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Le tout, c'est apparemment de s'asseoir sur la bonne chaise.
Pas la chaise trop abîmée - on en est las -, ni la chaise trop neuve - on n'a pas confiance -, mais la seule et unique bonne chaise, celle qui a les bonnes dimensions, celle qui offre à nos fesses le confort absolu : ni trop petite, ni trop grande, ni trop neuve, ni trop vieille, ni trop discrète, ni trop voyante. La chaise qu'il nous faut, en un mot. Parce que voilà ce qui se passe si on en choisit une mauvaise.
Au début, on ne sait pas que c'est la mauvaise. On s'assoit, innocent, nonchalant, sans se demander ce qu'on fait. Mais très vite un certain inconfort vient troubler notre assoyance. Un inconfort très progressif, très difficile, en fait, à percevoir, malgré tout. Malgré la douleur qu'on commence à sentir au niveau du coccyx et qui se propage méchamment jusqu'aux cervicales, malgré la migraine qui monte et nous assaille au point qu'on n'y comprend plus rien. Au début, on a tendance à penser que c'est un inconfort passager, que ça va s'arranger, que la chaise va comprendre et s'adapter à notre anatomie.
Mais pas du tout. C'est bien là, le drame, pas du tout.
La chaise, elle s'en balance. Elle a autre chose à penser, la chaise, qu'est-ce que vous croyez ? Elle a sa vie ! Elle en a vu d'autres, vous n'êtes pas le premier à vous asseoir dessus ! Pourquoi elle vous ferait une faveur, je vous le demande ? Pourquoi elle irait perdre son temps à vous paramétrer le derrière ? Vous la prenez pour qui, la chaise ? Les chaises, elles en ont marre. Elles revendiquent leur liberté de mesure, comme je vous le dis.
C'est à vous de faire l'effort, l'effort de trouver la bonne chaise. Parce que les chaises, il y en a pour tout le monde, au fond. Mais il ne faut pas s'y asseoir comme ça, avec cette négligence terrible de celui qui, fatigué, se repose là où il tombe, indifféremment.
C'est ça qu'elle veut vous dire, la chaise que vous accusez de ne pas convenir à votre taille exceptionnelle, c'est tout. C'est quand même pas sorcier.
Meilleurs voeux à Against, Andric, Arawak, Barzou, Bernard, BD, Bob, Brigitte, Charmi, Danthy, Dioxyd, Elisa, Eole et Hélène, Fabrice, Frenchmat, Fricotinet, Green, Inno, Iris, JB, Jean, Joao, June, Lokie, Lou, Mac, Madeiraman, Max, Mr Nice, New, Nina, Piotr, Revek et B-Nice, Soda slovaque, Tschok, Toula, Trente, Victor, Yehuda, les drilles de la Bande Verte.
Mille bises à mes lointains TR, Elise et Yoann, Magda & Co, Raélia, Vuk, Erwann, FMR, ET, By, Phil. L., Marie, Correspondant.
Publié par Cosmic Dancer à 14:08:38 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (11) | Permaliens
Je m'embrouille.
Principe de précaution - E pericoloso sporghersi - Achtung Gefahr - Be quiet please - Te quiero Roma
Attention ! Attention !
Lorsque je moque le Zemmour, cet Eric familièrement interpellé, parfois, cet Eric Zemmour, d'autres fois consciencieusement nommé, il ne s'agit pas véritablement du grand reporter du Figaro qui sévit, paraît-il, sur les chaînes télévisuelles, mais de la transmutation spéculative de cette figure en le commettant-l'acte, sorte de paradigme, espèce d'écrivant-l'idée abstratisé. Un peu comme le Juif imaginaire d'Alain Finkelkraut.
Car, comme m'en a fait généreusement prendre conscience un lecteur averti, point ne faudrait qu'Eric Zemmour, atterrissant sur ces pages, par exemple, se chiffonne et s'offusque, et me réserve, en tellement moindre mesure, restons humble, le sort que Claire Chazal a fait à l'écrivain Sarah Vajda suite à la publication de sa biographie romancée, qu'on se rassure, depuis pilonnée.
Publié par Cosmic Dancer à 12:06:03 dans Le Zemmour en zigzag | Commentaires (33) | Permaliens
Publié par Cosmic Dancer à 11:39:08 dans Le Zemmour en zigzag | Commentaires (35) | Permaliens
Publié par Cosmic Dancer à 19:19:06 dans Le Zemmour en zigzag | Commentaires (5) | Permaliens
"Vendredi 23 mars 2001 : la station MIR finit dans un feu d'artifices de métal en fusion. Avec elle disparaît, dans l'indifférence quasi générale Cosmic Dancer, première sculpture arrivée à bord de MIR en 1993, conçue spécifiquement pour la station et l'apesanteur. Sans point de fixation, elle procurait une multitude de points de vue ou plutôt de points de position, engendrant un réel rapport en trois dimensions avec les cosmonautes. (...)"
Publié par Cosmic Dancer à 20:47:17 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (2) | Permaliens
Oui ?