Je vous expose ici quelques éléments de mon humble existence, mes études de droit et de sciences politiques ne suffisant pas à me protéger de l'oisiveté, mère de tous les vices. Je tâcherai d'étoffer ce blog de mes réflexions, tombant systématiquement dans le préjugé et les poncifs. Pour vous mes amis, j'ai même décidé de vous faire partager mes goûts : retrouvez certaines de mes expériences culinaires les plus farfelues, coups de coeur littéraires, télévisuels (...), cinématographiques, sportifs etc...
Please enjoy !
Frère Anthony Berget
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Je ne pouvais pas ne pas réagir au poste magnifique d’un courageux anonyme qui, dans un Français approximatif, me reprochait de ne pas juger les gens par rapport aux codes ou des étiquettes, de ne pas tomber dans la généralisation abusive, l’amalgame. Comme je le disais tout à l’heure, je ne me défends absolument pas de certains excès que je crois salutaire à l’époque de la sainte tolérance. Je me permets quelques raccourcis abusifs mettant en cause certaines de vos opinions, certaines de vos façons de penser. Je suis sans doute plus expéditif que la moyenne, peut-être que me fait passer pour une personne peu sérieuse, que je le conçois très bien. Dès lors, et comme je l’annonçais en préambule de ce blog, je vais poursuivre dans l’amalgame et publier ce petit article. Les nuances entre personnes intelligentes se sous-entendent, et je crois sérieusement que ceux qui ne me comprennent pas feraient mieux de prendre un peu de recul : raisonner au premier degré en période de paix, ça peut finir par vous rendre vraiment débile (cf Michel Onfray).
Le militant de la LCR
Celui que je désigne, peut-être abusivement je le répète, par le terme commode de «militant de la LCR », ce n’est pas moi qui lui colle une étiquette : il l’accroche lui-même et de façon délibérée dans son dos avec autant de benoîte satisfaction qu’il pollue les facultés de lettres de ses affiches d’ATTAC. Ce gauchiste primaire est à tel point engoncé dans la diatribe marxiste la plus réactionnaire qu’il n’a aucune existence intellectuelle propre. Que ce soit bien clair, en tant que libéral, l’idéologie me rebute. Si j’ai moi-même des principes et des convictions, si j’ai sans doute des préjugés dûs à mon passé, à ma culture, je ne cesse d’essayer de limiter cette immixtion du nous dans ma réflexion. Alors l’on me rétorquera évidemment que ce militant d’extrême gauche, cette larve immonde qui a bloqué les facultés pendant deux mois sans avoir les compétences juridiques de ses prétentions politiques, que ce bachi-bouzouk est en fait rempli de bonne volonté. Mais de la même façon que je n’aime pas les procès d’intention, je ne présume pas des bienfaits d’une idée avant d’en avoir observer la mise en application de celles-ci. Ce que je vois chez ces personnes qui, naïvement, se croient subversives, c’est l’idéologie dominante, cet improbable mixage de marxisme et d’individualisme. Pour la plupart issus de familles bourgeoises, ces zouaves n’ont jamais approché la réalité. Quand bien même ont-il voulu s’y frotter qu’ils l’ont abordé avec de tels préjugés qu’ils n’en ont retenu que ce qu’ils voulaient y voir. Comment notamment se promener comme je viens de le faire dans les rues de Marseille et prôner les bienfaits du multiculturalisme, ce poncif auquel on ne peut s’opposer sans être taxé de racisme ? Ces femmes voilées, a-t-on jamais entendu l’un de ces militants d’extrême gauche les soutenir ? Non bien sûr : leurs maris sont victimes d’un système qui les opprime, ce fils de colonisé a tout à fait le droit de chercher à imposer ce qui dans sa culture s’oppose aux lois de la République… Et ce père de famille qui cherche à faire quelques heures sup’ pour payer des cours particuliers à son fils, pour qui se prend-il ? A travers la réussite de son fils, il ne cherche évidemment qu’à écraser son prochain. Où aviez-vous la tête vous qui croyiez qu’il agissait par amour paternel ?
Autre chose : je suis toujours un rien interloqué lorsque je vois des affiches de Lénine dans des réunions de LO. Il faut dire que ceux qui se font les parangons de la liberté et de la tolérance ont en la sorte de drôles de préférence. J’avais cru comprendre en faisant un peu d’histoire que Lénine était de ceux qui au début des années vingt avaient volontairement provoqué en Ukraine une famine qui avait fait plusieurs millions de morts. Ne parlons même pas de cette idolâtrie totalement injustifiée pour le Ché. Il y a pourtant d’autres figures de gauche dont il serait plus opportun de célébrer leur mémoire. Je pense notamment à Léon Blum, sans doute rétrospectivement considéré comme un sale juif par ces ennemis d’Israël. Pourquoi ne pas célébrer la mémoire de ce pauvre Salengro ? Et Gambetta, ce grand homme, que de rues à son nom pour une place si congrue dans l’inconscient collectif de la gauche…
Publié par anthoto à 18:52:47 dans Encycliques, paraboles et bons mots | Commentaires (3) | Permaliens
Comme prévu, les exams de ces derniers jours m'ont empêché de poster depuis le début de semaine. Merci à vous d'avoir patienté sans nouvelle de moi ! Rassurez-vous, entre deux matchs du mondial et les finales de Roland Garros, je vais tâcher d'écrire quelques articles ce soir et demain pour me rattraper. Je vous remercie pour vos réactions positives et quelques unes de vos critiques et de vos désaccords ! Le but de mes réflexions étant de remettre en cause les idées reçues, je suis flatté que tout cela provoque chez vous des réactions critiques... N'hésitez pas à exprimer vos divergences d'opinion... Moi-même, je suis rarement d'accord avec ce que j'écris. Mais pour comprendre les choses dans leur subtilité, il faut déjà en examiner les grands axes. On me taxe de manichéisme, je ne m'en défends pas réellement parce que dans le fond, il faut toujours commencer par être manichéiste...
A tout à l'heure les amis ! :)
Publié par anthoto à 17:43:31 dans La vie quotidienne au monastère | Commentaires (0) | Permaliens
09h54 du matin, chaleur quasi insoutenable dans l’appartement : l’été pointe le bout du nez à Aix-en-Provence. Au programme de ma journée, flânerie dans les libraires de la ville, exceptionnellement ouvertes en ce lundi de Pentecôte, rattrapage des cours de droit civil auxquels je n’avais daigné assistés qu’une fois sur deux, Roland Garros, sieste et révisions… Les exams sont en effet dans trois jours et je n’ai même pas commencé à réviser. Dur dur de revenir au quotidien après avoir préparé puis réussi mon concours. Mes lecteurs auront peut-être ici la gentillesse de s’inquiéter pour moi, mais je tiens à dire que l’urgence dans la préparation de mes examens est quelque chose de très banale chez moi…
Je n’ai jamais certes jamais été un bourreau de travail loin s’en faut, mais nécessité faisant loi, je me suis toujours astreint à un minimum de révisions avant le moment fatidique. Ma deuxième année de droit, ma troisième année dans le supérieur en vérité puisque j’avais fait auparavant une petite année d’hypokhâgne, déroge un peu à la règle. Sans doute un peu lassé par la relative monotonie de la vie d’étudiant des facultés, je me suis quelque peu reposé sur mes lauriers. J’ai quand même assez bien limité la casse au premier semestre et ce sera sans doute la même chose au second. Mais, vraiment, ma réussite au concours m’a plongé dans une sorte de léthargie scolaire. Même si je compte continuer le droit, je n’ai pas fait l’effort de m’intéresser aux cours. Il faut dire que nous sommes surchargés de matières de droit public dont je me fiche éperdument puisqu’en plus d’être fondamentalement inintéressantes, elles ne s’inscrivent pas dans mon projet professionnel. Au fond, je doute qu’elles passionnent grand monde en Licence et n’offrent en définitive que peu de débouchés professionnels.
Je m’apprête donc à passer une semaine compliquée. Il va falloir concilier les révisions d’urgence, le sommeil (je dors 10h par nuit, ou par jour selon les périodes…) et surtout les événements sportifs qui se bousculent. Les phases finales de Roland Garros et une éventuelle finale Federer-Nadal dimanche et surtout la Coupe du Monde… Comme tout beauf réactionnaire qui se respecte, je voue une grande passion pour ce sport. Je supporte l’Olympique lyonnais et bien évidemment l’Equipe de France... A ce propos, et malgré les oiseaux de mauvais augure qui se frisent déjà la moustache en prévoyant l’élimination au premier tour des Bleus, je fonde quand même quelques espoirs sur notre sélection nationale. Soyons optimistes en attendant leur premier match mercredi !
Entre toutes ses péripéties, je vais essayer de continuer de poster cette semaine et je n’oublie pas les articles que j’ai promis à mes quelques lecteurs !!!Publié par anthoto à 10:20:49 dans La vie quotidienne au monastère | Commentaires (2) | Permaliens
Pour vous tenir en haleine, quelques perspectives :
- Je suis un grand fan de séries télévisées, je me suis mis à jour avec la deuxième saison de Lost, la troisième saison de NIP/TUCK, les 4ème et 5ème saison de The Shield, la première (et probablement dernière) saison d'Invasion... Je vous en parlerai alors que j'essaie de télécharger les saison 1 de Prison Break et de Surface...
- Je vais essayer de me faire offrir un appareil photo numérique... Dès lors, je mettrai en ligne des photos, afin de rendre mon blogg plus gai et plus vivant !
- Samedi, je déjeune à une Table au Sud, restaurant marseillais étoilé, j'en ferai le compte-rendu ! ;)
- Mes impressions sur mes lectures du moment d'ici peu... Les sanglots de l'homme blanc de Pascal Bruckner, je vais tâcher également de lire le dernier Philippe Roth qui m'a l'air tout à fait captivant !
Sur ce, bonne lecture, je viens de mettre en ligne un article plus personnel, je désespère de voir quelques unes de vos réactions !!!
Publié par anthoto à 02:08:39 dans La vie quotidienne au monastère | Commentaires (46) | Permaliens
48h sans post ! Mes nouveaux fidèles, s’il en existe ont dû s’impatienter… Ce soir, plutôt que de publier un article bien peaufiné ou une recette de cuisine que personne n’aura jamais le courage de reproduire chez lui, j’irai aujourd’hui et si vous le voulez bien de quelques uns de mes états d’âme !
Pascal parlait très bien de l’ennui fondamental, qu’il identifiait pour faire simple à la confrontation de l’homme à sa condition d'homme, à sa mortalité, à la vanité de son existence. Si un roi sans divertissement est le plus malheureux des hommes, inutile de préciser qu’une étudiant en droit et en sciences politiques inoccupé l’est encore plus. Lorsque mes cours se finissent, c'est-à-dire généralement à la mi-mai, l’angoissante perspective de trois à quatre mois d’ennui pascalien s’offre à moi. Il y a bien sûr quelques journées dans l’été lors desquels j’essaie de me distraire avec plus ou moins de bonheur. Je passe également une semaine en Espagne avec des potes. Mais globalement, je n’arrive jamais à vraiment me détacher de cette impression profonde d’inutilité, de cette certitude que ma vie est vaine. Je me pose ainsi depuis quelques années une question essentielle : comment faire en sorte que ce sentiment s'estompe, comment enfin éprouver la sensation de mener une vie pleine et satisfaisante ? J’en suis arrivé à deux conclusions.
Dans un premier temps, il me semble que la poursuite d’objectifs précis doit servir de fil conducteur à la vie de chaque homme, et que le meilleur moyen de se divertir (au sens pascalien du terme s’entend), c’est finalement de tout mettre en œuvre pour parvenir aux buts que l’on s’est fixés. Evidemment, dans mon cas et lorsqu’on connaît mes centres d’intérêt, cela requerrait une somme considérable de travail, de lectures, d’écriture, bref d’initiatives personnelles dont le système parasitaire français et l’école républicaine m’ont malheureusement détourné. J’essaie depuis quelques années, et plus avant depuis quelques mois, de contrarier ce naturel fainéant, mais je dois bien avouer que j’ai beaucoup de mal. Je suis tout de même parvenu à m’astreindre à un travail sérieux pour le concours de l’IEP, que je voyais pourtant comme quelque chose de tout à fait facultatif puisque que je m’étais alors décidé à privilégier les études de droit quoiqu’il puisse advenir. Voilà donc un progrès notable qui m’ouvre peut-être de nouvelles perspectives à l’avenir. D’autant plus que je pense qu’une fois mes études terminées et une certaine indépendance financière acquise, en plus d’un métier qui pourrait se révéler intéressant, j’aurai les moyens de vaquer à une gamme plus large d'activités. J’espère alors pouvoir voyager à loisir, me faire quelques petits plaisirs sortant des sentiers battus et même à moyen terme ouvrir mon propre restaurant. Plus près de moi, j’aurai quoiqu’il arrive l’occasion l’année prochaine de passer une année à l’étranger ouà Paris, si je réussis le concours de l’IEP de Paris en février. C’est en effet avec une certaine tristesse que j’ai dû renoncer à une année à l’University College of London, prestigieuse faculté anglaise au sein laquelle j’avais été acceptée dans le cadre du programme Erasmus. La perspective de prendre un peu l’air de l’étranger en troisième année de l’IEP ou, dans le meilleur des cas, d’enfin fuir la région marseillaise pour Paris et ses lumières, m’a quelque peu consolé de cet abandon moralement forcé.
La deuxième leçon que j’ai pu tirer de ces longues heures de réflexion est l’importance d’une vie sociale accomplie. L’on a beau s’adonner à des activités intéressantes, l’on peut bien être une personne cultivée, fine, pleine d’esprit, lorsqu’on ne partage pas tout cela avec des êtres que l’on apprécie, l’on se morfond complètement. Avoir des amis donc, mais pas des amis par défaut : des personnes qui partagent nos centres d’intérêt et dans lesquels l'on retrouve nos valeurs fondamentales. Il ne me viendrait notamment pas à l’idée de fréquenter un militant d’extrême gauche. Ces gens là sont incapables de second degré, ils politisent tout, confèrent un sens politique à chaque acte de leur vie quotidienne. Surtout, ils se sentent investis d’une mission d’intérêt supérieur et n’hésiteront donc pas à penser à votre place, à déterminer à l’avance ce qui est bien ou mal pour vous, sans tenir compte de votre avis, qui en la matière, paraît quand même primordial. Surtout pas de militant de la LCR donc, cela se finirait certainement à la batte dans les deux heures. Une autre de mes exigences, qui me fera sans doute passer auprès des quelques imbéciles qui seront arrivés jusque là pour une personne sûre d’elle et dominatrice : un minimum de culture générale et surtout, une réelle ouverture d’esprit. Ceux qui me lisent depuis le début l’auront compris, cette dernière ne revient pas pour moi à tolérer l’intolérable du moment que celui-ci provient des faibles. J’ai une définition beaucoup plus philosophique de l’ouverture d’esprit. Elle me semble avant tout résulter de cette humilité propre à l’honnête homme, de la conscience qu’ont les gens de valeurs qu’ils ne sont finalement que peu de choses et que la seule chose vers laquelle ils peuvent tendre, c’est à l’amélioration de leur être propre par l’acquisition de nouvelles connaissances. Etre ouvert d’esprit, c’est donc pour moi faire preuve d’une grande curiosité intellectuelle, être tolérant non pas seulement envers les faibles, mais également à l’égard des plus forts, des savants, non pas jalouser ces derniers mais chercher à apprendre à leur contact. C’est ce qui je crois demeure la principale différence entre le militant de la LCR que j’évoquais tout à l’heure et moi…
Bien sûr, de telles exigences limitent de manière drastique le champ des amis possibles et je dois bien avouer que depuis le début de mes études supérieures il y a trois ans, j’ai surtout rencontré des imbéciles. Il y a peut-être eu une dizaine d’exceptions qui se reconnaîtront ici, si elles prennent la peine de me lire… J’espère que j’en trouverai d’autres l’an prochain à l’IEP même si je ne me fais guère d’illusions. Mais je pense finalement qu’avec le temps, lorsque j’aurais acquis un certain niveau de reconnaissance, les portes de milieux plus à même de me convenir s’ouvriront et je pourrais faire davantage de rencontre intéressantes élargissant de fait mon cercle d'amis.
Publié par anthoto à 02:02:36 dans La vie quotidienne au monastère | Commentaires (7) | Permaliens
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