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SOLIDAIRE ! | 19 novembre 2007

« Pour les grèves solidaires »

 

Par plus de 200 signataires dont Etienne Balibar, professeur émérite à l'université Paris-X ; Françoise Balibar, professeur émérite à Paris-VII ; Daniel Bensaïd, professeur de philosophie à Paris-VIII ; Luc Boltanski, directeur d'études à l'EHESS ; Dominique Cabrera,cinéaste ; Alex Callinicos, professeur d'études européennes, King's College, Londres ;Michel Onfray, philosophe, université populaire de Caen ; Roland Pfefferkorn, professeur de sociologie, université Marc-Bloch-Strasbourg-II ; lavoj Zizek, chercheur à l'International Center for Humanities, université de Londres.

 

Les grèves de 1995, les mobilisations sociales de 2003, le non de 2005 au traité constitutionnel européen ont contribué à freiner en France la contre-réforme libérale qui l'a emporté partout en Europe. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy et son gouvernement veulent faire de la grève des cheminots et du mouvement dans les universités un test. S'ils parviennent à les briser, ils espèrent avoir les mains libres pour faire passer au pas de charge le train de réformes annoncé sur le droit du travail, sur le système de santé, sur la protection sociale. Ils engagent pour cela une bataille d'opinion visant à diviser et à opposer ceux qui se lèvent tôt à ceux qui sont supposés se prélasser sur le mol oreiller de l'assistanat, le secteur privé au secteur public, les méritants aux récalcitrants, les étudiants studieux aux insoumis.

C'est pourquoi l'offensive gouvernementale commence par la remise en cause des régimes dits spéciaux, présentés comme un privilège contraire à l'égalité, mais elle se poursuivra par l'augmentation pour toutes et tous de l'âge de la retraite, par la privatisation des services de santé et des assurances contre la maladie et la vieillesse, au détriment de la protection sociale par répartition.

 

Lire la suite : http://www.liberation.fr/rebonds/291731.FR.php 

 

[Merci à Nicole]

Publié par C2R à 19:12:50 dans SOCIETE | Commentaires (0) |

« L'éternel retour du ouisme » par Daniel Schneidermann | 19 novembre 2007

 

Tout à leurs difficultés économiques, la grande majorité des Français n'en auront rien vu, rien su, rien entendu, mais la plupart des dispositions du traité constitutionnel européen, rejeté par référendum en 2005, devraient entrer bientôt en vigueur. L'accord sur le «traité simplifié», ou «mini-traité», est intervenu lors d'un sommet européen à Lisbonne, le mois dernier. Les téléspectateurs les plus attentifs se souviennent peut-être des titres triomphants des JT ce soir-là : l'Europe en panne a «redémarré». Elle est «sortie de l'ornière». Sourires sur les visages, soulagement général : l'épisode était à ranger dans le tiroir des bonnes nouvelles.

L'affaire a été d'autant plus rondement menée au 20 heures que l'adoption du traité de Lisbonne est intervenue en même temps que l'annonce du divorce du couple Sarkozy. Dans les rédactions, la tête était ailleurs.

Traité simplifié contre Constitution européenne : rien à voir, a priori, pour peu que l'on écoute distraitement. Et tout semblait fait pour assourdir le rappel au bruyant traumatisme de 2005, pour enfouir le souvenir des tonitruantes polémiques d'alors au cimetière des catastrophes fondatrices, avec la défaite de 1940 et Alésia. Il fallait donc tendre l'oreille, avec un effort de concentration hors de portée de l'immense majorité du commun des mortels, pour comprendre que ce traité simplifié reprenait 98 % du projet de la constitution rejetée, l'habillement constitutionnel (c'est-à-dire les symboles) en moins. «Cette fois, il sera adopté par la voie parlementaire», susurraient innocemment les JT, en se gardant bien d'ajouter : «Il n'y aura pas de référendum, parce qu'aucun dirigeant ne souhaite s'exposer à l'humiliation d'un nouveau refus populaire.» On ne disait pas : «Ce qu'un référendum a rejeté, le Parlement va l'adopter en catimini.»

 

La suite : http://www.liberation.fr/rebonds/chroniques/mediatiques/291729.FR.php

 [Merci à Nicole]

Publié par C2R à 19:11:00 dans REFERENDUM SUR LE TRAITE de LISBONNE | Commentaires (0) |