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Publié par Cosmic Dancer à 11:03:13 dans Ce goût des autres | Commentaires (14) | Permaliens
Dominique Noguez - Comment rater complètement sa vie en onze leçons - Ed. Payot & Rivages, 2002.
Publié par Cosmic Dancer à 10:36:21 dans Ce goût des autres | Commentaires (93) | Permaliens
L'Homme : Qui es-tu, jeune fille ? Es-tu la mort qui t'en viens me saluer et me conduire outre-terre ?
Elle : Je ne suis ni la mort ni la résurrection ni la vie.
Lui : Tu es belle. Serais-tu ma conscience ?
Elle : Jugerais-tu ton âme à mon image, poète de sept ans qui a rompu le pacte ?
Lui : Es-tu la Postérité qui t'en viens me rassurer, m'offrir le salut de l'aurore qui va naître ?
Elle : Il y a belle lurette que tu as piétiné ce fantôme espéré ! Tu les auras, tes roses blanches, tous les 6 février. Tu l'auras, ton tombeau littéraire au cimetière de Charonne, mais ce ne seront pas seulement des Seurel et des Meaulnes guidés par tes poèmes qui te rendront hommage, mais des militants d'une cause que tu as déshonorée. Crois-tu qu'avec toi va disparaître la France de Clovis à Giraudoux ? Brutaux, pressés, les historiens de la littérature mépriseront ton œuvre, la jugeront insuffisante et presque insignifiante. Tu ne seras que le hérault posthume d'une chimère à laquelle les hommes de ta génération ont donné le nom de fascisme. [...] Je ne dis pas que ton courage devant la mort n'est rien et qu'une âme vaut moins qu'un millier d'âmes, je ne dis pas que la passion littéraire et puérile que tu as vécue à Nuremberg est crime contre l'humanité, ni même que tes appels rhétoriques à la haine méritent châtiment. Ils méritent mépris.
"[...] Le cœur du roman est une rencontre fictive, et un terrible dialogue, entre une jeune femme juive et Robert Brasillach dans sa prison à la veille de son exécution. L'oubli du Mal et ses résurgences dans notre société, tel est le thème et le cri de ce livre où se mêlent habilement le roman policier, la philosophie et l'Histoire, soutenu par un style très personnel à connotation épique. Cette ardente méditation sur le Mal est aussi un hymne magnifique à la littérature française."
Sarah Vajda - Amnésie - Editions du Rocher, 2006.
Publié par Cosmic Dancer à 18:08:38 dans Ce goût des autres | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Cosmic Dancer à 17:58:09 dans Ce goût des autres | Commentaires (0) | Permaliens
Ce livre, il manquait.
C'est ce que j'ai fait de plus important. On pourrait le lire sans rien, sans les mots. Sans le lecteur, aussi. C'était la seule chose à faire. C'est extrêmement calé. Culotté, presque, en un sens. Ou bien le contraire, parce que les mots, ici, on dirait qu'ils posent culotte. La voix qui parle n'est pas celle de Marguerite D. C'est la voix des lettres sur le papier, là où ça s'écrit. Le sens, il se dispose tout seul, sans qu'on le cherche. Ca n'a jamais été fait comme ça. Il y a du scandale, dans cette façon de dire avec les mots. Il y a aussi du génie, là-dedans. Tout le monde le sait. Ca doit décourager de faire d'autres livres après moi.
Ce livre, il aurait pu avoir d'autres noms. Il se serait nommé "Lettre à l'UAP au sujet d'un dégât des eaux survenu dans ma cuisine". Mais non. Pour finir, ça serait le titre plus vrai que j'ai choisi, "Mururoa mon amour". Parce que ça parle de ça, si on veut. Ca pourrait se passer ailleurs. Ca pourrait même se passer autrement. C'est parler de rien, que d'écrire ce livre. Ca va très loin.
Marguerite Duraille - Mururoa mon amour - Ed. J.-C. Lattès, 1996.
Publié par Cosmic Dancer à 17:52:47 dans Ce goût des autres | Commentaires (0) | Permaliens
Oui ?