Christian
DELARUE
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MILITANT
ALTERMONDIALISTE
MRAP / ATTAC
Fonctionnaire aux Finances
Licencié en droit Rennesné le 20 juillet 1955
Activités politiques
Membre de la LCR de 1985 à 2006
Candidat de la LCR aux élections de mai 1997
Soutien Maintenant à gauche !
Activités antiracistes :
Secrétaire national du MRAP
Membre du Bureau exécutif du MRAP et de son Conseil d'Administration.
Responsable de sa commission Mondialisation.
Représentant / délégué du MRAP auprès d'ATTAC au titre de membre fondateur d'ATTAC
MRAP =
Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples
Movement against Racism and for Friendship among Peoples
Movimiento contra el Racismo y por la Amistad entre los Pueblos
Statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social de l'ONU
43, Boulevard Magenta, 75010-Paris, France
Tel : 33 1 53 38 99 99
Fax : 33 1 40 40 90 98
e-mail : accueil@mrap.fr
web : http://www.mrap.asso.fr/
Activités altermondialistes
Membre du Conseil d'Administration d' ATTAC France
Participation au FSE de Paris St Denis en 2003
Membre du CA d'ATTAC Rennes
Activités syndicales :
Elu à la CE de l'UL CGT Rennes en dec. 1993 comme responsable de l'activité "jeune"
Elu à la CE du SNADGI-CGT 35 en juin 1993
Membre de l'UGFF-CGT 35
Militant associatif à AC! (Agir ensemble contre le chômage)
de nov 93 à 98 (Travaillons tous, travaillons moins, travaillons autrement)
Militant antisexiste - féministe
Représentant de la LCR Rennes aux Assises de la CNDF de mars 1997
Signataire :
- de "Des hommes s'engagent : Faire l'amour, pas la haine - Non à la virilité machiste !"
- du Manifeste "Encore féministe"
*
Les conférences et contributions sont publiées sur divers sites :
- rennes-info.org (rubrique contributions)
- amitie entre les peuples,
http://amitie-entre-les-peuples.org/
- Bellaciao,
http://bellaciao.org/fr/spip.php?mot157
- PAG69
- alternativeunitaire2007.org/
- pour la République sociale PRS
- ATTAC FRANCE, ATTAC 35, ATTAC 89...
http://www.france.attac.org/spip.php?auteur1353- MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples)
- altermonde-sans-frontière
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- Europe solidaire sans frontière
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DES RELIGIONS AUX CROYANTS :
LE GRAND MELANGE DE LA PROTECTION CONTRE LA DIFFAMATION ET LE MEPRIS !
A propos de la résolution (A/HRC/7/L.15) a été adoptée par 21 voix pour, 10 contre et 14 abstentions (1)
http://www.aidh.org/ONU_GE/conseilddh/08/7-resol-diff-rel.htm
La résolution en question porte contre la lutte contre la diffamation des religions - ce qui est problématique - et indirectement sur la diffamation des croyants. Mépriser la religion serait mépriser le croyants. C'est faux ! Et pourtant c'est parfois vrai !
Avant d'aborder la question de la diffamation et du mépris évoquons d'abord celle de la survalorisation des " précieuses contributions religieuses à la civilisation ".
I - PAS DE DISCRIMINATION A PRIORI DANS " LES CONTRIBUTIONS A LA CIVILISATION " !
Le Conseil commence par faire briller les vieux cuivres en évoquant "les précieuses contributions apportées par toutes les religions à la civilisation moderne" . Qui dirait qu'il n'y en a pas ! C'est bien là un poncif ! Mais n'y a-t-il pas aussi des contributions à la barbarie ! En vérité, les religions ne produisent pas un sens unique entièrement positif et de plus hors du temps et des continents.
Les contributions des religions - qui sont en fait celles des religieux ou des "fidèles " - ne valent pas mieux à priori que les contributions des non croyants. Les "précieuses contributions" des athées objet de la sélection de l'histoire des sciences ou de la communauté des philosophes ne bénéficient pas d'un régime de protection si particulier. Il peut s'agir de protéger l'authenticité de l'œuvre mais pas la protéger de la critique même virulente . En tout cas elles ne sont pas sacralisées.
Mais là n'est pas encore l'essentiel car les 21 n'hésitent pas à dire que la diffamation des religions constitue une des causes de la discorde sociale et de l'instabilité aux niveaux national et international et qu'elle entraîne des violations des droits de l'homme. Il faut oser écrire une chose pareille ! Certains vont ici péter un blasphème ! La "faute" vient des autres et pas de soi ! Evidemment les religions ne sont absolument pour rien dans la production "d'images stéréotypées négatives de toutes les religions".
Je m'en tiens là sur ce sujet - car je suis militant et non spécialiste de la question - mais il y aurait évidemment beaucoup à en dire. Je ne voudrais pas laisser passer une vision simpliste et béate de la contribution des religions.
II - LA QUESTION DE LA DIFFAMATION DE LA RELIGION ET DE SES EFFETS
"Il (le Conseil) engage instamment les Etats à prendre des mesures pour interdire la diffusion, y compris par des institutions et organisations politiques, d'idées et de documents racistes et xénophobes visant toute religion ou ses fidèles, qui constituent une incitation à la haine, à l'hostilité ou à la violence raciale ou religieuse". On trouve tout dans cette phrase ! que penser du concentré suivant " visant toute religion ou ses fidèles, qui constituent une incitation à la haine " ?
Quand le passage s'opère de la critique de la religion à la stigmatisation de ses " fidèles " c'est que ces derniers ont été explicitement rapprochés de la critique de la religion. En dehors de cette hypothèse le procédé d'identification religion-croyants constitue une confusion irrecevable. C'est pourtant sur ce raccourci que les dirigeants des religions s'appuient pour faire passer la notion de " diffamation de la religion " pour condamner les propos critiques méprisants ou blasphématoires à l'encontre d'une religion.
Il arrive que les situations soient plus complexes et que le rapprochement religion - croyants ne soient pas toujours explicite mais qu'il " fonctionne " néanmoins dans le sens de la haine, de la discrimination et de l'exclusion des croyants. Dans ces hypothèses, le terme d'incitation sert parfois d'outil qui permet de caractériser le passage de la simple critique à la haine. Autrement dit critiquer ou blasphémer la religion aboutit de fait dans certaines situations à critiquer de façon haineuse les croyants de ladite religion. Généraliser ou théoriser ce raccourci est très contestable et dangereux . Mais pour autant tant au plan sociologique (au niveau d'une société donnée) qu'au plan inter-individuel on peut observer qu'une critique sévère d'une religion peut aboutir à un climat de haine anti-croyants (juifs ou musulmans) ou à des discriminations contre tel ou tel individu fidèle ou réputé fidèle à une religion.
Voilà qui est déroutant pour qui aiment les distinctions claires. En fait il faut prendre en compte le fait qu'en société il y a des réactions irrationnelles et haineuses ! Pour le dire à la façon Charlie Hebdo, " il y des cons ! " Une chose est dite dans un certain sens (qui se veut respectueux des croyants tout en critiquant la religion), mais elle sera répétée avec un autre sens et la logique collective du mépris va fonctionner par la contagion émotionnelle. C'est ainsi qu'une peste brune s'installe.
III - LES PROPOSITIONS DU CONSEIL
Ceci dit le Conseil a raison de se déclarer préoccupé par les points qui suivent. Mais là encore la description est trop globalisante pour être pleinement recevable. Ainsi le point 2 mélange un aspect juste le profilage sécuritaire avec la diffamation (conçue
comme une campagne orchestrée)
Par ailleurs, le Conseil déplore vivement tout comme le MRAP et à raison " les agressions matérielles et les attaques dont des commerces et entreprises, des centres culturels et des lieux de culte de toutes les religions sont la cible ainsi que les actes visant des symboles religieux ".
De ce fait " Il engage de même instamment les Etats à offrir, dans le cadre de leurs systèmes juridiques et constitutionnels respectifs, une protection adéquate contre les actes de haine, de discrimination, d'intimidation et de coercition résultant de la diffamation de toute religion ". On remplace religion par croyants ou " fidèles " et c'est plus correcte. Encore que l'affaire du " voile islamique vosgien de Julienrupt " m'incite à ne pas en faire un absolu.
POUR CONCLURE
LA NOUVELLE RELIGIOPHOBIE EST AMBIVALENTE
A partir d'une grave confusion entre critique de la religion et haine de tous les croyants, entre "diffamation" d'une religion et diffamation de ses croyants, le conseil des droits de l'homme de l'ONU tend à assimiler la religiophobie à du racisme.
Ne s'agissait-il pas non seulement de protéger l'islam de toute critique mais aussi - ce faisant - d'empêcher la critique des usages politiques de l'islam par les Etats religieux et notamment des Etats islamiques,. Car ces propositions proviennent des états islamiques et ce au nom de la lutte contre l'islamophobie.
Il y a là un enjeu crucial sur plusieurs points.
D'abord l'islamophobie n'est pas raciste en soi.
Il y a certains textes et surtout certaines pratiques de l'islam (comme d'ailleurs pour d'autres religions) qui donnent de quoi devenir sainement islamophobe . Sainement donc sans pour autant dénigrer l'ensemble des musulmans (ou des autres croyants). La "phobie" de l'islam qui se manifeste par des critiques ou du blasphème ne débouche pas nécessairement sur un dénigrement de l'ensemble des musulmans qui caractérise aujourd'hui légalement l'islamophobie raciste. Il faut donc se garder d'une généralisation théorique faite à partir d'un usage particulier de la critique de l'islam.
Néanmoins, l'islamophobie raciste existe!
De Redeker à Fitna le procédé commence à devenir classique : schématiquement on commence par une critique très sévère de l'islam et on attribue cette négativité totale à l'ensemble des musulmans. Mais pour clarifier cet enjeu il n'y a que l'analyse concrète du propos ou du fait en cause qui permet de d'affirmer (ou non) que le propos critique de la religion a finalement pour but de stigmatiser l'ensemble des croyants. Dans ce cas l'islamophobie n'est alors le moyen de développer un racisme anti-musulman.
Pour autant, pas question de protéger la religion !
Si ce n'est pas le cas, l'islamophobie se ramène à une simple critique de la religion, de ses textes ou de ses pratiques. Et ici il faut bien dire que les religions ne peuvent s'extraire du droit fondamental de la critique surtout au regard de ce qu'elle ont pu faire dans le passé ou le présent de l'interprétation de leur textes. Et puis au nom de quoi les valeurs religieuses seraient plus protégées que les valeurs ordinaires des humains non croyants. Au nom du sacré, du saint ? Mais ce sacré n'a pas à s'imposer à tous. Et les valeurs profanes des non croyants ne sont pas nécessairement moins respectables.
Au vu de ces considérations il faut rappeler que l'on fait injure à une personne ou diffamation à un humain mais pas à une religion. Ou alors il faut mettre des guillemets. L'enjeu c'est que certains religieux mettent entre guillemet injure et diffamation pour les humains qui ne sont rien et mettent des Majuscules à tout ce qui touche leur Dieu.
.
Christian DELARUE
Responsable national antiraciste
Publié par ockren à 15:00:28 dans 4 - 1 : Mécréant - Blasphème | Commentaires (0) | Permaliens
samedi 12 avril 2008 (20h36) :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64679
Publié par ockren à 11:23:14 dans 4 - 1 : Mécréant - Blasphème | Commentaires (0) | Permaliens
Le blasphème, l'islamophobie raciste et l'islamophobie simplement blasphématoire voire critique de l'islam mortifère.
http://www.bellaciao.org/fr/spip.php ?article64198#forum233694
L'islamophobie fait parti du "patrimoine" militant du MRAP mais il n'en finit pas de poser problème. Et d'invoquer la définition juridique n'est pas source d'épuisement des débat. D'autant que le droit n'est pas au-delà des rapports de force, surtout sur ces questions. Le dernier débat en cours porte sur islamophobie et blasphème.
- Le MRAP, l'islamophobie et le blasphème.
Certains de mes camarades antiracistes me disent qu'il n'y a pas de rapport entre le blasphème et l'islamophobie ou plus largement la religiophobie et donc avec le MRAP. Il y a bien eu un faux-pas mais l'affaire est réglé me dit-on . D'ailleurs le principe du blasphème autorisé est sur le site du MRAP . N'en parlons plus !
Mais voilà le clip Fitna repose la question : si la partie finale avait été supprimée le clip de Wilder se résumerait à un blasphème contre l'islam, celui de certaines sourates (premire partie) rapprochées des propos des islamistes fascistes et totalitaires (deuxième partie) appelant à l'élimination de tous les mécréants athées, homosexuels et juifs pour ne donner que ceux cités par le film. Un tel film serait islamophobe non raciste car pas anti-musulman (puisqu'on suppose la troisième partie supprimée). Une interprétation inclinerait même à en faire alors un clip anti-islamiste.
- Le blasphème selon le Sieur Levy : que voilà une belle entourloupe !
Monsieur LEVY a publié en février 2007 sur le site LMSI un texte intitulé « Censure », « droit au blasphème » et islamophobie, Retour sur « l'affaire des caricatures de Mahomet ». Je n'ai pas fait cette relecture pour rien et j'invite mes amis à lire le passage intitulé "Le « droit au blasphème » et ses usages" (1)
Son propos commence par "Pour qui n'est pas croyant, le blasphème
est sans portée." Le sieur LEVY se met le doigt dans l'oeil et se trompe . Dans une société ou depuis des siècles les professionnels de la bonsieuserie nous mettent du
Dieu, du sacré du saint mais aussi du voile et de la kippa à tout bout champ le blasphème a des vertus
qui permettent aux autres les non croyants de pouvoir respirer de l'air frais! Son propos se
termine par "Puisque injurier « Dieu » n'a pour eux aucun sens, ce sont
simplement les croyants qu'ils veulent injurier". C'est là l'entourloupe
islamophile de Monsieur LEVY. Critiquer la religion n'est pas critiquer les
croyants. Et ce de plusieurs façon. C'est une entourloupe grossière qui mérite le "mur du çon" du journal satirique.
Ma conception de l'islamophobie raciste au travers des analyses des évènements de ces trois dernières années et notemment avec les fameuses caricatures de Mahomet, ou les propos de Redeker, ou l'affaire du voile vosgien, ou tout récemment celle du court-métrage Fitna vise précisément à montrer qu'il ne faut pas confondre une religiophobie qui respecte les croyants mais pas leur religion d'une religiophobie raciste qui procède d'abord par une charge univoque et négative de la religion pour l'attribuer explicitement à l'ensemble des croyants.
Enfin puisque j'ai évoqué l'islamophilie il n'est pas inutile de dire que les interprétations des religions de chaque religion peut varier tant dans le temps - telle période n'est pas telle autre période de l'histoire - que dans l'espace - tel pays n'est pas tel autre (et au sein d'un même pays on distingue des sunnites des chiites.). En conséquence il peut y avoir des interprétations et des pratiques sociales issues de ces interprétations qui sont très réactionnaires quand d'autres sont progressistes.
Christian DELARUE
Responsable national antiraciste
1) Le « droit au blasphème » et ses usages
http://lmsi.net/spip.php ?article510 Certains ont dans le débat brandi ce qui apparaît aujourd'hui comme un lieu commun dans certains milieux islamophobes : le « droit au blasphème ». L'expression est à tout le moins curieuse. Pour qui n'est pas croyant, le blasphème est sans portée. On ne peut pas vouloir déplaire à un « Dieu » dont on nie l'existence. Le blasphème ne peut concerner que les personnes pour qui il a un sens, c'est à dire celles qui sont croyantes ; et pour elles, dans une société où coexistent toutes sortes de croyances et toutes sortes d'incroyances, l'interdit n'a pas à résulter de la loi générale applicable à tous les membres de celle-ci : il résulte déjà des règles de leur religion, auxquelles elles adhèrent librement. Ceux qui prônent le « droit au blasphème » ne le réclament à l'évidence pas pour ceux qui, par leur adhésion à une religion, se refusent de toutes façons à l'exercer. Non : ils le réclament pour eux mêmes. Or, pour qui n'est pas croyant, le blasphème n'a en tant que tel aucun sens, et si l'on s'interroge sur les raisons qui peuvent les pousser à en réclamer le droit - qu'au demeurant personne ne leur conteste - on voit que la raison est simple : puisque injurier « Dieu » n'a pour eux aucun sens, ce sont simplement les croyants qu'ils veulent injurier.
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LA CRITIQUE ANTI-FETICHISTE VA PLUS LOIN QUE LE BLASPHEME
I - Un double élargissement de la critique anti-fétichiste dépassant la critique des dieux . 1) Celle qui critique les notions et les processus abstraits La critique anti-fétichiste dépasse la désacralisation et la critique des dieux monothéistes ou polythéïstes pour porter sur tout ce qui s'élève au-dessus des humains : la nation, la rationalité instrumentale dont la quantophrénie du chiffre de B HORTEFEUX est un emblème . 2) Celle qui va jusqu'à critiquer le "fétichisme du moi". Cette critique peut même aller jusqu'à critiquer, en théorie mais pas à l'encontre d'un individu précis sauf exception, le fétichisme du moi (expresion d'Alain BIHR) . Autrement dit la critique anti-fétichiste autorise une certaine critique de l'individualisme exacerbé, de la personnalisation (dont le blog est une forme) comme du narcissisme humain.
II - La critique du narcissisme selon la psychanalyse culturaliste Erich FROMM dans "Le coeur de l'homme" Ed pbp p103 distingue deux formes, bénigne et maligne. Le narcissisme peut être normal : il y a par exemple un narcissisme utile et bénéfique pour se reconstruire après une séparation. Quand au narcissisme "pathologique" il faut en mesurer les degrés. Ainsi on peut avec Eric FROMM (dans le Coeur de l'homme) "établir une distinction entre deux formes de narcissisme - l'une bénigne et l'autre maligne. - Dans la forme bénigne, le narcissisme a pour objet quelque chose qui a couté à l'individu un certain effort. Ainsi par exemple une personne peut tirer un orgueil narcissique de son activite de charpentier, de savant ou de fermier. Dans la mesure ou l'objet de son attachement est quelque chose qui lui demande un certain travail, l'intérêt exclusif qu'elle porte à sa propre activité et à ses propres réalisations est constamment contrebalancé par celui qu'éveillent en elle l'exécution de ce travail et les matériaux sur lesquels s'exerce son activité. - Dans les formes malignes (p104), l'individu ne prends pas pour objet de son attachement quelque chose qu'il crée ou qu'il exécute, mais quelque chose qu'il possède, son corps par exemple, ou encore sa beauté, sa bonne santé Ainsi, par exemple, se montrer raisonnablement fier d'une performance sportive est-il bien différent d'être fier de ne tomber jamais malade car en général une performance sportive ne s'obtient que par un laborieux travail d'entraînement alors que de ne tomber jamais malade ne provient que d'une qualité de l'etre. |
Publié par ockren à 07:51:58 dans 4 - 1 : Mécréant - Blasphème | Commentaires (0) | Permaliens
LE BLASPHEME ET LA REPRISE DE LA NOTION ELARGIE DE FETICHISME
LE BLASPHEME COMME DEFETICHISATION.
Les propos qui suivent sur le blasphème sont issus d'une
part des débats renouvelés sur la religiophobie et plus particulièrement
l'islamophobie et d'autre part de lectures sur le fétichisme. Ils ne proviennent
donc pas d'un militantisme anti-religieux proprement dit.
Le fétichisme n'est plus seulement définit par les pratiques des peuples dits primitifs telles que décrites par Charles de Brosses en 1760. Cette définition stricte est aujourd'hui élargie notamment sous l'influence du freudisme et du marxisme (cf. « Le fétichisme : histoire d'un concept » par Alfonso M. IACONO Ed. PUF Philosophies).
I -
A) Voici une définition réduite (issue du site athéïsme )
Le fétichisme est un ensemble de pratiques et de comportements magiques et religieux de certains peuples qualifiés de primitifs. Il est lié à l'animisme et à une conception magique du monde. Le fétichisme se manifeste par un culte et un attachement morbide et exclusif à certains objets ayant souvent une signification sexuelle. Il est induit par le besoin de protection face aux éléments de la nature et aux événements de la vie.
http://atheisme.free.fr/Religion/Definition_f.htm#fetichisme
B) Evolution de sa signification : vers un élargissement.
La notion de fétichisme est développée sur deux versants l'un marxiste qui a trait au "fétichisme de la marchandise" et l'autre freudien qui évoque le fétichisme sexuel. En fait la notion a une portée encore plus vaste qu'un auteur comme Alain BIHR a décliné sur différents registres dans son ouvrage "Du "Grand soir" à l'Alternative" - Le mouvement ouvrier européen en crise" (Ed Ouvrières 1991). Il avait alors en quelque sorte répertorié les fétichismes constitutifs de la praxis capitaliste.
Le terme fétichisme figure dans le dictionnaire Alter d'ATTAC et Alain BIHR en a donné une définition succincte dans son ouvrage récent sur « La novlangue néolibérale - La rhétorique du fétichisme capitaliste ».
C) Actuellement nous connaissons une définition large du fétichisme (1)
Le fétichisme se réduit en définitive à réïfier (transformer en chose) les rapports de production, partant les hommes que ces rapports médiatisent et qui en sont les acteurs, ainsi qu'à personnifier les choses en les dotant de qualités ou de propriétés qu'elles ne doivent qu'à leur fonction de supports de ces rapports mais qui, du coup, paraissent leur appartenir en propre et leur confèrent une apparence surhumaine.
Le procédé de fétichisation est encore plus accentué quand au lieu de personnifier des choses (saint Coran) ou des rapports aux choses on les déifie (dieu-fétiche) ou on les sacralise (saint). Il peut s'agir aussi d'élever au titre de dieu-fétiche une personne qui sera vénérée comme un Dieu. Là aussi on élève encore plus le rapport de supériorité en lui attribuant des qualificatifs (sacré, saint) et des majuscules à son nom.
II -
APPLIQUER AU BLASPHEME
A) Enjeux :
Classiquement le blasphème ne s'applique qu'à la religion. Lui donner une version élargie du fétichisme comme fondement risque d'élargir l'application de la notion de blasphème à tout ce qui s'élève indûment au-dessus des humains. Simplement parce que les humains tendent à mettre des majuscules sur de nombreuse institutions. Mais le blasphème comme acte de défétichisation généralisée n'est pas sans danger. Au passage c'est la notion de mécréant qui s'élargie aussi, notamment à la suite de son usage par Daniel BENSAID (2).
- lire LES BLASPHEMES DU MECREANT
Blasphème, démocratie et émancipation : un sujet délicat.
article de Christian DELARUE publié pour la commission démocratie d'ATTAC le 23/07/2007
http://www.france.attac.org/spip.php?article7299
B) La notion de fétichisme appliqué au blasphème dans le cadre du religieux.
La religion va élever une chose au titre de sacré le blasphème va la rabaisser à l'état de chose simple et sans valeur.
La religion va élever une personne le Christ par exemple au titre de quasi Dieu le blasphème va le ramener à l'état de simple personne égale aux autres.
Le blasphème banalise ce qui est présenté comme extra-ordinaire ou miraculeux.
Les histoires du Christ sur la croix sont souvent lourdes, rien de tel qu'un bon blasphème pour les alléger. Ainsi ramener par exemple l'histoire de la croix à une histoire de clou banalise er donc désacralise une histoire surexploitée par la religion chrétienne.
(du site athéisme)
Quelle
est la différence entre Jésus et Picasso ?
- Un clou suffit pour accrocher un Picasso.
Quelles
sont les dernières paroles du Christ?
- Vite, un clou, je glisse!
Le blasphème "politique" portera sur d'autres sujets plus en prise avec des débats contemporains.
Christian DELARUE
Altermondialiste,
Responsable national antiraciste
Notes:
1) Je reproduis ici le passage de la page 17 du livre de BIHR : "La novlangue néolibérale - La rhétorique du fétichisme capitaliste".
2) Lire l'ouvrage ou des extraits du livre "Fragments mécréants" sur le site ESSF
Publié par ockren à 09:20:36 dans 4 - 1 : Mécréant - Blasphème | Commentaires (0) | Permaliens
LES BLASPHEMATEURS SONT-ILS DES MECREANTS NON TOLERABLES?
La question du blasphème resurgit à propos de "l'injure à la religion" (sic) . Voici la phrase à contenu blasphématoire : "Le "saint Coran" comme la "sainte Bible" ne sont que des choses qui ne valent pas plus qu'une crotte ! Par confort, il faut juste éviter de marcher dessus ! .." (1) Point de faux-fuyant, ce n'est pas ici le contenu du texte qui est en cause mais sa caractérisation qui suscite le blasphème : à savoir sa "sainteté" ou son caractère "sacré ".
Cependant on se saurait invoquer la tolérance que dans un seul sens, celui de la protection des religions voire de la religion dominante (comme en Angleterre ou seul l'anglicanisme est protégé du blasphème). Et n'oublions pas que Jean-Marc ROUBAUD avait proposé en 2006 une loi visant à interdire les propos et les actes injurieux contre toutes les religions en France . Le député UMP voulait remettre au goût du jour la loi sur «le délit de blasphème», abolie en 1791 sauf pour l'Alsace-Loraine ou il est toujours interdit . Tout cela oblige à rappeler que chacun bénéficie de la liberté religieuse, mais cette liberté n'implique aucunement le droit de ne pas être choqué (heurté, inquiété) dans sa foi ou ses croyances. Après tout les agnostiques et les athées peuvent aussi être « choqués » par le mépris de leurs idéaux, la dépréciation de leurs valeurs sans que cela soit sanctionné comme blasphème, injure ou diffamation.
I - LE MECREANT ET LE BLASPHEME, LE SACRE ET LE SAINT.
Lorsqu'une institution dit ceci (tel Dieu, tel Livre, tel Objet...) est sacré ou saint il signifie ceci est supérieur aux hommes vous devez respecter et même vénérer cette supériorité. Libre à chacun de vénérer comme saint ou sacré quoi que ce soit ! Mais le blasphème est le pendant de la diffusion mondiale du sacré au-dessus des humains.
- Blasphème, injure, diffamation.
Le blasphème dès lors qu'il se contente de rétablir l'égalité humaine en maintenant le respect humain du à tous n'est pas condamnable, bien au contraire . Car par définition, me semble-t-il, il ne peut que s'en tenir à ce rétablissement puisqu'on on ne blasphème pas les humains : cela s'appelle alors l'injure. La diffamation est autre chose encore. Mais là encore la diffamation s'adresse aux personnes pas aux croyances ou aux fétiches.
- Le blasphème comme enlèvement de la majuscule au fétiche.
En fait le blasphème se résume à l'enlèvement de la majuscule . Il défétichise. Il met les dieux et même toutes les abstractions avec une minuscule . En rabaissant le sacré il fait d'une pierre deux coup car il rétablit l'humain, il le relève alors qu'il était agenouillé. Le blasphème authentique est une arme autolimitée par nature :il a uniquement une portée défensive du respect humain dans ce qui fait l'égalité tous les humains . A l'instar de la laïcité il opère quoique différemment une avancée de l'humanité pour le maintien de la paix et de l'égalité.
II - LE SACRE ET LE PROFANE HISTORIQUE : que font les hommes du sacré ? : de la violence symbolique à la guerre.
La tendance des institutions gestionnaires d'un sacré - les appareils religieux pour l'essentiel - est à minima de procéder continûment à un travail doctrinal et de prosélytisme, un travail qui ne se limitent pas "à l'interne", aux seules adeptes. En effet cette lutte idéologique tend fortement - et parfois au travers de pratiques sociales bienfaitrices - à l'imposition d'un contenu normatif.
Ce n'est que la tendance bénigne - ce qui ne signifie pas anodine - de ces appareils qui historiquement sont allés beaucoup plus loin en employant une forme très maligne : la guerre. La guerre n'est évidemment pas le propre des religions mais les religions ont été et sont encore bien souvent l'ingrédient majeur des guerres contemporaines (à défaut d'en être le déterminant causal) .
De cette racine historique pesante on ne saurait aujourd'hui confondre les deux tendances, d'autant que chaque religion peut manifester une diversité d'interprétation. Mais l'arbre ne doit pas cacher la forêt et la diversité d'interprétation qui donne place à des courants progressistes ne doit pas cacher les tendances réactionnaires qui perdurent massivement.
Christian DELARUE
Responsable national antiraciste
1) commentaire sous *Fitna : juste un clip con ?*
Le sécrétaire général de l'OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, a ajouté que le film a diffamé et a dénigré "le saint Coran" (1).
Eh bien sans la partie finale de Fitna (2) qui donne effet d'attribution raciste de sa charge à tous les musulmans, il n'y aurait pas diffamation mais blasphème car la diffamation s'applique aux humains pas aux choses . Le "saint Coran" comme la Bible ne sont que des choses qui ne valent pas plus qu'une crotte ! Par confort, il faut juste éviter de marcher dessus !
in "L'OCI condamne le film anti musulman « Fitna » « dans termes les plus vigoureux»
2) FITNA, un film islamophobe, anti-musulmans
http://www.bellaciao.org/fr/spip.ph...
Fitna : juste un clip con ?
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64198
Peut-on être condamné pour "délit de blasphème" ?- La laïcité à l'usage des éducateurs
http://www.laicite-educateurs.org/article.php3?id_article=14
Il arrive que des croyants se posent la question :
Comment et pourquoi la religion, dont le but ultime se veut pourtant être l'épanouissement de l'homme le plus élevé et le plus complet, aboutit-elle aussi souvent à sa destruction et à sa souffrance ? Quelle explication ou quelle analyse peut-on donner de ce phénomène aberrant, insupportable ?
http://www.ict-toulouse.asso.fr/istr/site/039.html
Publié par ockren à 18:26:32 dans 4 - 1 : Mécréant - Blasphème | Commentaires (0) | Permaliens
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