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Cosmic Dancer

Noir sur blanc et versa vice - Stèle avec des soubresauts

Impolitesses


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Et quand bien même | 30 août 2006


Otis Redding -
Sittin' on the dock of the bay

Le sable sera certainement humide. L'eau sera certainement froide. La plage sera démesurément peuplée, pour l'occasion.

J'irai, les pieds vaillants, goûter quand même la douceur de l'horizon à l'aube et le roulis de l'Océan.

Publié par Cosmic Dancer à 11:57:34 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (38) |

L'Intouchable | 29 août 2006

Il me suffit de te revoir pour sentir combien j'ai été volé. Tout cet au-delà que tu portais dans ta tête et à la porte duquel j'ai désespérément frappé, - je t'aimais -, maintenant je le regarde comme une mouche derrière la vitre, qui cesse de s'y cogner, qui est lasse, qui a renoncé à passer de l'autre côté, qui n'en est même plus capable tant sa force lui est restée dans les pattes qui par moments plient sous elle, et qui sent le poids de la mort la paralyser. Mais tu es là, c'est toi, et toute une forêt de sentiments impalpables se lève dans ma tête et bruit légèrement pour te saluer.
Le temps a vite fait de délaver une âme, lui jetant à pleins seaux les parents, les femmes, les amis. Trop de rencontres, trop de sentiments à peine ébauchés.

Pierre Bettencourt – L'Intouchable – Ed. Lettres Vives, 1981.

Publié par Cosmic Dancer à 11:03:13 dans Ce goût des autres | Commentaires (14) |

Frank N Furter - Du sexe des femmes | 28 août 2006


Et j'embrasse sur ce les quelques qui connaissent le numéro de téléphone du labo rockhorresque, la question posée étant : en quoi une femme se distingue-t-elle d'une femme ? (Je m'exclus de cette interrogation, évidemment, ne disposant pas de cerveau pour m'y inclure.)

Publié par Cosmic Dancer à 15:25:07 dans Infos à peine pratiques | Commentaires (17) |

Boussole | 26 août 2006

"Toujours s'accrocher au bonheur


et tourner le dos au reste.


La mélancolie, ça rend nul."





Shiven, entre deux verres de Chardonnet. Et si on a le sudoku, on a le nord en face, non ? Alors, tout droit.

Publié par Cosmic Dancer à 20:57:58 dans Pirouettes et trémolos | Commentaires (13) |

Helter Skelter | 26 août 2006

"I got blasted in my fingers !"

"It's been a long long time"

- C'est quoi, l'amour ?, je lui demande parce qu'elle vient de souffler sur sa
mèche et de m'embrasser en avalant ses mots. Je soupçonne que la question l'embarrasse, mais en m'y prenant bien, je parviendrai peut-être à lui faire avouer ce qu'elle refuse catégoriquement de reconnaître. J'ai rien contre qu'elle préfère le geste à la parole, mais quand même. En posant la question comme ça, je tente la fibre maternelle, je deviens minot, faut qu'elle m'apprenne. Au fond, je m'en fous, la réponse est sans importance, mais j'aimerais quand même qu'elle me dise, je voudrais la sentir succomber pour la recueillir dans mes paumes. J'ose imaginer que la plate-forme de la tour Lu, qui tourne parce que je suis vaillant au gouvernail, va l'enivrer suffisamment pour qu'elle abdique, ma tendresse n'en est que plus forte. Puisqu'elle s'éloigne, je la dessine en contre-jour, sa silhouette fière, j'ai les yeux rivés sur ses reins.

- J'm'en fous. Et la voilà qui se retourne, j'ai les yeux rivés sur ses seins.
- Tu penses quoi ? Je sens que je serre le gouvernail un peu plus fort, et la
contemplation de sa bouche m'affame. Je tremble, mais je maintiens le cap. Je la ferai tourner toute la journée si nécessaire.

- Je ne pense pas, qu'elle murmure, la mutine, en se dirigeant droit sur moi, et
si je ne la connaissais pas, je me dirais qu'elle se fout de ma gueule.
- Tu r'ssens quoi, alors ?
Je
m'amuse autant qu'elle, elle aime mes interrogatoires, et nous adorons nos ellipses, je sens qu'elle va m'objectiver, je le sens à ses mains fébriles qui évaluent mon pantalon, soudain un peu serré pour moi, alors que son visage est devenu impassible, comme si je n'existais pas. Moiteur de mes mains, je garde le cap.

- Je sais pas, je comprends pas. C'est comme ça.
Elle
contemple le ciel de Nantes tout en débouclant ma ceinture. Son visage est si près du mien. Ces sourires perpendiculaires, un coup de lumière par dessus. La terre est plate.
- Comment, comme ça ?
Ce souffle, je ne peux plus le retenir, mais mes mains, ne me trahiront pas. Je m'agrippe. Je m'agrippe car noyade en vue, elle s'agenouille en face de moi, je me retrouve cul nu.
- Un instant, sans doute, en deux temps sa réponse, entretemps, c'est l'émoi
radical pour moi. Plus d'horizon, mon cœur chavire.
- C'est quoi, l'instant ?, en trois temps, je gouverne encore, articuler, plus
délicat.
- C'est l'éternité, tu sais bien.

Oui,
j'sais bien, c'est délicieusement polyglotte, c'est plus Lu, c'est Babel Tower, je vais imploser au creux du ciel.

- Tu aimes ?, je veux qu'elle le dise, ah, je veux qu'elle le dise, ah, pourtant
elle le dit, c'est comme ça que j'aime qu'elle l'énonce, la bouche sur mon système solaire, j'ai plus de repères, je me sens le fourreau d'un capitaine, un costard flottant par dessus, homme à la mer, je suis perdu.
- Bah ouais, la voilà qui marmonne, trop occupée à me faire sombrer, je n'en peux
plus, elle se dandine et se délecte, je tiens plus la rampe, la barre s'emballe, faut que j'l'emballe, mon radeau va dégringoler.
- Tu aimes et tu sais pas ce que ça veut dire ? Penché sur elle, j'effleure ses
lèvres, je voudrais qu'elle vienne me sauver.

"Sexy Sadie you broke the rules"
C'est fou ce que les Beatles m'ont toujours inspirée.

Publié par Cosmic Dancer à 19:02:24 dans Une semaine érotique | Commentaires (10) |

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