Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

Impolitesses


Moi :
Virgule, apostrophe.

arianesurunfil@yahoo.fr

Sauf mention contraire,
le contenu de cette page est sous
contrat Creative Commons.

Contrat Creative Commons



Septembre

DiLuMaMeJeVeSa
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930    

Radioblog

Loading

Compteur

Depuis le 01-06-2006 :
317095 visiteurs
Depuis le début du mois :
2766 visiteurs
Billets :
523 billets

Devenu mon arbre | 05 octobre 2006


Pour Joao Da Silva, auteur de cette photographie.


Je te rêvais crocheté sous mon ciel
Tu parcourais mes veines, tu glissais sur mes branches

J'ai sorti le grand grimoire, des racines aux bourgeons

Ecrasé contre un mur, dévorant tes baisers, tes phrases
Corps à corps imbriqué, noueux, tendu
Flash-back de notre histoire tout en foudre j'ai cru

Que tu étais mon arbre
Sur ce tempo les contrepoints douceurs violences
La partition parfaite, ses éclairs saisissants
Doigts emmêlés, silences, adorable autant qu'agaçant j'ai cru
Mes morsures, tes morsures, le feu au ventre, la faim à l'âme

Que des visions ! je te vise dans mon vidéogramme
J'engramme des songes, je dévie dans le vague
Mon désir lame ma flamme prolonge
Consumation je tords en rêve ton corps sauvage
Brutal je sniffe tes abandons, furieux désir !
Je te foudroie, t'écorche, t'empale !
Tu me révèles anthropophage - et sur ton visage évanoui
Je dépose des fleurs mordorées mauves
Des fleurs au parfum chair de nuit, belles, aguicheuses
Qui sait, certainement vénéneuses : le sage les fuit.

Moi, course folle
Tandis que je dévore ton vit - aimablement
Est-ce mon inconscience qui me dit
Que ton cœur ment
A trop le maintenir en laisse, c'est lui qui mange.

Publié par Cosmic Dancer à 01:55:35 dans Une semaine érotique | Commentaires (8) |

Chronique d'un désir annoncé | 26 septembre 2006


Georges Oudot - Etreinte.

A tanguer sur ce quai de gare, comme habitués, navires aux deux nuits chavirés, encore ! Dans ce froid au creux de ma soirée, ton apparition alarmante... Ces jours d'avant, je ne sais déjà plus comment, sourires et rires déshabillés en un instant, langage des corps sans préambule, courir et fuir les assemblées, riant sous cape pelotonnés, surprise, exploration des corps. A peine vus déjà désirés, ma tête manège, esprit embué, vapeurs de ta peau sur mes hanches, tes assauts sans fin répétés, j'ondule à ton souffle accrochée. Faite toute et féline annoncée sous ton regard et sous tes paumes, vierge et salope, désordonnée, je me suis noyée dans ton désir, abandonnée à nos plaisirs dans tes yeux verts, ma volupté, tes mots doués dits et chuchotés. Tout trouble entre élans et retraits, à marée haute je me suis laissée équinoxer. Il n'y avait rien à ajouter. Préliminaires, c'est inutile. Tout cul tout con, touchés coulés, nos soifs ont rencontré nos styles.

In Memoriam.

Publié par Cosmic Dancer à 10:27:06 dans Une semaine érotique | Commentaires (33) |

Derniers mots du marin | 03 septembre 2006

Hydrographe - La tentation est grande, aux Antipodes.

J'envoie des lettres, des lettres mortes.
Hisse la voile, la terre me pèse !

La solitude du matelot est bien connue.
Sur les quais je saute à pieds joints
et fou d'odeurs tanguant par les ruelles sales je fabrique ton âme
aux hanches naines que je malaxe
sans surprise,
aux langoureux appels de cils
,
aux fortes rixes près des docks saurs
- je te potelle et te grandis.

Tu es le prétexte idéal au romanesque maritime,
aux remuements intempestifs de mes cavales.
Jamais de tes lèvres exquises ne naît la Phrase
et je ne sais de tes beaux iris allongés que l'amour vain
qui se penche et veut consoler
-
sensuel et suffisant.

Que naviguant je rêve de vol !
Que larguant les cordages humides
je dégringole au fond des eaux glabres portuaires
visqueuses ainsi que ton esprit étouffé par l'attente
e
t visionne en mon intérieur - vaste écran - ton âme.

Ton âme, ô mon amour...
Liquidité sauvage aux éclats bleuescents,
imperceptible chant au tympan des marins roulés par plus d'âme que d'âmes - la suprême
Vigueur Salée.

Ces flammes comme des chagrins disparus
entonnent à la nuit
la mélodie des passions mortes et bouffies de vers.

Le vert sofa où tu reposais nu
Et moi
baisant ta peau de points de bouche en points d'excès,
cherchant ton âme à enlacer je résolus de te la rendre
Où qu'elle se terre !
Détroits ! baies ! caps ! lourds hémisphères ! Je te l'envoie à ton insu - à mon avis
elle est de ma fabrication. Elle est plus - de mon intention.

Aucun retour de ma chair moite contre ta chair
Ta peau ne me transporte pas. La voile seule
Ta grande et légère rivale
La voile ! L'esprit que tu ne nourris pas
allongé nu sur le sofa où d'autres amants te raviront sans inquiéter l'amour
ce cœur frileux que tu retires avec tes bas.

Présomption saine sans égale de ton corps, disant Je Suis Tout, Aime-Moi !
Et moi qui le croyais. Et ce tour sitôt fait puis...
Ah ! L'âme garrottée dans les lames, chéri ! Que des visions !

Mais je t'en prie un peu
Mets ta tête de lapin pris au piège pour oublier mes désirs
Mais
Je t'en prie plus qu'un peu
Demeure encore vers moi lorsque je faiblirai.

Sur ton sofa imperturbable et incliné
C
'est d'une étrange odeur d'amour que je t'oindrai
Glissant souple sur ton visage
La reddition des ports et les rumeurs des quais.

Publié par Cosmic Dancer à 16:45:51 dans Une semaine érotique | Commentaires (5) |

Helter Skelter | 26 août 2006

"I got blasted in my fingers !"

"It's been a long long time"

- C'est quoi, l'amour ?, je lui demande parce qu'elle vient de souffler sur sa
mèche et de m'embrasser en avalant ses mots. Je soupçonne que la question l'embarrasse, mais en m'y prenant bien, je parviendrai peut-être à lui faire avouer ce qu'elle refuse catégoriquement de reconnaître. J'ai rien contre qu'elle préfère le geste à la parole, mais quand même. En posant la question comme ça, je tente la fibre maternelle, je deviens minot, faut qu'elle m'apprenne. Au fond, je m'en fous, la réponse est sans importance, mais j'aimerais quand même qu'elle me dise, je voudrais la sentir succomber pour la recueillir dans mes paumes. J'ose imaginer que la plate-forme de la tour Lu, qui tourne parce que je suis vaillant au gouvernail, va l'enivrer suffisamment pour qu'elle abdique, ma tendresse n'en est que plus forte. Puisqu'elle s'éloigne, je la dessine en contre-jour, sa silhouette fière, j'ai les yeux rivés sur ses reins.

- J'm'en fous. Et la voilà qui se retourne, j'ai les yeux rivés sur ses seins.
- Tu penses quoi ? Je sens que je serre le gouvernail un peu plus fort, et la
contemplation de sa bouche m'affame. Je tremble, mais je maintiens le cap. Je la ferai tourner toute la journée si nécessaire.

- Je ne pense pas, qu'elle murmure, la mutine, en se dirigeant droit sur moi, et
si je ne la connaissais pas, je me dirais qu'elle se fout de ma gueule.
- Tu r'ssens quoi, alors ?
Je
m'amuse autant qu'elle, elle aime mes interrogatoires, et nous adorons nos ellipses, je sens qu'elle va m'objectiver, je le sens à ses mains fébriles qui évaluent mon pantalon, soudain un peu serré pour moi, alors que son visage est devenu impassible, comme si je n'existais pas. Moiteur de mes mains, je garde le cap.

- Je sais pas, je comprends pas. C'est comme ça.
Elle
contemple le ciel de Nantes tout en débouclant ma ceinture. Son visage est si près du mien. Ces sourires perpendiculaires, un coup de lumière par dessus. La terre est plate.
- Comment, comme ça ?
Ce souffle, je ne peux plus le retenir, mais mes mains, ne me trahiront pas. Je m'agrippe. Je m'agrippe car noyade en vue, elle s'agenouille en face de moi, je me retrouve cul nu.
- Un instant, sans doute, en deux temps sa réponse, entretemps, c'est l'émoi
radical pour moi. Plus d'horizon, mon cœur chavire.
- C'est quoi, l'instant ?, en trois temps, je gouverne encore, articuler, plus
délicat.
- C'est l'éternité, tu sais bien.

Oui,
j'sais bien, c'est délicieusement polyglotte, c'est plus Lu, c'est Babel Tower, je vais imploser au creux du ciel.

- Tu aimes ?, je veux qu'elle le dise, ah, je veux qu'elle le dise, ah, pourtant
elle le dit, c'est comme ça que j'aime qu'elle l'énonce, la bouche sur mon système solaire, j'ai plus de repères, je me sens le fourreau d'un capitaine, un costard flottant par dessus, homme à la mer, je suis perdu.
- Bah ouais, la voilà qui marmonne, trop occupée à me faire sombrer, je n'en peux
plus, elle se dandine et se délecte, je tiens plus la rampe, la barre s'emballe, faut que j'l'emballe, mon radeau va dégringoler.
- Tu aimes et tu sais pas ce que ça veut dire ? Penché sur elle, j'effleure ses
lèvres, je voudrais qu'elle vienne me sauver.

"Sexy Sadie you broke the rules"
C'est fou ce que les Beatles m'ont toujours inspirée.

Publié par Cosmic Dancer à 19:02:24 dans Une semaine érotique | Commentaires (10) |

Un joli jeu | 11 juin 2006

Ayant gagné de me faire offrir quelques nombreux verres de bordeaux au comptoir, je n'avais vraiment plus soif. L'enjeu suivant a donc porté sur un paquet de cigarettes, et là encore l'adage populaire a sévi : "Heureux au jeu...". Les parties interminables que nous jouions depuis deux semaines en tête, il continuait à perdre. Aux échecs, me dit-il, ce serait pire. - Patron, un paquet de clopes pour la dame. - Je serais toi, je ne jouerais plus avec elle ! - Allez, les garçons, vous êtes mignons quand vous êtes solidaires...
Mieux valait donc m'initier à la belote de comptoir, mais après quelques tours de chauffe, il perdait manche sur manche. Or ces défis répétés empreints d'une geste particulière et de dialogues à double tiroir ont un côté plus qu'obsédant auprès duquel l'addiction bloguesque peut se faire porter pâle.
Manifestement amusé, grand joueur, risqueur, il continuait à sourire, d'un petit air gentiment provocant, avec cette fossette énervante au coin des lèvres qu'il mordillait pour me déconcentrer - en vain, car je me cramponnais aux cartes comme l'errante au désert s'en remet à sa gourde. Alors à la fermeture on est partis danser, puisque je venais de gagner qu'il m'offre une piste. Toujours désireux de prendre sa revanche, il m'a proposé un jeu de devinettes. Qui se joue penchés sur le bar, après avoir bu trois vodkas et s'être enflammé sur le ring, et se dit tout bas dans le creux de l'oreille.
Il a gagné une nuit câline douce et torride, ou peut-être bien que c'était moi.

Publié par Cosmic Dancer à 19:43:39 dans Une semaine érotique | Commentaires (2) |

1| 2|