Moi :
Virgule, apostrophe.
arianesurunfil@yahoo.fr
Sauf mention contraire,
le contenu de cette page est sous
contrat Creative Commons.
![]()
Depuis le 01-06-2006 :
726246 visiteurs
Depuis le début du mois :
1034 visiteurs
Billets :
465 billets
Publié par Cosmic Dancer à 16:38:21 dans Ce goût des autres | Commentaires (13) | Permaliens
Stig Dagerman - Notre besoin de consolation est impossible à rassassier. Texte ici.
Publié par Cosmic Dancer à 12:11:32 dans Ce goût des autres | Commentaires (7) | Permaliens
La Vie des autres,
réalisé par Florian Henckel von Donnersmarck, est une œuvre éloquente,
symptomatique de ce vingtième siècle innommable, matrice historique de
celui qui se profile aujourd'hui et dont les promesses sont au moins
aussi effrayantes. Pour le dire mieux, La Vie des autres est
parvenu à tutoyer l'intemporel, lui faisant rendre grâce en le passant
par la plus digne des armes : la sincérité. Avec une méticulosité et
une économie de moyens qui forcent l'attention, le film rapporte
comment les idéaux meurent d'être érigés en système et de quelle
manière les êtres y trouvent leur compte. Il retrace les années de plomb qui précédèrent la chute du mur de Berlin, côté Est. La STASI est alors "l'épée et le bouclier du Parti",
le véritable bras armé d'un pouvoir ayant décrété qu'il était impératif
de « Tout savoir ». Tout savoir sur l'intimité de chaque individu, tout
savoir de ses opinions, de ses goûts et de ses rancoeurs. Tout savoir
et ne rien ignorer, pour mieux forcer à être libre.
![]()
Georges Dreyman, dramaturge à succès - dont la renommée provient essentiellement de ce que chacune de ses oeuvres a été conçue pour entretenir, à perpétuité, la louange du régime - croit en son art autant qu'à l'idéal auquel il l'a soumis. En retour, le régime le paie d'un insigne privilège : le respect de son intimité. Ce privilège va lui être retiré : il paraît trop heureux pour être honnête, trop irréprochable pour ne pas déclencher l'engrenage de la suspicion. Pour circonstances aggravantes, il a ce tort d'aimer et d'être aimé en retour d'une comédienne que convoite un éminent membre du Parti. Sur ordre de ce dernier, l'appartement de Dreyman est alors placé sous surveillance, et plus rien dès lors ne sera ignoré de la vie des deux amants, dont le premier crime sera de n'avoir pas su embrasser le rêve socialiste tel qu'il leur était imposé, et peut-être plus encore d'avoir cru pouvoir impunément conjuguer l'art et la politique.
C'est ainsi qu'un nommé Wiesler, agent de la STASI, va s'introduire dans La Vie des autres,
cette existence à laquelle jamais il n'aura accès autrement que par
procuration, voyeur accrédité, fantôme par vocation et par-dessus tout,
homme que le doute jamais n'a effleuré. À Wiesler, modèle du genre
humain tel que l'avait conçu l'Allemagne de l'Est, la conflagration des
évènements et des sentiments va imposer un choix dont il n'avait jamais
soupçonné l'existence. Ainsi devra-t-il se déterminer, entre voyeurisme
et complicité...
De La Vie des autres,
une fois la salle tirée de son obscurité, il ne reste qu'une seule
certitude : la dignité d'un homme provient des choses qu'il fait pour
lui-même.
Texte : JC Moreau - Le Crachoir .
Publié par Cosmic Dancer à 01:26:58 dans Ce goût des autres | Commentaires (11) | Permaliens
Publié par Cosmic Dancer à 20:54:58 dans Ce goût des autres | Commentaires (0) | Permaliens
Lu à l'instant sur Blogg :
Publié par Cosmic Dancer à 21:18:24 dans Ce goût des autres | Commentaires (23) | Permaliens
Oui ?