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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice

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J'aimais tant ton silence - II | 05 août 2006

Quoi ? T'éprouves une sorte de gêne ? Je vois bien que tu te concentres et que tu n'es pas à l'aise. Va'z'y, mon pote, regarde ailleurs, tourne-toi ! Écoute les avocats et remplis tes petites grilles. T'as la journée au tribunal, pour ça, non. T'es payé à la pige. Pige ce que tu peux, tu sauras rien. T'es trop jeune, passe ton chemin. Qu'est-ce que tu crois, avec tes airs de biche. Tu plonges au fond de mon regard, tu penses. J'ai l'œil profond. T'es ému par mes rides et ma tétraplégie. T'as jamais lu Reiser, c'était pas ta génération. T'as jamais lu, de toute façon. T'as écouté Gainsbourg. Requiem pour un con. T'as cru savoir. T'as cru tomber. Je m'en branle, je jouis. Et toi tu t'évertues à croire. Tu me regardes avec tes pupilles dilatées par le doute, t'as le regard qui chavire au fin fond du mystère de mes bijoux de famille. Je te baise. T'es comme elle. Berné par les illustrations. Qu'est-ce qu'elle a bien pu m'emmerder, avec sa psychologie à deux balles ! Mais fous-moi la paix, nom de dieu, si j'étais malade, ça se saurait.

Ah ! Mais c'est l'heure de mon cursus ! Cunnilingus, pouah, j'ai jamais supporté. De l'air ! Je n'ai jamais supporté les cheveux sur la soupe. Tu parles, que j'étais cadre ! Tu parles que j'ai fait une brillante carrière ! Mort de rire. J'en ai la bite qui soubresaute ! Ça glousse tout seul, là-dedans, et si ça continue, ça va flinguer mon drap, et tout le monde le verra, mon bazooka magique ! Je sais plus quoi faire sur leur paillasse. Tous leurs salamalecs et leur condescendance, je leur fourre au cul en tas, et plutôt deux fois qu'une. Allongé tout comme elle. J'ai fini par l'avoir. Je pensais pas me faire prendre. Toutes ces années à la rouler dans la farine. Quoi, mon vocabulaire ? Je t'emmerde ! J'ai soixante ans, tu fermes ta gueule. J'ai vécu, moi, monsieur. Je suis allé jusqu'au bout. Je l'ai retrouvée.

D'abord, je ne l'ai jamais quittée. Je lui ai mis des procès au derche, histoire qu'elle se souvienne. L'intelligent, c'est moi. Ça, c'était au début. Quand je lui ai mis sa trempe et que je me suis tiré avec ma nouvelle pute, j'avais le braquemard en vrac. La dernière fois, je l'avais sonnée, c'était meilleur. Putain, qu'est-ce qu'elle a pu pleurer ! Moi je lui léchais ses larmes, elle était bonne, encore meilleure ! Les semelles de luxe, faut les fouetter au sol pour être à l'aise à l'intérieur, bien installé. Oh, ce petit con serré que j'ai eu ! Je l'ai agrippée longtemps, je peux te dire ! Je me suis retenu, putain ! J'avais le gland volcanique, j'ai même eu peur qu'il pète ! Oh putain, si j'y pense ça me fait venir, oh putain, je te lui ai ramoné la chatte pour des siècles et des siècles. Risquait pas d'oublier. C'est dans son cul que j'ai déchargé comme un goret, ronf ronf, putain je bande dur quand je me le rappelle! Ah, la bonnasse ! Tordue, sa petite face de sainte complètement déformée ! J'avais des touffes de cheveux coincées dans mes deux mains, m'en fous. Ma bite y allait toute seule, un missile balistique pour le seul trou au monde ! Dans ma petite tête grave explosée, je baignais dans un sourire béat, « le trou du cul du monde », je me fais le trou du cul du monde, et je ne connais rien de meilleur. Elle a saigné, la pauvre ! Et c'était bon, ce mouillé ! Les petites rides de son cul se dilataient sous ma houle, j'avais envie de la transpercer jusqu'à la foune ! Oh, t'aurais vu sa peau ! Sa petite peau toute fine ! Avec mes coups de bélier, ça devenait translucide ! De toute façon, elle a fini par s'évanouir, et là, je te le donne en mille, c'était le gros lot, le pot aux roses. Valait mieux, remarque, ou je l'aurais étranglée pour finir. Je me suis retiré, je me suis branlé total avec sa petite main molle, j'ai fini dans sa bouche et ça l'a réveillée. Le regard d'horreur qu'elle me faisait ! M'en fous. Ma bite était plus grosse que son œil, je voyais pas.

Publié par Cosmic Dancer à 15:24:21 dans Au musée des horreurs | Commentaires (1) |

J'aimais tant ton silence - I | 05 août 2006

Ils ont tous l'air tellement sérieux que j'en piquerais des crises de rire. Pourtant, quand j'étais étudiant, ils me faisaient rêver. Ces longues robes. Ces manches fameuses, et surtout ces effets de manches. J'ai manqué faire mon droit. J'ai choisi le gauche ! Je me bidonne, si tu savais. Sûr que tu rirais avec moi. Eh, eh. Ça résonne dans ma tête de moineau. Je me bidonne, tu peux pas savoir. Je les regarde, là, tous, noirs comme ma statuette mexicaine en bois peint. Sauf qu'elle, elle ferme sa gueule. Elle prie. Bande de cons. Oh, oh, oh. Qu'est-ce que je ricane. Enfin, je te raconte ça les pieds dans le froid parce que c'est mal chauffé mais je m'en fous, maintenant. Sincèrement, le premier connard qui s'apitoie sur mes conditions, je lui pète à la gueule. Eh, eh. Je pète et je pue, que c'en est un plaisir. J'ai soixante ans, maintenant, j'en n'ai plus rien à foutre. Rien à foutre, que je vous dis, bande de loches ! J'ai plus de nana dans mon plumard depuis que je l'ai tuée. Alors va'z'y, mon pote, postule au royaume de la merde ! V'là mon CV ! En la mineur. La clé de sol est au fond de mes burnes.

Rien à tirer, j'ai la prostate en rade et je vogue au large. Oh, oh. L'humour, ça m'a jamais manqué. Surtout couillu, je le revendique. Entends-moi bien petit gars, qu'es en train de lire mes derniers mots. Des couilles, à ton âge, j'en avais des inénarrables. Cousues dans du satin. Mordorées et tout en finesse. Des du genre qu'elles rêvent toutes de lécher comme des glaces, tu sais, style pub pour les cornets. Et en parlant de cornet, le mien valait un trombone. Musical comme c'est pas permis. Avec ma littéraire, c'était polyphonique. Elle me pétait des symphonies à leur couper l'archet. Regarde-moi ça qui palabre. Dommage que je ferme ma gueule, pour une fois. Le banc des accusés, ça n'a pas très bonne presse. Eh, eh.

Pendant qu'ils me défendent, et ils ont intérêt, je les ai assez payés, je me tire en orbite de ma bite et de mes couilles. Je me colle un Garbarek dans le trou des ouïes et je décolle grave. Ils y voient rien. Je décolle pile à la verticale et je regarde mes couilles tourner en satellite autour de la trombine du juge. Elle doit le sentir, t'as vu, elle cherche une mouche au-dessus de sa petite gueule de piaf. Putain, si la prostate m'emmerdait pas, qu'est-ce que je lui giclerais ! Ça lui collerait un peu d'animation dans les poils de sa tête. Elle est bandante, la juge, avec ses airs de j'y-touche-pas-mon-mec-m'attend-à-la-maison. J'ai bien vu qu'elle te plaît, la petite juge. Une bonne sentence dans sa petite bouche en forme de cul, ça te ferait bien vibrer, ça, hein ? Une bonne petite vacherie de salope énoncée d'une belle voix, et le petit coup de marteau... aïe, n'en jetez plus ! Son petit marteau dans ses petits doigts de paranoïaque qui ne supporte pas les jolies femmes ! T'as vu comme elle a rembarré l'autre garce ? Moi j'ai vu ! Si elle avait été toute seule, elle lui aurait bouffé les seins, arraché le nez, crevé les yeux ! C'est ce petit air de vache secrète qui te faire reluire le bout du gland. Tu t'es trémoussé. Je t'ai bien vu. Allez, ce n'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace ! Surtout quand il n'a rien à foutre qu'à regarder ce putain de film !

Publié par Cosmic Dancer à 15:17:13 dans Au musée des horreurs | Commentaires (9) |

Principe de précaution | 05 août 2006

Non, il n'est pas toujours souhaitable de n'écrire que des fables légères. Voici donc une nouvelle rubrique, dans laquelle, je suppose, certains ne souhaiteront pas entrer, et je les comprends. Moi-même, d'ailleurs...

Conseillée par un service éditorial bloglandais de haute estime et afin de ne pas heurter les sensibilités les plus vives, j'ai donc décidé de publier cette petite introduction, une fois pour toutes.

Ces textes n'ont pas été inspirés par des récits relatifs à des harcèlements, viols, assassinats, procès pour pédophilie et crapuleries diverses. De tels monstres n'existent évidemment pas en dehors d'ici. Il s'agit de fictions, non d'attaques. Ou alors, d'attaques cérébrales.

Allez, zou.

Publié par Cosmic Dancer à 14:29:04 dans Au musée des horreurs | Commentaires (21) |

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