Christian
DELARUE
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MILITANT
ALTERMONDIALISTE
MRAP / ATTAC
Fonctionnaire aux Finances
Licencié en droit Rennesné le 20 juillet 1955
Activités politiques
Membre de la LCR de 1985 à 2006
Candidat de la LCR aux élections de mai 1997
Soutien Maintenant à gauche !
Activités antiracistes :
Secrétaire national du MRAP
Membre du Bureau exécutif du MRAP et de son Conseil d'Administration.
Responsable de sa commission Mondialisation.
Représentant / délégué du MRAP auprès d'ATTAC au titre de membre fondateur d'ATTAC
MRAP =
Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples
Movement against Racism and for Friendship among Peoples
Movimiento contra el Racismo y por la Amistad entre los Pueblos
Statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social de l'ONU
43, Boulevard Magenta, 75010-Paris, France
Tel : 33 1 53 38 99 99
Fax : 33 1 40 40 90 98
e-mail : accueil@mrap.fr
web : http://www.mrap.asso.fr/
Activités altermondialistes
Membre du Conseil d'Administration d' ATTAC France
Participation au FSE de Paris St Denis en 2003
Membre du CA d'ATTAC Rennes
Activités syndicales :
Elu à la CE de l'UL CGT Rennes en dec. 1993 comme responsable de l'activité "jeune"
Elu à la CE du SNADGI-CGT 35 en juin 1993
Membre de l'UGFF-CGT 35
Militant associatif à AC! (Agir ensemble contre le chômage)
de nov 93 à 98 (Travaillons tous, travaillons moins, travaillons autrement)
Militant antisexiste - féministe
Représentant de la LCR Rennes aux Assises de la CNDF de mars 1997
Signataire :
- de "Des hommes s'engagent : Faire l'amour, pas la haine - Non à la virilité machiste !"
- du Manifeste "Encore féministe"
*
Les conférences et contributions sont publiées sur divers sites :
- rennes-info.org (rubrique contributions)
- amitie entre les peuples,
http://amitie-entre-les-peuples.org/
- Bellaciao,
http://bellaciao.org/fr/spip.php?mot157
- PAG69
- alternativeunitaire2007.org/
- pour la République sociale PRS
- ATTAC FRANCE, ATTAC 35, ATTAC 89...
http://www.france.attac.org/spip.php?auteur1353- MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples)
- altermonde-sans-frontière
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/
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- Europe solidaire sans frontière
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Le même jour l'appel en lien était publié:
samedi 29 mars 2008
(01h39) :
Après la sanction, une gauche
d'alternative !
http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article63974
MAINTENANT POUR UNE FORCE POLITIQUE A GAUCHE PLURIELLE HEGEMONIQUE
- Que vient faire l'altermondialisme dans cette galère?
Mon propos n'est pas un soutien au
post-altermondialiste qui d'après Bernard CASSEN réunirait les
altermondialistes classiques, les forces politiques de gauches et les
gouvernements révolutionnaires. Dans mon propos l'altermondialisme sert
de fédérateur politique pour construire le pôle hégémonique de rupture
contre le libéralisme et le capitalisme mais ne participe pas comme tel
à un gouvernement, ni même à des élections. Le post-altermondialisme
tel que je le comprends au moment ou il sort à peine la tête des fonds
baptismaux n'exclue pas nécessairement l'altermondialisme comme force
autonome indépendante. Il s'agit de deux sphères indépendantes mais qui
peuvent se concevoir de façon complémentaire : les individus et les
organisations peuvent se vouloir acteur dans un champ -
l'altermondialisme indépendant - à un moment donné et éventuellement
acteur dans un autre - le post-altermondialisme - à un autre moment en
fonction de leurs logiques propres et des dynamiques sociales à
l'oeuvre.
- Pour une fédération permanente des forces politiques de gauche - vertes, rouges, noires - et des citoyens altermondialistes
Il s'agit de construire une force de contestation et de
proposition qui soit hégémonique à gauche ce qui suppose qu'elle soit à
gauche et qu'elle admette une variété de positions en son sein . A
gauche signifie le rejet du libéralisme et du socialibéralisme et donc
de ce qui constitue le fond de commerce idéologique d'une grande partie
du PS mais aussi des Verts . A gauche suppose aussi l'abandon de
l'alternance pour l'alternative, la convergences des alternatives.
Un tel rejet antilibéral et anticapitaliste suppose une
mise en mouvement du salariat exploité tant dans les lieux de
production (mais les marges de manoeuvre y sont restreintes) que dans
la société elle-même sous forme de grèves massives à dimension
insurrectionnelle (peu ou prou comme en 2003, 1995 ou 1968) ce qui
implique de construire un syndicalisme interprofessionnel transversal
et non sectaire (1) de luttes conséquentes sur les décombres du
syndicalisme d'accompagnement du socialibéralisme . Un tel syndicalisme
doit créer des liens avec les paysans refusant le productivisme
capitaliste et ainsi lier combat social et combat écologique .
Un tel rejet implique de favoriser une participation la
plus active et la plus éclairée possible des citoyens dans tous les
champs de la société. Les mécanismes de la domination systémique sont
complexes mais la complexité ne doit servir d'alibi à la démarcation de
repères clairs qui permettent une orientation des dominés, exploités et
opprimés de toutes sortes.
Un tel rejet ne signifie pas - puisque la question a
été posée - refus d'intégrer des PS ou Verts modérés à un gouvernement
clairement à gauche ie disposant à la fois d'un programme alternatif
bien débattu et connu et de l'appui des masses populaires . Cependant
ces sociolibéraux ne
doivent pas être en position majoritaire, en position de donneur
d'ordre. La gauche accédant au pouvoir d'Etat doit pouvoir
impérativement faire valoir ses choix antilibéraux et anticapitaliste
contre le PS et
les Verts-roses qui doivent se contenter d'un strapontin. Tout est là :
faire en sorte que le PS et son socialibéralisme soit marginalisé dans
un front ou il occupe le strapontin. Ce qui n'est évidemment pas le
cas. Car une gauche de transformation sociale radicale ne saurait
accéder au pouvoir sans entreprendre toute une série de réformes de
structures qui affrontent directement les intérêt du capital et de la
bourgeoisie.
Une telle force, quelqu'en soit la forme - partidaire
ou autre - , suppose une méthode de débat qui permette tout à la fois
la libre expression des différents courants de pensée de la gauche, de
l'écologie, de l'anti-productivisme, de l'anticapitalisme, etc.. et
l'accord sur une base minimale qui fasse de cette force politique une
vraie force qui ne succombe pas aux premières manoeuvres de la droite ou des
sociaux-libéraux roses ou verts.
Une telle force doit soutenir et prolonger politiquement les luttes contre le sexisme, le racisme, les discriminations, les dégâts écologiques en les articulant aux luttes des travailleurs pour fonder un nouveau un nouveau projet hégémonique à gauche. » Toute la difficulté réside sans doute dans les modalités de cette articulation.
Christian DELARUE
1 donc sans exclusive à l'encontre de SUD ou de la FSU pour mieux intégrer la CFDT
Hégémonie difficile mais à conquérir.
Je recours à Daniel BENSAID non pour l'argument d'autorité mais simplement pour ses compétences car on ne peut guère parler d'hégémonie de façon trop naïve, simplement en ressortant ce qu'en dit le Larrousse.
Dans la gauche la notion d'hégémonie a été instrumentalisée à des fins diverses qui incitent à l'exploration non dogmatique. Reste qu'il ne s'agit pas pour autant de se taire. Il s'agit d'avancer en admettant de se tromper . Par ailleurs, point d'auteur fétiche, d'autres auteurs peuvent et doivent être sollicités sur cette question .En attendant voici donc ce que j'ai retenu de Daniel BENSAID sur l'hégémonie et Gramsci. Il s'agit d'extraits d'un exposé de formation à l'université d'été de la LCR conservés sous forme de thèses (ou de positions) dégagées des arguments qui les soutiennent.
Christian DELARUE
Au cours des années
1970, la notion d'hégémonie servit de prétexte théorique à l'abandon sans
discussion sérieuse de la dictature du prolétariat par la plupart des partis «
eurocommunistes ». Comme le rappelait alors Perry Anderson, elle n'élimine
pourtant pas, chez Gramsci, la nécessaire rupture révolutionnaire et la
transformation de la défensive stratégique (ou guerre d'usure) en offensive
stratégique (ou guerre de mouvement).
Gramsci élargit la
question du front unique en lui fixant pour objectif la conquête de l'hégémonie
politique et culturelle dans le processus de construction d'une nation moderne.
Cette compréhension élargie de la notion d'hégémonie permet de préciser l'idée
selon laquelle une situation révolutionnaire est irréductible à l'affrontement
corporatif entre deux classes antagoniques.
En opposant à la
dictature du prolétariat une notion d'« hégémonie » réduite à une simple
expansion de la démocratie parlementaire ou à une longue marche dans les
institutions, les eurcommunisstes édulcoraient la portée des Cahiers de
Prison.
Elargissant le champ
de la pensée stratégique, en amont et en aval de l'épreuve de force
révolutionnaire, Gramsci articule la dictature du prolétariat à la problématique
de l'hégémonie. Dans les sociétés « occidentales », la prise du pouvoir est
inconcevable sans une conquête préalable de l'hégémonie, c'est-à-dire sans
l'affirmation d'un rôle dominant/dirigeant au sein d'un nouveau bloc historique
capable de défendre, non seulement les intérêts corporatifs d'une classe
particulière, mais d'apporter une réponse d'ensemble à une crise globale des
rapports sociaux.
La notion d'hégémonie implique donc chez Gramsci
* l'articulation d'un bloc historique autour d'une classe dirigeante, et non la simple addition indifférenciée de mécontentements catégoriels.
* la formulation d'un projet politique capable de résoudre une crise historique de la nation et de l'ensemble des rapports sociaux.
Ce sont ces deux idées qui tendent à disparaître aujourd'hui de certains usages peu rigoureux de la notion d'hégémonie.
La lutte des classes
n'est pas soluble dans le kaléidoscope des appartenances identitaires ou
communautaires, et l'hégémonie n'est pas soluble dans un inventaire des
équivalences à la Prévert.
Les classes sont
hétérogènes, déchirées par des antagonismes intérieurs, et n'arrivent à leurs
fins communes que par la lutte des tendances, des groupements et des partis.
Dans le discours
léniniste, l'hégémonie désignait un leadership politique au sein d'une alliance
de classes. Mais le champ politique restait conçu comme une représentation ou un
reflet directs et univoques d'intérêts sociaux présupposés.
L'ambiguïté du
concept d'hégémonie doit être dénoué, soit dans le sens d'une radicalisation
démocratique, soit dans celui d'une pratique autoritaire.
Dans son acception
démocratique, il permet de lier en gerbe une multiplicité d'antagonismes. Il
faut alors admettre que les tâches démocratiques ne sont pas réservées à la
seule étape bourgeoise du processus révolutionnaire. Dans l'acception
autoritaire du concept d'hégémonie, la nature de classe de chaque revendication
est au contraire fixée a priori (bourgeoise, petite-bourgeoise, ou
prolétarienne) par l'infrastructure économique. La fonction de l'hégémonie se
réduit alors à une tactique « opportuniste » d'alliances fluctuant et variant au
gré des circonstances. La théorie du développement inégal et combiné obligerait
en revanche à « une expansion incessante des tâches hégémoniques » au détriment
d'un « socialisme pur ».
La conception
gramscienne de l'hégémonie jette les bases d'une pratique politique démocratique
« compatible avec une pluralité de sujets historiques ».
L'introduction du
concept d'hégémonie modifie la vision du rapport entre le projet socialiste et
les forces sociales susceptibles de le réaliser. Elle impose de renoncer au
mythe d'un grand Sujet l'émancipation. Elle modifie aussi la conception des
mouvements sociaux, qui ne sont plus des mouvements « périphériques »
subordonnés à la « centralité ouvrière », , mais des acteurs à part entière,
dont le rôle spécifiqyue dépend strictement de leur place dans une combinatoire
(ou articulation hégémonique) de forces.
Suivant une « logique
de l'hégémonie », dans l'articulation entre anti-racisme, anti-sexisme,
anti-capitalisme, les différents fronts sont censés s'épauler et se renforcer
les uns les autres, pour construire une hégémonie.
Pris dans un sens
stratégique, le concept d'hégémonie est irréductible à un inventaire ou une à
une somme d'antagonismes sociaux équivalents. Chez Gramsci, il est un principe
de rassemblement des forces autour dans la lutte de classe. L'articulation des
contradictions autour des rapports de classe n'implique pas pour autant leur
classement hiérarchique en contradictions principales et secondaires, pas plus
que la subordination de mouvements sociaux autonomes (féministes, écologistes,
culturels) à la centralité prolétarienne.
Le concept d'hégémonie est particulièrement utile aujourd'hui pour penser l'unité dans la pluralité de mouvement sociaux. Il devient problématique en revanche lorsqu'il s'agit de définir les espaces et les formes de pouvoir qu'il est censé aider à conquérir.
Se reporter au texte intégral pour ne pas se contenter de l'os !
http://www.prs12.com/article.php3?id_article=3954
Elément de contexte antérieur à l'appel:
Voici une tribune publié dans l'hebdomadaire Politis
L'urgence du rassemblement
Christian PICQUET (courant Unir de la LCR)
Publié par ockren à 13:18:11 dans 6 : Avec (ou sans) la gauche politique | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par ockren à 00:07:21 dans 1 - 3 : "Définanciarisation", déprivatisation, démarchandisation | Commentaires (0) | Permaliens
Pour une alternative à gauche en 2008 :
rebond sur la contribution d'
Armelle CHEVASSU et de Rémy JEAN
Dimanche 30 mars 2008 (12h20) :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64021
Armelle CHEVASSU et Rémy JEAN souhaitent un parti de masse antilibéral
et anticapitaliste. Ils le disent dans une contribution nommée : Un
nouveau parti, oui ! Mais avec tous les anticapitalistes et tous les
antilibéraux .
http://www.gauchealternative.org/spip.php?article1115
Comme eux je crois qu'il s'agit d'une nécessité issue de la situation
sociale et politique. Les divisions entre partis de gauches sont très
nocives. D'une certaine manière la LCR a bien pris en compte cette
nécessité mais elle n'y répond pas par un processus d'agrégation des
acteurs en lutte mais par élargissement autour d'elle même. Sans doute
le processus d'agrégation n'était-il pas vraiment possible. Sans doute
l'élargissement est-il conçu d'une manière différente du processus PCI -
MPPT - PT. Reste que l'initiative est marquée d'ambiguïté. Mais qu'elle
veuille changer est déjà un signe. A chacun d'intervenir.
Armelle Chevassu et Rémy JEAN mettent la barre haut : "Il faut viser à
regrouper à la fois tous les courants de la gauche radicale et tous les
citoyens, militants et acteurs des mouvements sociaux, qui veulent en
finir avec ce système." Ils ont raison. Encore faut-il pouvoir proposer
des moyens concrets. Certains dans les collectifs antilibéraux ont sans
doute des propositions. Elles peinent à s'intégrer dans un processus
réel d'agrégation.
Par contre, on peut penser que certaines initiatives, telle celle de la
liste Béziers (sous réserve du bonne campagne unitaire 1), pouvaient
permettre un processus concret de construction à partir de la pluralité
des appartenances. Ce genre de situation met côte à côte pendant un
certain temps des militants et des citoyens qui partagent des tâches
pratiques (diffusion de tracts, collages, conférences de presse, etc..)
qui créent de la camaraderie mais aussi des débats programmatiques et
théoriques. C'est positif.
Par ailleurs, la LCR a une longue histoire de construction plurielle qui
va en ce sens, : dans les années 80 elle oeuvrait déjà à la construction
avec d'autres à " une alternative à gauche ". Plus de quinze ans de
militantisme sans un débouché fructueux de cet ordre crée non seulement
une certaine fatigue mais aussi une autre orientation. Elle a choisi des
orientations multiples difficiles à décrire en deux lignes mais dont une
combinait pluralité et élargissement autour de soi avec d'autres ;
notamment en Bretagne.
Par contre je suis dubitatif sur une proposition : "le nouveau parti
dont nous avons besoin ne saurait exclure par principe toute alliance
avec le PS, ni toute participation aux institutions locales ou
nationales de l'Etat". On ne peut s'en tenir à cette position. Il faut
rester dans le cadre de la leçon tirée début juillet 2003 par celles et
ceux qui se sont mis autour d'une table dans le restaurant Ramulaud pour
tirer le bilan des années social-libérales de la gauche plurielle (2).
Ce qui signifie : Oui une alliance avec le PS est possible mais avec le
PS - tel qu'il est aujourd'hui - sur le strapontin... et non sur le
fauteuil central. Autrement dit dans la gauche les forces hégémoniques
doivent être le PC, la LCR, le PT, les bovétistes et tous les courants
antilibéraux et anticapitalistes sans exclusive. Ce qui signifie qu'il y
a tout un travail à mener pour que les anticapitalistes et les
antilibéraux (ce qui comprends la gauche du PS avec Filoche et ses amis)
construise cette hégémonie. Pour ce que j'en sais c'est pas gagné !
Christian DELARUE
Altermondialiste qui est :
POUR UNE AUTRE FORCE POLITIQUE HEGEMONIQUE A GAUCHE
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article63983#forum231633
et le même samedi 29 mars 2008 (01h39) :
Après la sanction, une gauche d'alternative !
http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article63974
Notes :
1) Un processus de rassemblement à encourager : jeudi 20 décembre 2007
(20h37) :
PCF, LCR, PT : UN, DEUX, TROIS "BEZIERS"
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=58217
2) il s'agit de l'appel dit "Ramuleau" pour une Alternative à gauche"
(PAG) Nb : Ramulaud Je suis toujours aussi récalcitrant pour écrire
correctement le nom de ce vénérable restaurant !
Publié par ockren à 07:42:13 dans 6 : Avec (ou sans) la gauche politique | Commentaires (0) | Permaliens
DOUBLE VIE : AIMER DURABLEMENT UN AMANT ET UN MARI : COMPRENDRE PLUS QUE JUGER
Un texte quasiment similaire à quelques détails près figure
sur :
Le site BELLACIAO sous « S'engager pleinement, sans retenue... » -
Christian
DELARUE
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=52684
3 Sur le pardon éventuel: deux conceptions en présence:
- CE QUI S'APPREND ICI C'EST LA MISERICORDE : LECONS DE TOLERANCE ET DE PARDON.
in Traité du
désespoir et de la béatitude (p 60 et suiv.) PUF- Quadrige
par André
COMTE-SPONVILLE
Publié par ockren à 09:56:06 dans - Se quitter... | Commentaires (0) | Permaliens
LE FETICHISME DE
SURDETERMINE LES AUTRES FORMES DE FETICHISME ECONOMIQUE.
Le point 1 vient corriger un exposé précédent (2) qui lui-même annonçait un
nécessaire combat en faveur des migrants.
1) La leçon d'ATTAC : prendre pleine mesure de la financiarisation.
Ce passage d'un texte d'ATTAC (non encore publié ce jour) met l'accent sur les deux aspects nécessaires et même impératif à tout processus de fétichisation, à tout fétichisme dominant en période de capitalisme néolibéral:
- d'une part la soumission des activités humaines (qui doivent s'agenouiller devant le nouveau dieu-fétiche) ;
- d'autre part l'importance accordée aux dynamiques économiques (qui exigent la servilité humaine) . Mais ici l'accent est mis à raison sur la pleine liberté accordée à la rentabilité du capital financier.
Le scénario était écrit : la financiarisation de l'économie mondiale, c'est-à-dire la soumission de toutes les activités humaines à une rentabilité humaine exorbitante, devait mener à la crise. Nous y sommes. La crise financière qui menace de dégénérer en récession économique est le résultat logique des choix opérés depuis trente ans par les gouvernements, les dirigeants des institutions internationales et des grandes firmes, pour le compte des actionnaires. La circulation sans entraves des capitaux et la multiplication des produits financiers a entraîné une spéculation permanente sur les monnaies, les titres financiers et tous les produits dérivés nés de la titrisation, c'est-à-dire de la revente sans fin de tout contrat commercial. Les banques centrales ont laissé courir le crédit qui alimentait cette spéculation pendant que les autorités politiques fermaient les yeux sur la prolifération des paradis fiscaux.
L'élévation continuelle de l'exigence de rentabilité des capitaux a contraint les salariés à l'austérité, au point de casser toute dynamique capable de répondre aux besoins sociaux, ne laissant comme échappatoires qu'une consommation ostentatoire des classes riches et qu'un crédit facile mais dévastateurs des classes pauvres comme le montre l'exemple des Etats-Unis. La financiarisation de l'économie se fait à l'avantage des plus riches et au détriment des droits sociaux et des conditions de vie du plus grand nombre. Pire la financiarisation suppose la destruction des droits sociaux.
Ce texte, qui met à raison l'accent sur la financiarisation, vient rectifier avantageusement celui ci-dessous qui met trop « à plat » les différentes dynamiques économiques.
Nb : La partie sur le passage nécessaire par une crise révolutionnaire pour le retour à l'application des droits sociaux a été enlevée, car trop explicite (2). Mais le document d'ATTAC cité en est fort proche. J'en reproduis la conclusion : La gravité de la crise sociale, écologique et peut-être économique, est telle que les rafistolages et encore moins les déclarations de bonnes intentions ne suffiront pas pour la résoudre. Il faut aller au cœur d'un système injuste et prédateur qui détruit tous les fondements de nos sociétés.
2) Les migrants et le fétichisme du néolibéralisme au plan mondial
par Christian DELARUE représentant
le MRAP comme membre fondateur d'ATTAC
La phase actuelle de la mondialisation capitaliste renforce ou exacerbe un certains nombre de phénomènes économiques et sociaux :- l'internationalisation et la libéralisation des échanges marchands, - la libéralisation de la finance (qui est la plus mondialisée) - l'augmentation des investissements productifs à l'étranger et donc l'implantation croissante d'entreprises à l'étranger pour bénéficier d'une main d'oeuvre bon marché, - la privatisation des biens publics et des services publics. Il faut y ajouter les migrations humaines qui se sont mondialisées.
Le regard des néolibéraux porté sur la mondialisation s'intéresse surtout aux aspects économiques de la mondialisation en omettant d'évoquer les aspects sociaux et écologiques. Ainsi les migrations humaines constituent bien "le chaînon manquant" (1) de la mondialisation. Pour être plus précis dans la critique, il importe de souligner la survalorisation des processus économiques abstraits (cités au premier paragraphe) au regard de la dévalorisation des migrations. Ces processus économiques qui ensemble forment le capitalisme contemporain sont sans alternatives pour les dirigeants soumis aux bourgeoisies impérialistes, aux intérêts des grandes firmes multinationales. TINA disait M Thatcher (There is non alternative) Les migrations sont bien moins intouchables. C'est le moins que l'on puisse dire ! Elles ne sont pourtant pas des processus abstraits, ce sont bien des humains qui changent de pays de façon très souvent contrainte soit pour des motifs politiques (menaces sur les libertés) soit pour des motifs économiques (menaces sur les ressources financières) . Les autres processus économiques relatés ne sont pas non plus dégagés du facteur humain mais c'est sans doute moins visible.
Si nous adoptons le regard dominant sur la mondialisation économique, nous sommes alors au coeur d'un immense fétichisme qui dans un même double mouvement accorde d'une part une importance et une grande valeur aux libertés économiques qui sont surélevées au-dessus des sociétés et des humains, qui sont en quelque sorte déifiées et d'autre part le mépris, l'utilitarisme, la répression contre les migrants.
Les gouvernements sont pris dans une logique de guerre qui approfondit et renforce la vision dévalorisante et réifiante des migrants transformés en choses, en "flux migratoires". C'est pourquoi le MRAP lutte pour le droit de circulation et le droit d'installation des migrants. Il milite aussi pour le droit de vote des résidents étrangers extracommunautaires. Il milite pour la régularisation des sans papiers.
Le MRAP est membre d'ATTAC pour s'attaquer aussi à l'autre volet. La dynamique du capital emporte un fétichisme croissant. La crise de rentabilité du capital au plan mondial accroît cette dérive qui rabaisse l'humain et qui survalorise des processus abstraits.
3) Lutter contre la finance mondialisée c'est aussi garantir le séjour de tous les migrant(e)s
Lutter contre la finance et le fétichisme économique mondialisé (1) qui en découle c'est garantir le séjour de tous les migrants. Ajoutons en tant que citoyen, et citoyen n'ayant pas à subir le célibat perpétuel ou le racisme et la xénophobie.
Il ne sert à rien d'exhiber des statistiques de la population
mondiale, de la population française et de la population en migration pour
soutenir, ainsi que je l'ai entendu à Rennes lors de la semaine de débat sur
les migrations, la thèse que
Lutter contre le fétichisme mondialisé - programme de travail commun à ATTAC et au MRAP - tel que proposé (1) c'est non seulement garantir la liberté de circuler avec des papiers mais aussi la liberté d'installation de tous les migrants et avec les droits à la citoyenneté (voter et pouvoir se faire élire).
Il y a peu cela était considéré comme une utopie au sein du continent européen. Aujourd'hui l'Union européenne déclare : "La citoyenneté de l'Union confère à chaque citoyen de l'Union un droit fondamental et individuel de circuler et de séjourner librement sur le territoire des Etats membres, sous réserve des limitations et des restrictions fixées par le traité et des mesures adoptées en vue de leur application" . Cette règle doit être appliqué et élargie à l'ensemble des migrants, c'est à dire aux migrants extra-communautaires. La préférence communautaire doit cesser ! Les migrants ne sont pas une charge mais une richesse pour un pays ; Quand on dit richesse on ne pense pas qu'à l'utilité pour les entreprises et l'économie.
A travers des législations affichées de plus en plus répressives, le besoin de main d'oeuvre étrangère est peu à peu reconnu. Ce qui a conduit à passer de " l'immigration zéro " à " l'immigration clandestine zéro " puis à " l'immigration choisie ". Il faut remarquer aussi que c'est un des rares sujets sur lesquels le patronat n'est pas en accord parfait avec le gouvernement. Il connaît les besoins de l'économie. Il profite aussi de cette main d'oeuvre judicieusement stigmatisée et réprimée.
La liberté d'installation suppose une politique d'insertion sociale et économique valable pour l'ensemble de la famille sauf à vouloir transformer les migrant(e)s en célibataires perpétuels. Un séjour dans de bonnes conditions implique également que l'Etat et les communes mettent fin aux normes discriminatoires sur le marché de l'emploi et du logement. Il faut donc abolir le principe des emplois réservés aux personnes de nationalité française, sauf en ce qui concerne les "emplois de souveraineté". De telles mesures permettraient une sortie du chômage ou des emplois typés ( professions indépendantes du commerce et de l'industrie) ainsi qu'une meilleure mobilité socioprofessionnelle.
Christian DELARUE
Membre de la commission mondialisation du MRAP
Membre du groupe "migrations" d'ATTAC France
1) Formule d'Antoine PECOUD et Paul de GUCHTENEIRE chercheurs à l'UNESCO
2) Partie remplacée:
L'humanisme conséquent est d'abord un anticapitalisme au sens d'un
refus de la religion du libéralisme économique et de l'appropriation
privée des moyens de production et d'échanges. L'humanisme conséquent
vise aussi à créer un "autre monde" que celui-ci, pas un monde plus
juste avec deux doigts d'économie sociale et solidaire . Vouloir un
autre monde c'est moralement et politiquement ne pas s'accomoder d'une
"amélioration" aux marges du coeur capitaliste. Il ne s'agit pas plus
de vouloir "brider" une logique capitaliste qui dans sa dynamique
profonde va rester telle quelle à savoir la recherche du profit
d'abord, la satisfactions des besoins humains après si rentable. En
fait l'altermondialisme travaille à la promotion d'une prise en charge
des activités humaines par le peuple par les travailleurs salariés. Il
s'agit d'aller vers l'alterdémocratie, ce qui ne se fera pas sans crise
et même sans révolution tant le chemin à prendre est radicalement contraire à celui du
capital et des grands possédants.
Addendum : Crise : J'ai mal à mon capital
Jean-Marie HARRIBEY
http://www.france.attac.org/spip.php?rubrique1067
Publié par ockren à 08:53:08 dans 1 - 3 : "Définanciarisation", déprivatisation, démarchandisation | Commentaires (0) | Permaliens
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