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Caregnato Alberto poésie Pont Saint Esprit

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je fais un peu chaque jour ce qui ne me plait pas,
en renonçant un peut aux choses qui me plaisent.
et puisque mes journées sont trop courtes

je vole du sommeil à mes nuits

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Andyomène | 30 septembre 2009

 

 

J’écrirais tes silences sur des feuilles de sanglots

J’ai parcouru mille fois tes cédules, pleuré sur tes mots

J’ai gardé tes lettres, j’ai apprivoisé tes blancs

J’ai dormi sur tes phrases, pleuré sur nos serments.

J’ai froissé dans mes mains le satin de ton alcôve profane

Frisonne encore sur mon épaule tes blandices affame

Reste à jamais sur ma peau gravée la chorégraphie de tes lèvres

J’ai aujourd’hui encore au bord de mes yeux quelques sourires affidés

Tu étais mon Eurydice en céruléenne,

Mon Anadyomène sortant de mes larmes

 

A présent tu et la geôlière de mes souvenirs,

Mon Acronyque étoile, je t’appartiens

Autour de ta vie il y a des joies et des rires

Hélas ce n’est pas moi qui dans tes bras danse et se love,

Ce n’est pas moi que l’éclipse de tes cils fait frémir

Ce n’est pas moi l’autre reflet sur le miroir de ta chambre

Ce n’est pas moi qui apprivoise tes nuits sans sommeil

Tel un bélître j’avance avec mes cilices sous ma haire

A présent j’écris tes silences sur des fragments d’aurores

C’est bien moi qui irais au bout de mes insomnies pour t’écrire (je t’aime)

 

A présent tu es l’hospice de mon cœur qui se meurs.

 

Otangerac

 

Publié par otengerac à 16:26:48 dans PÖEMES | Commentaires (0) |

la perre froide | 30 septembre 2009

 

 

 

Le temps nous rajoute chaque jour une pensée

Chaque fois un souvenir à croquer

Comme si le cours de la vie était écris

Sur la pierre froide de notre dernier logis

 

Pourtant nos vie s’accrochent a aujourd’hui

Je suis le présent je sait que je vie

En cet être plein d’amour

Juste une fleur en mal de cour

 

Nos êtres les plus chers nous quittes ; de temps a autre on les revois

Mais parfois ils s'en vont la où on n’a pas envie de les rejoindre

Mais il ne faut pas rêver la sortie es la même pour tous

La mort c'est l'affaire des vivants

 

Otangerac

 

Publié par otengerac à 07:29:02 dans PÖEMES | Commentaires (0) |

le temps décompté | 29 septembre 2009

 

 

 

Bruissent les herbes folles au souffle du matin

Souvenir de sa main sur ma peau de chagrins

J’avançais dans la vie avec l’armure des maudits,

En ce temps des cerises son cœur hébergé mes nuits,

 

Puis dans mon âme s’installait l’hiver le plus insensé,

Sous le fardeau des misères de mon passé décomposé.

 

Mon âme vieillie se tord comme la feuille transie,

A mon esprit j'ai puisé l'encre des tourments contredits

 

Tout devient tendancieux, lorsque l’on est malheureux

Mon souffle s’épuise et ma terre promise a un goût fastidieux

 

Des secrets de la rime ce nourrices mes ardeurs,

Et reflète mes larmes en ce miroir accusateur

Tamisant la lumière des angoisses répété,

Mes yeux attendent l'éclipse d’un temps éhonté

 

Je suis là-devant un marc de café comme un idiot affalé

Cherchant à découvrir dans cette noirceur a l’écume doré

Nos instants de bonheur conjugué au passé

D’un amour qui se meurt, sous les griffes acérées du temps décompté

 

Otangerac

 

Publié par otengerac à 20:40:57 dans PÖEMES | Commentaires (0) |

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