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Rendu là, ouvrir grand la fenêtre. Prendre la vie dans ses mains, sentir son coeur qui palpite et penser à arroser les plantes. Puis la caresser tendrement, lui dire des mots qui la rassurent, comme T'en fais pas, t'en as vu d'autres, c'est encore une série de surprises qui se profilent à l'horizon, et belles, bien sûr, toujours belles, hein, toujours. L'embrasser fougueusement si elle tente de dire le contraire, boudeuse. Penser à se mettre un chapeau sur la tête pour ne pas la perdre car il ne fait pas très chaud, même si le ciel est bleu. Dire à la vie De quoi tu te plains, t'as pas vu qu'il est bleu, ce ciel ? Ne pas oublier de prévoir, dès que la température sera clémente, un farniente sur le balcon. Eteindre la radio qui serine que le farniente, y'en a de plus en plus qui le font, sans l'avoir choisi. Penser à regarder les plantes, elles aiment qu'on les regarde, sinon elles meurent. Ensuite, laver la vie précautionneusement, très très délicat. Lui parler en même temps, sinon elle ne comprendrait plus. Comme elle frissonne malgré le soin qu'on a mis à ne pas lui faire prendre froid, l'inviter à danser sur un air brésilien, mais tempo doux. La rassurer : l'eau, c'est la vie, c'est toi, j'te reconnais. Lui faire le coup du manège à moi, c'est toi. Penser aussi au bonheur des plantes, qui adorent la musique. Pour la sécher, la serrer contre soi, toute la nuit si possible. Ne jamais la repasser, comme pour les plantes, c'est une ineptie.
Publié par Cosmic Dancer à 15:46:35 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (5) | Permaliens
Publié par Cosmic Dancer à 10:23:17 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (29) | Permaliens
Publié par Cosmic Dancer à 17:55:40 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (12) | Permaliens
"Ce que je veux dire, c'est... enfin... gardez-vous d'oublier que nous ne sommes que des créatures issues de la poussière. Oui, c'est peu comme encouragement, il faut bien se mettre ça dans la tête. Mais cela dit et compte tenu somme toute d'un mauvais départ, les choses pourraient être pires. Aussi je suis persuadé en ce qui me concerne que même dans une situation aussi pourrie nous saurons nous en tirer. Vous me saisissez ?"
D'où cet optimisme fracassant qui sautille sur les trottoirs parisiens, caressé par de belles rencontres, parenthèses enchantées et furtives. Tout le reste serait littérature s'ils n'existaient pas.
Publié par Cosmic Dancer à 17:04:39 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (7) | Permaliens
Portugal, Coupe du monde de football 2006, 21 juin.
Les voyages, les voyageurs - il en est tant d'espèces !
Tant de nationalités dans le monde ! Tant de professions ! Tant de gens !
Tant de directions diverses qui se peuvent donner à la vie,
La vie, au bout du compte, au fond toujours, toujours la même !
Tant de visages singuliers ! Tous les visages sont singuliers
Et rien ne donne autant le sens du sacré que de beaucoup regarder les gens.
Voici qu'enfin la fraternité n'est plus une idée révolutionnaire.
Fernando Pessoa - Ode maritime - Editions Fata Morgana.
Publié par Cosmic Dancer à 15:33:30 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (7) | Permaliens
Oui ?