Sur toutes les inepties qui étayent cet essai, que, je le répète, je trouve par ailleurs passionnant, mais pas forcément pour les meilleures raisons malgré qu'il soulève parfois de justes questions et établit aussi de bons constats, et dont je persiste à penser, malgré que la question des femmes, de leur condition, du féminisme et du rapport entre les sexes paraisse à certains le marronnier suprême des cinquante dernières années, qu'il est urgent d'en rediscuter les thèmes et les termes, j'ai décidé de créer une sorte de sous-rubrique express, juste pour les relever, car elles ne m'inspirent rien de particulier. Désolée pour cette construction alambiquée.
a) De la disparition regrettée de la figure virile en, notamment, Jacques Brel, dont on sait pourtant sa propension à pleurer en compagnie des marins du port d'Amsterdam, pendant qu'ils pissent sur les femmes infidèles.
b) De la disparition du poil et de l'adoption de bijoux comme phénomène absolument récent chez les hommes, la faute aux féministes (alliées objectives des tantouzes, et j'utilise le terme à dessein) : les Egyptiens s'épilaient et se couvraient de bijoux, de même que Celtes, Gaulois et Romains en portaient...
c) Du besoin sexuel réservé aux hommes : ce n'est pas ce que nous conte l'Ancien Testament avec l'épisode de Sodome et Ghomorre, ni celui de l'adoration du Veau d'or.
d) De l'homme d'aujourd'hui interdit de drague, dont on sait pourtant à quel point une majorité se plaint de souffrir, au contraire, d'être devenus de purs objets du désir féminin et d'avoir en ce sens à fournir des certificats de réussite technique, l'exigence d'idéales performances en faisant débander plus d'un.
e) Tout en déplorant l'atomisation de la tradition judéo-chrétienne et sa trinité familiale (que le féminisme n'aurait de cesse de réduire à néant), il affirme que "les femmes - aidées depuis deux mille ans par l'Eglise catholique - se sont efforcées de canaliser les pulsions sexuelles de l'homme". Faudrait savoir...
f) L'amour serait une lubie exclusivement occidentale. Quid du Cantique des cantiques, de l'amour que le roi Charyar se découvre pour la conteuse Sheherazade et des films de Wong Kar Wai ? De la littérature et de la vie réelle, sur tous les continents, de tout temps, évoquant les amours contrariées et les passions rares ?
g) La mixité serait une plaie, récente elle aussi, et surtout celle pratiquée à l'école publique, qui "anesthésie la virilité des petits d'hommes qui ont besoin de s'arracher à leur mère et à ses clones (toutes les autres femmes) pour trouver leur vérité virile". Ils ont fait comment, nos ancêtres de la Préhistoire, pour devenir des hommes, à l'époque où ils dormaient tous dans la même grotte, puis sous les mêmes tentes ?