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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice

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15 avril 1953 | 28 mai 2008

Avant de dormir, avant juin.
Rêver de disposer de la culture et du temps d'un Stalker pour défendre La Possibilité d'une île. Non, ce n'est pas une écriture blanche, mal en prît à Nauleau. Et d'ailleurs, je préfère Jourde. Merci, Houellebecq.

Publié par Cosmic Dancer à 00:19:26 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (0) |

A demain si vous le voulez bien | 05 mai 2008

Lucien Jeunesse est mort et avec lui disparaît un pan de réalité déjà embrumée dans les limbes des souvenirs. C'était joli, le Jeu des mille francs, c'était joli de ne gagner que 150 euros si le candidat répondait juste, les auditeurs attentifs au mémorable tic-tac du sablier radiophonique. C'était joli de suspendre son souffle avec Madame Michu et Monsieur Michel quelque part au creux d'une vallée et sur une place de ville. C'était joli, cette voix venue d'un autre âge aux accents d'un autre monde.
J'aimais qu'il n'eût pas de visage pour moi pendant ces déjeuners d'enfance où notre arrière-grand-père cheminot racontait dans un français aux R roulants, parfois en occitan s'il parlait trop vite, la mutinerie de 1917. Un silence sacré régnait à midi pile, nos esgourdes enfantines tendues nous nous pâmions d'admiration quand il connaissait les réponses. Qu'il était doux de se dire alors que grandir serait connaître. Le poste grésillait sur le haut du frigo, son antenne déformée par les chutes ou les ans.
J'aimais bien ces défis bon enfant tout emprunts d'élégance.
Banco.

Publié par Cosmic Dancer à 08:28:03 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (1) |

Pourquoi j'aime Donna Summer | 03 mai 2008

Regarde-la, elle célèbre l'amour avec la seule puissance de sa voix et de ses bras, et autour d'elle ces danses et ces sourires miraculeusement détendus, assumés, gais.

Comme nous en mixtures urbaines festives, oublieux du pire, riant sur les trottoirs à se décharner les bulbes en fin de soirée passée à aligner les mots, les verres, je n'en dirai rien, je te choque ?, je ne m'en désole plus, animée par la danse.

Grande dame, immense, à la source, plus tard ou non.

Donna je vous aime telle sans jeu sans fard dans le bonheur inverse de celui qu'on me tend en image, en musique, soyeux de soi en sa peine photographique immobile, en sa peine verbale vaine, plaintes éternelles le temps de mourir. Je vous aime dans le chant et la musique, dans tout ce qui de vous aujourd'hui me signale un révolu, le plaisir pur, la joie intacte sans besoin de jouer - Je Suis Un Dinosaure De Cette Espèce Disparue (et je m'étrangle de ce que tu dis prendre pour ce que c'est). Dans tout ce qu'à ces femmes que je défends autant que j'exècre quand elles jouent le jeu du joug inversé. Je te choque ? Pas même. Je ne fais que passer (merci pour les roses et soigne-les Second Life).

Publié par Cosmic Dancer à 02:22:58 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (5) |

Vive a tua liberdade | 25 mars 2008


En attendant mieux, le jour se lève violacé à rose aujourd'hui sur l'horizon du monde. Et je m'étourdis en écoutant une chanson d'amour sirupeuse de Whitney Huston qui disposait d'un body guard, tu vois le tableau, avé la larme qui se dilue dans le café-jus de chaussette et le palet breton pur beurre et avé la petite voix de la raison qui fredonne "Sois courageuse, ma fille" quand c'est pas "On the road again", "Happiness is a warm gun" ou "Bullet Boy" de Massive Attack.
Moi aussi j'ai toujours rêvé d'être un gangster.
D'ailleurs La Redoute m'a comprise : la pub en haut me fait une remise de 40% sur les slips. Successful, le casse du siècle.

Publié par Cosmic Dancer à 06:26:11 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (2) |

Comment ? On réhabilite ! Hein ? Quoi ? | 10 mars 2008


Vive la politique sociale de réhabilitation de ma tour. C'est au doux son du marteau-piqueur que ma cafetière glousse en tressautant sur la table. Le brise-béton vous tonifie le cerveau aux aurores, un, deux, trois, et un, deux, trois, et les enfants hurlent parce qu'ils sont incapables d'apprécier la symphonie subtile des pilonneuses et des perforateurs. Les chiens ne sont guère plus mélomanes, ils n'entendent rien aux accents de la découpeuse que rythment les coups de masses et les vibratos des foreuses.

Ça va durer six mois au moins, logement après logement. Une nouvelle intimité entre voisins.
- Alors, ça casse ? - Super !
Et dedans ce sera rigolo : on va jouer tour à tour à "mets tout dans une pièce et respire la poussière". On sera reconnaissables avec nos masques à oxygène, c'est chouette, ça vous solidarise même les plus timorés.

C'est merveilleux parce qu'ensuite la tour sera comme neuve, les loyers augmenteront enfin, on se sentira riches. Il faudra bien en profiter : dans quatre ans elle sera rasée ainsi que les bâtiments autour, et la parcelle revendue à des promoteurs immobiliers. Le quartier a pris du galon. Heureusement que la direction du logement social a pris cette sage décision après 37 ans d'inertie, dis donc. Mais dans quatre ans, c'est la présidentielle. Et ça ne votait pas beaucoup par ici lors des municipales, d'habitude.

- Si tu veux me téléphoner, préviens en envoyant un mail, je décrocherai plutôt dehors dans la tempête parce que là, les rafales de vent s'acharnent sur les volets que j'ai dû laisser fermés pour ne pas exploser les vitres.
- Et puis arrête de te plaindre. Pour se faire pardonner, ils vous réservent des offres de logements saisis revendus à un prix symbolique.

Publié par Cosmic Dancer à 08:46:51 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (1) |

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