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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

La question | 18 mai 2007

JP : - Par définition, le génocide est en lien avec l'ethnie. C'est la racine étymologique du terme.
B : - Je suis d'accord avec toi, mais du coup le crime de masse porte à croire qu'il n'a lieu que sur une ethnie.
JP : - Je suis d'accord avec toi.
B : - Mais on oublie les crimes contre l'humanité, dans des idéologies à l'oeuvre, révolutionnaires et sociologiques qui ne reposent pas sur des fondements ethnologiques, comme par exemple le génocide au Cambodge. Peut-on parler de génocide ? Il s'agit quand même d'une extermination en masse.
C : - Vous avez tous les deux raison. Les exterminations politiques ne sont pas, au regard du droit international, considérées comme des génocides. Et pourtant, il s'agit bel et bien de crimes contre l'humanité, pensés et ordonnés.
B : - Dans la formulation, je parlerais plutôt de politiques d'extermination (et n'oublie pas que JP est jouasse de ses tomates de chez Lidl, et carrément agréablement surpris).
JP : - Les mots changent, les réalités restent. On ne va pas y passer des heures.
C : - Mais putain, B., qu'est-ce que tu disais tout à l'heure ?
B : - En droit international, on distingue "crime contre l'humanité" et "génocide". Ces deux accusations sont différentes. Mais je suis d'accord avec toi, où le crime contre l'humanité serait un terme générique au sein duquel existerait une extermination de masse pour un motif ethnique, religieux ou sociologique.
JP : - La pastèque, plus elle est lourde, plus elle tue.

Publié par Cosmic Dancer à 21:18:54 dans Ce goût des autres | Commentaires (8) |

On achève bien les femmes | 18 mai 2007

Petite tendance à la hausse dans le cyber-monde : déglinguer ce qui s'exprime quand c'est du féminin. Que l'on se rassure, quelques vieillards aigris sont vite accompagnés des sanglots éreintants d'égéries et littérateuses aussi anonymes qu'épuisées.

Le fin du fin en la matière, c'est ce concept de "cyberpute", du dernier chic, à offrir sans modération. Et sans se présenter, ça va de soi.

Je remarque donc que, non contents ni contentes d'épancher sur mon blog leurs remontées gastriques, les sinistres déversent chez des blogueurs amis des remarques pertinentes, constructives, intelligentes, généreuses, dignes, bref, humaines, du type "c'est une pute" ou "c'est une frustrée" ou encore "quelle alcoolique", voire "t'es moche". Magnifique. On se croirait à l'époque merveilleuse des amabilités de la campagne présidentielle.

Ou simplement dans la rue, avec ces têtes de fous au volant de leur bagnole rutilante, l'œil crevard et la mâchoire en avant, centrés sur leur pauvre existence, dans ce combat qu'ils pensent mener contre le vide dont ils se sont patiemment constitués, bagarrant contre tous les autres, suspectant, fomentant, accusant et jugeant.

"Si c'est un homme". La claque. Elle pue la mort, l'humanité.

Publié par Cosmic Dancer à 11:04:11 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (44) |