je vole du sommeil à mes nuits
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J’écrirais tes silences sur des feuilles de sanglots
J’ai parcouru mille fois tes cédules, pleuré sur tes mots
J’ai gardé tes lettres, j’ai apprivoisé tes blancs
J’ai dormi sur tes phrases, pleuré sur nos serments.
J’ai froissé dans mes mains le satin de ton alcôve profane
Frisonne encore sur mon épaule tes blandices affame
Reste à jamais sur ma peau gravée la chorégraphie de tes lèvres
J’ai aujourd’hui encore au bord de mes yeux quelques sourires affidés
Tu étais mon Eurydice en céruléenne,
Mon Anadyomène sortant de mes larmes
A présent tu et la geôlière de mes souvenirs,
Mon Acronyque étoile, je t’appartiens
Autour de ta vie il y a des joies et des rires
Hélas ce n’est pas moi qui dans tes bras danse et se love,
Ce n’est pas moi que l’éclipse de tes cils fait frémir
Ce n’est pas moi l’autre reflet sur le miroir de ta chambre
Ce n’est pas moi qui apprivoise tes nuits sans sommeil
Tel un bélître j’avance avec mes cilices sous ma haire
A présent j’écris tes silences sur des fragments d’aurores
C’est bien moi qui irais au bout de mes insomnies pour t’écrire (je t’aime)
A présent tu es l’hospice de mon cœur qui se meurs.
Otangerac
Publié par otengerac à 16:26:48 dans PÖEMES | Commentaires (0) | Permaliens
Le temps nous rajoute chaque jour une pensée
Chaque fois un souvenir à croquer
Comme si le cours de la vie était écris
Sur la pierre froide de notre dernier logis
Pourtant nos vie s’accrochent a aujourd’hui
Je suis le présent je sait que je vie
En cet être plein d’amour
Juste une fleur en mal de cour
Nos êtres les plus chers nous quittes ; de temps a autre on les revois
Mais parfois ils s'en vont la où on n’a pas envie de les rejoindre
Mais il ne faut pas rêver la sortie es la même pour tous
La mort c'est l'affaire des vivants
Otangerac
Publié par otengerac à 07:29:02 dans PÖEMES | Commentaires (0) | Permaliens
Bruissent les herbes folles au souffle du matin
Souvenir de sa main sur ma peau de chagrins
J’avançais dans la vie avec l’armure des maudits,
En ce temps des cerises son cœur hébergé mes nuits,
Puis dans mon âme s’installait l’hiver le plus insensé,
Sous le fardeau des misères de mon passé décomposé.
Mon âme vieillie se tord comme la feuille transie,
A mon esprit j'ai puisé l'encre des tourments contredits
Tout devient tendancieux, lorsque l’on est malheureux
Mon souffle s’épuise et ma terre promise a un goût fastidieux
Des secrets de la rime ce nourrices mes ardeurs,
Et reflète mes larmes en ce miroir accusateur
Tamisant la lumière des angoisses répété,
Mes yeux attendent l'éclipse d’un temps éhonté
Je suis là-devant un marc de café comme un idiot affalé
Cherchant à découvrir dans cette noirceur a l’écume doré
Nos instants de bonheur conjugué au passé
D’un amour qui se meurt, sous les griffes acérées du temps décompté
Otangerac
Publié par otengerac à 20:40:57 dans PÖEMES | Commentaires (0) | Permaliens
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