Poussiére de craie | 27 février 2009
Au soir de mes solitudes il me plaît de te penser
Ton corps dessiné aux couleurs du désir
En la prairie de tes cheveux aujourd'hui argentée
Imaginant en silence sur toi mon errance
Ton image a mes yeux est toujours aussi vive
Pourtant sur ce banc d'écolière commence ma misère
Ou d'une main timide tu faisais crisser la craie sur tableau de ma vie
De toutes ses régions anatomiques il me reste en mémoire
Tes jambes effilées sur cette estrade marine
Faisait plus de remous q'une leçon latine
Sur tes globes orgueilleux j'abreuvais vives envies
Aux premières palpitations sexuelles fantasmagoriques inassouvies
Puis à coup de brosses mes souvenirs partent en nuages de craie
J'ai encore au fond d'un tiroir ce vieux grimoire aux poèmes désuet
Quelques photos de toi qui marque les pages dans un livre d'images
Sombre souvenir d'une épreuve raté
Otangerac
Publié par otengerac à 09:10:35 dans PÖEMES
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Permaliens
Lettre a un ami | 20 février 2009
Certains jours l'on ne peut pas
Écouter n'importe quoi !
Y a des mots qui sonnent faux
Ce n'est pas nouveau
Tu pouvais parler tranquillement
Et de la pluie et du beau temps
Tu avais tout le dictionnaire
Avec ces mots pas ordinaires
Y a des mots vraiment sincères
De tous petits mots tout à fait clair
Que t'auraient du dire naguère
Plutôt que me faire la guerre
Les mots que lorsque l'on est malade l'on attend
Puisque a tes yeux je suis si important
Tu pleure et tu ris à ton agonie
Tu crie très haut que pour toi je suis ton ami
Ces petits mots si simples vois-tu
Par exemple ;Comment va-tu ?
Je sais que té pas bien !
Que ton dis les docteurs les chirurgiens !
De ta bouche ne sont jamais sortis
Tu te contente de quelques bribes
Tu pleure ta propre dérive avec rancœur
Ton seul souci ta peine de cœur
Vois-tu là mon ami c'est moi qui suis outré
De mettre à mon age encore trompé
Mais il est vrai qu'an amitié
Un ami non éprouvé est comme une noix non cassée.
Et je termine avec ceci pour toi
Arête de te méprendre sur des gens que tu ne connais pas
Car vois-tu, tu récole exactement ce que tu a semé
Celui qui naît, hurle ; celui qui meurt se tait.
C'est moi qui suis pas bien j'ai pas à m'apitoyer sur mon short
Et encore moins venir au devant de toi pour te raconter mes malheurs
Si tu es mon ami tu me connais bien et tu me comprends
J'ai aussi d'autres amis dont un très malade
Ce n'est pas lui qui me donne de ses nouvelles
C'est moi qui lui téléphone souvent
Et par respect je ne vais nullement le déranger sauf le jour ou il me le permet
Et je comprends aussi qu'il veuille rester seul
Car vois-tu !mais ça tu ne peux le savoir un homme a sa fierté
Et il ne veut surtout pas qu'on le voit dans ses moments de faiblesses
Et cela s'appelle du respect
Publié par otengerac à 08:52:57 dans PÖEMES
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Permaliens
Pensée d'hiver | 16 février 2009
Pensée d'hiver
Dehors tout dort, un silence d'or
Comme le cœur de la Terre le mien ne dort pas !
Je scrute le ciel, a travers les carreaux
La lune rougir et calamistré les créneaux
Blanche la prairie sous son linceul chafouine
Gris est le ciel tel la fumée de l'usine assassine
Là ! je pense aux démunis dans leurs sommaires pénates
Dans ses nids de fortunes que recouvre ce suaire blanchâtre !
Aucun chaud baiser ne vient effleurer leurs bouches
Loin d'un lit douillet ou d'une femme bien douce
Pauvres sans abris aux cœurs endurcis !
Ne criez point votre infortune pauvres conscrits
Taisait comme moi vos éternels sanglots
Je sais que vos soupirs sont plus grands que mes maux
Pourtant en regardant vers les cieux
Je me demande en ce moment à quoi pense notre Dieu
Publié par otengerac à 08:26:20 dans PÖEMES
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Permaliens
Les amants de Verone | 14 février 2009
Faire un bout de route avec toi était mon seul désir
Bâtir notre cabane en la clairière aux boutons dorés
Mais ton hésitante démarche vers l'éventuel
A pris fin dans le flou de té extravagances
De phrases en phrases je construisais notre avenir
Toi, tes cheveux dans le vent tu marchais sans te dévêtir
En abstraction des paroles amoureuse construite pour toi
Sans rien dire un jour pourtant ma main tu lâcha
Depuis tel un idiot j'écris des spicilèges sombres
Ou tes paroles perfides raisonnent dans la pénombre
Ma destiné depuis, et parsemé d'amertumes alarmes
Au café noir du matin refroidi par mes larmes
Passent les jours sur des saisons austères
Ou les souvenirs sarcastiques se composent, naguères !
Sur notre livre a présent fermé faute d'amour aphone
Raisonne dans ma tête la chanson des amants de Vérone
Otangerac
Publié par otengerac à 07:14:22 dans chateau des bruyeres
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