Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice

Impolitesses


Moi :
Virgule, apostrophe.

arianesurunfil@yahoo.fr

Sauf mention contraire,
le contenu de cette page est sous
contrat Creative Commons.

Contrat Creative Commons



Compteur

Depuis le 01-06-2006 :
762312 visiteurs
Depuis le début du mois :
37100 visiteurs
Billets :
472 billets

<< Make Gloves Not War | Je t'aime ma bête | Un coup de >>

Je t'aime ma bête | 20 novembre 2007

L'Idée n'a pas mes yeux, mon visage et mon corps jetés en pâture au vacarme.

Je t'aime ma bête. Dans tes terminaisons verbeuses, nerveuses, l'instinct sauvage qui t'électrise du bas des reins à l'encéphale, forêt bruissante, muette et diserte et bavarde et je vous emmerde. Dans tes narines le goût de l'odeur, larges comme des baies, une fragrance primesautière. Ta nonchalance est éternelle, avec elle tes sens aux aguêts, sniffe, sens. Panse tes plaies en fuyant la meute - l'humain en toi donnera spectacle, ô charme de l'indiscernable. Panse tes plaies, marche. Du désert tu connais l'absence et la bonté anthropophage.

Mon tapis de jeu vous plaît ? L'empathie est sa douce fringale, péché mineur et chérissable. Venez à lui tandis que moi égoïstement je sirote un vin, slurp, slurp, et je fume mes mains, tsouin tsouin.

Je t'aime ma bête avec ta gueule de tragédie inconséquente et ton appétit insatiable. L'hiver est rude, je te cède la place. Renifle, cherche, cherche une trace sur le bitume, plus loin, dans les champs sertis de forêts, jouis de la pluie cinglant sur ta peau, frémis silence en ta fourrure, ta peau, ton suprême canular, luisant. C'est moi ma bête, moi qui baise de mes doigts ton poil, qui l'entretiens, le fouille, le lustre en son soyeux. Ouvre ta gueule sous la fougère, je sniffe le goût du gland amer, l'emprise du chêne.
- Salut P., tu me sers un verre ?
- Salut toi ! Ça va ?
- Super !

C'est pour vous qu'on se bat, camarades.
Bien sûr, of course, certo, siguro, natürlich, z'êtes trop bons, je récite le credo annuel.

Je t'aime ma bête. Le passé, l'avenir tu t'en fous. Le présent n'a pas d'existence.
- Tu es tellement jolie.
- Ça me fait une belle jambe.
- Te plains pas, t'as de la chance.
- Ah ouais, c'est si fondamental. Support, surface, ma superficie ne va pas crier scandale. Planeur dans le vide, ça plane.
- Pourquoi les gens se rencontrent pas ?
- Parce qu'ils le veulent pas, quelle question.

Je t'aime ma bête, solitaire majeure, intouchable.
Ça sent la terre humidifiée quand l'air se charge de cyclones et que ton corps entier l'avale, feuilles pourrissantes, vers à l'ouvrage, atomes de morts, j'ai pas compris la fin de l'histoire selon Muray, l'heure du diable et l'heure de ma bête ne sont pas à philosopher.

L'homme au comptoir - un bon sauvage - me prend l'œil d'un œil solitaire et en partant me dit bonsoir.

Bonsoir ma bête. A la revoyure dans les naufrages.

Tu te souviens, toi, tu te souviens d'une main de femme. Ma bête a l'adresse sans mémoire.

Go working Babe
Go working Babe
Shut up and work and.

Publié par Cosmic Dancer à 21:45:25 dans Inaimables humeurs | Commentaires (2) |

20-11-2007  23:42  20-11-2007 23:42
bonsoir....  De  lasaxophoniste identité certifiée Sujet:  bonsoir.... Url: [Liens]
bête très furieuse !! Le passé et l'avenir , un peu mon "cas" dur le vivre le "présent".....toujours ces souvenirs et que vais-je faire de mon futur ?
20-11-2007  23:13  20-11-2007 23:13
Elle est vraie aussi  De  fleurette identité certifiée Sujet:  Elle est vraie aussi Url: [Liens]
la réciproque. De lire, et d'apprécier.

Ajouter un commentaire

Nom :
Email :
Url :
Sujet :
Texte :
Code :
si vous n'arrivez pas à voir le code Cliquez ici