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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice

Impolitesses


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Sagesse populaire | 08 octobre 2007



- Tu sais, c'est con de souffrir pour rien.

- T'as raison. Quitte à en chier, autant que ce soit pour tout.




Petit précepte du jour en réponse aux âmes bienveillantes.

Publié par Cosmic Dancer à 20:54:36 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (7) |

A nos chagrins | 07 octobre 2007

© Howard Norfolk

Jean-Jacques est mort. Plus d'objectif en noir et blanc, plus d'engueulades, plus d'agacements, plus d'amabilités limites. Jean-Jacques est mort. 43 ans. De la mort des damnés de l'amour, alcool, cigarette, étiolement, petits délabrements progressifs quand tout désir fuit peu à peu, celui d'être heureux, celui de vivre, un renoncement latent, malgré les ruées nocturnes et les kilomètres de pellicule comme autant de tentatives de s'accrocher au monde, si fier parfois de ces stries de lumières captées dans des instants de pure grâce, et cet amour pour le portrait, les autres, rendre aux autres la beauté en eux qu'ils ignorent, à ne pas recevoir s'employer à donner, frénétique, les cheveux en vrac, le corps ignoré. Tu fais chier, Jean-Jacques. J'aimais bien nos emportements. "Nous savons qu'on ira un par un, vivons, nous, je n'encaisse pas, tu sais, mais nous vivons encore." Oui, amie, vivons encore...

Ce "vivons" traverse les pupilles comme une chanson d'âcre douceur.

Cette envie de lagon qui insiste.

Publié par Cosmic Dancer à 13:47:44 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (0) |

Le ciel est par dessus les toits | 05 octobre 2007

Cette clémence par-dessus les toits, rengaine de poète oubliée depuis belle lurette - pas sa chaleur -, je la prenais comme assoiffée d'eau pure et pourtant je marchais inaimable comme je sais faire, martiale, dure, empruntant le petit chemin de raccourci de la tour hlm à la rue reconstruite où plus personne ne bouge. Chaque matin, le boulanger m'étonne. Il vend dix, vingt pains, un croissant, toujours bonhomme, plaisant, la vitrine ne ressemble à rien. La buraliste a les joues qui se creusent, mauvais signe, elle semblait épuisée, ce soir, elle se taisait comme de coutume au bar, patiente avec le pouche du coin - je me targue de vivre épinglée au-dessus de la moyenne nationale de chômeurs de longue date, ravagés, fringués comme des sacs, le visage tristement buriné, trop vieux pour retrouver un job, trop jeunes pour pouvoir s'en passer, fantômes pénibles dans cette rue bien aménagée dont la proprension à s'aveugler est probablement tout à fait salutaire, pour un temps. Je les trouve là, relatant les exploits de leur jeunesse comme on s'invente des velléités, minables, avachis, au ballon dès neuf heures, au ricard le restant de la journée. Le coiffeur tente de tirer l'épingle - "rendez-vous ? non, je suis débordé" -, petite mèche minette, très occupé. J'aime les odeurs de mon quartier, les mômes drus juste polis, les rides inhabituelles des vieux, le fou avec ses chiens qui court dans l'escalier dès qu'il entend ma porte, on me raconte que sa femme le battrait, lui, un Gitan pure souche, rendez-vous compte !

La musique au creux des oreilles, je bénis l'absence, la mienne. D'autant qu'elle ne ressemble à rien. Paysages, urbains pas urbains, circulez, croisons-nous civiques, nul besoin de présentations. Rues, rues de villes, passants, ruines, rénovations, permettez que je m'omette.

Tu sais, toi, qu'on n'est pas au pays des Hobbits. Ta détermination têtue, cette mauvais foi qui te va si bien à te convaincre du contraire t'honore, c'est ta certitude de chrétien, et pourtant je vois qu'en la matière tu ne revendiques jamais rien, jamais rien d'autre que cette propension agaçante à aimer le monde sans distinction, surtout quand tu fais un grand geste qui balaie l'assemblée bovine, heureuse, contente, satisfaite, pas de problème, joufflue, riante, repue, bénèze, tu reprends ta guitare, tes claviers, t'es tout beau avec ton blouson et tes doutes. Ils ne te voient pas, eux, là, adorables mignons festifs trinquant, youpilalère, ils ne voient pas non plus le poète, le quinqua seul, dégingandé, poète comme je suis reine de France mais assuré, fort d'un salaire et calamiteusement mécène.

La comédie, un art majeur.

Publié par Cosmic Dancer à 21:09:01 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (6) |

Cosmic Nue | 01 octobre 2007


© Nasa.


Ça, Maj', c'est du teasing, non ?

Publié par Cosmic Dancer à 13:09:57 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (20) |

VRP - La misère des voix vulgaires | 20 septembre 2007

Publié par Cosmic Dancer à 09:17:49 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (5) |

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