

Qu’est ce qu’un grand minaret demandera-t-on ? La réponse vient de la commune de Genevilliers - lue dans Ouest France de ce 1/12/09 - c’est un minaret plus haut que la mairie. Autrement dit on prend un bâtiment symbolique de la République et on dit pas plus haut ! Moins de grandiose et plus d’humilité pour les religions ne saurait faire de mal à la tolérance mutuelle.

Si l’on veut bien regarder les choses ainsi, alors on évite l’affrontement et de traiter de racistes et de fascistes des gens qui ne le sont pas.

II - Laïcité-équilibration contre emprise.


On connaissait deux formes de laïcité : la laïcité-séparation et la laïcité-neutralité voici la laïcité-équilibration. La laïcité équilibration promeut la tolérance réciproque, l’ajustement des intérêts. Ce qui possible pour la laïcité ne l’est pas nécessairement dans tous les domaines. La laïcité a pour but de créer un espace commun ou il est possible de vivre ensemble en reconnaissant des différences qui sont acceptables non excessives. Telle société va dire que les signes religieux discrets sont acceptables à l’école mais pas les signes ostensibles ou ostentatoires. Ce faisant on peut dire qu’elle tranche un conflit de société en acceptant un peu mais en refusant l’excessif, l’abusif. C’est chaque société en fonction de son histoire qui ajuste ce compromis social.

Ce n’est pas parce que l’autre camp procède à des amalgames que nous devons faire de même. Le gros du vote anti-minarets est sans doute xénéophobe mais pas tous loin de là. Il faut chercher à comprendre avant de caractériser à l’emporte-pièce. La vision globalisante, pratiquant la confusion et le campisme constant n’aide pas à gagner ceux qui pensent hors des deux schémas.

Procédons à quelques distinctions qui aident à comprendre et structurer la complexité des visions du monde dans le champ culturel et dans le champ théo-idéologique. Ces distinctions relèvent plus des expériences militantes que d’une analyse savante ou scientifique.

A) Aspects CULTURELS : trois conceptions du monde en présence.


* Certains aiment les villages avec clocher et estiment que c’est là le bon terroir et la ruralité qui forme l’identité de la France (Agoravox le 1/12/09) en différence avec les villages musulmans des pays arabes. Nous sommes différents restons-le ! Ce respect des différences débouche sur un " chacun chez soi " complété marginalement par une acceptation de l’autre sous condition d’assimilation.

* D’autres aiment la pluralité par réaction à ce chauvinisme et veulent un mixte de bâtiments religieux comme paysage de tolérance.

* D’autres encore n’approuvent ni l’un ni l’autre : le premier pour sa préférence catholique séparatiste fondée sur la subculture chrétienne qui perdure, le second car ils se font plus religieux que les religieux en autorisant un envahissement du religieux pluriel . Ici il peut y avoir deux positions l’une laïque radicale plus d’église, synagogue et mosquées (bulldozer à la Pol-Pot) , l’autre plus modérée qui les acceptent mais limitant à l’avenir le caractère ostensible et grandiose tant pour les grands minarets que les grands clochers.

B ) Aspects IDEOLOGIQUES : une double dégénérescence qu’il faut critiquer :


* Versus déplacement des acteurs visés : Celle islamistophobe (critique de l’islamiste et de l’islam radical ) qui dégénère vers la musulmanophobie (peur de tous les musulmans assimilés aux islamistes radicaux) . Exemple de lecture : En 1998, le premier ministre Turc actuel, M Erdogan, disait : "Les mosquées sont nos casernes, les coupoles nos casques, les minarets nos baïonnettes et les croyants nos soldats." A partir de là on imagine que les dirigeants des mosquées sont tous des islamistes radicaux. On ne sait que peu de chose sur le sujet d’ailleurs. Mais la raison impose de penser que la présence-absence de minaret n’est pas très déterminante sur leur activité qu’ils peuvent mener sur les autres lieux de prières, rues ou caves.

* Versus " du texte aux croyants " : Celle islamophobe (entendu ici au sens strict comme simple critique de l’islam pouvant aller jusqu’au blasphème) qui dégénère vers l’islamophobie raciste, la musulmanophobie (de Robert Redeker au clip de Wider) . Ce discours contient en général une part de critique acceptable du texte religieux et de ses pratiques mais aussi une critique in fine des croyants. Autrement dit il opère tôt ou tard un passage de la critique d’une croyance à une stigmatisation des croyants. Le passage peut être plus ou moins net dans "l’incitation" ce qui fait qu’il n’y a pas toujours procès juridique.

**

Christian Delarue

Qui exprime ici une conception complémentaire voire différente de celle du MRAP dont il est membre (BE &CA)

Publié par ockren à 23:54:34 dans 4 - 2 : Mentalité laïque | Commentaires (0) |

Malgré les souffrances dans le prive le "sale boulot" arrive dans le public! | 28 novembre 2009

MANAGEMENT

Malgré les souffrances dans le prive le "sale boulot" arrive dans le public!

Initialement c'est une note sur le rapport Difenbacher pour la CE du SNADGI-CGT 35. Je l'ai aménagé et complété ici ou là.

Le contexte 2009 concernant le travail est constitué de suicides, de souffrances sur fond de précarité, de chômage, d'intensification du travail, de salaires à la baisse. Ce contexte salarial n'est pas que français, puisque des auteurs comme Michel Husson ont montré que l'écart salaire-profit n'avait cessé de s'agrandir depuis 20 ans au détriment des salaires ( ). Quand au  chômage et à la précarité, nul besoin de longs développements car nombreuses sont les familles qui ont un jeune mais aussi un adulte dans cette situation. C'est dans ce contexte, et à la suite de l'orientation de N Sarkozy en 2007 sur le "travailler plus pour gagner plus" que Michel Diffenbacher, député, rend son rapport en mai 2009 sur "L'interessement dans la fonction publique", dans les trois fonctions publiques en fait.

Les entreprises privées connaissent un système de prime depuis 1959. Ce système s'est perfectionné et a été généralisé, notamment dans les entreprises publiques lorsque les socialistes se mirent à faire l'apologie de l'entreprise au début des années 8O. Avec les primes apparurent les cadences infernales non seulement dans les usines mais aussi dans les bureaux. L'infomatisation a accrue cette intensification. Mais il ne suffisait pas aux entreprises d'accroitre les cadences pour augmenter les profits, il fallait aussi pour satisfaire la clientèle maintenir un travail de qualité. La norme fut donc celle du travail intensif de qualité. Aux managers de trouver le moyen de parvenir à ce niveau d'exigence. La réponse fut un système plus élaboré de primes, avec pour pilier une très forte prime pour celles et ceux qui parviennent à obtenir quantité et qualité.

Voilà ce que M Difenbacher préconise pour les trois FP. On sait pourtant aujourd'hui plus qu'avant l'état de tension généré par ce système très inégalitaire puisque seuls les plus performants reçoivent un gain conséquent. Les sentiments de déclassement des uns sont plus courants et plus vifs d'autant que les effets du surclassement des autres peuvent être insupportables. L'auteur le sait et préconise une phase de transition avec moins d'écart en montant de prime. La somme qu'il propose est de 300 euros dans un premier temps. Ce qui est attendu est que les "rapides" vont se mettre à soigner la qualité et que les "qualitatifs" trop lents vont se mettre à accélérer le pas. Ceux qui n'arriveront pas seront pénalisés car il ne s'agit plus de payer le travail mais la performance. Son rapport précise que ce changement majeur heurte la culture de la FP mais que les mentalités évoluent et que le moment est venu . Effectivement les cadres des trois FP deviennent de plus en plus les laquais du capital.  Il deviennent de plus en plus des "exploiteurs" froids et cyniques, les yeux rivés sur les tableaux de statistique... et sur leurs primes. Par contre les personnels de base - C, B, A - sont plus résistants et critiques ainsi que la plupart des syndicats. Pas tous car le passage par la signature des "partenaires sociaux" est préconisé avant le passage au Parlement.

M Difenbacher précise aussi que son projet de réforme ne serait pas contraire au statut de la fonction publique. Pourtant le statut de la FP est fondé sur la qualification - diplôme national -concours catégoriel - formation au poste - et non sur la compétence . La compétence est le fruit de la formation théorique et pratique d'adaptation au poste d'affectation. Ce statut de la FP permettrait donc pareille situation d'arbitraire et d'inégalité ! Pour riposter, M Difenbacher ose citer M Thorez et l'idée de proportionnalité de la rémunération à l'effort. Sans vouloir défendre Thorez il faut souligner l'habileté et même la manipulation . Car l'auteur oublie évidement le cadre statutaire fait du respect des qualifications qui empêche que le plus gradé gagne moins que le moins gradé et le principe qui veut que tout fonctionnaire doit bien vivre de son travail, y compris les moins "performants" . Or il y existe aujourd'hui en France des fonctionnaires pauvres. Longtemps la Grande-Bretagne en a eu la spécificité. C'est fini. En outre, désormais il faut attendre la fin de carrière pour disposer d'un salaire au-dessus du salaire médian. Et le salaire médian est peu élevé. N'oublions pas qu'aujourd'hui l'immense majorité des fonctionnaires sont des prolétaires (1).

Il faut refuser

- Le harcèlement comme méthode managériale de suivi - même poli en la forme - quotidien des objectifs et résultats tant quantitatifs que qualitatifs.

- la dynamique de déclassement-surclassement produite par le système des primes à la performance.

- la baisse généralisée des salaires

Il faut défendre:

- la rémunération du travail ordinaire hors tout référence à la performance

- le système de la qualification

- une nouvelle RTT hebdomadaire en France et en Europe

L'inversion de la dynamique historique de réduction hebdomadaire du temps de travail liée à l'intensification du travail et à la réaction sarkozystz produit le surtravail des uns et le chômage des autres. Pour les travailleurs l'intensification produit en outre, hors travail, un penchant fort pour le divertissement le plus plat, par ailleurs totalement contraire à l'investissement citoyen. Le soir, après le travail, les envies de ressortir pour des activités citoyennes sont anéanties et les capacités de lecture sont réduites et même les émissions de télévision ne suivent pas la pente de la qualité. La demande rejoint l'offre sur une base de médiocrité. C'est ainsi que se prépare les régimes fascistes. L'expression paraîtra forte mais un auteur a pu montrer que la propagande abrutissante avait grandement participé à la montée du nazisme.

XX

1) Prolétaires signifie qu'ils épuisent chaque mois leur salaire pour vivre ou faire vivre leur famille. La frontière supérieure du prolétariat dans les pays développés évolue de 2700 euros à 3200 euros selon les conditions de vie. Au-dessus, entre 3000 et 5000 euros par mois, il y a la couche aisée des travailleurs (salariés ou indépendants) ou du petit patronat.  Au-dessus des 7000 euros commence la rémunération des dirigeants. Ce n'est plus alors le mois qui est l'unité de "poids" mais l'année. Certains atteignent des niveaux exorbitants qui font d'eux une espèce humaine à la fois très cupide mais aussi très parasitaire. Les parasites d'en-bas font pitié pas ceux d'en-haut. Vers eux ce tourne notre colère revendicative.

Débat sur l'Humanité entre G Tron UMP, J-M Canon UGFF-CGT et Anicet Le Pors Ancien Ministre de la FP.
http://sgpen.cgtnord.free.fr/Binder1.pdf

Publié par ockren à 09:39:59 dans 1 - 6 : Travail Salariat Luttes | Commentaires (0) |

Lutter partout contre la violence et le sexisme mais pas avec des matraques . | 27 novembre 2009


Lutter partout contre la violence et le sexisme mais pas avec des matraques .


http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article934

*Les enseignants ont peur. Les jeunes-filles aussi.

Vous pouvez lire ce papier de Marie-Estelle Pech sur le Figaro du 27 nov 2009. L’article évoque après la projection du film "La journée de la jupe" les réflexions des enseignants sur les violences et le sexisme des jeunes dans les classes de villes de banlieue parisienne. « Je suis rentrée plusieurs fois en larmes chez moi, dépassée » (http://www.lefigaro.fr/)


Violence à ce point . Pas partout sans doute.

* C’est pourquoi l’information doit circuler. Mais QUELLE INFORMATION ? Car il ne s’agit pas de recommencer les mêmes scènes télévisuelles que du temps des campagnes de 1997 ou de 2002 et d’insuffler plus encore la peur au profit du sécuritarisme policier. Il ne s’agit encore moins de promouvoir une vision unilatéralement ethnique ou communautariste de la violence. Mais pas d’angélisme non plus il y a désormais un racisme anti-blanc qui répond à un racisme anti-noir ; un racisme anti-français qui répond à un racisme anti-immigré des ex-colonies.

Face à cette situation *la rhétorique de l’IDENTITE NATIONALE parait piteuse*. Un sondage récent montre une indifférence des français sur ce plan . Pire la fétichisation des symboles de la nation produirait des réactions de type blasphématoires ("Pisser" sur le drapeau ou siffler la Marseillaise). Ces réactions ne sont pas du racisme anti-français. Il en va autrement des bombages de bâtiments officiels ou d’insultes anti-françaises de personnes françaises ou supposées telles.

Il n’y a pas que les enseignants a tirer la sonnette d’alarme ; LES FILLES AUSSI. « Les filles portent des pantalons ou s’habillent comme des sacs, car elles n’ont pas la possibilité de dévoiler leur féminité par peur d’être mal considérées. » Les jeunes filles, dans certains lycées et certains quartiers, subissent un sexisme virulent soit celui des machos blancs qui prennent pour modèle les éructations du chanteur Orelsan ou soit celui des jeunes musulmans influencés par l’islamisme radical qui menacent les jeunes filles non voilées. Mais pas d’amalgame tous les jeunes musulmans ne sont pas imbibés de respectabilité d’apparence et des pro-voile imposés. Et tous les jeunes blancs ne sont pas fan d’Orelsan.

Cette clarification permet de combattre le PHANTASME DE L’ISLAMISME RADICAL PARTOUT comme danger public numéro 1. Il y a bien des islamistes radicaux qui cherchent à créer des groupes radicaux . Il faut évidemment les combattre et stopper leur faculté de nuisance. On ne saurait à l’instar de l’extrême-droite s’en prendre constamment à toute une communauté religieuse pour ce faire.

Pour être juste, il faut bien dire qu’aujourd’hui LA POLICE elle-même fait peur. Sous le sarkozysme, elle intervient sans ménagement contre la population, elle brutalise et emprisonne des innocents. Le dernier cas date de la venue de F. Fillon, L. Châtel et V. Pécresse au lycée Roosevelt de Reims : Tous dans le panier sans distinction et gardes-à-vue de 24 heures suivie de comparutions immédiates pour cause de menaces de prison. Les innocents largement majoritaires sont dans le tas ! (2) La peur de la police devient désormais plus réel que la peur des islamistes. Mauvais temps pour les libertés et la démocratie !

VIVENT LES ENSEIGNANTS ! Les enseignants ont une lourde tâche pédagogique. Il mériterait d’être mieux soutenu par les politiques. Au regard des mouvements revendicatifs du premier semestre il y a tout lieu de penser que ce n’est pas le cas. Décidément le sarkozysme n’est pas bon pour le peuple-classe français !

Christian Delarue

1) Orelsan, une liberté qui opprime les femmes.


http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article706

2) LO : Fillon à Reims : l’éducation à coup de matraque

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2156&id=18

MEDIAPART Mr François Fillon à Reims : La police encore sur les nerfs
26 Novembre 2009 Par michbret
Cela ressemble à l’histoire de Poitiers mais avec des variantes.

http://www.mediapart.fr/club/blog/michbret/261109/mr-francois-fillon-reims-la-police-encore-sur-les-nerfs

Publié par ockren à 22:59:01 dans - | Commentaires (0) |

Recherche prolétaires et peuple-classe désespérément. | 26 novembre 2009

Recherche prolétaires et peuple-classe désespérément.

Une suite de "section de peuple"


 http://www.lepost.fr/article/2009/12/12/1838000_les-sections-de-peuple-en-france.html

 *

 A propos d'une réduction nuisible du peuple aux "classes populaires".

 *

 *

 L'expression "classe populaire" (au singulier ou au pluriel) a
 plusieurs gros défauts : elle cache les prolétaires, elle a un cercle
 très étroit pour les définir. Du coup la notion de couche moyenne
 mélange les travailleurs aisés et les autres. Enfin, elle cache les
 couches moyennes comme partie prenante du peuple. Du coup elle a
 encore un autre défaut ; laissant le terme "classes populaires" pour
 voire plus grand ces auteurs passent alors à Nation ce qui intègre la
 bourgeoisie.

 Evidemment cela n'est pas neutre en terme de politique. Il s'agit
 d'opérer des compromis de classe qui préserve la bourgeoisie et qui
 taxe les couches moyennes y compris basse-moyenne pour donner aux plus
 bas. Un côté prendre à Pierre pour donner à Paul que l'on connaît à la
 CFDT. Beaucoup trop de défauts donc : un recadrage s'impose pour
 coller plus au réel.

 *

 * Classe(s) populaire(s) : le bas-peuple et l’ouvrièrisme.

 *

 *Ce que l'on nomme improprement "les classes populaires" n’est pas
 tout le peuple.* Cela se rapporte aux couches inférieures du peuple,
 les ouvriers et les employés du privé et du public. Disons qu'il
 s'agit d’une partie des prolétaires entendu au sens de couche sociale
 épuisant totalement son salaire dans le mois ou du moins ne disposant
 que de peu d’économie à épargner. Mais cela n’est pas dit. Comblons ce
 silence. Les prolétaires ainsi entendus perçoivent leur revenu en
 terme de fin de mois et non en revenu annuel comme les riches. Notons
 que cette définition stratificationniste des prolétaires se combine
 avec la définition classiste et marxiste du prolétariat comme celui
 qui vend sa force de travail pour vivre. Mais une forte majorité du
 prolétariat-classe est aussi un prolétariat-couche sociale "fin de
 mois". On peut et on doit mobiliser les deux acceptions pour
 comprendre l'action. Je renvoie à d'autres textes ici.

 *

 *La formule "classe populaire" est la suite aménagée de feu la classe
 ouvrière de l'industrie du PCF des années 60* . Elle est juste un peu
 gonflée par l'ajout des employés. Le s techniciens et les simples
 cadre A de la fonction publique en sont exclus. Le corollaire en terme
 de lutte est le solo de la classe ouvrière alors que de nombreuses
 grèves et manifestations sont aussi le fait de cadre A dans
 l'enseignement et dans la santé. Les cadres A subissent l'exploitation
 salariale en termes d'intensification du travail et de salaires
 modestes quoique plus élevés que les B et C. Un agrégé de
 l'enseignement en fin de carrière perçoit 3200 euros par mois après
 avoir fait carrière avec beaucoup moins. Autrement dit les plus
 qualifiés de la fonction publique, à l'exception des cadres supérieurs
 des administrations (les A+), ne montent pas au-dessus de 3000 euros
 par mois si ce n'est grâce aux primes ou en fin de carrière. Il en va
 différemment dans le privé.

 *

 *La formule "classe populaire" ou "couches populaires" opère une
 exclusion les couches moyennes, salariées ou indépendantes*. Or ces
 couches moyennes sont une fraction du peuple, du peuple-classe. On ne
 saurait les évacuer. Il faut par contre les repérer. La couche moyenne
 aisées perçoit entre 3000 et 5000 euros par moi. Elle dispose en
 général d'un patrimoine de valeurs boursières et d'un patrimoine
 immobilier de confort certain de type résidence principale plus une
 voire deux résidence(s) secondaire(s) qui n'a absolument rien de
 commun avec le patrimoine de la bourgeoisie. Les revenus des 12
 catégories de dirigeants débutent à 7000 euros par mois mais les
 chiffres montent très vite et en valeur annuelle. Ces grands
 dirigeants ne regardent pas les fins de mois tout comme les
 travailleurs aisés précités. Les chiffres portant sur les revenus
 indique un "trou" entre 5000 euros par mois et 7000 euros par mois. On
 y trouve les professions indépendantes : notaires, dentistes, avocats,
 patrons de PME, etc...

 *

 * Elargir la sphère de ceux d’en-bas en deux cercles : les prolétaires
 et le peuple-classe.

 * *

 *Le première cercle est formé des prolétaires

 Ils disposent de moins de 3000 euros par mois lorsqu’il y a famille
 monoparentale et enfants . La limite supérieure peut être fixée
 en-dessous pour d’autres situations : mieux vaut avoir 2 x 2600 euros
 qu’une fois 3000 euros. Les prolétaires connaissent des conditions de
 vie supérieures au sous-prolétariat, ceux qui vivent avec moins que le
 SMIC. Ce n’est plus la fin de mois qui est leur horizon mais c’est le
 quotidien qui peut faire souci. Là c’est la pauvreté. Pour cet
 ensemble hétérogène à moins de 3000 euros par mois, il importe de
 proposer un bouclier social et fiscal.

 *

 *Le second cercle est formé par le peuple-classe*.

 *

 *Le peuple-classe se définit par la population en résidence sur un
 territoire national (ou le cas échéant multinational) moins sa classe
 dominante, sa bourgeoisie*. En France cela donne environ 95 % de la
 population résidentielle. Les chiffres varient dans la mesure ou
 certains auteurs intègrent par extension à la classe dominante la
 couche d'appui de la bourgeoisie . Il s'agit de certains cadres
 supérieurs dans la haute administration, dans les grandes entreprises,
 ainsi que des journalistes appointés par le capital . Cette conception
 est trop extensive. Elle relativise la différence entre ce qui
 caractérise la classe dominante en terme d'étendue des propriétés
 mobilières et immobilières, résidentielles et d'entreprise, en terme
 aussi de réseau, de liens de famille. La couche d'appui du capital
 malgré les fortes rémunérations et les avantages en nature
 (appartement et voiture de fonction) demeure des salariés subordonnés.

 Mais même si l'on adoptait cette conception extensive de la
 bourgeoisie il n'en demeure pas moins que le peuple-classe serait très
 très majoritaire : plus de 90 % de la population résidentielle.

 Le peuple-classe c’est bien sûr l’ensemble des dirigés, les
 subordonnés au-delà du salariat, celui qui subit la puissance des
 politiques libérales. Voilà ce qu'il faut voir. Et dire ceci n'empêche
 nullement de voire qu'au sein du peuple-classe ce sont les prolétaires
 qui trinquent le plus en terme de revenus et de précarité ou de
 chômage. Voire ainsi la société permet d’avancer la notion de
 "bouclier social des moins de 3000 euros par mois" et donc d'avoir une
 politique de classe pour les partis de gauche qui ne veulent pas en
 rester à une vision misérabiliste et compassionnelle du social.

 Christian DELARUE

 NB Les syndicats sont plus sur la conception du prolétariat-classe
 incluant les cadres y compris parfois les hauts cadres qui sont couche
 d'appui du capital, ce qui fait débat. Ces hauts cadres pratiquent le
 pantouflage entre public et privé. Certains sont d'ailleurs devenus
 des membres de la bourgeoisie.

Publié par ockren à 00:00:18 dans 1 - 2 : Démocratisation / Autre démocratie ou Alterdemocratie | Commentaires (0) |

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