Ou l'art d'émanciper les tissus adipeux (et reconnus d'inutilité publique).
La matière est une substance dont sont faits les corps perçus par les sens, et dont les caractéristiques fondamentales sont l'étendue et la masse.
Par définition, la rencontre spontanée de la matière x avec la matière y fera naître un choc sourd dont la continuité, affirmée par les fonctions des terminaisons nerveuses, passera nécessairement de l'ordre physique à l'ordre moral.
- "Je navigue en plein choc crépusculaire. Je veux dire que je me noie dans le noir, et que ça cogne sévère.
Je n'avais jamais senti que le téton de ma mère, cette fois où je l'ai croqué. Je suis un emballage sous vide, dont le contenant en question s'affaisse sous une pléthore énigmatique de mots et de dialogues internes en proie au mutisme parfait et parfaitement paradoxal. Je n'avais jamais, hormis cette fois bénigne où il me fallait nourrir primitivement l'intégralité de mes cellules, organes, et reste du patrimoine physique qui forme mon corps, hormis cette fois là je n'avais jamais crée le grand saut. Plongé dans l'abîme du plein. Je me noie dans les ténèbres, et mon corps tremble des chocs nerveux crées par l'infinité de corps qu'il rencontre dans sa chute.
- Viens dans mes bras. (- Quels bras ? Tu n'es pas, tu n'es plus. Ces mots sans palpable m'assassinent.-) Et ne pleure plus. (Je voudrais hurler avant de pleurer.) Le vide est infini. Mon âme et mon corps pour la finitude des biens, pour la vie, pour le navire dans les flots. Ensemble. Toi, et moi. Je suis là pour toi. (Non, tu n'es pas là. Tu le sais et la nuit est noire. La nuit est noire et tu ne dis que des mensonges.)
- Je respire et je ressens. Je ressens comme je me vide de ce que je n'ai jamais pu posséder."
Traité absurde de l'innommable. Cure en devenir d'un destin farouche et outragé. Mettre des mots sur le mal d'une vie.
Madame E. hier soir m'a dit "mieux vaut s'y prendre avant que les carottes soient cuites. L'analyse, c'est certes donner une structure contestable nommée hystérie, mais c'est avant tout maîtriser son navire. Car vivre, c'est naviguer"
Je plonge.
Je plonge.
Trois fois je plonge.
Publié par Mrs Green à 22:01:36 dans Etudes des rapports entre anatomies conscientes | Commentaires (9) | Permaliens
J'ai prié toutes les infamies de me rendre à l'ignoble. Le sale, le laid. L'inavouable. D'aucune ne voudrait faire de moi l'être innommable duquel s'émanent l'odeur de la fange et celle de la douleur exquise.
Quelque forme de perversion qu'elle sont enclines à prendre, d'aucune ne veut de mon corps. Détestent mon âme.
"Adonne toi aux plaisirs interdits, bois jusqu'à l'ivresse, que le délire te transporte aux Enfers: c'est d'en Bas que vient le Paradis."
Salis moi ! Fais moi horreur !
J'ai cru en la pureté immonde des mots indicibles, ai voulu croire en les péchés délectables - les pires en ce monde atrabilaire. J'y ai mis ma foi, par Dieu !
Esthétique de l'ivresse malade, chaleur puante des corps multiples et sans noms, orgeuil des langages: vous me rejetez. Et je ne vois que la solitude virginale pour m'enlacer de ses croix immaculées.
Marche, et sois silencieuse.
Publié par Mrs Green à 17:34:36 dans Troubles fréquents de l'encéphale | Commentaires (1) | Permaliens
(Voilà que je me sens fort en colère, m'entraînant moi-même dans une perte de temps déplorable.)
- "Déclinez votre identité, s'il vous plaît.
- A. Mondeste.
- Papiers le stipulant, s'il vous plaît.
Je tire de ma poche un vers de terre crevé depuis une dizaine de jours, unique élément palpable présent dans les 3cm2 de surface qui composent ma poche intérieure droite. Je lui présente la feu bête avec un sourire douteux.
- Ca stipule ce que vous désirez, Monsieur ?
- Ca va, qu'elle entre". Le verdict est prononcé dans une voix oscillant entre dégoût et colère. Je ne retiens pas un éclat de rire mesquin.
D'autres épreuves sont attendues: groupuscules innommables d'étudiants en mal d'aventures ayant trait au collement des chairs, écrasements rythmés de mes différents orteils sur une distance inifinie, insultes diverses et variés, lynchage en musique des membres du conseil administratif et bénévolat de mauvais sandwichs pour la pause déjeuner.
Je me faufile entre les carnivores, traversant moultes turpitudes, jungles violentes et autres déboires de jeunesse... (...)
L'étudiant est un être qui se révolte. L'étudiant est un être plein d'idéaux. L'étudiant est un niais.
Publié par Mrs Green à 10:49:14 dans Etudes des rapports entre anatomies conscientes | Commentaires (1) | Permaliens
[Concept premier, sous lequel viendront se subsumer quelques autres.]
"Heu..."
Publié par Mrs Green à 14:13:28 dans Etudes des rapports entre anatomies conscientes | Commentaires (9) | Permaliens
A la question du rose.
(Avant toute chose, ce texte est abscons, fort peu compréhensible pour le néophyte en matière de maladie encéphalo-nihilo dite également prise-de-cerveau. Il est en effet principalement à destination de Mademoiselle O., artiste grande et éhontée qui ne manque pas, de façon récurrente, de soulever certains sujets inhérents à ma vie de petite fille au travers de questions concernant mes choix, mes côtés flans, mes névroses convulsives.) (Je la remercie pour ce faire) (Ca a tendance à m'aider et à mesurer un peu plus en me passant de soupe)
Pourquoi, donc, le rose comme fond à mes Particules ?
Un rose rose. Oui.
Un rose totalitaire. Un rose rejeté. Un rose que je n'aime pas (non, je n'aime pas le rose et je peins tout en rose mais quelle horreur, douleur, pénétration accablante de l'âme par la vision. Injustice, crime ! Beurk.)
La vraie couleur, le vrai mouvement. Opposés à leur contraire:
une vision esthétisante de la réalité. Rose rose rose.
Force est de constater que la métaphore en couleur est évidente, neuneu. Le signifié encore plus que son signifiant. Miséricorde, je tombe dans le facile.
Mais ! N'est pas mauvais qui veut. Ca se travaille, d'être chèvre, d'être mouton, d'être potiron.
Oui, Mademoiselle O., vertueuse du tapis persan et du concept intelligent: j'ai mis du rose pour palier au manque crucial de bestialité dans ma vie. Par une symétrie douteuse et un jeu de miroir stupide.
Car au final il n'y a de vrai qu'un mouvement: celui dans lequel on s'investit. Je me suis investit dans une perfection introuvable, et je m'en repens en ne portant que du noir.
Le deuil heureux d'une névrose enfin disséminée dans le rose palpable de ma chair. Poison éteint.
J'ai quitté l'image pour le réel, et le choc n'est pas malheureux.
Publié par Mrs Green à 20:51:23 dans Etudes des rapports entre anatomies conscientes | Commentaires (2) | Permaliens
[Docteur en rouages illogiques et inexistants,
Spécialiste en inutilités diverses et variées]
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Spécialisée dans la résolution de non-problèmes de type:
Incohérences cérébrales et stomacales,
Crises aracno-dépresso-haribo phobiques,
Imaginaire systémique à tendances dissymétriques,
Blablabla et gnia gnia gnia.
- Consultations sur rendez-vous -
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