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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice

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Au diable le rire ! | 09 novembre 2006

Dans la droite ligne du Parti de la Morositude et selon les termes de ses décisions suite au dernier Congrès des Flapis en Déroute, j'ai l'indigne et dépressif déshonneur de sangloter dans le Désert des Vissicitudes avec les maigres forces que me daigne octroyer miteusement un erzatz de poubelle physiologique ravagée par la pratique assidue de la Sainte Maltraitance.

Cessant de rire dans la seconde, cette pornocrate activité ne méritant que la peine capitale, je sollicite de toutes les malveillances la sale gloriole de bien vouloir ramper jusqu'au bas de cette merdifique pétition pour que l'Etat, ce maquereau infâme qui nous doit tout et qu'on a copieusement le devoir de conchier, ainsi que tous les citoyens qui le composent de désoler de notre hargneuse présence, tout comme cette douloureuse étoile de mes deux sbires nommée Terre et les excrémentielles espèces qui la pourrissent insuffisamment, se pâment de malaise et s'étranglent de tristesse, et je bave de puantissime impuissance pour engager les troufions les plus vils à se manifester dans l'humilité atrophiante ci-dessus rappelée.

Halte à la joie ! Mort à l'humour !

Publié par Cosmic Dancer à 12:28:00 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (33) |

Du mérite chez les anges | 20 octobre 2006


La vie est belle -
Frank Capra.

- Tu es sûre ?
- Oui.
- La disparition ?
- Tends le dos.
- L'indifférence ?
- Ouvre tes livres.
- Les silences ?
- Tais-toi.
- Le chagrin ?
- Marche.
- La joie ?
- A l'abri.
- Dur ?
- Oui.
- Solution ?
- Pffffffffffffff...

A nos courages et à nos manques. A nos rêves et à nos ennuis.

Publié par Cosmic Dancer à 06:58:34 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (29) |

Je me souviens | 09 octobre 2006




Je me souviens de toi comme si tu étais là.





Publié par Cosmic Dancer à 12:25:22 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (8) |

Mouvements | 27 septembre 2006



« Nuit sans sommeil, je pense à toi. Train de nuit pour Tozeur via Metlaoui. La nuit est noire et j'ai juste entrevu quelques lieues ocres et traversé plusieurs villes éclairées, dont Kairouan. Je te dirai que le voyage vaut la peine d'être vécu et que tout mouvement est un apprentissage. Je laisse la fatigue monter en moi avec une sorte de petit plaisir et je me réjouis de pouvoir me baigner demain, ce qui était impossible à Tunis car les piscines municipales ne reçoivent que sur abonnement. Je fume dans le couloir, les fesses sur les mégots, tassée dans le coin face aux toilettes. Me voilà donc comme à veiller le passage des noctambules en route pour la cuvette. Enfin seule car l'homme qui dormait par terre vient de repartir dans le wagon. Ouf, il a laissé la porte ouverte après usage. C'est mon seul éclairage. Plusieurs fumeurs défilent maintenant que je suis installée là, m'observent. Je contrôle la longueur de ma jupe sous les genoux repliés et m'assure de la hauteur du col. La porte se ferme au virage ; une bonne âme la rouvre pour moi. D'où il faut en déduire qu'à toute porte qui se ferme correspond un geste simple qui la rouvre. »

Publié par Cosmic Dancer à 06:54:37 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (6) |

Vieille France (j'ai tout d'un ulm végétal, ça ne simplifie pas le vol) | 24 septembre 2006

Eh oui, à chaque jour son lot d'amabilités et de surprises qu'on aurait volontiers évitées. Je confesse à la face du monde des bandes passantes égarées ici que je suis vieille, et que je suis France.

La rigidité de mes principes étant égale à la hauteur de mes rêves, j'ai tout d'une plante à extrémité en fleur bleue. En conséquence, je n'omettrai plus de m'arroser. Si possible d'eau vive.

Comme, invisible, j'aimerais rejoindre ces silences où il serait enfin permis de déposer un peu les armes. Ces plages ancrées dans ma mémoire, exceptions temporelles aisément fréquentables, quand l'aéroplane intime est en ordre, les ailes à peu près resoudées.

Puisque je cours toujours plus vite à rebours de la Jeune Internationale de la Relativité Absolue, en direction d'un horizon tranchant comme un vent de sel. La vision d'un Hermès en boucle, une douceur étrange sur la peau.

J'ai marché dans l'or du temps. Sa beauté m'a rendue aveugle.


- Cher ami, voici longtemps que je n'ai entendu le son de ta voix. Tu me manques, ou alors le souvenir de nos très jeunes années. Je vis en interrogations et je t'embrasse.
- Chère amie, j'allais au même instant t'appeler. Interrogations, la même chose. Je me dis que c'est ça qui est beau. Même et bien sûr dans ces tourmentes incompressibles.

"Une petite prière fa sol do fa, avec mon coeur pour la faire et mes dix doigts..."

Publié par Cosmic Dancer à 09:05:53 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (2) |

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