Christian
DELARUE
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MILITANT
ALTERMONDIALISTE
MRAP / ATTAC
Fonctionnaire aux Finances
Licencié en droit Rennesné le 20 juillet 1955
Activités politiques
Membre de la LCR de 1985 à 2006
Candidat de la LCR aux élections de mai 1997
Soutien Maintenant à gauche !
Activités antiracistes :
Secrétaire national du MRAP
Membre du Bureau exécutif du MRAP et de son Conseil d'Administration.
Responsable de sa commission Mondialisation.
Représentant / délégué du MRAP auprès d'ATTAC au titre de membre fondateur d'ATTAC
MRAP =
Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples
Movement against Racism and for Friendship among Peoples
Movimiento contra el Racismo y por la Amistad entre los Pueblos
Statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social de l'ONU
43, Boulevard Magenta, 75010-Paris, France
Tel : 33 1 53 38 99 99
Fax : 33 1 40 40 90 98
e-mail : accueil@mrap.fr
web : http://www.mrap.asso.fr/
Activités altermondialistes
Membre du Conseil d'Administration d' ATTAC France
Participation au FSE de Paris St Denis en 2003
Membre du CA d'ATTAC Rennes
Activités syndicales :
Elu à la CE de l'UL CGT Rennes en dec. 1993 comme responsable de l'activité "jeune"
Elu à la CE du SNADGI-CGT 35 en juin 1993
Membre de l'UGFF-CGT 35
Militant associatif à AC! (Agir ensemble contre le chômage)
de nov 93 à 98 (Travaillons tous, travaillons moins, travaillons autrement)
Militant antisexiste - féministe
Représentant de la LCR Rennes aux Assises de la CNDF de mars 1997
Signataire :
- de "Des hommes s'engagent : Faire l'amour, pas la haine - Non à la virilité machiste !"
- du Manifeste "Encore féministe"
*
Les conférences et contributions sont publiées sur divers sites :
- rennes-info.org (rubrique contributions)
- amitie entre les peuples,
http://www.amitie-entre-les-peuples.org/
- Bellaciao,
http://bellaciao.org/fr/spip.php?mot157
- PAG69
- alternativeunitaire2007.org/
- pour la République sociale PRS
- ATTAC FRANCE, ATTAC 35, ATTAC 89...
http://www.france.attac.org/spip.php?auteur1353- MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples)
- altermonde-sans-frontière
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?auteur67
- Europe solidaire sans frontière
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- Egalité d'abord
- et d'autres encore
Blog altermondialiste, antiraciste, féministe et laïc ...
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LES SIMPLES COHABITANTS : AUCUNE PASSION, PEU D'AMOUR
pris sous un texte - Les passions de l'amour - posté sur Bellaciao
http://www.bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=47380
Qu'est-ce qu'un couple de simples cohabitants ?
Il est des couples, cohabitants ou non, qui s'aiment amoureusement plusieurs années durant. Ils entretiennent une vie amoureuse plus ou moins intense source de grand bonheur.
Un couple simplement cohabitant partage un lieu d'habitation - partiellement ou totalement, comme couple marié ou comme couple compagnon mais l'amour tendre a déserté le couple depuis longtemps, voire n'a quasiment jamais existé.
Ces couples "familialement corrects" (1) ont pu s'être engagés par intérêt du moins sans être réellement amoureux de l'autre. Autre raison : le maintien en couple se justifiera « pour les enfants » (parfois pour la maison). Le motif "enfants" est souvent « un alibi pour préserver une coexistence pseudo-conjugale arrangeant le quant-à-soi de chacun ».
« Les couples qui s'éloignent sans se séparer, qui cohabitent sans coexister amoureusement... se sont souvent unis sous les signe de l'amour du semblable plutôt que sous le signe de l'amour de l'autre ».
Si l'absence de sexualité dans le couple est un signe de couple simplement cohabitant la présence d'une sexualité ne suffit pas pour autant à dire qu'il y a plus que de la simple cohabitation.
Tout cela ne signifie pas que le couple de cohabitants ne connaît pas le bonheur, mais il sagira alors plus d'un bonheur de contentement que d'un bonheur sublime qui illumine la vie du couple aimant. De plus le couple de cohabitants risque fort de connaître des jalousies ou des infidélités. Car dans la vie un d'un tel couple les périodes moroses ne sont pas rares et génèrent une aspiration à « autre chose » qui forme une disponibilité à la rencontre amoureuse.
Lak
1) SCFC = "Simples cohabitants familialement corrects"
Publié par ockren à 18:07:13 dans 7 : Philo et psycho pour vivre | Commentaires (0) | Permaliens
Le Polyamour : Nouveau romantisme ou échangisme branché (suite)
Moins de frustration, plus de liberté
Par Laurence Dray
http://1libertaire.free.fr/PolyAmour03.html
http://www.femme.lycos.fr/couple/polyamour
Accorder plus de liberté à l'autre, s'autoriser des moments
d'indépendance paraît naturel et nécessaire pour l'équilibre d'un
couple. Mais accepter l'intrusion d'un tiers demande un dépassement de
soi extrêmement fort. Paule Salomon confirme que le polyamour n'est
possible que si les personnes ont une estime, une confiance en soi très
solide.
Le polyamoureux serait-il un être à part, doté de pouvoirs surhumains ?
Selon Paule Salomon, non. C'est une question de personne et de structure
interne mais aussi de conditionnement social. On accorde beaucoup trop
d'importance à la sexualité et on exerce une jalousie possessive sur le
corps de l'autre. Il faut désacraliser l'infidélité et sortir du
dualisme fidélité/infidélité. Pourtant, 80 % des femmes demandent le
divorce pour adultère. L'infidélité est souvent le symptôme d'une
mésentente dans le couple ou d'une crise personnelle. Le dialogue et la
tolérance doivent permettre au couple de gagner en maturité. Pour Paule
Salomon, « on n'explique pas assez l'infidélité à partir du besoin
d'évolution de l'autre ». Dans le polyamour, celui qui « subit » va
s'apercevoir que lui aussi peut exercer sa liberté. C'est plus facile
d'accepter la liberté de l'autre quand on peut jouir de la sienne. La
réciprocité et l'authenticité distinguent le polyamour de l'adultère.
Françoise Simpère, elle, est mariée depuis trente ans, et polyamoureuse
depuis le même temps. Onze mois après son mariage, elle a rencontré un
homme avec qui elle entretient toujours des liens. Avec chaque homme de
sa vie, elle tisse des liens uniques et forts. Parfois, ce sont des
liens affectifs et amicaux, d'autres fois passionnels ou seulement
sensuels. Pour Françoise, le sexe est essentiel mais pas primordial. «
C'est un langage des sens qui permet aux hommes de s'ouvrir et de se
confier. Ce qui m'importe, c'est de nouer des relations longues et
explorer les hommes. Mon rapport avec le polyamour a évolué avec le
temps. Jusqu'à 30 ans, je charmais pour me prouver que j'existais, pour
me rassurer sur mon pouvoir de séduction. Après, j'étais plus dans la
curiosité de l'autre. Je m'intéresse avant tout aux hommes. C'est pour
ça que je leur plais. Je ne suis pas une collectionneuse.
Je suis sincère. » A 14 ans, à l'occasion de sa première déception
amoureuse, Françoise s'est aperçue que « l'amour unique est un mythe »
et « le prince charmant, une grande blague ». Dès le début de son
mariage, elle et son mari ont vécu des histoires d'amour parallèles. Ils
ont deux enfants, une maison familiale et chacun leur espace purement
privé. « Dans mon studio, je reçois mes copines, mes amis, mes amants,
je me retrouve seule quand j'en ressens le besoin. C'est l'endroit de ma
vie à moi. Jamais je n'inviterai un homme dans la maison familiale. Je
reste discrète sur ma vie privée. Je n'ai pas une vie débridée, nous y
avons réfléchi ensemble, depuis trente ans. » Le polyamour permet donc à
l'individu d'exprimer ses désirs et d'exercer sa liberté individuelle à
l'intérieur du couple. Le couple ne phagocyte plus l'individu. »
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Le Polyamour : Nouveau romantisme ou échangisme branché (suite)
*Polyamour ou polydésir ?
Par Laurence Dray*
Le sexologue Pierre-Guillaume Lasnier s'insurge contre cette tendance à
vouloir tout normaliser. Sous de jolis noms comme « polyamour » ou «
polyfidélité » se cachent de simples désirs sexuels. Pour lui, l'idée
d'aimer plusieurs personnes à la fois est un fantasme. « L'amour demande
un investissement de temps considérable, c'est aussi un miroir de
soi-même. Se pose alors un problème de réalisation et d'identité.
Lorsqu'on aime plusieurs personnes, on se reconnaît dans toutes. » Il y
a absence de repères et un amalgame entre désir et amour.
« Le désir se multiplie car les images sont de plus en plus nombreuses.
Mais il n'y a pas plus d'amour qu'avant. C'est un arrangement de
l'esprit que de croire que tout le monde s'aime et que la relation est
équilibrée. » Paule Salomon reconnaît que le polyamour n'est viable au
sein du couple que si chacun conserve une place privilégiée. « L'autre
ne doit pas se détourner du conjoint, il doit le rassurer sur son amour.
Sinon l'absence est assimilée à un désamour. »
Aujourd'hui, Léa, 31 ans, pense que le polyamour est un joli mythe.
Pourtant, elle n'a pas toujours été de cet avis. A 25 ans, elle
rencontre Michel, plus âgé, dont elle tombe amoureuse. « Il m'a permis
de me révéler à moi-même, de prendre confiance en moi. C'était un peu
comme un père. J'avais besoin de lui. Notre relation n'était pas fondée
sur la sensualité mais plus sur l'intellect. Puis, je rencontre Thierry,
l'amant dans toute sa splendeur. Il était beau, jeune. Notre relation
était charnelle. Officiellement, je n'étais plus avec Michel. Mais
j'habitais toujours en face de chez lui. Je n'ai jamais réussi à le
quitter. Je l'ai imposé à Thierry car je ne voulais pas faire une croix
sur mon passé. Pendant trois ans, j'ai vécu le polyamour sans le savoir.
J'étais heureuse, comblée. Puis, Thierry a connu une autre femme. Mais
là encore, nous n'avons pas réussi à nous quitter. Je rencontre alors
Thibault, mon grain de folie, le piment de la vie. Je ne voulais pas
couper mes liens avec Michel et Thierry. J'avais trop peur de les
perdre. Thibault devait accepter ce qu'il appelait ces deux fantômes.
Pendant deux ans, je vivais sur un nuage. J'avais trois hommes dans ma
vie. »
Dans la réalité, est-ce que c'est de l'amour ? Pas sûr. L'amour, ce
n'est pas seulement admettre que l'autre ne nous appartienne pas. C'est
aussi la capacité à surmonter les conflits et à accepter la frustration.
Selon le docteur Lasnier, « les adolescents sont incapables de vivre une
frustration. Il faut que la satisfaction soit immédiate. Un adulte qui a
un projet peut accepter des sacrifices, des contraintes pour le
réaliser. » »
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*Le Polyamour : Nouveau romantisme ou échangisme branché (suite)
Choisir de ne pas faire de choix *
Martine Teillac, psychanalyste, souligne qu'avoir besoin de plusieurs
amours indique un manque de maturité affective et de confiance en soi.
C'est éviter de faire un choix, éviter la rupture et l'abandon. Mais
cela peut aussi représenter un désir de toute-puissance. La démarche
adulte, c'est concevoir que personne ne peut satisfaire tous les besoins
de l'autre au sein du couple. Le couple ne doit plus être idéalisé comme
un lieu de bonheur absolu. Léa admet que le polyamour est le meilleur
moyen de ne pas s'engager. « Ne pas choisir, c'est ne pas prendre de
risque. Chaque homme m'apportait quelque chose de différent. Finalement,
j'ai pris dans chacun d'eux ce que j'avais envie de prendre.
Inconsciemment, je les ai manipulés, car je faisais en sorte d'être
l'élue de chacun. Je savais que Michel voulait construire sa vie avec
moi, je l'imaginais père de mes enfants. Thibault entretenait des
relations avec d'autres femmes. Là encore, je savais qu'il m'aimait plus
qu'elles. Pendant deux ans, j'étais une reine pour ces trois hommes.
C'est extrêmement jouissif pour l'ego. C'est terriblement narcissique. »
Etre libre, c'est avoir la capacité de faire un choix pour construire un
projet. Refuser de choisir entre plusieurs amours, c'est refuser de se
responsabiliser et nier l'imperfection de la nature humaine. Lionel, 40
ans, a toujours enchaîné et multiplié les conquêtes amoureuses. Pour
lui, le polyamour est le remède à la routine. « J'avais vraiment
l'impression d'être en avance sur mon époque, jusqu'au jour où je me
suis aperçu que ce mode de vie cachait un profond malaise. J'aimais deux
femmes depuis quatre ans. Elles se connaissaient et avaient aussi
d'autres aventures. Tout semblait équilibré. Du moins en apparence. Elsa
était en fait malheureuse, elle souffrait de ce non-choix. Elle voulait
avoir des enfants. Elle me quitta. Ce fut un choc pour moi. C'était la
première fois que j'avais l'impression de ne pas maîtriser ma vie. Cette
rupture m'a permis de comprendre qu'en ne choisissant pas j'avais peur
d'aimer. J'ai fait, depuis, le ménage dans ma vie. »
Pour ou contre le polyamour ?
Le débat n'est pas de porter un jugement moral sur ce qui relève de la
liberté de chacun. On peut considérer simplement le polyamour comme une
façon non traditionnelle de vivre ses sentiments. Il est également une
occasion de remettre en question le modèle dominant du couple monogame
qui au vu des statistiques sur le divorce et l'adultère, bat de l'aile.
C'est aussi peut-être un nouveau code amoureux à découvrir mieux adapté
à notre époque où beaucoup de personnes souffrent de la solitude. Quoi
qu'il en soit, l'amour a toujours le dernier mot... Comme le souligne
Françoise : « C'est difficile d'admettre que l'on est pas l'unique. Mais
aimer, c'est admettre que l'autre ne nous appartient pas. »
Désir, plaisir et amour
L'activité sexuelle d'un couple est d'en moyenne :
les deux premières années, de treize rapports par mois ;
au bout de cinq ans, de neuf rapports par mois.
Pour 86 % des Français, la sexualité est indispensable pour la réussite
du couple.
4 % des hommes et 1 % des femmes pratiquent l'échange de partenaires
entre couple.
80 % des hommes et 87 % des femmes déclarent avoir besoin d'éprouver un
sentiment amoureux pour avoir une relation sexuelle.
41 % des Français estiment que l'on peut être amoureux de deux personnes
à la fois. Source BVA/Francoscopie
Le Polyamour : Nouveau romantisme ou échangisme branché (suite)
Serge Chaumier , sociologue et auteur de la Déliaison amoureuse,
éditions Armand Colin.
Intérrogé par Diane Valembois
Le polyamour est-il un nouveau phénomène ?
Non, on en trouve des traces depuis longtemps, notamment avec Fourier et
les sociétés utopistes du XIXe siècle, les mouvements communautaires ou
les mouvements intellectuels des années 1920 et 1930. Le couple
Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir est un bon exemple de couple
polyamoureux. Leur couple n'était pas fusionnel, ils avaient chacun leur
appartement, chacun leur vie sexuelle. Ce qui est nouveau, c'est que ce
phénomène se démocratise. Le sida a mis un frein à ce qui se développait
depuis une trentaine d'années. On est passé du mariage de convenance de
la fin XIXe-début XXe au mariage d'amour des années 1950. Ce modèle
traditionnel, dit « fusionnel », a des difficultés à perdurer car tout
éloignement est synonyme de désamour. Avec le mouvement d'émancipation
des femmes, le modèle romantique explose. Le couple connaît une crise de
conjugalité. Apparaît alors l'amour fissionnel où l'autonomie de chacun
est le garant de l'équilibre du couple. On est passé d'un modèle unique
à une pluralité de modèles.
En quoi le polyamour est-il différent de la liberté sexuelle des années
1970 ?
Le contexte historique permet de comprendre ces différences. Dans les
années 1970, il y avait une volonté radicale de rompre le modèle
familial des années 1950. La rupture était trop brutale. Aujourd'hui,
nous avons plus de recul, de maturité affective. L'évolution s'est faite
en douceur. L'intégration de la contre-culture des années 70 permet de
vivre le polyamour de façon plus équilibrée et sereine. Aussi, dans ces
années-là, l'égalité entre les hommes et les femmes n'était pas encore
acceptée. Aujourd'hui, on reconnaît pouvoir vivre sans l'autre. Les
couples ont des moments d'autonomie, d'indépendance et admettent plus
facilement une ouverture à l'altérité du tiers. Dans ce modèle
fissionnel, l'autonomie peut s'exercer de différentes manières. Certains
passent un week-end sans l'autre, d'autres vivent un amour parallèle.
Tout est question de degrés.
Peut-on dire alors que le polyamour est le couple du futur ?
Le mouvement général semble se dessiner vers un couple fissionnel. À
l'intérieur de ce modèle, il y a des degrés d'acceptation différents. Le
polyamour est le stade ultime de l'autonomie de chacun. Les professions
intellectuelles et artistiques affirment plus facilement un projet de
vie autonome. On ne peut pourtant pas restreindre le polyamour aux
classes privilégiées. Il concerne toutes les couches sociales mais de
façon encore minoritaire.
Selon vous, le couple est-il naturel ?
Non, je ne le crois pas. Dans de multiples sociétés, la vision du couple
est différente. Tellement différente que l'on ne peut pas parler de
couple selon nos critères. Dans toutes les sociétés, il y a des
rencontres entre hommes et femmes. Dans certaines sociétés, la
polyandrie est le modèle dominant. En Chine, les femmes Na vivent avec
plusieurs hommes. Dans certaines sociétés du Moyen-Orient, pourtant
imprégnées par l'islam, le couple fixait une durée temporaire de
mariage, par exemple de trois ans, trois mois ou trois semaines. La
notion de couple est donc relative. C'est une notion modulée socialement
et culturellement.
Pourquoi les hommes et les femmes aspirent-ils à vivre à deux ?
Dans nos sociétés, ceux qui sont seuls rêvent d'une vie à deux et ceux
qui sont en couple rêvent bien souvent d'aventures... bref, chacun est
insatisfait de sa condition ! En fait, nous sommes socialisés depuis
l'enfance, nos rêves, nos désirs, nos fantasmes sont orientés vers le
couple. « Pourquoi représente-t-on l'amour aux enfants dans les livres
de jeunesse entre un petit garçon et une petite fille ? se demandait
déjà le philosophe René Scherer il y a vingt ans, pourquoi pas en
groupe, alors que les enfants vivent plutôt en bande ? » Pourquoi
fait-on rêver les petites filles sur le prince charmant, les nourrissons
et les poussettes ? Regardez un catalogue de jouets de Noël, c'est
instructif ! Après, on comprend mieux pourquoi on éprouve le désir
d'être en couple, quand tout discours asséné depuis l'enfance tend à
présenter le modèle traditionnel comme le modèle normal. Il faut
beaucoup de volonté pour prétendre vivre autre chose, inventer d'autres
possibles.
L'infidélité
Il y a une augmentation du nombre des personnes vivant une double, voire
une triple vie sentimentale. Ceci concerne surtout des hommes âgés de 40
à 55 ans. L'allongement de la durée de vie, le besoin de changement et
la volonté de concilier la stabilité du mariage avec le piment de la vie
extra-conjugale sont des explications à ces comportements.
93 % des Français estiment qu'il est indispensable d'être fidèle pour
réussir sa relation sentimentale.
14 % des femmes de 25 à 49 ans déclarent avoir été infidèles (7 % une
seule fois).
20 % des femmes ont été tentées par une relation extra-conjugale.
Source Francoscopie
Epicure prodiguait ce conseil : « A propos de chaque désir, il faut se
poser cette question : quel avantage résultera-t-il pour moi si je le
satisfais et qu'arrivera-t-il si je ne le satisfais pas ? »
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À lire
Paule Salomon, Bienheureuse infidélité, éd Albin Michel, 2003
Françoise Simpère, les Latitudes amoureuses, éd Blanche, 2003
Françoise Simpère, Il n'est jamais trop tard pour aimer plusieurs
hommes, éd de la Martinière, 2002
Philippe Brenot, Inventer le couple, éd Odile Jacob, 2001
Michel Onfray, Théorie du corps amoureux, Le Livre de Poche, 2000
Serge Chaumier, La Déliaison amoureuse, éd Armand Colin ,1999
------------------------------------------------------------------------
Sites :
http://www.polyamour.net <http://www.polyamour.net>
http://www.polyamorysociety.org <http://www.polyamorysociety.org>
http://www.lovemore.com <http://www.lovemore.com>
Origine : http://www.femme.lycos.fr/couple/polyamour
- - - - - - - - -
Sexe librement consenti mais sans norme:
Qu'est-ce qu'une sexualité épanouie ?
Les sexologues sont d'accord : il n'y a pas de norme. « Une sexualité réussie ne se mesure pas au nombre d'orgasmes » assure Xavier Boquet. Philippe Brenot renchérit : « Cela varie selon les individus. Certains s'épanouissent dans le couple monogame, d'autres dans des relations multiples. L'important réside dans la liberté d'exprimer ses désirs ou ses fantasmes sans qu'il soit forcément nécessaire de les réaliser. La non-contrainte de l'autre est essentielle à l'épanouissement sexuel. En clair, c'est très bien si tout est permis, mais à condition que les deux partenaires en aient autant envie » Selon Robert et Claire Gellman, une sexualité épanouie « est tout simplement une sexualité qui ne génère pas de frustration. Ce qui suppose de pouvoir établir avec le partenaire une bonne communication où chacun peut tenir compte des désirs et limites de l'autre en respectant ses propres désirs et limites. Cela suppose également de pouvoir se départir des a priori normatifs, et de s'intéresser plus à la qualité de la relation amoureuse qu'à la compétitivité, la réussite ou l'échec. »
Autres références:
- Aimer d'amitié. L'amour véritable commence avec l'amitié de Jacqueline KELEN - Robert LAFONT
- "Libres extraits de "Qui est l'autre ?" (de Robert MISRAHI) par
Christian Delarue*
http://rennes-info.org/Libres-extraits-de-Qui-est-l-autre
- La "mère" et la
"putain"
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=29304
Publié par ockren à 11:10:31 dans 7 : Philo et psycho pour vivre | Commentaires (0) | Permaliens
Critique du développement personnel
Extraits de
Michel LACROIX Flammarion
1 - Le changement de modèle :
On est passé du modèle mécanique énergétique de la bioénergie des années 70 (A LOWEN) au paradigme informatique. Le psychisme est comparé à un ordinateur : le hardware est identique pour tous mais le software est plus ou moins performant. L'inégalité des individus résulte de cette différence de logiciel. La non-réalisation de soi est considérée comme le résultat d'un mauvais traitement de l'information et non d'un jeu de force. A la notion de contrainte se substitue celle d'erreur. Le formateur ne vise pas à briser des résistances ou à libérer une énergie mais à amener le sujet à modifier le programme de ses représentations.
2 - Le fond commun : Le repli
individualiste conformiste et narcissique.
Ce faisant le champ d'intervention s'est réduit à celui des croyances et au thérapies cognitives évacuant toute dimension sociologique et toute mise en cause de la structure sociale, ce que faisait finalement le modèle énergétique. L'originalité du DP est de promettre à la fois le succès matériel et l'évolution spirituelle, la réussite sociale et la profondeur de l'intériorité. En contradiction avec des auteurs comme Eric FROMM qui prévenait que l'on ne pouvait être à la fois dans « l'être » et dans « l'avoir » le DP propose le non choix et un double accomplissement à travers l'affirmation du moi et la négation du moi. L'orientalisation du mouvement est tempérée par un attachement indéfectible aux valeurs occidentales. Si appuyée soit-elle, la référence à l'Orient s'accompagne en effet d'une restriction : l'homme du DP n'est pas prêt à admettre, à l'instar de l'hindouisme par exemple, que le moi est une pure et simple illusion. Il veut après une « dissolution mystique » le retour à l'égo.
3 - La variante de l'avant-garde
libérale : un mixte de Bill Gates et de Krishnamurti !
On fait un pas de plus avec l'imbrication des valeurs spirituelles avec les « valeurs » d'efficacité économique libérale. Ici ce n'est plus simplement une mentalité de repli conformiste faisant de l'individu un auxiliaire du système, un serviteur du réel que l'on va évoquer mais une personne offensive, qui construit le néolibéralisme. Ainsi, la secte « Méditation transcendantale » a crée aux Etats-Unis une Université du management. Et il n'est pas rare qu'un thérapeute de DP se déclare aussi « homme d'affaire » indépendant.
Le DP entretient l'espoir, chimérique et dangereux, que l'on pourrait se conduire à la fois comme un battant et un sage, un capitaine d'industrie et un maître spirituel.
4 - La variante totalitaire :
Un certain retour du religieux et des sectes.
Il y a même pour les insatisfaits du modèle informatique une forte tentation spiritualiste qui participe du retour du religieux et qui fait disparaître totalement la société qui n'est que perception : les rapports sociaux disparaissent au profit des relations. La tentation spiritualiste anti-sociologique fait aussi disparaître le mal objectif, l'injustice sociale puisque le mal se situe exclusivement dans une mauvaise relation à soi-même. C'est sur ce fond commun du DP - la reprogrammation des représentations - que les sectes se sont installées. Les gourous mégalos promettent non seulement aux individus « qui n'utilisent ordinairement que 10% de leur cerveau » la puissance illimitée mais la modification de la grille de lecture du monde.
5 - Faut-il brûler le
DP ?
Il faudrait réinjecter le souci des valeurs dans la perspective de MASLOW. De même que l'on a naturellement besoin de tendresse, de reconnaissance, d'appartenance (besoins psychologiques de base), de même que notre corps réclame des vitamines ou du calcium, de même le psychisme a viscéralement besoin de vérité, de beauté, de dévouement, de noblesse.
Affirmer le moi voulait dire pour lui : mettre ses ressources au service des valeurs, se battre pour les incarner dans le monde, se dévouer à une cause. Or nous vivons un idéal frustré.
Christian DELARUE
Publié par ockren à 10:26:34 dans 7 : Philo et psycho pour vivre | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par ockren à 16:01:20 dans 7 : Philo et psycho pour vivre | Commentaires (0) | Permaliens
ENTRE AMOUR ET AMITIE : UNE LIAISON DOUCE
25 oct 2006
Si l'amitié est parfois suspecte dans le cadre du travail, l'amour est
lui subversif.. La rencontre amoureuse c'est la peste! Pour certains
philosophes comme Eric Fromm se réclamant de Spinoza, le "tomber
amoureux" (1) relève de la passivité non de l'activité . Les frontières
et les normes n'existent que pour l'ordre moral et social pas pour les
sentiments et plus encore les désirs qui eux sont mouvants. Les moeurs
ont évolué contre la rigueur des institutions civiles comme la famille
(1 bis ) et religieuses notamment envers la sexualité et cela a favorisé
la montée des divorces mais aussi cette porosité des frontières entre
amour et amitié. Pourtant passer de l'amour à l'amitié au moment de la
rupture n'est pas évident tant dans le couple qu'en dehors. Le lot
commun est plutôt fait de haines, d'indifférences, de rejets, donc
d'empoisement sur la blessure de la rupture.
I - D'AMOUR EN AMITIE
Jacqueline KELEN (2) écrit ceci sur l'amitié : "L'amitié est faite pour
durer : entre amis on n'a pas besoin de fêter l'anniversaire de la
rencontre, on sait qu'on se verra encore dans cinq ans, dans vingt ans,
qu'on "vieillira ensemble", ô merveille!" (p49) Si l'on rapproche ce
propos (optimiste?) sur l'amitié de ce que dit Robert MISRAHI de l'amour
(3), on observe que les qualités essentielles de l'amour ne sont pas
celles de l'amitié. La durée n'est pas la première qualité de l'amour
amoureux. Dans l'amour, "l'autre est posé comme digne d'amour, affirmé
comme valeur décisive". Ce qui peut inciter, jusqu'à un certain point, à
l'inscrire dans la durèe malgré les aléas du désir charnel. Pour J
Kelen, c'est l'amitié qui implique continuité et engagement, qui se
nourrit de présence, de témoignages et d'échanges renouvelés, elle se
nourrit de présence, de témoignages et d'échanges renouvelés. Sinon elle
se nomme camaraderie, rencontre de vacances, relations opportuniste ou
superficielle(p49).
Chacun des auteurs se fait une haute idée l'un de l'amour, l'autre de
l'amitié . Jacqueline KELEN et Robert MISRAHI n'ont pas la même
définition de l'amour . Cela demanderait d'ailleurs approfondissement .
En deux mots ici, J. Kelen pour valoriser l'amitié généralise
abusivement certains défauts des amants et sous prétexte de réalisme
n'évoque en somme que l'aventurier comme amant : "L'amant n'a pas pour
rôle d'aider ni de consoler ; il ne vous aime ni triste, ni malade, ni
laide, ni faiblarde". Certes, l'amant qui voit que l'autre, non malade,
se complait dans la laideur partira (4). Mais bien des amants restent
auprès de leur bien aimée quand le sort tourne mal pour elle. Le propos
est bien sûr valable en sens inverse pour des amantes . Un sévère mal de
dos peut survenir et perdurber la relation amoureuse mais justement
permettre un basculement dans une préfiguration de l'amour-amitié.
En attendant disons, que dans la "vraie vie" des éléments de l'un et de
l'autre peuvent s'interpénètrer . On peut, alors que l'on vit en
amoureux (4), et à partir du sentiment d'admiration et de grande valeur
attribuée à l'autre vivement souhaiter vivre vieux en s'engageant donc à
maintenir une forte affinité sentimentale avec son amour alors que,
replacé dans le temps, l'amour amoureux peut s'effilocher et même
connaitre la rupture. L'affinité sentimentale pourra continuer de se
vivre soit "en couple" soit "hors du couple" selon les aléas de
l'histoire de la rencontre amoureuse. L'affinité sentimentale perdurera
que si elle maintenue par reconnaissance de la valeur de l'autre. La
valeur de l'autre étant le point commun de l'amour et de l'amitié. Au
passage je signale que c'est sur cette notion de valeur importante
donnée à l'autre que je rapproche aussi Robert MISRAHI et Jacqueline
KELEN malgré leur développements différents voire contradictoires. Je
poursuis avec des considérations plus évidentes : Le divorce n'empêche
nullement de vivre vieux en amitié. L'on sait aussi, et J. Kelen le
développe nécessairement, que l'amitié peut se vivre dans un couple qui
ne connait plus les joies de l'amour amoureux . On pense aux couples
âgés qui ne souffrent plus de l'absence du désir chez l'autre.
L'amitié dit JK implique continuité et engagement, Aimer quelqu'un sans
l'aider, sans le consoler au besoin, n'est pas l'aimer dit-elle.
L'indifférence réelle ou feinte ne relève donc pas de l'amitié. Le
"restons amis" de celui qui se détache sent l'aumône lâché dans la fuite
et s'apparente plus de l'indifférence blessante que de l'amitié .
II - ENTRE AMOUR ET AMITIE : LA VOIE MEDIANE
La séparation peut certes déboucher sur une stricte amitié mais aussi
échapper aux vieux démons du dualisme amant ou ami, perdant ou gagnant,
l'abandonné ou le fuyard pour choisir un entre-deux sans perdant que
certains nomment "l'amitié amoureuse" ou quand la liaison amoureuse est
plus rare "la liaison douce". L'amitié n'est plus alors la menue monnaie
de l'amour.
"L'histoire de la littérature française a conservé le témoignage d'une
relation entre homme et femme aux frontières de l'amour et de l'amitié,
celle du philosophe Diderot et de Louise-Henriette Vollant, surnommée
Sophie. Lorsqu'ils se rencontre, en 1754, ils ont la quarantaine.
Diderot est marié, père d'une fille, il est déjà célèbre. Pendant une
vingtaine d'années, à un rythme irrégulier, il correspondra avec Sophie
qu'il appelle "mon amie", "ma tendre amie", ma Sophie", "chère amie".
Lui-même signe ses lettres "votre amant et votre ami Diderot" . Ils ne
vivront pas ensemble, mais leur "liaison douce" - tel est l'expression
de Diderot - est un échange complice, amusé, ironique et tendre, qui
compte plus sur les affinités du coeur et de l'intelligence que sur les
relations physiques, espacées, improbables. "Les sentiments de tendresse
et d'amitié que vous m'avez inspirés font et feront à jamais la partie
la plus douce de mon bonheur", écrit Diderot le 2 octobre 1761 à la
femme aimée".
Diderot mourra en 1784, quelques mois après Sophie Volland. Plus près de
nous, on pense à Cocteau, qui s'éteint le même jour que sa grande amie
Edith Piaf : une complicité, un pacte qui franchissent les barrières
irrémédiables.
Christian DELARUE
1) voir essai personnel sur le "tomber amoureux" sur mon blog chrismondial
http://www.blogg.org/blog-44839.html
1 bis la famille couvre encore malgré cette évolution des moeurs des
pratiques diverses de domination et d'oppression, dont le viol . Par
ailleurs le maintien dans la famille de couples dont l'un refuse des
liens sexuels explique aussi cette évolution à une époque moins austère .
2)Aimer d'amitié. L'amour véritable commence avec l'amitié de Jacqueline
KELEN - Robert LAFONT
3) *Libres extraits de "Qui est l'autre ?" (de Robert MISRAHI) par
Christian Delarue*
http://rennes-info.org/Libres-extraits-de-Qui-est-l-autre
aussi sur le site Bellaciao
4) Sur un aspect de la valeur liée à la séduction cf *La "mère" et la
"putain" Christian Delarue
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=29304
Publié par ockren à 14:56:09 dans 7 : Philo et psycho pour vivre | Commentaires (2) | Permaliens
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