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REFERENDUM sur Lisbonne : Bravo à Christian Hutin, notre camarade député ! | 22 janvier 2008

 

Apparenté Socialiste, radical, citoyen et divers gauche (12è circonscription du Nord), membre du MRC.

 

M. le Président : La parole est à Monsieur Christian Hutin

M. Christian Hutin : Permettez moi d'abord, Monsieur le Président, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, de recourir nuitamment à une citation latine, comme l'a fait cet après-midi un de nos collègues, certes plus éminent, plus ancien et plus expérimenté. « Primum non nocere », d'abord ne pas nuire, nous recommande le serment d'Hippocrate.
A l'examen, ce texte révèle un certain nombre de nuisances, qu'un parlementaire a l'obligation morale et politique d'éviter, par respect de la démocratie, et même de la République. Personnellement, je ne me reconnais pas le droit, ni même la légitimité, de revenir sur ce que le peuple souverain a décidé.

 

http://www.chevenement.fr/Assemblee-nationale-intervention-de-Christian-Hutin-sur-le-traite-de-Lisbonne_a543.html?PHPSESSID=78c6de4dfd101fab7df331c8c0a09b73

Publié par C2R à 19:18:59 dans REFERENDUM SUR LE TRAITE de LISBONNE | Commentaires (0) |

« L´Elysée découvre le monde » Pr Bernard Guetta | 22 janvier 2008

 

Au revoir les droits de l´homme, ils attendront. Le candidat Sarkozy en avait fait sa priorité. On allait voir ce qu´on allait voir, mais huit mois après son élection, après les voyages d´affaires en Chine et dans le Golfe, après les félicitations à Poutine et l´accueil réservé au colonel Kadhafi, le Président confiait, vendredi, ses deuxièmes pensées aux ambassadeurs accrédités à Paris. «Plus encore que le combat pour la démocratie, leur a-t-il dit en présentant ses voeux, c´est le combat pour la diversité qui me paraît fondamental.» Cette bataille «pour l´ouverture, pour la tolérance, pour l´acceptation de l´autre dans sa différence, leur a-t-il expliqué, est le préalable à l´extension des libertés et à l´enracinement de la démocratie». Le reniement est complet, l´habillage alambiqué. On ne saurait imaginer retournement plus spectaculaire ; mais faut-il le lui reprocher ? Non. Nicolas Sarkozy n´a fait là que se rendre aux évidences. En campagne, il avait oublié que la Russie ne se manie plus comme un guéridon, que le géant économique chinois est déjà une puissance politique et que la stabilisation du Proche-Orient passe, forcément, par les régimes arabes, tels qu´ils sont. Cette réalité s´impose d´autant plus à l´Occident qu´il ne limitera pas sa récession sans l´apport financier des pays émergents. Les rapports de force commandaient ce recadrage, mais que reste-t-il alors de la rupture diplomatique, tant promise hier ?

 

http://www.liberation.fr/rebonds/305310.FR.php 

 

[Merci à Nicole]

Publié par C2R à 19:03:33 dans Politique internationale | Commentaires (0) |

«L'Etat préfère parler des banlieues plutôt que des classes populaires» par Christophe Guilluy | 22 janvier 2008

 

Le plan Amara laisse sceptique le géographe Christophe Guilluy, qui n'y voit que des logiques dépassées niant la crise des classes populaires.

Marianne2.fr : Dans le cadre du plan « Espoirs banlieue » dont elle présentera les grandes lignes à Vaulx-en-Velin le 22 janvier, Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, compte notamment injecter un milliard d'euros dans 50 quartiers sensibles. Pensez-vous, comme Christine Boutin, ministre du Logement, que ce nouveau plan banlieue s'ajoutera aux autres sans effet ?
Christophe Guilluy : Les deux discours continuent de développer la même logique de « concentration des problèmes » qui voudrait que, quoiqu'on fasse, le chômage, la précarité et les inégalités seraient enfermées dans les « zones sensibles » comme leurs habitants. Or c'est faux : entre 1990 et 1999, le taux de mobilité en Seine-Saint-Denis a été de 61% ! Le taux de chômage reste inchangé mais les habitants ne cessent de se renouveler dans les mêmes quartiers.

Alors que les pouvoirs publics continuent de réfléchir en termes de cloisonnement, parlant de ghetto, d'assignation à résidence, etc., la principale évolution sociale de ces dernières années a été la dispersion des chômeurs, des précaires, des immigrés... de toutes les populations ! Ce phénomène est par ailleurs amplifié par un mouvement d'immigration qui modifie lourdement la structure démographique de la France. Or l'Etat refuse de voir qu'il y a une déconnexion totale entre les flux migratoires et le marché de l'emploi alors que, dans la plupart des « quartiers sensibles », c'est le noeud du problème qui mène à un embouteillage dans la recherche d'emploi et à la précarité. Plutôt que de traiter de ce vrai sujet, on préfère parler d'urbanisme ou de discrimination.

 

http://www.marianne2.fr 

 

[Merci à Nicole]

Publié par C2R à 19:02:21 dans SOCIETE | Commentaires (0) |