Je vous expose ici quelques éléments de mon humble existence, mes études de droit et de sciences politiques ne suffisant pas à me protéger de l'oisiveté, mère de tous les vices. Je tâcherai d'étoffer ce blog de mes réflexions, tombant systématiquement dans le préjugé et les poncifs. Pour vous mes amis, j'ai même décidé de vous faire partager mes goûts : retrouvez certaines de mes expériences culinaires les plus farfelues, coups de coeur littéraires, télévisuels (...), cinématographiques, sportifs etc...
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Frère Anthony Berget
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48h sans post ! Mes nouveaux fidèles, s’il en existe ont dû s’impatienter… Ce soir, plutôt que de publier un article bien peaufiné ou une recette de cuisine que personne n’aura jamais le courage de reproduire chez lui, j’irai aujourd’hui et si vous le voulez bien de quelques uns de mes états d’âme !
Pascal parlait très bien de l’ennui fondamental, qu’il identifiait pour faire simple à la confrontation de l’homme à sa condition d'homme, à sa mortalité, à la vanité de son existence. Si un roi sans divertissement est le plus malheureux des hommes, inutile de préciser qu’une étudiant en droit et en sciences politiques inoccupé l’est encore plus. Lorsque mes cours se finissent, c'est-à-dire généralement à la mi-mai, l’angoissante perspective de trois à quatre mois d’ennui pascalien s’offre à moi. Il y a bien sûr quelques journées dans l’été lors desquels j’essaie de me distraire avec plus ou moins de bonheur. Je passe également une semaine en Espagne avec des potes. Mais globalement, je n’arrive jamais à vraiment me détacher de cette impression profonde d’inutilité, de cette certitude que ma vie est vaine. Je me pose ainsi depuis quelques années une question essentielle : comment faire en sorte que ce sentiment s'estompe, comment enfin éprouver la sensation de mener une vie pleine et satisfaisante ? J’en suis arrivé à deux conclusions.
Dans un premier temps, il me semble que la poursuite d’objectifs précis doit servir de fil conducteur à la vie de chaque homme, et que le meilleur moyen de se divertir (au sens pascalien du terme s’entend), c’est finalement de tout mettre en œuvre pour parvenir aux buts que l’on s’est fixés. Evidemment, dans mon cas et lorsqu’on connaît mes centres d’intérêt, cela requerrait une somme considérable de travail, de lectures, d’écriture, bref d’initiatives personnelles dont le système parasitaire français et l’école républicaine m’ont malheureusement détourné. J’essaie depuis quelques années, et plus avant depuis quelques mois, de contrarier ce naturel fainéant, mais je dois bien avouer que j’ai beaucoup de mal. Je suis tout de même parvenu à m’astreindre à un travail sérieux pour le concours de l’IEP, que je voyais pourtant comme quelque chose de tout à fait facultatif puisque que je m’étais alors décidé à privilégier les études de droit quoiqu’il puisse advenir. Voilà donc un progrès notable qui m’ouvre peut-être de nouvelles perspectives à l’avenir. D’autant plus que je pense qu’une fois mes études terminées et une certaine indépendance financière acquise, en plus d’un métier qui pourrait se révéler intéressant, j’aurai les moyens de vaquer à une gamme plus large d'activités. J’espère alors pouvoir voyager à loisir, me faire quelques petits plaisirs sortant des sentiers battus et même à moyen terme ouvrir mon propre restaurant. Plus près de moi, j’aurai quoiqu’il arrive l’occasion l’année prochaine de passer une année à l’étranger ouà Paris, si je réussis le concours de l’IEP de Paris en février. C’est en effet avec une certaine tristesse que j’ai dû renoncer à une année à l’University College of London, prestigieuse faculté anglaise au sein laquelle j’avais été acceptée dans le cadre du programme Erasmus. La perspective de prendre un peu l’air de l’étranger en troisième année de l’IEP ou, dans le meilleur des cas, d’enfin fuir la région marseillaise pour Paris et ses lumières, m’a quelque peu consolé de cet abandon moralement forcé.
La deuxième leçon que j’ai pu tirer de ces longues heures de réflexion est l’importance d’une vie sociale accomplie. L’on a beau s’adonner à des activités intéressantes, l’on peut bien être une personne cultivée, fine, pleine d’esprit, lorsqu’on ne partage pas tout cela avec des êtres que l’on apprécie, l’on se morfond complètement. Avoir des amis donc, mais pas des amis par défaut : des personnes qui partagent nos centres d’intérêt et dans lesquels l'on retrouve nos valeurs fondamentales. Il ne me viendrait notamment pas à l’idée de fréquenter un militant d’extrême gauche. Ces gens là sont incapables de second degré, ils politisent tout, confèrent un sens politique à chaque acte de leur vie quotidienne. Surtout, ils se sentent investis d’une mission d’intérêt supérieur et n’hésiteront donc pas à penser à votre place, à déterminer à l’avance ce qui est bien ou mal pour vous, sans tenir compte de votre avis, qui en la matière, paraît quand même primordial. Surtout pas de militant de la LCR donc, cela se finirait certainement à la batte dans les deux heures. Une autre de mes exigences, qui me fera sans doute passer auprès des quelques imbéciles qui seront arrivés jusque là pour une personne sûre d’elle et dominatrice : un minimum de culture générale et surtout, une réelle ouverture d’esprit. Ceux qui me lisent depuis le début l’auront compris, cette dernière ne revient pas pour moi à tolérer l’intolérable du moment que celui-ci provient des faibles. J’ai une définition beaucoup plus philosophique de l’ouverture d’esprit. Elle me semble avant tout résulter de cette humilité propre à l’honnête homme, de la conscience qu’ont les gens de valeurs qu’ils ne sont finalement que peu de choses et que la seule chose vers laquelle ils peuvent tendre, c’est à l’amélioration de leur être propre par l’acquisition de nouvelles connaissances. Etre ouvert d’esprit, c’est donc pour moi faire preuve d’une grande curiosité intellectuelle, être tolérant non pas seulement envers les faibles, mais également à l’égard des plus forts, des savants, non pas jalouser ces derniers mais chercher à apprendre à leur contact. C’est ce qui je crois demeure la principale différence entre le militant de la LCR que j’évoquais tout à l’heure et moi…
Bien sûr, de telles exigences limitent de manière drastique le champ des amis possibles et je dois bien avouer que depuis le début de mes études supérieures il y a trois ans, j’ai surtout rencontré des imbéciles. Il y a peut-être eu une dizaine d’exceptions qui se reconnaîtront ici, si elles prennent la peine de me lire… J’espère que j’en trouverai d’autres l’an prochain à l’IEP même si je ne me fais guère d’illusions. Mais je pense finalement qu’avec le temps, lorsque j’aurais acquis un certain niveau de reconnaissance, les portes de milieux plus à même de me convenir s’ouvriront et je pourrais faire davantage de rencontre intéressantes élargissant de fait mon cercle d'amis.
Publié par anthoto à 02:02:36 dans La vie quotidienne au monastère | Commentaires (7) | Permaliens
08-06-2006 19:45
De moi Sujet:
dsl
08-06-2006 19:44
De moi Sujet:
comm sur ton post
08-06-2006 19:43
De moi Sujet:
comm sur ton post
05-06-2006 18:21
De Liquid Sujet:
pour l'IEP Url: [Liens]
05-06-2006 18:10
De v�©ro Sujet:
je c pa!!!
05-06-2006 18:09
De véro Sujet:
je c pa!!!
Commentaires