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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

L'air et le vocable | 30 janvier 2007


Il lui arrivait de parler très librement dans des lieux où chacun adoptait un air de saint, mais, en revanche, il prêchait la vertu en des endroits où personne n'aurait eu l'idée de le faire.

Georges Christoph Lichtenberg, Aphorismes (1742-1799).

Publié par Cosmic Dancer à 16:57:23 dans Ce goût des autres | Commentaires (14) |

Des plumes des filles dans le cyberespace | 29 janvier 2007

Interpellée par la question que posait Alain Lafon récemment - "Pourquoi si peu de femmes parmi les rédacteurs d'Agoravox ?" -, et suite à la lecture des commentaires qui ont suivi, plus ou moins éclairants, j'ai décidé de proposer à la rédaction du site ce court billet dont je sais les manques en termes d'arguments.

Je suis très amusée par les remarques sexistes essentialistes ("Les femmes ne sont pas violentes", "Elles ont d'autres centres d'intérêt que la politique"), et par celles concernant le sexe supposé d'Agoravox (masculin, machiste) - qui ne serait donc pas un ange, les bras m'en tombent.

Moins amusée par la déferlante de références à Ségolène Royal. Allons donc, depuis l'investiture de la dame, il serait devenu impossible de parler des femmes sans désigner celle qui, par les fonctions qu'elle exerce aujourd'hui, en serait le miroir lumineux ou déformant, selon qu'on lui apporte ou non son soutien ? Et il faudrait considérer comme une conquête du féminisme d'être systématiquement, au prétexte d'une formule génétique XY, renvoyée aux fourneaux du "ségolénisme" ? Et pourquoi pas à ceux de la "ségolénisation" ? (néologisme avatar de ma lecture du Premier Sexe d'Eric Zemmour).

Lequel serait d'ailleurs fort ennuyé de constater que la féminisation absolue de la société - son fer de lance évidemment fantasmé-, à laquelle il reproche tous les maux, ne se reflète malheureusement pas sur l'espace d'expression démocratique et laïc qu'est Agoravox. Qu'en déduire ?

Mais le pourfendeur de tous les féminismes, et l'ensemble des néo-grincheux à sa suite, se réjouirait peut-être en lisant parmi les réflexions les plus grotesques celles qui invitent les femmes à prouver leur existence en exprimant, depuis des profondeurs certainement insondables, leur passion secrète pour la teuf du sexe. Somme toute, l'exhibition sanitaire de fantasmes que nous partagerions toutes nécessairement et qui nous conduiraient sans coup férir (ou presque) dans le lit désordonné d'une réconciliation entre les genres. A défaut de quoi, nous serions condamnées à être considérées comme de vilaines castratrices toujours embourbées dans une morale puritaine des temps jadis. Entre le point G et le point de croix, que choisir ?

De sages intervenant(e)s ont eu la pertinence, et qu'ils(elles) en soient remercié(e)s d'évoquer cette réalité si banale que les femmes se retrouvent entre elles, pour pouvoir en parler, sur des forums où, effectivement, "elles ne font, ou ne pensent pas refaire, le monde" : l'organisation du quotidien. Qu'elles vivent en couple ou en famille monoparentale, leur emploi du temps indigeste, dévorateur de toute énergie, leur laisse rarement, hélas, l'occasion de s'exprimer. Nul besoin de référer aux pays musulmans où les hommes rêvent en fumant la chicha pendant que leurs soeurs s'usent à la tâche. Si nous, Occidentales, avons acquis des droits et conquis des territoires de liberté, nos compagnons de fortune - ou d'infortune - sont encore un peu à la traîne, semble-t-il.

Incriminée à son tour : la presse féminine. Vaste sujet qui mériterait un article à lui seul. Et dont une intervenante fait judicieusement remarquer qu'elle n'est pas lue par toutes les femmes, que ses pendants - si je puis dire - masculins existent, et qu'elle peut de surcroît développer d'autres sujets que les chiffons, les horoscopes ou les bijoux de famille.

Mais au fond, sur Agoravox comme partout, il reste ce chemin difficile à parcourir autant qu'à désigner : entre les "pro-féminisants" capables de défendre les positions les pires (voile islamique, charia) - la femme hijab - et les pénibles ordinaires incapables de penser autrement que par l'infortune de leur méconnaissance des femmes - la femme string.

Publié par Cosmic Dancer à 11:19:32 dans Il n'y a pas que la littérature dans la vie | Commentaires (35) |

Le bandit pornocrate | 27 janvier 2007


Les bourses et le vit.


Publié par Cosmic Dancer à 10:22:50 dans Sublimations forcées | Commentaires (20) |

Hommage à Patrick Adam - Le corps est laïque | 25 janvier 2007



Lorsque mes convictions se renforcent, je me rappelle les fondamentaux. Et je puise dans la richesse de quelques auteurs matière à les réaffirmer.

"La République ne salarie, ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimés des budgets de l'état, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes."
Loi de 1905 - Article 2.


A lire.

Pour savoir qui était Patrick Adam, disparu en décembre dernier, lire ici le très bel hommage que lui a rendu l'un de ses amis du Net : "Le 7 février 2006, une voix tonitruante se fait entendre sur Agoravox. Celle de Patrick Adam. "L'islam va mal", tonne ce prophète érémitique du désert. Lucide, il s'empresse d'ajouter : "Oui l'islam va mal, et je ne suis pas seul à le dire. Si ma mère est souffrante, et si je dis à mon entourage qu'elle va mal, est-ce une insulte ? Ici aussi [Smara, Maroc], les esprits épris de justice sociale et d'oxygénation du cerveau osent le dire. Ce n'est pas rendre service à l'Autre (dont vous vous proclamez le Chevalier Blanc) que de vouloir l'empêcher de suivre l'évolution normale de l'Humanité qui, sur n'importe quelle rive de la Méditerranée ou sur n'importe quel continent, ferait mieux de passer son temps à regarder en avant plutôt que derrière lui, vers un Age d'Or qui n'a existé que dans la nostalgie de ceux qui cultivent le mal de vivre de pauvres gens privés de réponses satisfaisantes devant un monde en questionnement incessant."

Car si Patrick Adam était hyper-critique vis-à-vis de l'Islam, il aimait les musulmans - comme il aimait tous les humains. On choisit rarement sa religion. Il le savait mieux que personne, lui qui, né au pied du mont Canigou, face à l'abbaye préromane de Saint Michel de Cuxa, élevé dans le catholicisme catalan, avait renié la sienne sans abjurer de la transcendance."

Publié par Cosmic Dancer à 17:58:15 dans Ce goût des autres | Commentaires (16) |

Il y a... | 24 janvier 2007



Des furies inexplicables
Des dommages dommageables
Des guerres interminables
Des rimes riches, des rimes pauvres

Des douceurs, heureusement.
Et de l'amour, toujours.


Publié par Cosmic Dancer à 20:02:19 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (21) |

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