Je vous expose ici quelques éléments de mon humble existence, mes études de droit et de sciences politiques ne suffisant pas à me protéger de l'oisiveté, mère de tous les vices. Je tâcherai d'étoffer ce blog de mes réflexions, tombant systématiquement dans le préjugé et les poncifs. Pour vous mes amis, j'ai même décidé de vous faire partager mes goûts : retrouvez certaines de mes expériences culinaires les plus farfelues, coups de coeur littéraires, télévisuels (...), cinématographiques, sportifs etc...
Please enjoy !
Frère Anthony Berget
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Cette campagne présidentielle longue et pénible touche à sa fin. Au moins, en 2002, on avait bien rigolé. Une campagne démagogique achevée en apothéose par l'accession du Pen au second tour et la victoire éclatante de la démocratie (haha), symbolisée par le score bananier du Président Chirac. Pendant les dernières années, force est de reconnaître qu'on a plutôt pleuré. Hormis dans la rhétorique, jamais la France n'a démenti le diagnostic dressé en 2003 par le grand Nicolas Baverez.
Notre pays vit dans l'illusion de sa puissance passée. Il croit pouvoir être celui qui restera à la marge de l'évolution du monde, qui imposera à ses voisins ses normes, persuadé qu'il est qu'il tire de son passé une autorité morale permanente. Manque de chance, de la France, les grandes puissances n'en ont rien à foutre. La concurrence globale ne s'embarrasse pas de la grandeur de Louis XIV ou des victoires de Napoléon et il ne nous sera pas longtemps possible d'évacuer par décret la nouvelle donne extérieure. Dans un monde libre-échangiste, la France ne peut se dispenser des réformes qui seules peuvent refaire d'elle un acteur important de la scène européenne et mondiale.
Lorsque les socialistes portent en étendard le modèle scandinave, je sors mon revolver. La France n'a-t-elle d'autre ambition qu'un système de protection sociale aboutie qui implique peu ou proue le refus du jeu de la concurrence. D'autant que jamais nos bons sociaux-démocrates n'évoquent les sérieuses réformes qu'a dû notamment entreprendre la Suède pour pouvoir conserver ses systèmes sociaux (réforme drastique de l'Etat, alignement du statut de la fonction publique sur celui du privé etc.) Les pays du nord de l'Europe ne peuvent servir d'exemple à la France, la différence d'échelle de population notamment valant différence de nature. Les systèmes de protection scandinaves, en outre, postulent le civisme des citoyens, remarquable en Europe du Nord, inexistant en France.
La France doit plutôt observer ce qui se passe chez ses voisins les plus importants : l'Allemagne, la Grande-Bretagne, éventuellement l'Italie. La Grande-Bretagne d'abord, est parvenue au plein emploi après avoir constaté la faillite d'un Etat trop protecteur. La purge libérale menée par Thatcher, dont Tony Blair se revendique aujourd'hui, a permis de refaire de la Grande-Bretagne une grande puissance commerciale. Londres est en train de redevenir la première place financière mondiale et les meilleurs Sup de Co de France s'y pressent, aguichés par les salaires souvent deux ou trois supérieurs à ceux qui leur sont proposés ici. Un exemple à méditer pour les plus sportifs d'entre nous est la réussite insolente du football de club anglais qui est parvenu à faire du championnat médiocre du début des années 90 la référence absolue en Europe, attirant investisseurs, joueurs de niveau international et spectateurs du monde entier. L'Allemagne ensuite, revient, par le biais des négociations de branche ou d'entreprises, sur les 35h. Nos voisins teutons ont compris que le redémarrage économique passait par une politique de l'offre et non pas quelque tour de passe-passe keynésien, inefficients en économie ouverte, mais sur lesquels le PS a fondé son projet. Les charges patronales ont ainsi été réduites à peau de chagrin tandis que la TVA sociale a été adoptée. Les résultats sont évidemment immédiats : l'Allemagne a regagné sa place historique de premier exportateur mondial, dégageant un important excédent commercial là où la France enregistrait en 2006 un déficit de 30 milliards d'euros.
Le besoin de réformes est en France éminemment urgent. Il ne peut être réduit à la simplification du code du travail ou à la baisse des charges patronales. La réforme de l'Etat, avec de drastiques suppressions de postes de fonctionnaires, l'adoption de la culture du résultat et l'efficacité dans la fonction publique, la suppression des régimes spéciaux, la refonte du système d'assurance maladie etc. sont autant de chantiers auxquels ni la gauche, ni le centre, encore moins l'alliance de ces deux camps, se frotteront.
Publié par anthoto à 00:52:05 dans Encycliques, paraboles et bons mots | Commentaires (3) | Permaliens
Surfant mélancoliquement sur un site porno, je suis tombé ce soir sur une séquence de haute volée. Trois magnifiques demoiselles (l'on ose supposer qu'elles en sont pas mariées), deux caucasiennes, une asiatiques s'adonnaient sans retenue aucune au plaisir de la chair. Toute ressemblance avec ma réalité serait bien entendu fortuite. Dans mon lit, les filles ne sont jamais plus d'une à la fois, n'ont jamais une chatte aussi parfaitement lisse, sont (quasiment) toujours (beaucoup) moins belles. Surtout, et bien que mes ébats à moi ne soient pas filmés, je dois avouer qu'elles n'y mettent pas autant de conviction que mes trois nouvelles amies. Certes, je conçois volontiers que, malgré mes récents efforts, mes pectoraux et mes abdos souffrent encore un peu de la comparaison avec, au hasard, Jérôme Le Banner. Je ne ménage pourtant jamais mes efforts, et dans un enthousiasme simulé je fais tout pour faire oublier à ma partenaire qu'elle n'est pas Katsumi.
Bien mal payé, je constate amèrement, comme ont pu et peuvent toujours le faire un grand nombre de mes contemporains, Michel Houellebecq le premier, le fossé béant entre ma vie sexuelle fantasmé et ma vie sexuelle réelle. L'information qui circule sur Internet a un trou et parfois quelques poils autour. Plus globalement, la société de surconsommation, pour reprendre le terme de Gilles Lipovetsky, nous fait croire au bonheur parfait, flatte notre hybris, perpétue notre insatisfaction. Dès que la lucidité m'amène à conclure à une vie globalement agréable, un spam me redirige sur l'image d'un clitoris galvanisé.
La frustration demeure, pour les mieux préparés d'entre nous, un moteur. Je pense arriver à tirer profit de mon chronique mécontentement. Celui-ci chasse mon naturel indolent, me procure l'énergie nécessaire à mon amélioration. J'espère seulement que cette course, à certains moment effrénée, se terminera un jour, que je pourrai alors goûter à la satisfaction d'une vie réussie.
Publié par anthoto à 14:39:57 dans Chansons (pas forcément) paillardes | Commentaires (3) | Permaliens
Je ne pouvais pas ne pas réagir au poste magnifique d’un courageux anonyme qui, dans un Français approximatif, me reprochait de ne pas juger les gens par rapport aux codes ou des étiquettes, de ne pas tomber dans la généralisation abusive, l’amalgame. Comme je le disais tout à l’heure, je ne me défends absolument pas de certains excès que je crois salutaire à l’époque de la sainte tolérance. Je me permets quelques raccourcis abusifs mettant en cause certaines de vos opinions, certaines de vos façons de penser. Je suis sans doute plus expéditif que la moyenne, peut-être que me fait passer pour une personne peu sérieuse, que je le conçois très bien. Dès lors, et comme je l’annonçais en préambule de ce blog, je vais poursuivre dans l’amalgame et publier ce petit article. Les nuances entre personnes intelligentes se sous-entendent, et je crois sérieusement que ceux qui ne me comprennent pas feraient mieux de prendre un peu de recul : raisonner au premier degré en période de paix, ça peut finir par vous rendre vraiment débile (cf Michel Onfray).
Le militant de la LCR
Celui que je désigne, peut-être abusivement je le répète, par le terme commode de «militant de la LCR », ce n’est pas moi qui lui colle une étiquette : il l’accroche lui-même et de façon délibérée dans son dos avec autant de benoîte satisfaction qu’il pollue les facultés de lettres de ses affiches d’ATTAC. Ce gauchiste primaire est à tel point engoncé dans la diatribe marxiste la plus réactionnaire qu’il n’a aucune existence intellectuelle propre. Que ce soit bien clair, en tant que libéral, l’idéologie me rebute. Si j’ai moi-même des principes et des convictions, si j’ai sans doute des préjugés dûs à mon passé, à ma culture, je ne cesse d’essayer de limiter cette immixtion du nous dans ma réflexion. Alors l’on me rétorquera évidemment que ce militant d’extrême gauche, cette larve immonde qui a bloqué les facultés pendant deux mois sans avoir les compétences juridiques de ses prétentions politiques, que ce bachi-bouzouk est en fait rempli de bonne volonté. Mais de la même façon que je n’aime pas les procès d’intention, je ne présume pas des bienfaits d’une idée avant d’en avoir observer la mise en application de celles-ci. Ce que je vois chez ces personnes qui, naïvement, se croient subversives, c’est l’idéologie dominante, cet improbable mixage de marxisme et d’individualisme. Pour la plupart issus de familles bourgeoises, ces zouaves n’ont jamais approché la réalité. Quand bien même ont-il voulu s’y frotter qu’ils l’ont abordé avec de tels préjugés qu’ils n’en ont retenu que ce qu’ils voulaient y voir. Comment notamment se promener comme je viens de le faire dans les rues de Marseille et prôner les bienfaits du multiculturalisme, ce poncif auquel on ne peut s’opposer sans être taxé de racisme ? Ces femmes voilées, a-t-on jamais entendu l’un de ces militants d’extrême gauche les soutenir ? Non bien sûr : leurs maris sont victimes d’un système qui les opprime, ce fils de colonisé a tout à fait le droit de chercher à imposer ce qui dans sa culture s’oppose aux lois de la République… Et ce père de famille qui cherche à faire quelques heures sup’ pour payer des cours particuliers à son fils, pour qui se prend-il ? A travers la réussite de son fils, il ne cherche évidemment qu’à écraser son prochain. Où aviez-vous la tête vous qui croyiez qu’il agissait par amour paternel ?
Autre chose : je suis toujours un rien interloqué lorsque je vois des affiches de Lénine dans des réunions de LO. Il faut dire que ceux qui se font les parangons de la liberté et de la tolérance ont en la sorte de drôles de préférence. J’avais cru comprendre en faisant un peu d’histoire que Lénine était de ceux qui au début des années vingt avaient volontairement provoqué en Ukraine une famine qui avait fait plusieurs millions de morts. Ne parlons même pas de cette idolâtrie totalement injustifiée pour le Ché. Il y a pourtant d’autres figures de gauche dont il serait plus opportun de célébrer leur mémoire. Je pense notamment à Léon Blum, sans doute rétrospectivement considéré comme un sale juif par ces ennemis d’Israël. Pourquoi ne pas célébrer la mémoire de ce pauvre Salengro ? Et Gambetta, ce grand homme, que de rues à son nom pour une place si congrue dans l’inconscient collectif de la gauche…
Publié par anthoto à 18:52:47 dans Encycliques, paraboles et bons mots | Commentaires (3) | Permaliens
Comme prévu, les exams de ces derniers jours m'ont empêché de poster depuis le début de semaine. Merci à vous d'avoir patienté sans nouvelle de moi ! Rassurez-vous, entre deux matchs du mondial et les finales de Roland Garros, je vais tâcher d'écrire quelques articles ce soir et demain pour me rattraper. Je vous remercie pour vos réactions positives et quelques unes de vos critiques et de vos désaccords ! Le but de mes réflexions étant de remettre en cause les idées reçues, je suis flatté que tout cela provoque chez vous des réactions critiques... N'hésitez pas à exprimer vos divergences d'opinion... Moi-même, je suis rarement d'accord avec ce que j'écris. Mais pour comprendre les choses dans leur subtilité, il faut déjà en examiner les grands axes. On me taxe de manichéisme, je ne m'en défends pas réellement parce que dans le fond, il faut toujours commencer par être manichéiste...
A tout à l'heure les amis ! :)
Publié par anthoto à 17:43:31 dans La vie quotidienne au monastère | Commentaires (0) | Permaliens
09h54 du matin, chaleur quasi insoutenable dans l’appartement : l’été pointe le bout du nez à Aix-en-Provence. Au programme de ma journée, flânerie dans les libraires de la ville, exceptionnellement ouvertes en ce lundi de Pentecôte, rattrapage des cours de droit civil auxquels je n’avais daigné assistés qu’une fois sur deux, Roland Garros, sieste et révisions… Les exams sont en effet dans trois jours et je n’ai même pas commencé à réviser. Dur dur de revenir au quotidien après avoir préparé puis réussi mon concours. Mes lecteurs auront peut-être ici la gentillesse de s’inquiéter pour moi, mais je tiens à dire que l’urgence dans la préparation de mes examens est quelque chose de très banale chez moi…
Je n’ai jamais certes jamais été un bourreau de travail loin s’en faut, mais nécessité faisant loi, je me suis toujours astreint à un minimum de révisions avant le moment fatidique. Ma deuxième année de droit, ma troisième année dans le supérieur en vérité puisque j’avais fait auparavant une petite année d’hypokhâgne, déroge un peu à la règle. Sans doute un peu lassé par la relative monotonie de la vie d’étudiant des facultés, je me suis quelque peu reposé sur mes lauriers. J’ai quand même assez bien limité la casse au premier semestre et ce sera sans doute la même chose au second. Mais, vraiment, ma réussite au concours m’a plongé dans une sorte de léthargie scolaire. Même si je compte continuer le droit, je n’ai pas fait l’effort de m’intéresser aux cours. Il faut dire que nous sommes surchargés de matières de droit public dont je me fiche éperdument puisqu’en plus d’être fondamentalement inintéressantes, elles ne s’inscrivent pas dans mon projet professionnel. Au fond, je doute qu’elles passionnent grand monde en Licence et n’offrent en définitive que peu de débouchés professionnels.
Je m’apprête donc à passer une semaine compliquée. Il va falloir concilier les révisions d’urgence, le sommeil (je dors 10h par nuit, ou par jour selon les périodes…) et surtout les événements sportifs qui se bousculent. Les phases finales de Roland Garros et une éventuelle finale Federer-Nadal dimanche et surtout la Coupe du Monde… Comme tout beauf réactionnaire qui se respecte, je voue une grande passion pour ce sport. Je supporte l’Olympique lyonnais et bien évidemment l’Equipe de France... A ce propos, et malgré les oiseaux de mauvais augure qui se frisent déjà la moustache en prévoyant l’élimination au premier tour des Bleus, je fonde quand même quelques espoirs sur notre sélection nationale. Soyons optimistes en attendant leur premier match mercredi !
Entre toutes ses péripéties, je vais essayer de continuer de poster cette semaine et je n’oublie pas les articles que j’ai promis à mes quelques lecteurs !!!Publié par anthoto à 10:20:49 dans La vie quotidienne au monastère | Commentaires (2) | Permaliens
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