Petite tendance à la hausse dans le cyber-monde : déglinguer ce qui s'exprime quand c'est du féminin. Que l'on se rassure, quelques vieillards aigris sont vite accompagnés des sanglots éreintants d'égéries et littérateuses aussi anonymes qu'épuisées.
Le fin du fin en la matière, c'est ce concept de "cyberpute", du dernier chic, à offrir sans modération. Et sans se présenter, ça va de soi.
Je remarque donc que, non contents ni contentes d'épancher sur mon blog leurs remontées gastriques, les sinistres déversent chez des blogueurs amis des remarques pertinentes, constructives, intelligentes, généreuses, dignes, bref, humaines, du type "c'est une pute" ou "c'est une frustrée" ou encore "quelle alcoolique", voire "t'es moche". Magnifique. On se croirait à l'époque merveilleuse des amabilités de la campagne présidentielle.
Ou simplement dans la rue, avec ces têtes de fous au volant de leur bagnole rutilante, l'œil crevard et la mâchoire en avant, centrés sur leur pauvre existence, dans ce combat qu'ils pensent mener contre le vide dont ils se sont patiemment constitués, bagarrant contre tous les autres, suspectant, fomentant, accusant et jugeant.
"Si c'est un homme". La claque. Elle pue la mort, l'humanité.
Oui ?