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Chrismondial

Alltermondialiste - Antiraciste - Antisexiste - Laïc ( http:// Krismondial.blogg.org )

Présentation






Christian




DELARUE





http://www.tlaxcala.es/images/auteur_294.jpg






MILITANT






ALTERMONDIALISTE




 




 




MRAP / ATTAC






 






Fonctionnaire aux Finances

Licencié en droit Rennes


né le 20 juillet 1955






Activités politiques





Membre de la LCR de 1985 à 2006





Candidat de la LCR aux élections de mai 1997





Soutien Maintenant à gauche !


www.maintenantagauche.org





 







Activités antiracistes :





Secrétaire national du MRAP





Membre du Bureau exécutif du MRAP et de son Conseil d'Administration.





Responsable de sa commission Mondialisation.





Représentant / délégué du MRAP auprès d'ATTAC au titre de membre fondateur d'ATTAC




MRAP =



Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples
Movement against Racism and for Friendship among Peoples
Movimiento contra el Racismo y por la Amistad entre los Pueblos

Statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social de l'ONU

43, Boulevard Magenta, 75010-Paris, France
Tel : 33 1 53 38 99 99
Fax : 33 1 40 40 90 98
e-mail : accueil@mrap.fr
web : http://www.mrap.asso.fr/





 

Activités altermondialistes




Membre du Conseil d'Administration d' ATTAC France




Association pour la Taxation des Transactions pour
l'Aide aux Citoyens
http://www.france.attac.org/



Participation au FSE de Paris St Denis en 2003



Membre du CA d'ATTAC Rennes






Activités syndicales :





Elu à la CE de l'UL CGT Rennes en dec. 1993 comme responsable de l'activité "jeune"





Elu à la CE du SNADGI-CGT 35 en juin 1993




Membre de l'UGFF-CGT 35




 




Militant associatif à AC! (Agir ensemble contre le chômage)




de nov 93 à 98 (Travaillons tous, travaillons moins, travaillons autrement)




 





Militant antisexiste - féministe





Représentant de la LCR Rennes aux Assises de la CNDF de mars 1997





Signataire :




- de "Des hommes s'engagent : Faire l'amour, pas la haine - Non à la virilité machiste !"




- du Manifeste "Encore féministe"





 

*



Les conférences et contributions sont publiées sur divers sites :


- rennes-info.org (rubrique contributions)


 


- amitie entre les peuples,


http://amitie-entre-les-peuples.org/




- Bellaciao,


http://bellaciao.org/fr/spip.php?mot157




- PAG69




- alternativeunitaire2007.org/


 


- pour la République sociale PRS


- ATTAC FRANCE, ATTAC 35, ATTAC 89...

http://www.france.attac.org/spip.php?auteur1353




- MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples)



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FONCTIONNAIRES, SANS PAPIERS, FIN DU SOLIDARISME ! | 12 juin 2008

Le SNADGI-CGT35 avec Pascal FRANCHET à gauche, Anouk LE CLOEREC, Christian DELARUE et d'autres fonctionnaires qui manifestent à Paris ce 10 juin 2008


FONCTIONNAIRES, SANS PAPIERS, FIN DU SOLIDARISME

Mort de Durkheim et Keynes comme voie de l'alter-capitalisme

Posons d'emblée les grandes lignes de la situation . La tendance économico-sociale contemporaine, marquée par le néolibéralisme comme nouvelle phase du capitalisme (à accumulation à dominante financière), frappe l'ensemble du salariat des fonctionnaires jusqu'aux sans-papiers et pas qu'en France. L'ampleur de ces attaques montre que le solidarisme, sorte d'alter-capitalisme social apparu dans les pays les plus avancés, est vraiment à l'agonie. Avec la fin de cette exception, on assiste au rétablissement du capitalisme véritable.

Le solidarisme est une conception républicaine progressiste et réformiste de la société (métropolitaine pas pour les colonies) qui s'est déployé au début du XXème siècle face au marxisme et en opposition au communisme montant. De nos jours, face à la montée du l'idéologie néolibérale qui organise la société capitaliste contemporain le marxisme qui est la pensée action de l'avènement du communisme à perdu du terrain ; mais pas seulement lui . La pensée solidaire connue sous le nom de solidarisme est lui aussi dans plein déclin.

Le solidarisme qui organise la République sociale a été porté par le parti socialiste, parti social-démocrate .  Or le parti socialiste français est clairement devenu  un parti social-libéral depuis la fin des années 80. L'adoption des principes du social-libéralisme marque la fin de la mise en aplication du solidarisme.

D'une certaine manière revendiquer des papiers pour les sans-papiers avec les sans papiers un jour et le lendemain lutter contre la démantèlement du statut de la fonction publique c'est participer à la contre-tendance qui exige la sécurisation du travail et l'intégration du salariat étendu au-delà des nationaux.

Si l'hypothèse du "capitalisme pur" de Michel HUSSON se confirme alors la société salariale n'aura vécue que quelques dizaines d'années.

- La longue casse des statuts et codes du travail


La tendance historique des vingt dernières années est à ramener le statut des fonctionnaires (de l'Etat) à la copie d'un bon code du travail. Lequel bon code du travail n'a jamais existé puisqu'il serait un statut des fonctionnaires à la meilleure période de ses garantis. Qu'il n'y ait jamais eu de bons codes du travail n'empêche pas de voir la destruction progressive de ce code. La tendance du capital est de faire de la force de travail une pure marchandise. Cela n'est sans doute pas possible, même du point de vue patronal. Mais la tendance lourde est au rapprochement avec les conditions de travail des sans-papiers.


- De la société salariale à la désaffiliation généralisée.

Contre la division rigide et statique entre inclus et exclus - souvent utilisée à des fins idéologiques pour signifier aux fonctionnaires leur "privilèges" de travailleurs sous statut garanti par le droit - Robert Castel a mis en avant une vision plus dynamique : la désaffiliation. A la place du regard fixe - image de la photographie- il a favorisé une pensée en terme de processus . Le processus intégrateur a largement laissé place à la désaffiliation . R Castel a repéré la formation du salariat stabilisé et intégrateur dans les années 60 . Ce modèle s'est constitué contre le salariat précaire grâce au plein-emploi et aux droits sociaux garantis aux travailleurs salariés et à leurs familles . La crise des années 70 a renversé la tendance qui va vers la désafiliation sous forme de précarisation ou de chômage qui génère à nouveau des surnuméraires. Avec le néolibéralisme - comme forme du nouveau capitalisme à dominante d'accumulation financière - les sans papiers tendent à représenter chez certains patrons le modèle du salariat désiré : corvéable à merci sans code du travail ni inspecteur du travail.


- La République sociale et le solidarisme comme période révolue.

Dans la ligne de Durkheim les républicains défendirent le statut stable et garanti comme symbole de la solidarité, c'est-à-dire du lien qui assure la complémentarité et l'interdépendance des composantes d'une société en dépit de la complexité croissante de son organisation. La solidarité sous le capitalisme se nomme solidarisme et non socialisme. Mais le PS du XXème siècle est un parti solidariste et non pas socialiste. Depuis qu'il a participé à la dénaturation et à l'affaiblissement de la sécurité sociale on ne saurait le qualifier de néosolidariste. Il suffit de comparer avec ce que dit Léon Bourgeois : « L'organisation de l'assurance solidaire de tous les citoyens contre l'ensemble des risques de la vie commune – maladies, accidents, chômages involontaires, vieillesse – apparaît au début du XX^e siècle comme la condition nécessaire du développement pacifique de toute société, comme l'objet nécessaire du devoir social. » Cette citation, qui date de 1904, couvre tout le programme de la Sécurité sociale (créée en 1945 !).

- Pur capitalisme ou socialisme?

La République sociale et le solidarisme est-elle une période définitivement révolue ? Peut-il y avoir un altercapitalisme social et solidaire ? Ne s'agit-il pas d'une situation exceptionnelle incompatible avec le capitalisme? Le pur capitalisme, nouvel ouvrage de Michel Husson, est ordonné autour d'une thèse: le capitalisme contemporain tend vers un fonctionnement pur, en se débarrassant progressivement de toutes les «rigidités» qui pouvaient le réguler. Le capitalisme néolibéral jette donc par-dessus bord les régulations indispensables à sa survie dans la phase antérieure ou bien qui lui avaient été imposées par les luttes sociales.

Une tendance essentielle marque la période: la baisse de la part des salaires dans la valeur ajoutée (c'est-à-dire la hausse du taux d'exploitation), ceci dans un contexte de mondialisation où le capital met en concurrence les forces de travail au niveau mondial. Par ailleurs, s'approfondissent le déséquilibre des Etats-Unis et leur besoin d'un afflux soutenu de capitaux extérieurs, notamment asiatiques (Chine, Japon). Le paradoxe de cette situation est que plus le capitalisme réussit à remodeler le monde à sa convenance, plus ses contradictions se durcissent.

Christian DELARUE

Il y a un an deux auteurs montaient, pour mettre en perspective le bilan de campagne de la candidate socialiste, que la regression centriste était la pente naturelle en politique du modernisme rocardien et que l'adoption de l'idéologie de Spencer sur la stigmatisation de "l'assistanat" y participait pleinement. Le PS d'en-haut est à jerber ! Les militant(e)s y travaillant pour "l'ancrage à gauche" y ont bien du mérite.


A gauche, l'éternelle tentation centriste par Grégory Rzepski et Antoine Schwartz
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/06/RZEPSKI/14808





R. Castel, Les métamorphoses de la question sociale. Une chronique du salariat, Fayard, Paris, 1995.

Un pur capitalisme publié par les Editions Page deux (Lausanne, Suisse)
commentaire d'H Wilno
http://www.alencontre.org/livres/LivreHussonWilno.html


Publié par ockren à 19:22:37 dans 1 - 6 : Travail Salariat Luttes | Commentaires (0) |

Une fable qui remet à l'endroit ce que le patronat met à l'envers | 22 mai 2008

Une fable qui remet à l'’endroit ce que le patronat met à l'’envers.

Michel HUSSON a posté il y a quelques jours sur son site hussonet et sur bellaciao une contribution incisive sur l'’éthique du profit ; une contribution brève et claire sans diagramme ni courbe d’'offre et de demande comme par exemple un autre texte de lui, à caractère scientifique, sur l'’exploitation salariale dans le monde.

Dans le même ordre d’idée les défenseurs du sur-profit financier, se réclamant de Spencer plus que de Darwin, ne cessent de stigmatiser comme fainéants les fonctionnaires d'en-bas (C, B, A ) des administrations auprès des travailleurs du privé . Ils font cela pour mieux diviser le monde du travail et accroitre plus encore l’'exploitation d'’une immense majorité et le profit d’'une petite minorité ce au nom de l'’intérêt général, évidemment. Là aussi une fable fort pertinente est venue rétablir la vérité.

Christian

 

Le corbeau et le lapin
Le corbeau sur un arbre perché
Ne foutait rien de la journée.

Le lapin voyant le corbeau,
L'interpella et lui dit aussitôt:

Moi aussi, comme toi, puis je m'asseoir
Et ne rien foutre du matin jusqu'au soir?

Le corbeau lui répondit de sa branche:
Bien sûr, ami à la queue blanche,

Dans l'herbe verte tu peux te coucher
Et ainsi de la vie profiter.

Blanc lapin s'assit alors par terre,
Et sous l'arbre resta à ne rien faire,

Tant et si bien qu'un renard affamé,
Voyant ainsi le lapin somnoler,

S'approcha du rongeur en silence,
Et d'une bouchée en fit sa pitance

Moralité: Pour rester assis à ne rien branler
Il vaut mieux être très haut placé...

Publié par ockren à 08:17:34 dans 1 - 6 : Travail Salariat Luttes | Commentaires (0) |

LA STRATEGIE DE LA PUNITION DES FONCTIONNAIRES : La réforme de l'évaluation poussée au terme de sa logique néolibérale et spencèrienne | 04 mai 2008

LA STRATEGIE DE LA PUNITION DES FONCTIONNAIRES

LA REFORME DE L'EVALUATION POUSSEE AU TERME DE SA LOGIQUE

NEOLIBERALE ET SPENCERIENNE

 

 

Rebond sur « Riposte syndicale contre la Casse du statut de la Fonction Publique » vendredi 2 mai 2008 (16h04) :

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article65632#forum238377

 

Arrière plan :

 

Le Livre blanc sur l' « avenir de la Fonction Publique » ou Comment en finir avec le Statut Général des Fonctionnaires .

 

Silicani et d'Aubert : deux rapports qui mettent en danger la fonction publique et la recherche scientifique et technologique

 

L' évaluation des fonctionnaires peut aboutir demain à l'exclusion . Ainsi l'aguichante «  stratégie de la récompense » (1) d'une minorité va déboucher sur une double punition : le moindre salaire généralisé et le licenciement au-dessus des têtes pour tous. L'inverse du nécessaire pour une "politique de civilisation", thème que Nicolas SARKOZY a emprunté à Edgar MORIN ;.

Dans le privé la précarité, la précarisation et les licenciements vont bon train le tout sur fond de chômage structurel maintenu ce qui signifie une très très forte insécurité économico-sociale d'une grande partie du salariat qui constitue grosso modo 90 % de la population des pays capitalistes du Nord, les 10 % restant formant la paysannerie, la petite bourgeoisie libérale et la bourgeoisie. Comme le capital connaît une crise de rentabilité sans précédent l'Etat français et son gouvernement veulent instaurer une forme de licenciement dans les administrations.

C'est donc par le biais de l'évaluation et sous couvert de performance et de  récompense des meilleurs que l'on instaure à la fois le mécanisme d'exclusion - après avoir organisé en mars 2002 l'exploitation accrue par sous-paiement de la force de travail - et que ce faisant l'on bafoue le principe selon lequel "chacun et chacune doit apporter sa contribution à la production sociale de l'existence". Cette nouvelle contre-réforme va n'être que l'aboutissement logique de ce qui a été entrepris en 2002 pour accroître l'exploitation du travail salarié public, pour le rendre "performant". Il y aura enfin une unité logique qui va en faire la vérité néolibérale du système de gestion de la force de travail salarié dans le public.

Un nouveau pas contre le statut et vers l'insécurité économico-sociale.

Si l'entretien d'évaluation est mauvais il sera proposé une mutation à l'agent et en cas de deux refus consécutifs ce dernier sera licencié. Le système d'évaluation qui s'inscrivait dans le cadre de l'individualisation des postes de travail et d'une rémunération au mérite notamment depuis le décret de mars 2002 va connaître une nouvelle étape réactionnaire, ie d'un retour vers la vérité du capitalisme incapable. Un nouveau pas est bien franchi puisque le "payer moins" pour les travailleurs du public ne suffit plus, il importe aussi de pouvoir licencier. Ce faisant la Haute administration d'Etat qui n'est que la classe d'appui de la bourgeoisie fait coup double : d'une part elle jette à la rue ses "bras cassés" au lieu de trouver des lieux d'intégration, d'autre part elle instaure la menace de licenciement pour les autres agents travailleurs . Car ce qui est insupportable pour un certain patronat c'est de pouvoir travailler "debout" sans craindre le licenciement à la moindre parole de travers, à la moindre journée de grève faite, au moindre retard dans le travail, etc...

Un autre modèle pour travailler en paix et vivre bien

Apporter sa contribution ne signifie pas travailler intensément avec des journées de travail de 10 H 00 et ce 6 jours sur 7 ce que rêve Nicolas SARKOZY et tous les patrons qui veulent mettre la France (salariée) au travail. Le principe selon lequel "chacun et chacune doit participer à la production sociale de l'existence" est plus compatible avec un système de RTT généralisé qui fait travailler tous les salariés pendant 30 heures par semaine sans annualisation. Evidemment un tel principe est appelé à être oublié tant par le patronat que par le salariat puisque ces derniers sont soumis au principe de la marchandisation contrainte : ils doivent impérativement vendent leur force de travail pour vivre. Dura lex sed lex ! Le mode de production capitaliste dominant dans la société instaure un salariat très majoritaire avec les rapports sociaux antagoniques qui lui sont consubstantiels.

Entre Spencer et Darwin il faut choisir !

L'unité logique comme vérité néolibérale du système de gestion de la force de travail salarié dans le public est une "vérité" calée sur celle qui prévaut dans le privé, là ou les rapports sociaux sont part en part soumis à la logique capitaliste. Les services publics ont en principe une logique de base non capitaliste mais la tendance du néolibéralisme -nommée crise du service public par les juristes libéraux dans les années 80 - a été de les soumettre de plus en plus à une logique marchande et à ce qui se fait dans le privé conçu comme modèle. Il y a eu inversion du modèle . Le modèle du privé et des néolibéraux est hobbésien - l'homme est un loup pour l'homme - et spencérien celui de la survie normale des plus aptes dans un monde ou règne nécessairement la loi de la jungle économique. Nous préférons le modèle darwinien fondé sur les "instincts sociaux", la sympathie pour les faibles et dit de façon plus moderne la protection de tous, l'égalité et la laïcité, le tout dans une perspective marxiste d'émancipation sociale du salariat à l'encontre du capital.

Le statut du fonctionnaire devrait être défendu comme étant sous le capitalisme dominant le modèle du travail sous des conditions de travail relativement pacifié ou chacun travaille en fonction de ses qualifications sans être soumis au zèle et à la sur valorisation de ses capacités mais le néolibéralisme comme idéologie du capital en crise de rentabilité veut le faire voler en éclat. Chaque année qui passe connaît une attaque contre lui. Les générations à venir vont ainsi connaître la vérité du capitalisme qui n'a pu connaître qu'un temps pendant 30 ans sous la pression du camp dit "communistes" un système de protection des salariés relativement avantageux.

Christian DELARUE

syndiqué CGT Finances

1) « Stratégies de la récompense » ESF 1990 est un ouvrage de Concetta Carestia LANCIAUX une DRH d'entreprises transnationales nord-américaines qui développe la problématique sur plus de 230 pages.

En 1994 un haut fonctionnaire publiait dans une revue juridique (AJDA) un bilan de la modernisation de la fonction publique indiquant que l'on en était resté « au milieu du gué ». Depuis la régression sociale - qui pourrait se nommé désaffiliation généralisée et exploitation salariale maximale - s'est poursuivie sans faiblir avec la droite et la gauche, y compris d'ailleurs pendant la période RTT, la RTT la plus perverse du siècle.

LA MISE EN CONCURRENCE DES COMPETENCES ou LES DEVOIEMENTS DE LA RECONNAISSANCE LIBERALE

http://www.france.attac.org/spip.php?article6574

Une défense de la qualification contre la compétence

Pas d'augmentation de salaires ! Nous n'iront pas aux entretiens-évaluation.

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article61818

 

 

Publié par ockren à 14:23:55 dans 1 - 6 : Travail Salariat Luttes | Commentaires (0) |

PAS D’AUGMENTATION DE SALAIRES, NOUS N’IRONS DONC PAS AUX ENTRETIENS D’EVALUATION | 11 février 2008

PAS D'AUGMENTATION DE SALAIRES,

NOUS N'IRONS DONC PAS AUX ENTRETIENS D'EVALUATION

 
 

On devine dès le titre que ce billet va prendre une forme différente de ce que qui a pu être écrit soit dans un cadre collectif et syndical soit comme citoyen ou membre d'ATTAC .

 

- Dites aux « robots du travail » que les fainéants n'existent pas !

 

Le capitalisme passe volontiers de la guerre réelle à la « guerre économique » et pour se faire il se forge une doctrine, une « pensée unique » largement diffusée par les médias dominants . Cette pensée est intégrée au point de devenir une quasi religion . Cette religion particulière colonise le vécu et produit des esprits serviles et mesquins toujours en guerre contre l'insuffisance quantitative et qualitative du travail. Ces esprits mesquins usent d'une fausse morale ainsi que la démontré Christophe DEJOURS pour taper toujours plus fort sur les fainéants et ce faisant se faire reconnaître ainsi par les directions pour monter dans la hiérarchie de la firme ou de l'administration. C'est clair, il faut combattre la religion du patronat et des élites qui en ces temps de crise de la rentabilité du capital est celle de la concurrence, de la performance et in fine de l'individualisation et du mérite productiviste.

 

- Qu'avons nous fait de nos combats pour la RTT ?

 

La société doit assurer du travail à tous et toutes. C'est d'ailleurs inscrit dans la Constitution ! Nous devons y veiller ! Nous devons continuer de revendiquer la réduction du temps de travail hebdomadaire . Nous sommes à contre courant . Pourtant chacun sait que  nous devons tous participer à la production sociale de l'existence et que ce n'est pas le cas. Certes, une vie décente doit être assurée à ceux qui le peuvent pas ou plus, à ceux que la vie débridée de la productivité à laissé sur le bas côté de la route ! Nous voulons travailler tous, mais pas devenir des travailleurs compulsifs. Nous voulons être bien payés et que nos salaires augmentent avec le temps passé dans la « boite », surtout quand les riches s'enrichissent simplement en participant à des conseils d'administration de sociétés anonymes cotées en bourse . Nous voulons être reconnu pour nos qualifications .

 

Le problème est que les syndicats des travaillleurs sont passé du combat des années 90 pour la RTT au combat pour la sécurisation du travail sans mener les deux revendications de front. Dans la CGT on a discuté du nouveau statut du travail salarié qui a donné lieu a de nombreux débats en abandonnant la poursuite du combat pour la RTT qui loin se s'affermir commençait à être « récupéré » sous forme d'intensification ou d'annualisation. La segmentation des luttes n'est pas possible car le capital attaque sur tous les fronts. Le bilan de la RTT en France a été fait en 2004, notamment par Michel HUSSON mais depuis la situation s'est dégradé notamment avec la « mise au travail des Français » de N. Sarkosy. Nous devons donc reprendre le débat et la lutte mais en la généralisant me semble-t-il à l'Europe et au monde par une grande campagne altermondialiste. Il ne faut pas faire « petit » !

 

La haine du sociologue vendu au patronat !

 

C'est bien connu même luttes ne sont pas permanentes, les salariés travaillent et ne se mobilisent pas constamment contre leur exploiteur. Dans les grandes unités de production publiques ou privés les conflits du travail se trouvent donc circonscrits et concentrés dans un cadre qui met face à face les représentants du personnel et les dirigeants. Les salariés mandatent des camarades qui emploient leur temps et leur énergie à argumenter les revendications pour leur donner plein effet, pour obtenir satisfaction. De l'autre côté les directions s'emploient à démonter cet argumentaire en usant de l'appareil statistique dont elles disposent. Quand cela ne suffit pas elles recrutent divers experts chargés de l'analyse qualitative des conditions de travail. Grosso modo leurs tâches consiste à montrer la diversité des situations dans les divers secteurs et sous secteurs en relativisant les contraintes qui pèsent sur les travailleurs, en ignorant les effets du management à la pression. Ils se font les complices de l'exploitation salariale.

 

- Rebondir sur la dégradation des conditions de travail

 

Après avoir manifesté et revendiqué des augmentations de salaires dans le public comme dans le privé, pour les actifs, les retraités (qui sont autrement actifs) et les chômeurs (augmentation des minimas sociaux) . Après avoir répété avec mes camarades syndicalistes dans divers lieux, militants ou non, les arguments sur les évolutions du partage profit/masse salariale tant en France qu'à l'étranger vient le moment de s'intéresser à nouveau aux conditions de travail.

Pourquoi ?

 

Bien souvent, la baisse prolongée des salaires accompagne une intensification du travail, un allongement des journées de travail et l'ensemble s'accompagne de mauvaises conditions de travail. Le « bien souvent » signifie que l'expérience syndicale et la lecture de certaines études montrent qu'il y a des exceptions liées à des luttes sociales qui aboutissent un moment à des situations contrastées, des situations en décalage. Il y a dix ans on gagnait une RTT mais on perdait en terme d'intensification du travail et d'organisation du travail (plus de contrats d'objectifs, plus de précarité, plus de taylorisation, plus de soumission). Mais dans la période actuelle tous les clignotants de l'exploitation salariale sont allumés.

 

- L'entreprise archaïque assistée par ordinateur !

 

Certes, les situations de travail sont variées. Les méthode tayloriennes subsistent et même s'étendent là ou elles ne s'appliquaient pas. Ce n'est pas nouveau . Le contrôle constant, en temps réel, constitue l'un des facteurs déterminants des conditions de travail. Ce contrôle s'exerce soit par l'informatique soit par le regard directe du contremaître. Mais il n'y a pas que le regard du chef qui crée du contrôle il y a aussi le regard de ses pairs, de ses collègues de travail. C'est pourquoi les grandes aires de travail et même les bureaux non individualisés sont ressentis comme un monde totalitaire ou chacun surveille chacun. Ce qui accroît plus la lutte des places que la solidarité de classe. Michèle GROSJEAN et Michèle LACOSTE  observent (1) que « l'orientation vers le justification de soi devant le groupe est caractéristique d'un métier où l'on ne se soustrait pas au contrôle par ses pairs. »

Mais cela n'est pas ressenti pareillement selon les métiers ou les fonctions . Les métiers comme celui d'infirmière ou l'erreur peut coûter la vie d'un patient produit plus de compréhension et de solidarités que de mesquineries des bureaux ou des usines ou la productivité par travailleur est contrôlée chaque jour voire heure par heure.

 

- « La France que se lève tôt » (ou qui se couche tard) en a marre d'être sous pression !

 

Tous les travailleurs salariés ne sont pas sous contraintes directe jour après jour. La pression s'exerce alors via les contrats d'objectifs. C'est sans doute plus supportable . Mais à l'heure de la crise sans précédent de rentabilité du capital il n'y a plus d'endroit protégé pour produire calmement. Les salariés qui travaillent en quasi-indépendant font des horaires de profession libérale mais avec des salaires qui n'augmentent pas ou peu.

 

Çà suffat comme ci dit le tiers-état !

Nous n'iront pas aux entretiens !

 

Christian DELARUE

Syndicaliste CGT Finances

 
 

1 Pour un bilan des 35 h par Michel HUSSON

2 Michèle GROSJEAN et Michèle LACOSTE  Communication et intelligence collective - Le travail à l'hôpital Ed. PUF coll. Le travail humain 1999

 
 
 
 

Publié par ockren à 22:49:23 dans 1 - 6 : Travail Salariat Luttes | Commentaires (0) |

AG DES SYNDICATS DE L'UD CGT 35 | 06 février 2008

AG DES SYNDICATS DE L'UD CGT 35
 
Ce mardi 5 fevrier 2008 se tenait une AG des syndicats CGT de l'UD CGT 35 en présence de Maryse DUMAS secrétaire confédérale. Loic MOREL qui remplace désormais Françoise FAUCHEUX a fait son premier discours introductif au titre de nouveau secrétaire général de l'UD CGT 35. La salle a salué le départ de Françoise FAUCHEUX qui travaille désormais à la Confédération.
La délégation du SNADGI-CGT 35 était composée d'Anouck LE CLOEREC, Christian DELARUE, Pascal FRANCHET et Jean-Michel GROISIER.
 
Loic MOREL vient de la CGT PTT : voir sur info.net

Publié par ockren à 07:48:16 dans 1 - 6 : Travail Salariat Luttes | Commentaires (0) |

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