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JEUNESSE : « Le jour où l'échine s'éveillera ... derrière les murs de monseigneur ! » | 29 novembre 2007

Par Géricault, conseiller d'éducation populaire et de jeunesse. Ce fonctionnaire du ministère de la jeunesse et des sports constate le degré zéro des actions pour la jeunesse dans les zones dites prioritaires.

 

De la répartie prophétique entre Jamel Debbouze et Roshdy Zem à la sous-France périphérique d'une Zone Urbaine Sensible de Villiers le Bel, il y a le concentré de réalité, pas la télé-réalité, pas non plus celle de la France qui travaille plus pour gagner moins, non. Celle de 66% de logements en HLM, de 50% de familles non imposables, de plus de 40% de moins de 25 ans, de 30 % de chômeurs, de 20% de familles monoparentales, et pourtant, seulement 25 % d'étrangers...

Des chiffres clairs et cruels sur la France qui courbe l'échine, résignée à cet état de fait, à l'exception d'une certaine jeunesse capable de se révolter. Révolte incontrôlée, comme les rébellions d'adolescents, et illisible comme le mouvement étudiant. Elle est nourrie de multiples ingrédients, depuis le sentiment d'injustice de jeunes très lucides jusqu'à l'expression enflammée d'autres jeunes confrontés au « vide », en passant par les phénomènes d'entraînement ou de manipulation invérifiable...

 

http://www.marianne2.fr/Le-jour-ou-l-echine-s-eveillera-derriere-les-murs-de-monseigneur-!_a81529.html 

 

[Merci à Nicole]

Publié par C2R à 19:14:07 dans Jeunesses | Commentaires (0) |

« Les Libanais très irrités par l´initiative française en Syrie » JEAN-PIERRE PERRIN | 29 novembre 2007

«Nous ne sommes pas des infirmières bulgares.» La formule est de Walid Joumblatt, qui l´a employée dernièrement devant quelques proches pour qualifier la politique française lors de l´élection présidentielle libanaise. Ce que le chef druze sous-entendait, c´est que Nicolas Sarkozy a cherché à marquer des points sur le dos du Liban par un nouveau coup diplomatique, à l´image de celui qui avait permis la libération des Bulgares retenus en otages en Libye par le colonel Kadhafi.

Pendant que le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, se trouvait dans la capitale libanaise, du 18 au 22 novembre, pour trouver une solution à la crise qui laisse le Liban aujourd´hui sans président, le chef de l´Etat français avait envoyé à deux reprises ses proches, Jean-David Levitte et Claude Guéant, à Damas en Syrie. Leur mission était de demander au président Bachar al-Assad d´inciter ses féaux libanais, notamment le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, le président du Parlement, Nabih Berri, et le général chrétien, Michel Aoun, à ne pas mettre en danger le scrutin présidentiel.

 

http://www.liberation.fr/actualite/monde/294597.FR.php

[Merci à Nicole]

Publié par C2R à 19:12:50 dans Politique internationale | Commentaires (0) |

RAPPEL : 2 Décembre - Grande Manifestation Nationale "Pour un référendum" ! | 28 novembre 2007

 

Rassemblement national pour un référendum

 

sur le projet de «constitution européenne bis» !

 

 

Dimanche 2 décembre 2007

A partir de 15h00

Maison de la Chimie,

 

28 bis rue Saint Dominique - Paris 75007

 

Métro Invalides (lignes 8 et 13) ou RER C.

 

http://www.chevenement.fr/Rassemblement-national-pour-un-referendum-sur-le-projet-de-constitution-europeenne-bis-dimanche-2-decembre-a-15h_a477.html?preaction=nl&id=3345999&idnl=28705&

Publié par C2R à 21:22:07 dans Manifestations | Commentaires (0) |

«Le général de Gaulle et les élites» par Jean-Pierre CHEVENEMENT | 28 novembre 2007

 

Colloque «Le général de Gaulle et les élites»

 

Je replacerai mon témoignage sur De Gaulle, le gaullisme et les élites, dans un contexte plus vaste, si vous le voulez bien, à la fois chronologiquement et dans le champ d'extension des sujets traités.

 

Dans l'analyse qu'il fait des causes de la défaite de 1940, le général de Gaulle voit surtout les effets :
- de la sclérose de la pensée militaire ;
- de l'incapacité du régime à dépasser l'horizon du court terme.

 

Il fait l'impasse sur les tropismes sociaux, politiques et diplomatiques des élites d'avant-guerre : hostilité au Front Populaire et à l'URSS, refus de la guerre avec l'Allemagne hitlérienne qu'il convient de détourner par une politique d'apaisement contre l'URSS. Soit qu'il ne veuille pas se laisser entraîner politiquement sur un terrain controversé, soit qu'il préfère s'avancer à couvert dans un souci d'efficacité, le général de Gaulle s'est refusé à anticiper sur les analyses que fera longtemps plus tard Annie Lacroix-Riz « Le choix de la défaite, les élites françaises dans les années 1930 », où l'auteur montre le rôle du Comité des Forges, de la haute banque et de la Banque de France elle-même, de l'Etat-major, d'une presse vénale, et d'une Haute administration gangrenée par l'idéologie profasciste voire noyautée par les organisations d'extrême droite (Synarchie et Cagoule), bref, De Gaulle ne s'étend pas sur la défaillance des élites autres que politiques et militaires : élites sociales, économiques, intellectuelles, etc.

Mais rien n'indique que De Gaulle n'avait pas mesuré une dérive que sans doute il espérait encore pouvoir contrarier. « La passivité érigée en principe de notre défense nationale, écrit-il dans l'Appel (p. 12) poussait l'Allemagne à agir contre les faibles et détournait la Russie de se lier à nous ».

 

http://www.chevenement.fr/Jean-Pierre-Chevenement-invite-du-colloque-Le-general-de-Gaulle-et-les-elites-_a489.html?preaction=nl&id=3345999&idnl=28860&

 

Publié par C2R à 21:20:09 dans Chevènement Jean-Pierre | Commentaires (0) |

« La prison après la peine » par Robert Badinter | 28 novembre 2007

 

De façon anodine, le gouvernement va saisir le Parlement d'un projet de loi créant la "rétention de sûreté" dans notre droit pénal. Il s'agit d'un changement profond d'orientation de notre justice. Il faut rappeler les fondements de la justice, depuis la révolution des Droits de l'homme. Parce que tout être humain est réputé doué de raison, il est déclaré responsable de ses actes. S'il viole la loi, il doit en répondre devant des juges indépendants. A l'issue d'un procès public, où les droits de la défense auront été respectés, s'il est déclaré coupable, il devra purger une peine prévue par la loi. Tels sont les impératifs de la justice dans un Etat fondé sur la liberté.

Or le projet de loi contourne le roc de ces principes. Il ne s'agira plus seulement pour le juge, gardien de nos libertés individuelles, de constater une infraction et de prononcer une peine contre son auteur. Après l'achèvement de sa peine, après avoir "payé sa dette à la société", au lieu d'être libéré, le condamné pourra être "retenu", placé dans un "centre sociomédico-judiciaire de sûreté", par une décision d'une commission de magistrats pour une durée d'une année, renouvelable, parce qu'il présenterait selon des experts une "particulière dangerosité" entraînant un risque élevé de récidive.

Le lien entre une infraction commise et l'emprisonnement de son auteur disparaît. Le "retenu" sera détenu dans un établissement fermé et sécurisé, en fonction d'une "dangerosité" décelée par des psychiatres et prise en compte par une commission spécialisée. Et aussi longtemps que ce diagnostic subsistera, il pourra être retenu dans cette prison-hôpital ou hôpital-prison. Nous quittons la réalité des faits (le crime commis) pour la plasticité des hypothèses (le crime virtuel qui pourrait être commis par cet homme "dangereux").

 

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-982982,0.html

Publié par C2R à 21:17:00 dans SOCIETE | Commentaires (0) |

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