Christian
DELARUE
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MILITANT
ALTERMONDIALISTE
MRAP / ATTAC
Fonctionnaire aux Finances
Licencié en droit Rennesné le 20 juillet 1955
Activités politiques
Membre de la LCR de 1985 à 2006
Candidat de la LCR aux élections de mai 1997
Soutien Maintenant à gauche !
Activités antiracistes :
Secrétaire national du MRAP
Membre du Bureau exécutif du MRAP et de son Conseil d'Administration.
Responsable de sa commission Mondialisation.
Représentant / délégué du MRAP auprès d'ATTAC au titre de membre fondateur d'ATTAC
MRAP =
Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples
Movement against Racism and for Friendship among Peoples
Movimiento contra el Racismo y por la Amistad entre los Pueblos
Statut consultatif auprès du Conseil Economique et Social de l'ONU
43, Boulevard Magenta, 75010-Paris, France
Tel : 33 1 53 38 99 99
Fax : 33 1 40 40 90 98
e-mail : accueil@mrap.fr
web : http://www.mrap.asso.fr/
Activités altermondialistes
Membre du Conseil d'Administration d' ATTAC France
Participation au FSE de Paris St Denis en 2003
Membre du CA d'ATTAC Rennes
Activités syndicales :
Elu à la CE de l'UL CGT Rennes en dec. 1993 comme responsable de l'activité "jeune"
Elu à la CE du SNADGI-CGT 35 en juin 1993
Membre de l'UGFF-CGT 35
Militant associatif à AC! (Agir ensemble contre le chômage)
de nov 93 à 98 (Travaillons tous, travaillons moins, travaillons autrement)
Militant antisexiste - féministe
Représentant de la LCR Rennes aux Assises de la CNDF de mars 1997
Signataire :
- de "Des hommes s'engagent : Faire l'amour, pas la haine - Non à la virilité machiste !"
- du Manifeste "Encore féministe"
*
Les conférences et contributions sont publiées sur divers sites :
- rennes-info.org (rubrique contributions)
- amitie entre les peuples,
http://amitie-entre-les-peuples.org/
- Bellaciao,
http://bellaciao.org/fr/spip.php?mot157
- PAG69
- alternativeunitaire2007.org/
- pour la République sociale PRS
- ATTAC FRANCE, ATTAC 35, ATTAC 89...
http://www.france.attac.org/spip.php?auteur1353- MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples)
- altermonde-sans-frontière
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?auteur67
- Europe solidaire sans frontière
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- Egalité d'abord
- et d'autres encore
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Ainsi, avant de se montrer solidaire d'un peuple écrasé par une puissance mondiale de second rang (face aux USA) il faudrait se poser à tout coup la question de l'ennemi principal (1) . Cette question n'est pas inutile. Au plan mondial la puissance impérialiste majeure reste les USA. On ne saurait l'oublier. Il importe de surveiller comment les USA peuvent instrumentaliser le conflit pour intervenir militairement (au nom des "droits de l'homme) . Il importe le cas échéant de soulever les peuples (comme en 2OO3) contre la principale puissance impérialiste de la planète.
Mais nous n'en sommes pas là . Pour l'heure l'agression vient de la Chine. Dès lors on ne saurait reprendre la vision campiste (2) du monde qui dominait les positions prises "à gauche" avant la chute du mur . Autrement dit l'anti-impérialisme dirigé contre les USA ne doit pas empêcher de voir qu'aujourd'hui c'est un autre pays qui se comporte militairement, politiquement et économiquement en puissance impériale et de le critiquer en ce sens.
Une telle critique, qui ne préjuge pas du débat sur la nature de la Chine (restauration capitaliste me semble-t-il), incline au soutien du peuple tibétin en lutte. Ce soutien doit-il aller jusqu'à défendre sa volonté d'autodétermination ainsi que le défend Pierre ROUSSET (3) ? Si le peuple tibétin entend sortir ainsi du joug chinois est-ce à nous de l'en empêcher? La défense du communisme comme mouvement d'émancipation ne devrait-il pas faire sien le droit à l'autodetermination des peuples durablement sous domination?
Christian DELARUE
Altermondialiste, responsable antiraciste.
Notes :
1) Chine ou USA, quel est l'ennemi principal ?
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64042
2) LE CADRE DE NOTRE AMITIE ENTRE LES PEUPLES : CONTRE LE NOUVEAU CAMPISME MONDIAL
Christian DELARUE contribution de congrès du MRAP
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=58125
3) Pour le droit à l'autodetermination du peuple tibétain par Pierre ROUSSET spécialiste de la question asiatique : "Certains, à gauche, refusent de s'engager dans la solidarité, de peur de faire le jeu des États-Unis contre la Chine. D'autres, à droite, appellent à manifester contre 59 ans d'occupation chinoise et à dénoncer une dictature « communiste ». Ces deux positions, « miroir » l'une de l'autre, font peu de cas de l'histoire : la « question tibétaine » s'est posée dans des contextes très différents suivant les périodes."
Voilà qui devrait inciter à lire la suite de l'article sur :
Publié par ockren à 09:16:54 dans 1 - 1 : Altermondialisation / Altermondialisme & Internationalisme | Commentaires (0) | Permaliens
Certes cette critique de l'islam idéologique prend beaucoup de place mais le film n'est pas qu'une exégèse outrancière du Coran. Résumer le Coran à un livre d'appel au meurtre des mécréants - les athées, les homosexuels, les juifs - serait sans doute critiquable par des spécialistes des religions mais pas condamnable au titre de l'islamophobie.
Pour qu'il y ait islamophobie il faut aussi que la dévalorisation de l'islam soit rapportée aux musulmans dans leur globalité. Dans une seconde partie du film on voit des imams, des responsables politiques appeler à tuer tous les mécréants mais pas le peuple. Plus tard, on voit des femmes en burka - qui symbolise l'islam dur - entrer dans les ministères mais pas vraiment une attribution à l'ensemble des musulmans. Puis vient la description de l'envahissement. En quelques instants la caméra quitte les pages du Coran, quitte les leaders pétris de la morbidité du Dieu Thanatos pour montrer des graphiques avec des colonnes de musulmans envahissant l'Europe... Ici s'opère le passage l'islamophobie condamnable : tous les musulmans arrivant en France sont des barbares. RFI a tort le film va plus loin que la critique de l'islam qui n'est qu'un prétexte pour stigmatiser les musulmans, tous les musulmans installés en Europe et tous ceux qui y sont supposés y entrer. Il y a incitation à la haine raciste.
Ce que dit le film n'est pas totalement faux. Des responsables politiques de pays musulmans et de nombreux imams militent activement à interdire les libertés et la démocratie au profit de la loi islamique partout dans le monde . Nous sommes bien dans le cadre du Choc des civilisations . Ce militantisme politico-religieux est réel et évidement il doit être fermement combattu comme une barbarie . Mais un tel combat n'a nul besoin de se placer du côté du gouvernement nord-américain . Pour cela il faut aborder le problème de cette "vérité" : A aucun moment dans le film on ne dit que la critique porte sur l'islamisme, sur une expression particulière ou spécifique d'une partie de l'islam. A aucun moment on voit une réserve indiquant sinon l'existence d'un autre islam du moins la réalité de millions de musulmans progressistes... et plus intelligents et moins fascistes que Geert Wilders. Pourtant, pour cela, nul besoin d'être expert en religion !
Christian DELARUE
Secrétaire.national. du MRAP
Fitna - Version française - Geert Wilders sur dailymotion http://www.dailymotion.com/search/fitna/video/x4vfdf_fitna-version-francaise-geert-wilde_news
RFI - Fitna, le film anti-islam de Geert Wilders
Dans le film de Geert Wilders, différents versets du Coran sont illustrés par des images sanglantes, sur fond de musique dramatique. On peut y revoir les attentats du 11-Septembre, de Madrid et de Londres, ainsi que les photos du cinéaste Theo van Gogh, après son assassinat dans une rue d'Amsterdam. Suivent des images de prêches radicaux, de pendaisons d'homosexuels en Iran et d'excision en Somalie. Le film, qui dure 17 minutes, se termine sur la plus célèbre des caricatures danoises du prophète Mahomet, avec un turban en forme de bombe. En fond sonore, on entend une déflagration, qui s'avère n'être qu'un bruit de page déchirée mais pas du Coran lui-même, comme Geert Wilders en avait sans doute l'intention, initialement.
suite sur
http://www.rfi.fr/actufr/articles/099/article_64410.asp
Publié par ockren à 00:22:01 dans 2 - 1 : Contre le racisme, pour l'égalité | Commentaires (0) | Permaliens
Le même jour l'appel en lien était publié:
samedi 29 mars 2008
(01h39) :
Après la sanction, une gauche
d'alternative !
http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article63974
MAINTENANT POUR UNE FORCE POLITIQUE A GAUCHE PLURIELLE HEGEMONIQUE
- Que vient faire l'altermondialisme dans cette galère?
Mon propos n'est pas un soutien au
post-altermondialiste qui d'après Bernard CASSEN réunirait les
altermondialistes classiques, les forces politiques de gauches et les
gouvernements révolutionnaires. Dans mon propos l'altermondialisme sert
de fédérateur politique pour construire le pôle hégémonique de rupture
contre le libéralisme et le capitalisme mais ne participe pas comme tel
à un gouvernement, ni même à des élections. Le post-altermondialisme
tel que je le comprends au moment ou il sort à peine la tête des fonds
baptismaux n'exclue pas nécessairement l'altermondialisme comme force
autonome indépendante. Il s'agit de deux sphères indépendantes mais qui
peuvent se concevoir de façon complémentaire : les individus et les
organisations peuvent se vouloir acteur dans un champ -
l'altermondialisme indépendant - à un moment donné et éventuellement
acteur dans un autre - le post-altermondialisme - à un autre moment en
fonction de leurs logiques propres et des dynamiques sociales à
l'oeuvre.
- Pour une fédération permanente des forces politiques de gauche - vertes, rouges, noires - et des citoyens altermondialistes
Il s'agit de construire une force de contestation et de
proposition qui soit hégémonique à gauche ce qui suppose qu'elle soit à
gauche et qu'elle admette une variété de positions en son sein . A
gauche signifie le rejet du libéralisme et du socialibéralisme et donc
de ce qui constitue le fond de commerce idéologique d'une grande partie
du PS mais aussi des Verts . A gauche suppose aussi l'abandon de
l'alternance pour l'alternative, la convergences des alternatives.
Un tel rejet antilibéral et anticapitaliste suppose une
mise en mouvement du salariat exploité tant dans les lieux de
production (mais les marges de manoeuvre y sont restreintes) que dans
la société elle-même sous forme de grèves massives à dimension
insurrectionnelle (peu ou prou comme en 2003, 1995 ou 1968) ce qui
implique de construire un syndicalisme interprofessionnel transversal
et non sectaire (1) de luttes conséquentes sur les décombres du
syndicalisme d'accompagnement du socialibéralisme . Un tel syndicalisme
doit créer des liens avec les paysans refusant le productivisme
capitaliste et ainsi lier combat social et combat écologique .
Un tel rejet implique de favoriser une participation la
plus active et la plus éclairée possible des citoyens dans tous les
champs de la société. Les mécanismes de la domination systémique sont
complexes mais la complexité ne doit servir d'alibi à la démarcation de
repères clairs qui permettent une orientation des dominés, exploités et
opprimés de toutes sortes.
Un tel rejet ne signifie pas - puisque la question a
été posée - refus d'intégrer des PS ou Verts modérés à un gouvernement
clairement à gauche ie disposant à la fois d'un programme alternatif
bien débattu et connu et de l'appui des masses populaires . Cependant
ces sociolibéraux ne
doivent pas être en position majoritaire, en position de donneur
d'ordre. La gauche accédant au pouvoir d'Etat doit pouvoir
impérativement faire valoir ses choix antilibéraux et anticapitaliste
contre le PS et
les Verts-roses qui doivent se contenter d'un strapontin. Tout est là :
faire en sorte que le PS et son socialibéralisme soit marginalisé dans
un front ou il occupe le strapontin. Ce qui n'est évidemment pas le
cas. Car une gauche de transformation sociale radicale ne saurait
accéder au pouvoir sans entreprendre toute une série de réformes de
structures qui affrontent directement les intérêt du capital et de la
bourgeoisie.
Une telle force, quelqu'en soit la forme - partidaire
ou autre - , suppose une méthode de débat qui permette tout à la fois
la libre expression des différents courants de pensée de la gauche, de
l'écologie, de l'anti-productivisme, de l'anticapitalisme, etc.. et
l'accord sur une base minimale qui fasse de cette force politique une
vraie force qui ne succombe pas aux premières manoeuvres de la droite ou des
sociaux-libéraux roses ou verts.
Une telle force doit soutenir et prolonger politiquement les luttes contre le sexisme, le racisme, les discriminations, les dégâts écologiques en les articulant aux luttes des travailleurs pour fonder un nouveau un nouveau projet hégémonique à gauche. » Toute la difficulté réside sans doute dans les modalités de cette articulation.
Christian DELARUE
1 donc sans exclusive à l'encontre de SUD ou de la FSU pour mieux intégrer la CFDT
Hégémonie difficile mais à conquérir.
Je recours à Daniel BENSAID non pour l'argument d'autorité mais simplement pour ses compétences car on ne peut guère parler d'hégémonie de façon trop naïve, simplement en ressortant ce qu'en dit le Larrousse.
Dans la gauche la notion d'hégémonie a été instrumentalisée à des fins diverses qui incitent à l'exploration non dogmatique. Reste qu'il ne s'agit pas pour autant de se taire. Il s'agit d'avancer en admettant de se tromper . Par ailleurs, point d'auteur fétiche, d'autres auteurs peuvent et doivent être sollicités sur cette question .En attendant voici donc ce que j'ai retenu de Daniel BENSAID sur l'hégémonie et Gramsci. Il s'agit d'extraits d'un exposé de formation à l'université d'été de la LCR conservés sous forme de thèses (ou de positions) dégagées des arguments qui les soutiennent.
Christian DELARUE
Au cours des années
1970, la notion d'hégémonie servit de prétexte théorique à l'abandon sans
discussion sérieuse de la dictature du prolétariat par la plupart des partis «
eurocommunistes ». Comme le rappelait alors Perry Anderson, elle n'élimine
pourtant pas, chez Gramsci, la nécessaire rupture révolutionnaire et la
transformation de la défensive stratégique (ou guerre d'usure) en offensive
stratégique (ou guerre de mouvement).
Gramsci élargit la
question du front unique en lui fixant pour objectif la conquête de l'hégémonie
politique et culturelle dans le processus de construction d'une nation moderne.
Cette compréhension élargie de la notion d'hégémonie permet de préciser l'idée
selon laquelle une situation révolutionnaire est irréductible à l'affrontement
corporatif entre deux classes antagoniques.
En opposant à la
dictature du prolétariat une notion d'« hégémonie » réduite à une simple
expansion de la démocratie parlementaire ou à une longue marche dans les
institutions, les eurcommunisstes édulcoraient la portée des Cahiers de
Prison.
Elargissant le champ
de la pensée stratégique, en amont et en aval de l'épreuve de force
révolutionnaire, Gramsci articule la dictature du prolétariat à la problématique
de l'hégémonie. Dans les sociétés « occidentales », la prise du pouvoir est
inconcevable sans une conquête préalable de l'hégémonie, c'est-à-dire sans
l'affirmation d'un rôle dominant/dirigeant au sein d'un nouveau bloc historique
capable de défendre, non seulement les intérêts corporatifs d'une classe
particulière, mais d'apporter une réponse d'ensemble à une crise globale des
rapports sociaux.
La notion d'hégémonie implique donc chez Gramsci
* l'articulation d'un bloc historique autour d'une classe dirigeante, et non la simple addition indifférenciée de mécontentements catégoriels.
* la formulation d'un projet politique capable de résoudre une crise historique de la nation et de l'ensemble des rapports sociaux.
Ce sont ces deux idées qui tendent à disparaître aujourd'hui de certains usages peu rigoureux de la notion d'hégémonie.
La lutte des classes
n'est pas soluble dans le kaléidoscope des appartenances identitaires ou
communautaires, et l'hégémonie n'est pas soluble dans un inventaire des
équivalences à la Prévert.
Les classes sont
hétérogènes, déchirées par des antagonismes intérieurs, et n'arrivent à leurs
fins communes que par la lutte des tendances, des groupements et des partis.
Dans le discours
léniniste, l'hégémonie désignait un leadership politique au sein d'une alliance
de classes. Mais le champ politique restait conçu comme une représentation ou un
reflet directs et univoques d'intérêts sociaux présupposés.
L'ambiguïté du
concept d'hégémonie doit être dénoué, soit dans le sens d'une radicalisation
démocratique, soit dans celui d'une pratique autoritaire.
Dans son acception
démocratique, il permet de lier en gerbe une multiplicité d'antagonismes. Il
faut alors admettre que les tâches démocratiques ne sont pas réservées à la
seule étape bourgeoise du processus révolutionnaire. Dans l'acception
autoritaire du concept d'hégémonie, la nature de classe de chaque revendication
est au contraire fixée a priori (bourgeoise, petite-bourgeoise, ou
prolétarienne) par l'infrastructure économique. La fonction de l'hégémonie se
réduit alors à une tactique « opportuniste » d'alliances fluctuant et variant au
gré des circonstances. La théorie du développement inégal et combiné obligerait
en revanche à « une expansion incessante des tâches hégémoniques » au détriment
d'un « socialisme pur ».
La conception
gramscienne de l'hégémonie jette les bases d'une pratique politique démocratique
« compatible avec une pluralité de sujets historiques ».
L'introduction du
concept d'hégémonie modifie la vision du rapport entre le projet socialiste et
les forces sociales susceptibles de le réaliser. Elle impose de renoncer au
mythe d'un grand Sujet l'émancipation. Elle modifie aussi la conception des
mouvements sociaux, qui ne sont plus des mouvements « périphériques »
subordonnés à la « centralité ouvrière », , mais des acteurs à part entière,
dont le rôle spécifiqyue dépend strictement de leur place dans une combinatoire
(ou articulation hégémonique) de forces.
Suivant une « logique
de l'hégémonie », dans l'articulation entre anti-racisme, anti-sexisme,
anti-capitalisme, les différents fronts sont censés s'épauler et se renforcer
les uns les autres, pour construire une hégémonie.
Pris dans un sens
stratégique, le concept d'hégémonie est irréductible à un inventaire ou une à
une somme d'antagonismes sociaux équivalents. Chez Gramsci, il est un principe
de rassemblement des forces autour dans la lutte de classe. L'articulation des
contradictions autour des rapports de classe n'implique pas pour autant leur
classement hiérarchique en contradictions principales et secondaires, pas plus
que la subordination de mouvements sociaux autonomes (féministes, écologistes,
culturels) à la centralité prolétarienne.
Le concept d'hégémonie est particulièrement utile aujourd'hui pour penser l'unité dans la pluralité de mouvement sociaux. Il devient problématique en revanche lorsqu'il s'agit de définir les espaces et les formes de pouvoir qu'il est censé aider à conquérir.
Se reporter au texte intégral pour ne pas se contenter de l'os !
http://www.prs12.com/article.php3?id_article=3954
Elément de contexte antérieur à l'appel:
Voici une tribune publié dans l'hebdomadaire Politis
L'urgence du rassemblement
Christian PICQUET (courant Unir de la LCR)
Publié par ockren à 13:18:11 dans 6 : Avec (ou sans) la gauche politique | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par ockren à 00:07:21 dans 1 - 3 : "Définanciarisation", déprivatisation, démarchandisation | Commentaires (0) | Permaliens
Pour une alternative à gauche en 2008 :
rebond sur la contribution d'
Armelle CHEVASSU et de Rémy JEAN
Dimanche 30 mars 2008 (12h20) :
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article64021
Armelle CHEVASSU et Rémy JEAN souhaitent un parti de masse antilibéral
et anticapitaliste. Ils le disent dans une contribution nommée : Un
nouveau parti, oui ! Mais avec tous les anticapitalistes et tous les
antilibéraux .
http://www.gauchealternative.org/spip.php?article1115
Comme eux je crois qu'il s'agit d'une nécessité issue de la situation
sociale et politique. Les divisions entre partis de gauches sont très
nocives. D'une certaine manière la LCR a bien pris en compte cette
nécessité mais elle n'y répond pas par un processus d'agrégation des
acteurs en lutte mais par élargissement autour d'elle même. Sans doute
le processus d'agrégation n'était-il pas vraiment possible. Sans doute
l'élargissement est-il conçu d'une manière différente du processus PCI -
MPPT - PT. Reste que l'initiative est marquée d'ambiguïté. Mais qu'elle
veuille changer est déjà un signe. A chacun d'intervenir.
Armelle Chevassu et Rémy JEAN mettent la barre haut : "Il faut viser à
regrouper à la fois tous les courants de la gauche radicale et tous les
citoyens, militants et acteurs des mouvements sociaux, qui veulent en
finir avec ce système." Ils ont raison. Encore faut-il pouvoir proposer
des moyens concrets. Certains dans les collectifs antilibéraux ont sans
doute des propositions. Elles peinent à s'intégrer dans un processus
réel d'agrégation.
Par contre, on peut penser que certaines initiatives, telle celle de la
liste Béziers (sous réserve du bonne campagne unitaire 1), pouvaient
permettre un processus concret de construction à partir de la pluralité
des appartenances. Ce genre de situation met côte à côte pendant un
certain temps des militants et des citoyens qui partagent des tâches
pratiques (diffusion de tracts, collages, conférences de presse, etc..)
qui créent de la camaraderie mais aussi des débats programmatiques et
théoriques. C'est positif.
Par ailleurs, la LCR a une longue histoire de construction plurielle qui
va en ce sens, : dans les années 80 elle oeuvrait déjà à la construction
avec d'autres à " une alternative à gauche ". Plus de quinze ans de
militantisme sans un débouché fructueux de cet ordre crée non seulement
une certaine fatigue mais aussi une autre orientation. Elle a choisi des
orientations multiples difficiles à décrire en deux lignes mais dont une
combinait pluralité et élargissement autour de soi avec d'autres ;
notamment en Bretagne.
Par contre je suis dubitatif sur une proposition : "le nouveau parti
dont nous avons besoin ne saurait exclure par principe toute alliance
avec le PS, ni toute participation aux institutions locales ou
nationales de l'Etat". On ne peut s'en tenir à cette position. Il faut
rester dans le cadre de la leçon tirée début juillet 2003 par celles et
ceux qui se sont mis autour d'une table dans le restaurant Ramulaud pour
tirer le bilan des années social-libérales de la gauche plurielle (2).
Ce qui signifie : Oui une alliance avec le PS est possible mais avec le
PS - tel qu'il est aujourd'hui - sur le strapontin... et non sur le
fauteuil central. Autrement dit dans la gauche les forces hégémoniques
doivent être le PC, la LCR, le PT, les bovétistes et tous les courants
antilibéraux et anticapitalistes sans exclusive. Ce qui signifie qu'il y
a tout un travail à mener pour que les anticapitalistes et les
antilibéraux (ce qui comprends la gauche du PS avec Filoche et ses amis)
construise cette hégémonie. Pour ce que j'en sais c'est pas gagné !
Christian DELARUE
Altermondialiste qui est :
POUR UNE AUTRE FORCE POLITIQUE HEGEMONIQUE A GAUCHE
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article63983#forum231633
et le même samedi 29 mars 2008 (01h39) :
Après la sanction, une gauche d'alternative !
http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article63974
Notes :
1) Un processus de rassemblement à encourager : jeudi 20 décembre 2007
(20h37) :
PCF, LCR, PT : UN, DEUX, TROIS "BEZIERS"
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=58217
2) il s'agit de l'appel dit "Ramuleau" pour une Alternative à gauche"
(PAG) Nb : Ramulaud Je suis toujours aussi récalcitrant pour écrire
correctement le nom de ce vénérable restaurant !
Publié par ockren à 07:42:13 dans 6 : Avec (ou sans) la gauche politique | Commentaires (0) | Permaliens
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