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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

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Non, Karajan n'est pas d'origine arménienne | 12 mai 2008

Pour ceux qui douteraient encore de ce qu'est le Hezbollah, cette mise au point de WIL.

Essayons d'ouvrir les yeux. Nous sommes face à un conflit où les forces en présence se définissent non pas par leur programme politique (quoique...), mais par leur appartenance à un clan, leur croyance dans un rite, leur allégeance à un chef de guerre. Comment analyser, avec des repères occidentaux ou "développés", la situation libanaise ? Quand j'évoque la ressemblance entre Nasrallah et Hitler, entre le hezb et les SS, Amal et les SA, 14 mars et le KPD (non, ça c'est pas bon), je me fais critiquer au prétexte qu'on en est limite au point Godwin. Pourtant, l'histoire a l'air de se répéter, mais le présent est trop confus à nos yeux pour qu'on puisse en tirer une quelconque sagesse, d'où la nécessité d'utiliser des repères du passé. Bon, 1 point Godwin quand même. Donnez-le à qui vous voulez.

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Qui veut quoi au Liban ? Chacun veut le pouvoir, on l'a compris. Mais pour quoi faire ? Le seul à n'avoir jamais menti sur ses intentions une fois qu'il serait installé reste le hezb qui n'a jamais caché qu'il verrait d'un bon œil, à condition que tous les Libanais en soient d'accord, l'instauration d'une république islamiste chiite. Mais Aoun, Geagea, Hariri et consorts ? Quel Liban souhaitent-ils pour l'avenir ? Imaginons que nous sortions de cette crise avec un gouvernement de consensus ou de nouvelles élections qui, ô surprise, donneraient un nombre de députés tel aux forces de l'opposition qu'elles deviendraient la majorité. Que se passera-t-il ? Les Libanais vont-ils accepter de payer, horreur, des impôts ? De s'accorder sur la nécessité d'obtenir des transports en commun et des espaces verts multiconfessionnels ? Vont-ils s'apercevoir de la nécessité d'un service public fort, ossature d'une société civile diverse mais unie ? On peut en douter, et quand je vois les combats entre miliciens au Liban, ce qui m'inquiète le plus, c'est l'après, quand les canons ne tonneront plus et qu'il faudra reconstruire ensemble ce qui n'a jamais existé.

Au Liban, on présente souvent son identité avant d'exprimer son opinion : Moi je suis chrétien MAIS je comprends le hezb, ou moi, je suis chiite, MAIS je ne soutiens pas Aoun. Tout est basé sur l'appartenance géographique et communautaire. Mais tout se fonde aussi sur la crise en ce sens que l'appartenance clanique est définie par le rejet de l'autre : le sioniste, le chrétien, le musulman, l'occidental, l'étranger, etc. Ce n'est pas propre au Liban, mais c'est un pays qui exacerbe cette micro-appartenance devant les nombreuses différences que chacun va se trouver avec l'autre. Les combats prendront fin, éventuellement. Mais sur les ruines, quel drapeau brandir ? Le plus simple serait de laisser le hezb triompher : son étendard clame, ce qui est plutôt pratique, que dieu est avec eux. Comme les nazis autrefois qui arboraient un fier "Gott mit Uns". Et voilà, un 2ème point Godwin.

Publié par Cosmic Dancer à 18:23:17 dans Il n'y a pas que la littérature dans la vie | Commentaires (2) |

J'aime la littérature | 10 mai 2008


Photo et questionnaire dx2.

Question 1 : - T'es célibataire ?
- Heu... ouais...
Question 2 : - T'as une photo ?
- Heu... ouais...
Question 3 : - T'as une photo en pied ?
- Heu... ouais...
Question 4 : - T'as une photo en pieds nus ?
- Heu... ouais...
Question 5  : - Tu fais quoi au mois d'août ?

Il paraît que lorsqu'on meurt on perd 21 grammes. Qu'est-ce qu'on perd. Qu'est-ce qu'on gagne. (Sean Penn - Alejandro Gonzales Inarritu - 21 grammes)

Publié par Cosmic Dancer à 20:06:15 dans Instantané | Commentaires (2) |

Comment devenir une vraie bonne femme | 09 mai 2008

C'est le printemps, les ponts, les congés payés, les numéros spéciaux des magazines féminins consacrés aux femmes et des magazines masculins consacrés aux hommes. Le petit carillon rassurant de la porte des maisons de la presse tressaute de plus en plus souvent, à la mesure du sang qui fouette les artères, la sève est vaillante, elle remonte des organes sexuels à la tête et ce bon vieux beau temps dont chacun a compris qu'il n'est qu'une rémission ne dissuade personne de procréer, bien au contraire, se reproduire, conjurer l'angoisse. Aussi, avec le nouveau maillot de bain, l'épilateur de poche, les lunettes de star, le sac de plage assorti aux tongs tendance, les crèmes anti-vieillissement et les romans de l'été, chacune devrait-elle prendre soin de la suite. En effet, c'est pas pour rien qu'il faut être présentable et le rester. C'est un investissement.

Comment le rentabiliser ? C'est Jennifer qui nous l'explique. Et Nadine de Rotschild doit flipper.

Américaine, Jennifer Worick vit à Philadelphie. Elle a notamment publié Sexe et rendez-vous : comment survivre au pire et Manuel d'une battante. C'est dire son expertise. On raconte sur la quatrième de couverture que c'est "un livre indispensable, à offrir avec la bague de mariage et le livret de famille" (donc c'était bien une bague de fiançailles sur la première, puisqu'il y manquait le livret - signe que tout est encore à faire tant que l'union n'est pas légalisée). On ajoute qu'"un peu de stratégie n'a jamais fait de mal dans les affaires de cœur".

À voir le nombre de listes censées réglementer la vie communautaire, il est certain que la stratégie doit entrer pour une part essentielle dans les amours licites. C'est chouette, la vie à deux, selon ce guide. On commence par s'asseoir sur un canapé et faire des listes ensemble, cochant chacun consciencieusement ses cases pour déterminer qui fera la vaisselle et à qui incombera la responsabilité de la tondeuse. Parce que ça demande de l'organisation, la vie. Autant que les choses soient claires tout de suite, surtout qu'on a pris soin, auparavant, de dresser le contrat budgétaire, après avoir listé les raisons pour lesquelles on s'installerait plutôt chez lui ou plutôt chez soi, et décidé en conséquence quelle cote-part reviendra à l'un et à l'autre. L'amour, c'est ça aussi. C'est surtout ça.

Et c'est une lutte de tous les instants. Nommons "Coco" le trophée d'une primo-chasse rondement menée à l'issue de laquelle le gibier se résigne à partager nos jours - et réciproquement. En femme d'expérience, Jennifer n'ignore pas que pour garder Coco, il faut se couper en quatre. Les pages qui suivent distillent donc généreusement les meilleures idées pour ce faire. Coco, lui, bien sûr, ne lit pas le guide du couple. C'est un savoir de femmes. Coco y comprend rien. Y regarde les matchs de foot en buvant de la 16. Et nous, les femmes, on fomente des tests pour éprouver Coco et lui apprendre les bonnes manières. Pour ça, on va par exemple "inventer nos rituels amoureux". Heureusement qu'on est là pour l'ambiance, parce que Coco, le pauvre, y passe ses journées au boulot et il manque tellement d'imagination. Qu'à cela ne tienne, on prend en main le nécessaire (et il aime ça).

On va tout lui apprendre. Et on va être des vraies mamans : "Caressez son ego dans le sens du poil, vous pouvez même lui donner une petite gâterie (NDLR : coquine) lorsqu'il réussit un bon parcours ou taille (NDLR : qu'est-ce que je disais) les buis en forme de cœurs." Mais sous notre apparente douceur et notre feinte fragilité, nous ne cesserons de fourbir la férule : Jennifer dévoile une liste des crimes potentiels que Coco, en bon représentant de cette gent masculine barbaresque et infantile, ne manquera pas de commettre, et des châtiments à lui infliger s'il dévie de la trajectoire : "Il n'a pas à entrer comme dans un moulin dans votre salon de couture [...] Il doit vous demander la permission." A nous ensuite d'imaginer - et nous sommes tellement créatives - quel type de badge, par exemple, nous pourrions inventer pour lui rappeler la règle. "Touche pas à ma couture, je ne toucherai pas à ta voiture" serait tout à fait approprié (NDLR: ce slogan ô combien saisissant vous est offert par la rédaction) pour lui rappeler que ça reste quand même donnant-donnant : les bons comptes font les bons amis.

Pour s'attacher Coco, on ne se contentera pas de consacrer un temps fou à la cuisine : on ira jusqu'à "aimer les mêmes plats que lui". C'est si beau, la fusion gustative. J'en ai les larmes aux yeux. Jenny pousse même la mansuétude jusqu'à proposer des recettes in-fa-illibles : ces lasagnes qui riveront Coco à nos tables. Sauf quand il descendra les poubelles : "Offrez-lui un Carambar chaque fois qu'il descend les ordures..." Bon, d'accord, mais il faudra avoir songé à lister les bonbecs pour s'assurer d'abord qu'il aime les Carambars, sinon bonjour la Bérézina.

Mais Coco n'est pas un vrai enfant. C'est un grand nenfant et il a ses hormones, alors "surtout faites en sorte qu'il croie que c'est lui qui porte la culotte". Ainsi, "habillez-vous de manière à le mettre en valeur, lui". Mais encore, compulsez la liste "100 % manipulation" de la page 58 (et soyez cool, photocopiez-la pour les copines en difficulté), qui propose "quelques trucs de base pour les petites malignes qui veulent obtenir ce qu'elles veulent de leur homme en lui faisant croire que c'est lui qui choisit". Hey, il est con, Coco, y croit quoi, lui ? Que c'est lui qui décide ? Connaît pas les fines mouches.

Mais quel labeur. J'en arrive essouflée à la page 62, espérant avoir enfin tout compris, mais non : l'amour est un travail sans fin auprès duquel Atlas a l'air d'un Playmobil : "Vous avez réussi à embobiner l'homme de votre vie, bravo ! Mais la tâche est loin d'être achevée." C'est qu'il en faut, du courage et de l'abnégation. Peut être reconnaissant, Coco.

Jour après jour, on harmonisera nos tenues en fonction des activités de Coco, et on prendra bien soin de "mettre les dessous dessous", mais d'en mettre, et de ne pas oublier "les bijoux de famille" (là, je soupçonne qu'elle parle au second degré mais sans certitude, comme quand elle dit, page 72, "Vous avez le sexe bien en main, bravo", quel humour, cette Jenny, j'en tombe à la renverse).

Jour après jour, on jouera savamment des relations sociales dont le nombre et la qualité flatteront le sentiment de puissance de Coco sur le monde, on évitera de parler avec des vraies paroles et on rongera son frein quand ses copains, décidemment trop bêtes, débarqueront à l'improviste. On saura "recevoir avec grâce", quoi qu'on pense en son for intérieur de cette saleté de Ginette qu'a encore mis un décolleté inadmissible. À propos des copains, rien de tel pour s'en débarrasser que de simuler un viol : "Votre moitié n'aura pas très envie d'apprendre que ses copains vous lutinent, et la prochaine fois il sera vigilant." Et au cas où Ginette commencerait vraiment à nous poser question, la liste d'espionnage de la page 120 remédiera pour sûr à nos problèmes. C'est qu'après tout le mal qu'on s'est donné, s'agit de "marquer son territoire", page 122, chapitre 7.

On terminera en faisant glisser subrepticement dans l'une de ses poches qu'on fouille régulièrement le "billet du parfait gentleman" qui fera décidément de Coco enfin dégrossi la perle qu'elles s'arrachent toutes, ces peaux de vache.

Publié par Cosmic Dancer à 10:01:18 dans Inaimables humeurs | Commentaires (2) |

Un oeil à ma place | 08 mai 2008

Il fallait absolument que je fixe sur un support quelconque ces éclairs de lucidité qui me foudroyaient mollement pendant que je me faufilais entre les invités et leurs verres de sangria. Comme c'était déjà arrivé à une époque qui me paraissait lointaine, il me semblait qu'une lévitation affectée me protègerait de toute tentative d'intrusion d'un corps étranger dans mon espace nerveux. Peine perdue. Maître Poupinot en personne me gratifia d'un premier regard furtif quand je tournai sur moi-même en quête d'un terrier relatif, puis d'un second, plus languide, quand je souris à M.
Tiens, tiens, je pensais, Maître Poupinot, inénarrable Maître Poupinot, je vous imaginais bien ainsi, repus, le renflement de vos succès en voie d'exploser dans vos joues bombées comme des fesses. Face de fesse, c'est tout à fait vous.
Pourquoi des pensées si méchantes, je pensais aussi, Maître Poupinot n'est qu'un homme et il mérite en tant que tel toute l'empathie convalescente des rescapés de l'amour universel. Mais l'amour universel, Maître Poupinot s'en soucie comme d'une guigne, je me répondais, t'as qu'à voir ses manières de poussah, encore un révolutionnaire amoureux de sa seule cause, et d'ailleurs, je me continuais, pourquoi émettre des ondes cérébrales négatives en direction de Maître Poupinot si tu le méprises à ce point. Et si Maître Poupinot était l'Emouvant ? Et l'amour universel, qu'en as-tu fait, toi, entre tes mains qui ne caressent plus, ta bouche qui n'embrasse plus, tes pas effacés, tes bras immobiles ? Tu n'es plus qu'un œil paresseux. Au moins, Maître Poupinot paraît bénéficier de toute sa joie de vivre. Il affiche la saine corpulence des bons vivants. Il rit haut et fort. Il bouge ses petits yeux dans tous les sens quand il parle. N'a-t-il pas un droit légitime à porter sur lui la satisfaction de l'honnête homme qui accomplit son petit travail d'homme ? Tu as été élevée chez les franciscains ou bien, toi ?
Accablée, je choisis de m'asseoir comme on se noie sur un tabouret au bar. (C'est la vie ?)

Je ne sais pas si c'est la vie. J'ai honte d'en oublier parfois le goût, repliée comme un origami raté dont la forme impossible s'enivrait de varier entre la douceur des hauts cèdres, le silence des sables et la beauté violente de l'horizon, éternel horizon coûte que coûte, épaules droites et rondes en avant dans le vacarme, joie dans les hanches, un feu dans l'âme. Oui, la solitude abîme l'amour dont on se sait plein et capable - comme s'il avait été, de toute éternité, la mission autant que le salut.

Que pouvais-je objecter ensuite à la gentillesse de cet homme qui s'inquiétait de mon sort, sinon un air maussade et des réponses laconiques entrecoupées de silences suffisamment longs pour qu'une ombre oscillante assombrisse son visage. C'est alors seulement que je trouvais le courage de répondre que oui, le courage de répondre à cette sympathie ostensible - je l'avais déjà croisé, je ne souhaitais pas qu'il s'intéresse à moi, je ne souhaite pas qu'un homme à qui je n'ai rien à dire s'intéresse à moi, je ne souhaite pas qu'un homme me contraigne en manifestant un intérêt relatif à ma robe parce que ces temps-ci je ne supporte pas ma robe et que selon toute probabilité, elle non plus. Oui je me sentais bien merci, tout en pleurant de savoir qu'il me serait définitivement impossible de lui dire vraiment à quel point il me serait à jamais impossible de lui dire vraiment à quel point.

Les yeux dans les siens, je ne pouvais que me désoler, le feu me ravageant le corps ne lui étant pas destiné.
- Cède. Profite. Tu es vivante, tu es belle, profite.
- Non, je ne peux pas.
- C'est maladif.
- Possiblement.

Au bar je me serais sinon penchée et ce chambardement vital qu'on appelle le désir m'aurait certainement animée sans que la volonté de mon gré n'y puisse mais, j'aurais comme dans des souvenirs trop lointains certainement dégainé ce sourire mi-tendre mi-carnassier annonciateur de fête, humé immédiatement l'odeur de peau dont le pH colle à la mienne, transformée tout à coup en pluie animale torrentielle prise de visions avant le vertige.

Publié par Cosmic Dancer à 19:02:06 dans Petites histoires | Commentaires (1) |

Le Crépuscule des pensées | 05 mai 2008

C'est étrange et bénéfique, je n'ai jamais lu ce livre de Cioran, me nourrissant au hasard de relectures aussi avides qu'amnésiques de Précis de décomposition et surtout De l'Inconvénient d'être né.
Etrange et volubile de partager des verres entre silencieux dans la vie, éruptifs dans la vie mais ailleurs - "Voler, rêver, oui." Pourquoi décider de lui céder deux cigarettes et non trois, à cet homme à l'accent québécois qui a de suite occulté nos visages et dont la présence en triangle avec le serveur charmant en outre et orné d'un fil de téléphone dans l'oreille sur le pan de trottoir déclenchait en moi au départ l'alarme du claustrophobe. Nous avons changé de table comme on danse en habit noir, invisibles, sans un mot, ou peut-être Richard Strauss et System of a Down. Je ne saurais être plus précise.
Etrange et émouvant ton visage exactement deux fois moins âgé que le mien sous le cri des mouettes qui nous enchante. Vois comme il est improbable et pourtant possible de faire silence en toute quiétude.
Douce vie qu'une rencontre entre voyageurs incertains.
Ces méandres de la pensée, frêles galères, une claque de vain sonore comme une Vesta rugissante rouge carmin verni, des visages insensés juchés sur des corps torves qui se déplacent comme on rumine, inconsciemment, des corps heurtés que le médecin diagnostique sans faillir quelques heures auparavant, heurtés d'absurde.

"L'ennui : être prisonnier du temps inexpressif, émancipé de la vie, qu'il évacue même, pour créer une rencontre autonome. Que reste-t-il alors ? Le vide de l'homme et celui du temps ; on souhaiterait plonger dans l'immédiat et l'on ne peut que se dessécher dans l'air épuré d'un devenir abstrait. Que faire contre l'ennui ? Quel est l'ennemi à abattre, ou du moins à oublier ? Certainement le temps - et lui seulement."

C'est un extrait de l'extrait que tu avais choisi dans le tram.

"La vie : prétexte suprême pour qui est plus près de l'éloignement de Dieu que de sa proximité."

C'est celui que j'avais extrait de ton livre.

Emil, Pierre, William, Sarah, Milan, à la rescousse, vite ! Un courant d'air dans les moustaches m'alerte que j'me gavaldanise.

Publié par Cosmic Dancer à 22:18:55 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (1) |

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