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Caregnato Alberto poésie Pont Saint Esprit

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je fais un peu chaque jour ce qui ne me plait pas,
en renonçant un peut aux choses qui me plaisent.
et puisque mes journées sont trop courtes

je vole du sommeil à mes nuits

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La broussaille | 13 mars 2008

 
 
 
La broussaille

 

 
Il y avait la bas au fond de mon jardin
Un buisson fort condensé d'aubépines
Qui ne se tailler pas souvent,
Mais bien joli et autant fleuri
Que cela me cacher des indiscrets!
Pourtant, un matin un gros voyage de foin
Rencontra une autre charrette
Et s'encastra dans la verte clôture

 
D'un côté il y avait un figuier
Giboyeux, qui ne faisait point de figues
En symbiose, des nids d'oiseaux
Que leur chant rendait :
Majestueux, de l'autre roue,
Un vieux noyer de trois cent ans
Que les petits du village,
En rentrant de l'école, soulager de leurs noix...

 
Plus d'encombrement!
Il a fallu  élargir le chemin ;
M'on fait couper les aubépines,
Le majestueux noyer centenaire ;
L'on aplani et bien niveler;
Il y a plu de banian, pas moins d'abri,
Plus de chiendent ni de vertes orties ;
Une route noire et luisante que j'en es pleurer,
Semblable a un chemin de Cimetière :

 
J'ai fermé mon jardin de fils de fer barbelés
Pour me séparer du chemin nouveau ;
Que le cantonnier ma volé !
Tant que les pastèques et les raisins.
Mais tout cela ne guéris pas ma colère !
J'ai perdu mon beau buisson
Flamboient  d'aubépines,
Et le doux chant du rossignol
En plus ma tranquillité s'en trouve affecté

 

 
23 :12 :1986 Otangerac

Publié par otengerac à 06:47:19 dans PÖEMES | Commentaires (2) |

La sirène et le leurre | 13 mars 2008

 

La sirène et le leurre
 
Te voilà tout seul
Tu te retrouve sans amour
A présent tu découvre vraiment qui tu es !
Confronté à la douleur,
Tu prends conscience du courage que tu n'as pas,
Et que dans un verre d'eau tu te noie
 
Puis sous les ailes d'une pensée !
Tu te sens plu léger
Tu commence à souffler
A évoquer les dieux dans les cieux
Un désir que tu ne vois que dans ses yeux
Une envie ou dedans tu te mire
Dans toi tout reprend vie enfin tu respire !
 
L'incubation de ta solitude reste superficielle
Les choses deviennent toutes nouvelles
Tu sais que désormais tu auras des ailles,
Le monde entier dans tes mains nacrées
Que tu ne voudras jamais plu ouvrir !
La ! Tu sais qu'elle sera la dernière tu n'as plu à souffrir
C'est elle ! la femme que tu aimeras à en mourir.
 
Mais quand arrive une disgrâce
Tu te retrouve au fond de la mer de glaces.
Tu veux resurgir !
Tu nage vers le haut pour te ressaisir
Pourtant tu vois la lumière en surface !
Mais là ! Tu ne peux plu faire face
Et vers le font comme un leurre tu trace
 
Otangerac 18.05.2007

Publié par otengerac à 06:35:26 dans chateau des bruyeres | Commentaires (1) |

Bras en croix | 12 mars 2008

Bras en croix

 

 
Bras en croix, tête de paille,
Un chapeau, pas de cravate,
Sans jambes, sans savates.
Dans tes vielles guenilles,
Le mistral  houspille

 
Au grand soleil incandescent
Planté droit dans la terre
Parmi nos vignes séculaires,
Tu en es le gardien spectaculaire
Triste seigneur malingre et raide.
Personne ne te vient en aide

 
Ils t'on dit : chasse l'oiseau,
Brasses, renâcle, crie !sous tes oripeaux
Fait donc peur ! épouvante,
Corneilles et corbeaux
Sauve les raisins des coteaux

 
Seul dans mes lambeaux.
Lourd est mon fardeau
Voila ! La récolte engrangée
Au ciel chante la calandre,
Le vent ballotte mes palangres

 
Un jour ils diront : peuchère !
Il serve a rien ! Au phalanstère!
Et au sol me viendront traire.
Vers la ferme me conduiront
Les chiens de moi s'amuseront

 
Mes haillons tiendront aux chaud
La ribambelle de chiots
Mon bois, dans la cheminée,
Chauffera le vieux et la vielle résigné,
Qui se diront ! Tien ! Le soleil c'et levé!

 
Mon galurin sur une tête de paille
Vaille que vaille
Prendra le même chemin
Au printemps prochain

 
Voici le triste destin d'un épouvantail

 
Otangerac :12 :2000

Publié par otengerac à 15:29:53 dans PÖEMES | Commentaires (3) |

le cimetière réformé | 11 mars 2008

Le cimetière  réformé

 
Au pays de ma mie, était un cimetière
Envahi par les ronces, et enlacé par le lierre !
Seul le mistral en balaye les tombes ,
D'ou jaillissent les feux follets, lorsque la nuit tombe !

 
En ces lieux immobiles et silencieux,
Ou chaque antenne se dresse vers Dieu !
L'ombre de ces pierres effacées et tragiques,
Se prosterne dans une ultime supplique !

 
Une immense croix de fer veillait sur ce sanctuaire,
Comme un crucifix oublié sur un suaire !
Je parcourais lentement ces allées désertes,
En pensant aux énigmes qui m'y étaient offertes !

 
Que de sueurs, de larmes et de sang, se figèrent dans ce cimetière,
Rendent ainsi à la nature, tout ce qu'ils prirent à la terre !
Que d'amours perdus, de regrets, de remords,
Terminèrent leur destin au royaume des morts ?

 
Que de corps merveilleux, aux chairs palpitantes,
S'abandonnèrent aux baisers licencieux des racines et des plantes ,

 

 
Ce lieu de recueillement, est devenu l'arène d'activités ludiques,
Ou, tel qui est...vain cul, embrassera celui d'une FANNY lubrique !
Les habitants ingrats, de ce village irrespectueux,
Pour satisfaire les besoins de leurs jeux impétueux !

 
Anéantirent ces lieux...de regrets éternels,
En enfouissant ossements, terre et pierres, pêle-mêle !
L'entrechoquement des boules, et les rires d'enfants,
Ont remplacé les pleurs et les prières d'antan !

 
Jamais autant de fervents, ne vinrent en cet enclos,
Ou seuls subsistent le soir, canettes et vieux mégots !
La grande croix de fer veille toujours sur ces lieux,
Et le souvenir de ceux, qui sont maintenant au cieux !!!

 

 
Mémoire du boulodrome
Ou jadis le cimetière s'érigé

 
 
Otangerac 04.06.1980

Publié par otengerac à 06:43:51 dans PÖEMES | Commentaires (2) |

le restaurateur et les clients | 06 mars 2008

 
 
Le restaurateur et les clients

 

 
Ayant galéré tout l'hiver le commercent
Se trouva fort dépourvu au printemps venu
Son pécule étant en baisse
Il ne lui resta que s'asseoir sur ses fesses
Et pleurer son infortune, il le confesse...

 
Soudain la clientèle sortant de sa léthargie hivernale
Lui lance sans aucune honte ; cette phrase infernale
Ohé !! du bistrotier tu me semble bien triste et misérable
En ces beaux jours de printemps mémorables ?
Que ne Vien-tu pas avec nous claquer quelques boules ?
Et te rafraîchir dans cette eau aux couleurs d'azur de houles
A te tuer à tout vouloir faire ! Tu vas en perdre la boule !

 
Le tenancier étant travailleur et non hasardeux
C'est  son moindre défaut : lui dit ceci
C'est hiver pas un euros de votre poche ne sont sorti
Pour me soulager du moindre petit souci
Dit-ils à ses emprunteurs : D'espace de jeux et de piscine
Pourtant ailleurs vous avez consommé  sans vous soucier des mes ennuis
Le comble  avec vos cartons de pizzas devant moi vous passiez
Sans aucune vergogne, ne voyez-vous pas ma rogne !
Il fut fort facile pourtant de temps a autre
De mon négoce passer la porte
Pour q'une pizza vous spéculiez
Pour l'entretien du chemin que vous ondulez
Et l'eau du bassin que vous postulez
A présent passez votre chemin
Il n'y a pas de place pour les radins
Et pour quelques euros tardif qui sont brandis
Vous donnez juste le droit de vous sentir banni
A ce titre... a tous les autres clients vous êtes égaux
Et a ce juste prix respectez ses panneaux

 
L'an passé vous avez jouez, chanté, plongé à mes dépend tout l'été
Cartons et boissons d'ailleurs vous avez transportez
Pourtant de mon espace vous aviez bien profité
Cet hiver vous avez oubliez et recommencé
Cet été avec vos cartons autre part allez manger

 
Otangerac

Publié par otengerac à 06:17:09 dans PÖEMES | Commentaires (1) |

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