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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice

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Fallait-il ou ne fallait-il point ? | 31 juillet 2007

Par contre ou en revanche, laissons les larmes aux spécialistes, l'autre nuit je vous ai croisé. Vue comme ça je ressemblais à une femme assez pressée en robe seyante et sandales à talons, des vrais, qui vous balancent les hanches comme une invitation. J'ai pris conscience de la congruité de la chose parce que vous m'avez contemplée l'oeil vif et l'iris fort brillant, ce délicieux sourire complice par anticipation s'est attaché à ma mémoire le temps que, benête à mourir, je défaille légèrement, mue par cet instinct mort auquel un jour nous nous attachâmes, un peu comme sur ces vieilles photos passées qui n'auraient été que montages où les hommes ressemblaient à des hommes et les femmes à des femmes, même très intelligentes, elles avaient le droit. Le nerf optique déchu de ses fonctions a hélas réagi trop tard et j'ai poursuivi ce chemin revêche, raide comme un militaire, attachée à ne pas glauquir dans le dédale des étrons canins. La honte. Si vous êtes dans le quartier, la prochaine fois, je vous arrête.

Publié par Cosmic Dancer à 22:12:21 dans Sublimations forcées | Commentaires (4) |

Détestable délectation | 26 juin 2007

Il m'arrive souvent de penser que j'aurais préféré naître dans la bauge qui fait de nos contemporains d'affables consommateurs, tant d'objets que d'êtres, hormis peut-être ces chers tradis qui préféreraient se faire empaler plutôt que d'avouer leurs dérivations libidineuses. Dieu ait pitié de leur flamme.

Au sortir d'une conversation de bar sur l'acte de foi, dont je n'ai jamais compris en quoi cela pouvait s'apparenter à une quelconque profession, je persiste et je signe : No Future.

Je me complais en effet à lire et à penser, si tant est que cette déviance soit accessible aux femmes, et après m'être délectée de No Kid dans tous ces trains qu'il m'a fallu prendre à défaut d'être prise dans des transports en commun autrement plus inspirants, je plonge dans l'horreur absolue des Bienveillantes, comme prévu. Claque salvatrice qui dérangea mes sages dialogues.

Aussi suis-je aussi agréable à regarder que détestable à fréquenter.

Publié par Cosmic Dancer à 00:06:08 dans Sublimations forcées | Commentaires (5) |

Sublimes amours | 14 mai 2007


Bernini - L'Extase de sainte Thérèse.

Sublimée, je le fus, et je sublime dans les affres extatiques de la France au travail mon goût pour l'art en dévorant du saucisson. Il n'existe pire malheur que l'amour platonique où l'on est déraison, esclave de sens qu'entravent des fureurs vaines, aberrante abstraction.

Il n'y en aura pas d'autre.

Publié par Cosmic Dancer à 14:59:57 dans Sublimations forcées | Commentaires (18) |

Juste le chant des oiseaux | 05 mars 2007

- Tu me files ton numéro de portable ?
- Non.
- Pourquoi ?
- On ne se connaît pas.
- Justement, on pourrait s'appeler et se revoir.
- Non. J'aime pas les rencontres organisées avec des inconnus.
- Mais comment je fais pour te revoir ?
- On fréquente les mêmes lieux, on se croisera peut-être.
- Je n'aime pas le hasard. Donne-moi ton numéro, sois sympa.
- J'ai horreur du téléphone.
- Mais tu t'en sers quand même, sinon tu n'en aurais pas.
- Il est éteint la plupart du temps.
- Mais à quoi ça te sert, d'avoir un portable éteint ?
- A ce qu'on me fiche la paix. Je préfère écouter les oiseaux.

(Inutile de préciser que j'ai encore raté une occasion de plaire.)

Publié par Cosmic Dancer à 11:23:13 dans Sublimations forcées | Commentaires (16) |

Les racines du mâle | 18 février 2007

- Ah mais ! Vous n'êtes pas sans savoir que cet aspect viril de votre personnalité terrorise les hommes ? Vous les insécurisez. Vous leur donnez le sentiment que vous n'avez pas besoin d'eux.
- Dites donc, vous n'êtes pas cardiologue, vous.
- Non, je suis psychologue. Vous êtes une exaltée. On vous a peut-être déjà dit que vous étiez fleur bleue ?
- M'en parlez pas. A force, j'ai l'air d'un Schtroumpf.
- Sublimez. C'est tout ce qu'il vous reste à faire.
- Si au moins c'était dans de beaux draps...

Publié par Cosmic Dancer à 12:32:10 dans Sublimations forcées | Commentaires (14) |

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