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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice

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Hezbos, l'île aux femmes | 22 février 2007

Supervixens - Un film de Russ Meyer.

Oui, je sais, c'est d'aussi mauvais goût qu'une boîte de miettes de thon Navire en Déroute, mais j'ai prévenu les visiteurs. Sans doute les pratiques abusives éveillent-elles en moi les emphatiques mamelles de la rébellion, m'enjoignant d'user de ce subterfuge pour faire venir à mon info les pécheurs.

C'est qu'en effet, l'île d'Hezbos (© Sa Majesté M1) vient de s'ériger en un géographique espace exclusivement réservé aux femmes.

Ceci n'est pas un canular comme aiment à en accumuler ces espiègles de mollahs iraniens dont l'humour explosif n'a rien à envier à celui de Casimir. Le Grand M1 fait d'ailleurs judicieusement remarquer que si ces derniers se sont dotés de sous-marins, c'est probablement pour aller à la pêche sans risquer les foudres voilées des dames du Lac, dont la chaîne de télévision, si elle devait exister, s'appellerait Télé-Thon. Il est en effet des espèces à protéger jusque sur les eaux douces du ministère des Vertus et du Vice.

Réjouissons-nous de cet immense progrès qui permettra peut-être aux ouvrières de la cité des femmes saoudienne de complaire aux industriels du textile chinois en produisant les seyants burkinis sur lesquels elles se jetteront toutes, ces créatures du diable.

Publié par Cosmic Dancer à 13:55:24 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (5) |

Jempassa nanochieuse | 22 février 2007


Jempassa, la Fourmi Dansante de mes jeunes années, ayant pris son envol depuis le douloureux tarmac de la fin de ses courtes études, est devenue Cosmic Dancer, femelle au cerveau asexué prisant de se déhancher dans l'espace. L'air du rien lui a toujours, de fait, semblé plus attrayant que les commodités du plein-la-gueule auxquelles toute âme est confrontée, une fois quittées les douceurs de l'amère matrice - nostalgie pour tous et paix aux mourants de bonne volonté. Maman, je t'aime.

Son problème majeur ne fut - privilège affreux de ceux qui se lèvent tôt ? - jamais d'apprendre à dire non, mais plutôt de se résoudre à opiner, ce qui reste un pari fou furieux, sauf quand elle perd les eaux dans un vin qu'elle a horreur de couper.

Etant donné la nature profondément négativiste (papa, pardon, je sais à quel point ce fut pénible) de Jempassa, sa tentation cosmique seule la pouvait racheter, d'où les anges de lumière, dit-on, furent exclus, guettant, depuis, dans l'ombre de l'Obscur, la cohorte de cervelets mono-hémisphériques pour qui le méchant, c'est toujours l'autre.

Las ! La sainteté réservant à d'autres ses contours parfaitement universels, Jempassa, malgré sa volonté tenace et extrêmement pénible, se vautrait depuis la naissance dans la tentation de l'index, sale môme décidant seule qui trouverait grâce à ses antennes véloces et qui se confondrait dans un charnier informe où les damnés du doigt consacrent leur courte existence à se ruer les uns sur les autres, mais plutôt pas comme ce serait mieux.

Chatouillée par les herbes sauvages où elle se délectait à sniffer le puceron et par le vent cosmique soufflant dans le grand cor expansionniste, elle apprit sur le tard à exprimer par des mots simples ce que d'aucuns savent encore faire en soulevant légèrement le bord de leur chapeau.

C'est ainsi que Jempassa s'acquit la réputation de nymphomane polymorphe bisexuelle. Ses "je t'aime" articulés le plus clairement les soirs de fiesta familiale (demandez à sa belle-sœur, elle la fait boire rien que pour l'entendre, sinon, elle n'est pas rassurée), voire clamés ou écrits sans vergogne sur tous les supports possibles, destinés à quelques (finalement plutôt nombreux - quelle surprise -, ça doit être dû au temps qui passe, lorsqu'il a la bonté de nous présenter des anges sarcastiques) élus de l'appendice susnommé l'agacent profondément, mais que voulez-vous, elle n'a pas trouvé mieux.

Pour Jempassa, c'est assez simple. Elle dit "je t'aime", "je t'aime pas", ou alors "rien à foutre". "Je t'aime bien", c'est l'humeur impossible. Oui, je sais, ça fait très très très peur.

Publié par Cosmic Dancer à 10:05:32 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (6) |

A poil les empuritanés ! | 05 février 2007


Félicien Rops (1833-1898) - La Tentation de saint Antoine.

Loubavitchs, wahhabites, salafistes, catholiques intégristes, évangélistes illuminés et autres flippés du cordon,

Comme convenu entre moi-même et moi, je vous adresse ce jour cette petite missive pour vous rappeler à quel point rire de vos grotesques et néanmoins meurtrières terreurs, de par le monde, reste le seul exutoire des esprits libres sur cette planète. On aimerait tant vous apprendre à aimer, mais je crains que ce ne soit impossible : l'ordre de la Pureté est votre seul refuge, et votre unique puissance réside dans cet entêtement que vous manifestez depuis trop longtemps à fouiller les culottes des femmes à coup de décrets - à défaut de coups de reins.
C'est donc cul nu que je tenais à vous signifier que les grands singes sont mes cousins, et à vous faire part de mon irrespect absolu.

Veuillez agréer mes sarcasmes les plus sexuels et l'assurance de mon mépris le plus profond.

(Les soutiens à Charlie Hebdo.)

Publié par Cosmic Dancer à 09:18:51 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (12) |

Femmes grenouilles | 19 janvier 2007


Baigneuses sur une plage bretonne - ca. 1900.


On n'arrête pas le progrès. Après la burka hospitalière, tenue de pingouin destinée à autoriser les soins médicaux, voici le burkini - louable intention d'une styliste australienne musulmane d'origine libanaise qui permettra à ses coreligionnaires de goûter le bonheur de la natation sans risquer une flottaison indésirable, et de recevoir sur le bout du nez la part de vitamine D généreusement offerte par les rayons ultraviolets pour assurer le développement et la préservation du système osseux.

Présentée comme un "croisement entre le bikini sexy et la stricte burqa", la tenue de polyester noire - déclinée en rouge et jaune - couvre l'impétrante des cheveux jusqu'aux chevilles, parfaite évocation du petit maillot deux-pièces à l'origine de son nom.

Publié par Cosmic Dancer à 11:34:19 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (23) |

Un jour viendra | 16 décembre 2006


© Arthur Woods

"Vendredi 23 mars 2001 : la station MIR finit dans un feu d'artifices de métal en fusion. Avec elle disparaît, dans l'indifférence quasi générale Cosmic Dancer, première sculpture arrivée à bord de MIR en 1993, conçue spécifiquement pour la station et l'apesanteur. Sans point de fixation, elle procurait une multitude de points de vue ou plutôt de points de position, engendrant un réel rapport en trois dimensions avec les cosmonautes. (...)"


Mazette... Merci à mon informatrice pour cette enthousiaste déclarative. Et comme dit Peter Pan, "to die will be (ou "was") an awfuly big adventure" !


Publié par Cosmic Dancer à 20:47:17 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (2) |

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