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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice

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JRH21091958 | 08 juin 2008


"Ça va mal. Je me sens dur, dur et sec, sinistrement.

Je ne mérite que le silence."


Cette note volée au Journal de Jean-René Huguenin en guise d'information à peine pratique. Je n'ai plus le goût à confier à ces pages quoi que ce soit. Deux ans d'existence, c'est assez. Deux ans de découvertes, d'échanges parfois, de bonheurs littéraires au détour de lectures, de belles amitiés devenues réelles, de tentatives d'organiser quelques pensées entre trois emplois et deux temps de chômage. Passerelle bigarrée, excroissance d'une vitalité optimiste ou sanctuaire secret propulsé dans une nuit publique. Ajouter du bruit au bruit quand j'aime tant le silence, fenêtre ouverte sous les étoiles. J'ai perdu le sens de ce qui faisait d'une richesse supposée, une joie. Et la tristesse, c'est pas mon truc. Je m'en retourne à ma vieille empathie solitaire. Oui, on s'attache mystérieusement à ces pages numériques que l'on apprécie de voir se construire et à ceux qui les créent quelquefois. Comme on s'attache à ses voisins ou aux habitués des cafés. Je me réjouis au fond de partir, pour un temps indéterminé. Certaines portes que l'on ferme rendent son souffle au voyage.

Publié par Cosmic Dancer à 00:06:15 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (15) |

Rémission légère | 04 juin 2008



"La Nature et les empreintes des Hommes

sont parfois bien faites."




Merci pour le coup de soleil, S.L.S.B.R.JPT.L.Y.H-L.J.M.P.M.A-C.

Publié par Cosmic Dancer à 21:14:44 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (3) |

Un hymen en otage | 01 juin 2008

Je ne pensais pas écrire sur le sujet, ce d'autant moins qu'il a des répercussions considérables et notamment sur des questions qui me taraudent depuis longtemps. Et ces répercussions engagent d'autres débats, voire de réels combats. Mais en l'occurrence, ici, dans cette déplorable affaire d'annulation de mariage intervenue à Lille, où même Elisabeth Badinter, pour qui j'ai le plus grand respect, se dit "ulcérée", je constate que des forums du quotidien Libération à ceux d'Agoravox, hormis quelques voix, c'est la curée.

On pourra m'accuser de dhimmitude si on le souhaite. Il me semble qu'à cet endroit, la défense de la laïcité se trouve malmenée ainsi que les revendications légitimes des femmes qui se battent pour leur goût à vivre en homme libre et à disposer du droit de leur hymen à se déchirer sous les assauts d'un cheval d'arçon ou ceux d'un premier amant. Il me semble que, de surcroît et encore une fois, nos petits amis qualifiant d'islamophobie toute critique de l'islam et leurs "frères" en intégrisme toute irrévérence à l'égard des religions en général vont se pourlécher tant est grande la confusion entre droit civil, aspect contractuel du mariage, voire amour, convictions intimes et/ou religieuses, archaïsmes sociétaux et religion.

Pour information, voici l'éditorial [commenté] de Laurent Joffrin sur le sujet hier samedi 31 mai :
"Régression
Donc, la virginité serait une «qualité essentielle» des jeunes épousées dans la France de 2008
[Nul ne l'a prétendu. Il s'agit d'une qualité que les deux protagonistes reconnaissent comme essentielle dans l'union qui les concerne, et celle-ci uniquement puisqu'il ne s'agit pas de légiférer sur les qualités essentielles d'un mariage en général]. Depuis des générations, féministes et laïques se sont battues pour combattre ce préjugé archaïque [Certes. Pas pour interdire à ceux qui en ont la conviction, quelle que soit leur religion ou absence de croyance, de se présenter vierges s'ils souhaitent se marier en l'état]. Et voilà qu'un tribunal républicain, en annulant un mariage pour cause de mensonge intime [Puisque ce mensonge intime conditionnait l'union de part et d'autre, c'est bien lui qui peut la délier il me semble], lui donne soudain la solennelle sanction de la jurisprudence !
Jour faste pour l'internationale des cagots
[Comme c'est bien vu...], victoire pour la grande ligue des obscurantistes de toutes obédiences [Je réclame le droit à ne pas chanter avec des obscurantistes d'un autre ordre].
Certes, les autorités françaises, dans l'application des principes légaux, doivent parfois faire preuve de tact avec les minorités croyantes
[Il ne s'agit pas d'une revendication particulariste autour d'une croyance, même si les protagonistes sont musulmans et peut-être rigoristes, mais autour d'un point essentiel, oui, désolée, du contrat qu'ils ont passé dans leur intimité de couple]. Certes, les mécanismes de l'intégration républicaine doivent, dans certains cas, prévoir des étapes transitoires sur cette route escarpée. Certes, d'autres mensonges peuvent légitimement conduire à l'annulation - rare - de certains mariages [Renseignements pris, ce n'est peut-être pas si rare, et il semblerait qu'en 1997 un mariage catholique ait été annulé lorsque l'époux a appris que sa dame, ou l'inverse, avait précédemment divorcé]. Mais nous avons affaire en l'espèce à un cas flagrant de régression discriminatoire [Où se situe une discrimination quand les deux parties s'entendent pour mettre fin à une incompatibilité manifeste ?]. Les hommes n'ont pas, eux, et pour cause, à prouver leur virginité avant de convoler en justes ou injustes noces [Certes, c'est une injustice et un autre sujet.]. Rachida Dati parle de «protéger» les jeunes filles placées dans ces circonstances humiliantes [Et si elle n'avait pas tort, en l'occurrence ?]. La décision de la justice d'instance menace surtout l'émancipation future de centaines de milliers d'autres jeunes femmes [Bien au contraire, elle vient d'en libérer une sans plus de formalités] qui ont droit, comme toutes dans ce pays, à la libre disposition de leur intimité [Précisément, on viendrait à en douter à lire cet article]. La liberté de culte est garantie en France. Pour le reste, est-ce à la religion de s'adapter à la République, ou bien l'inverse? [Débat tronqué, aucune exigence religieuse n'a été considérée comme prévalant sur le droit, en l'espèce.] Il est temps que la justice réponde clairement à cette question d'avenir [Il est surtout temps de poser les questions à l'endroit où elles se posent et de ne pas s'indigner de travers]."

Et voici un début de commentaire que je n'arrive pas à poster chez les amis de la Bande Verte pour cause de Web2 je suppose, auquel mon navigateur ou mon ordinateur semblent allergiques.

Je n'approuve absolument pas l'indignation que vous semblez partager concernant cette annulation de mariage et pire encore, elle constitue à mes yeux une erreur de jugement qui va à l'encontre de tous les principes que nous défendons : laïcité, égalité de droit, voire démocratie.

Je suis pour toute dire atterrée de la colère de cette grande dame qu'est Elisabeth Badinter sur le sujet, je ne comprends pas sa réaction, pas du tout.

Ce n'est pas d'un jugement condamnant par avance les femmes non vierges au jour du mariage qu'il s'agit, mais d'un jugement qui défait un contrat entre deux parties consentantes et pour le passer et pour le rompre.

Que l'homme en question mette un point d'honneur (et que sait-on, d'ailleurs, de ses motivations ? peut-être que c'est un gros con, peut-être que c'est un grand romantique ; peut-être agit-il au nom de sa religion, peut-être en sa conviction propre - ça ne nous regarde pas plus qu'un drap souillé la communauté qui le réclame) à ce que sa promise n'ait pas été déflorée est une chose. Une exigence qu'on peut tout à fait estimer archaïque. Ou respecter en tant qu'elle n'induit pas de violence à l'encontre de sa future épouse et qu'elle est partagée par elle.

Laquelle semble d'ailleurs ne pas contredire l'annulation et bien au contraire l'avoir souhaitée également (ici, je me demande ce qui autorise qui que ce soit à la considérer comme une victime étant donné qu'elle échappe par là même à la contrainte de rester liée plus longtemps à ce monsieur, et si elle s'était trompée sur son compte, espérant peut-être que son désir d'elle survivrait à la béance, bien que si l'on se renseigne un peu, il appert que c'est la confiance trahie qui a été invoquée par le plaignant, ou plus précisément le fait que, légitimement il me semble, il ait considéré ne pouvoir fonder une relation durable sur un mensonge de l'ordre pour lui de l'indépassable, la lucidité l'aura rattrapée, et à son avantage, la justice lui permettant de prendre la poudre d'escampette sans plus attendre).

Le pseudo-combat engagé ici me semble non seulement déplacé et ridicule, mais totalement à côté de la plaque. En tout cas exprimé tel qu'il l'est, c'est-à-dire en déviation par rapport à la nature du jugement.
Pas plus que son absence de virginité ce n'est le "mensonge en tant que faute intrinsèque" qui a été jugé, mais tout simplement la validité du contrat passé entre les deux protagonistes qui, à mon avis, se seraient bien passés de cette publicité.

Et la jeune femme, en plus de subir l'humiliation qui consiste à se faire raccompagner au domicile familial après avoir supporté celle qui consiste à ce que tout un groupe d'individus dans son cercle social n'ignore plus rien de la configuration de son sexe au soir de ses noces, se serait sûrement passée aussi de voir son hymen perdu devenir cause nationale alors même qu'elle n'a rien demandé. Hormis l'annulation du mariage, devant le juge.

D'ailleurs les deux ont préféré garder l'anonymat et je leur souhaite sincèrement de ne pas être trahis, même si personnellement, évidemment, je n'aurais jamais souhaité me lier à un individu capable de me repousser pour déception vulvaire, pardonnez l'expression, mais immanquablement cette affaire évoque l'insupportable main-mise d'une "morale" sociétale sur les parties intimes des femmes. Où le mammifère humain doté de chromosomes XY s'entête à placer son honneur - voire celui de l'intégralité de sa tribu - entre les cuisses du mammifère humain XX. Et ce sur une question sanguinolente que l'on juge à juste titre parfaitement indigne. Où la morale de l'organisation sociale chez le primate bipède mâle doté d'une boîte crânienne de bonnes dimensions se loge dans l'accès à l'appareil reproducteur du primate bipède femelle doté d'une boîte crânienne d'égale dimension et nous renseigne si c'était nécessaire sur l'obsession qui fonde les communautés humaines face au néant qui les emporte.

Or ce débat-là ne peut pas être engagé de cette manière autour de ce jugement, je pense. Enfin, pas ce débat-là, là, l'autre. Celui du mythe de la virginité appliquée aux jeunes femmes et à elles seulement. Qui conduit de nombreuses femmes par le monde et ici même à subir une opération chirurgicale de reconstitution de l'hymen pour échapper à l'opprobre familial. Quand d'autres, plus malignes, préservent la notoriété frontale en optant pour la cause anale. Je me demande à propos pourquoi certains prédicateurs, si prompts à légiférer, pour le coup, sur tous les aspects de la sexualité en général et féminine en particulier, n'ont toujours pas pensé à éditer et diffuser dans toutes les bonnes librairies intégristes un Manuel de la sodomie à l'usage des vierges (et des poissons). Enrichi d'une postface sur le bon usage de la fellation et du cunnilingus.

Cela dit, je ne suis pas personnellement choquée que des jeunes gens décident de rester bibliquement inconnus jusqu'au mariage, ce qui fut le cas de mes parents. Je ne vois pas en quoi ce choix personnel porterait atteinte à mes convictions, me ferait violence d'une quelconque manière, et en quoi je devrais l'interdire, au prétexte qu'il serait nécessairement motivé par l'exercice d'une religion et quand bien même, je le répète, à partir du moment où il est librement consenti et bienheureusement vécu. Sans devenir loi pour tous, évidemment.

Aucune commune mesure avec la question du voile à l'école, par exemple. Ni avec celle des horaires de piscine, puisqu'on parle de région Nord-Pas-de-Calais et de communautarisme.
Rien à voir non plus avec les violences subies par les femmes dans l'islam, puisqu'on parle d'islamisation.

La justice n'a pas prononcé ici de jugement moral sur la valeur accordée par un couple précis à une virginité prémaritale. Elle n'a pas non plus soumis le droit à une quelconque pression religieuse. Elle n'a pas, prononçant ce jugement, ouvert la voie à une légitimation des crimes d'honneur, de la lapidation, de l'excision, de l'infibulation et des mariages forcés. Elle n'a pas dit que toute femme musulmane, voire toute croyante, voire toute femme pourrait dorénavant être reconnue coupable de ne pas se présenter chaste à l'autel. Ni même que mentir sur la présence ou non de l'hymen est condamnable.

Oui, je trouve franchement aberrant de lire ici et là (Libé, Agoravox) que la justice française trahirait la laïcité dans ce jugement, épaulerait l'obscurantisme le plus crasse et sombrerait bientôt dans le communautarisme, voire l'islamisation de ses valeurs.

Et je souffre que mon ami WIL à qui je ne peux pas répondre pour raisons techniques, mais dont j'ai pu lire la réaction, puisse imaginer une seule seconde que je considère les femmes comme du bétail parce que je n'adhère pas à ce qui semble, pour une fois, rassembler tout le panel politique de l'extrême-gauche (le PC) à l'extrême-droite (le FN). Tous aussi impatients de dénoncer une prétendue main-mise de l'Etat en la personne de son représentant de l'exécutif sur l'intimité des femmes et leur dignité. Quand le motif peut tout aussi bien être le fait d'avoir caché un divorce antérieur, ou des condamnations, ou une incapacité à exécuter le devoir conjugal. Et Ségolène qui aurait mieux vu un divorce...

Au fond cette question de l'hypocrisie sociale me révulse absolument.

Le point de vue d'un avocat ici.
Celui de Caroline Fourest .
Et celui de l'Eglise catholique.

Publié par Cosmic Dancer à 23:30:19 dans Il n'y a pas que la littérature dans la vie | Commentaires (23) |

Pessoa | 31 mai 2008


Sir Arthur Rackham.


"Nous avons tous deux vies
La vraie, qui est celle que nous avons rêvée dans notre enfance,
Et que nous continuons à rêver, adultes, sur un fond de brouillard.
La fausse qui est celle que nous vivons dans notre rapport avec les autres,
Celle qui est pratique et utile,
Celle où nous finissons dans un cercueil.
Dans l'autre, il n'y a ni cercueil ni morts.
Il n'y a que les images de l'enfance :
De grands albums coloriés à regarder plutôt qu'à lire,
De grandes pages en couleur que l'on se rappelle plus tard."

Fernando Pessoa.

Publié par Cosmic Dancer à 00:41:10 dans Ce goût des autres | Commentaires (8) |

L'oeil scalpel de Madame Saphir | 30 mai 2008

La neige a pris ses quartiers et Paris ressemble à son visage. Je ferme la porte le plus délicatement possible pour pouvoir descendre l'escalier sans alerter Madame Saphir. Je n'ai vu qu'une fois Madame Saphir. Elle était montée se plaindre. Elle nous avait entendus dans sa nuit sans télévision, et dans son rêve où elle n'entend pas très clairement, il répétait amoureusement "Angélique... ah, Angélique..." Depuis, Madame Saphir est convaincue que je m'appelle Angélique et que je fais beaucoup de bruit, la nuit. Lorsque je ne suis pas là, elle demande pourquoi à Mathias. Il a eu beau lui expliquer que je n'habite pas ici, que je viens quelquefois et c'est tout pour mon travail, Madame Saphir est persuadée qu'il ment et qu'il me cache. – Nous parlons bien de la même Angélique, insiste-t-elle, la petite blonde ravissante qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Michelle Mercier...

Mathias ne sait plus comment faire pour rendre la raison à sa voisine. Je suis la Marquise des Anges de ses jours solitaires, celle qu'elle voudrait croiser dans son immeuble et garder près d'elle le plus tard possible après lui avoir offert une tisane, lorsque Michelle Mercier a déserté le plateau. Mais moi je me sens silence, et je préfère filer doucement, sans faire craquer les escaliers. C'est un jeu, parce qu'elle ne me reconnaîtrait pas. Plutôt grande, plutôt brune, je me confonds difficilement avec l'héroïne de sa dernière jeunesse. Madame Saphir aimerait surtout, je crois, rencontrer Geoffrey par hasard. Incarné par Robert Hossein, il joue ce personnage balafré et boiteux mais néanmoins irrésistible qui brise de ses pognes chevaleresques les dernières résistances d'Angélique.

L'étrangeté de la situation, c'est que j'ai rendez-vous avec Geoffrey. Madame Saphir m'inquiète. Son inconscient l'informe de ce qu'elle est censée ignorer. Aussi, je sursaute et me cramponne à la rampe quand elle crie au moment où je me faufile sur le palier, juste avant de quitter son étage. La télévision hurle, comme d'habitude entre 7 heures et 23 heures, mais Madame Saphir parle plus fort. C'est l'heure des Feux de l'amour, alors je préfère penser que ce qu'elle crie s'adresse à Melinda, par exemple : "Il t'aime comme jamais il n'a aimé, mais il ne la quittera jamais !" Je me mets à trembler, et prise d'une sorte de vertige je m'envole vers le rez-de-chaussée. Une porte s'ouvre, et claque.

Paris ressemble à son visage et tous les visages de la rue Saint-Denis ressemblent à ses sourires. Je sais qu'elles ne sourient pas toujours, qu'elles ne sourient pas à une passante au regard absent, mais ce regard les contemple à la vitesse des pas qui l'emportent, égoïstement. Chaque silhouette renfrognée sur son imperméable, chaque jupe de cuir mat ou brillant, chaque paire de seins exposés au gel, chaque paire de jambes aux bas résille, chaque angle de rue et fenêtre d'hôtel ressemble à son corps. Ne sentant plus le froid, les oreillettes vissées aux tympans, je continue de voler au-dessus de la ville, avec David Bowie qui hurle que No, Love, You're not Alone. Les nuages ont la forme arrondie de sa nuque, la volupté subtile de ses épaules, ses membres longs, ses jambes délicieuses de l'aine à la cheville, et dans le creux tendre le plus adorable et parfait des sexes masculins que la nature a jamais eu l'idée de produire. Il est là. Avec sa cigarette au coin de la bouche qu'il retire toujours majeur au-dessus et pouce en dessous, et qu'il jette avec impatience, il plisse l'œil gauche, ouvre ses bras. Il m'entraîne dans le hall de l'hôtel en riant, m'embrasse les doigts glacés, Viens vite que je te réchauffe. Et puis là, dans cette ville et dans cette chambre où on va naviguer, trempés, entrechoqués pendant des heures, damnés la peau l'un de l'autre, on se dira des folies dans un sommeil furtif entre deux explosions nucléaires, les atomes déglingués, évaporés dans tous les sens, et je m'en ficherai pas mal, de l'inconscient de Madame Saphir et des vérités de Melinda.

Publié par Cosmic Dancer à 09:14:22 dans Petites histoires | Commentaires (0) |

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