Je vous expose ici quelques éléments de mon humble existence, mes études de droit et de sciences politiques ne suffisant pas à me protéger de l'oisiveté, mère de tous les vices. Je tâcherai d'étoffer ce blog de mes réflexions, tombant systématiquement dans le préjugé et les poncifs. Pour vous mes amis, j'ai même décidé de vous faire partager mes goûts : retrouvez certaines de mes expériences culinaires les plus farfelues, coups de coeur littéraires, télévisuels (...), cinématographiques, sportifs etc...
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Frère Anthony Berget
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Les dirigeants du PS se sont livrés ces deux derniers jours à un grand numéro d’opéra bouffe après que la candidate soi-disant préférée des Français a émis des propositions dignes des plus belles heures du Front national. Loin de moi l’idée de critiquer cette soudaine prise de conscience et même si l’on peut suspecter Ségolène de viser ce faisant une partie de l’électorat traditionnel de droite, on lui accordera gracieusement le bénéfice du doute. Ce qui ne manquera par contre pas de faire rire, ce sont les réactions hostiles des éléphants du PS, certains jouant leur propre carte dans la course à l’investiture, d’autres, et c’est plus grave, réellement outrés.
Une grosse partie de la gauche française n’a en effet pas retenu les leçons du 21 avril dernier. Bien sûr, cela ne constitue pas une réelle surprise dans la mesure où l’on sait ces personnes investies d’une mission civilisatrice à l’égard de la droite et des Français. Et le MRAP, grand pourfendeur de toutes les injustices du moment que leurs victimes ne sont ni blanches ni juives, de manifester sa « consternation ». L’on aurait pu penser il y a quatre ans que le discours débile d’une gauche nourrie à la rhétorique sartrienne perdrait son audience médiatique devant la réalité des faits. C’eut été mal connaître le sectarisme de notre gauche républicaine. Les parangons de l’humanisme le plus dégoulinant continuent de chercher des excuses aux récidivistes. D’un redoutable tour de passe-passe, les délinquants deviennent les victimes d’un système qui les oppresse. On se doute bien que ces sophistes, pour la plupart issus de milieux aisés, ne se sont jamais fait emmerdés dans la rue par une bande de petites frappes pas plus que leurs enfants, inscrits dans les institutions publiques ou privées les plus sélectes, ont jamais eu l’insigne honneur de se faire racketter par les enfants de parents démissionnaires. La victimisation des plus faibles, par ailleurs condamnés à le rester par la sclérose de l’économie et du système éducatif français, est pour ces derniers une garantie d’impunité. Dès lors ne doit-on pas s’étonner d’une véritable course à la reconnaissance du statut de victime, encouragée par la pénitence perpétuelle d’un Etat français incapable d’assumer son passé. En permanence et à tous les niveaux de la société française, l’on est incité à chercher le coupable de sa propre incurie, sans jamais avoir l’honnêteté intellectuelle d’avouer sa responsabilité individuelle.
Les déclarations de Ségolène apparaissent donc comme une remise en cause cinglante d’un discours et d’une politique imbéciles qui n’ont eu d’effet que de consommer la fracture entre Français. Pas étonnant que par amour propre ou par conviction, ses amis, mêmes parmi les plus lucides, préfèrent adopter la politique de l’autruche. Ainsi, les autres candidats à l’investiture l’accusent de chasser sur le terrain de Sarkozy, lequel fait l’objet d’une véritable obsession à gauche. A défaut d’être capable de proposer un projet assez innovant pour convaincre les militants du PS, il est beaucoup plus commode d’accuser ses petits amis de sarkozysme comme il y a quelques années l’on criait au fascisme. L’on a compris que le projet du PS serait avant tout un anti-projet Sarkozy teintée de démagogie sociale et qu’en cela, l’éclair de lucidité de la présidente de la région Poitou-Charentes est appelé à être étouffé dans un compromis de gauchisme et de bien-pensance. Où l’on notera tout de même le paradoxe à vouloir déterminer un projet sans connaître le candidat qui le défendra. Mais on le sait désormais très bien : trouver une quelconque cohérence dans la ligne politique du PS répondant à une autre logique que la défense des intérêts particuliers des différents présidentiables est une véritable gageure…Publié par anthoto à 06:28:16 dans Encycliques, paraboles et bons mots | Commentaires (0) | Permaliens
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